L’homme seul

par l"Aquarelliste-Anartiste
L’homme seul
.
Ciel rose bleu ou gris
l’homme marche face à la mer
l’écharpe au vent
à la main une canne
Le passé lui a offert quelques rides
un sourire envoûtant
et cette soif de liberté
qu’il savoure
les yeux tournés vers l’océan
qui s’y reflète
berçant sa solitude
.
L’aquarelle toujours
fidèle compagne de son chant
Sur une aquarelle de
Aquarelliste-Anartiste

4 replies on “L’homme seul”

  1. heliomel dit :

    et les mouettes comme des pensées, volètent au vent nouveau
    j’aime beaucoup et l’image et l’écrit.

  2. 4Z2A84 dit :

    L’homme seul face à l’immensité…de l’océan…de la nuit…du ciel…de la nature…comme dans les toiles du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich.

  3. 4Z2A84 dit :

    Notre XVII ème siècle a connu de très grands poètes dont Théophile de Viau, Saint-Amant, Tristan l’Hermite, François Maynard, Marc de Papillon de Lasphrise…pour ne pas citer les plus connus. Beaucoup chantèrent la solitude. Ainsi :
    .
    Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661)
    « La solitude »

    Oh! que j’aime la solitude !
    Que ces lieux sacrés à la nuit,
    Éloignés du monde et du bruit,
    Plaisent à mon inquiétude !
    Mon Dieu ! que mes yeux sont contents
    De voir ces bois, qui se trouvèrent
    A la nativité du temps,
    Et que tous les siècles rêvèrent,
    Être encore aussi beaux et verts
    Qu’aux premiers jours de l’univers !
    .
    Un gai zéphire les caresse
    D’un mouvement doux et flatteur.
    Rien que leur extrême hauteur
    Ne fait remarquer leur vieillesse.
    Jadis Pan et ses demi-dieux
    Y vinrent chercher du refuge,
    Quand Jupiter ouvrit les cieux
    Pour nous envoyer le déluge,
    Et, se sauvant sur leurs rameaux,
    A peine virent-ils les eaux.

    Que sur cette épine fleurie,
    Dont le printemps est amoureux,
    Philomèle, au chant langoureux,
    Entretient bien ma rêverie !
    Que je prends de plaisir à voir
    Ces monts pendant en précipices,
    Qui, pour les coups du désespoir,
    Sont aux malheureux si propices,
    Quand la cruauté de leur sort
    Les force à rechercher la mort !

    Que je trouve doux le ravage
    De ces fiers torrents vagabonds,
    Qui se précipitent par bonds
    Dans ce vallon vert et sauvage !
    Puis, glissant sous les arbrisseaux,
    Ainsi que des serpents sur l’herbe,
    Se changent en plaisants ruisseaux,
    Où quelque Naïade superbe
    Règne comme en son lit natal,
    Dessus un trône de cristal !…

    … Que j’aime à voir la décadence
    De ces vieux châteaux ruinés,
    Contre qui les ans mutinés
    Ont déployé leur insolence !
    Les sorciers y font leur sabbat ;
    Les démons follets s’y retirent,
    Qui d’un malicieux ébat
    Trompent nos sens et nous martyrent;
    Là se nichent en mille trous
    Les couleuvres et les hiboux.

    L’orfraie, avec ses cris funèbres,
    Mortels augures des destins,
    Fait rire et danser les lutins
    Dans ces lieux remplis de ténèbres,
    Sous un chevron de bois maudit
    Y branle le squelette horrible
    D’un pauvre amant qui se pendit
    Pour une bergère insensible,
    Qui d’un seul regard de pitié
    Ne daigna voir son amitié.

    Aussi le Ciel, juge équitable,
    Qui maintient les lois en vigueur,
    Prononça contre sa rigueur
    Une sentence épouvantable
    Autour de ces vieux ossements
    Son ombre, aux peines condamnée,
    Lamente en longs gémissements
    Sa malheureuse destinée,
    Ayant, pour croître son effroi,
    Toujours son crime devant soi… »
    .
    SAINT-AMANT

  4. Elisa-R dit :

    Aquarelle et mots semblent être nés ensemble tant ils sont en harmonie.

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