Chute

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J’ai perdu le chemin celui qui mène aux arbres
Murmurant dans la nuit aux torrents intrépides
Quand la lune assoupie repose sur les cimes
Et que dans tous les champs les sillons sont de marbre
Les semences frileuses attendent le manteau
Qu’il leur faudra porter pour éclore un matin
Même si le pas lourd brisant le renouveau
Titube sans repère automate incertain
Les lèvres ont perdu la force de s’ouvrir
Pour envoyer l’écho que la colline appelle
Il reste dans les draps un peu de la couleur
Qui me montait aux joues bien avant de s’enfuir
Envelopper l’oiseau frissonnant sous son aile
Quand tout était vibrant à la moindre lueur

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10 replies on “Chute”

  1. Elisa romain dit :

    Alors c’est le chemin qui a su retrouver l’écho de tes rêves.

    Vivement internet pour que nos mots se croisent!

  2. Heliomel dit :

    c’est la grande quinzaine du blanc! les oiseaux auront moins froid…

  3. josy01 dit :

    j ai toujours beaucoup de mal
    à exprimer la beauté d un poème..

    j ai adoré!

  4. 4Z2A84 dit :

    Un étonnant poème dans lequel présent, futur et passé se télescopent. Le climat en est lourd comme l’hiver qui par quelques vers paraît s’y annoncer. Mais l’intrépidité des torrents nous revient alors en mémoire. La dormeuse encore en proie au sommeil et aux souvenirs se rapproche de l’heure de son réveil et de ses réponses à l’écho.

  5. josy01 dit :

    Comment exprimer
    la beauté?
    celle qui n’a pas de courbes
    ni de couleur
    ni de paradis..

    Comment exprimer
    l’étreinte d’une aile
    qui se pose sur le coeur
    comme un doux nuage..

    Comment écrire des mots
    sur l’indicible
    qui te broie..

    des brasiers qui t’habitent
    comme des brulûres d’étoiles..

    Comme des parfums
    qui titubent sur les plis
    de soi(e)
    et t’emportent
    derrière la plus belle colline…

    Comment la plus fine branche
    du nid
    d’indolence et de tendresses
    se penche caline
    sur tes espoirs..

    sous ta plume d’oiseau.

    Comment sous les splendides mousses
    vient l’été
    et l’intérieur d’un soupir?
    **********************

    j ai eu une envie soudaine
    de te dédier mon dernier poème…

    bien amicalement Eclaircie..

  6. OulRa dit :

    Engourdissement mélancolique… 
    Un poème profond et beau comme une contrebasse.
    Tout en lenteur et en froidure.
    😉

  7. Mikelot dit :

    Magnifique poème, d’autant plus que je le trouve symboliste et que le symbolisme poétique est une chose rare (et d’ailleurs difficile à acquérir). Je me reconnais beaucoup dans cette écriture.

  8. Éclaircie dit :

    Merci à tous les passants, sans qui j’aurais sûrement moins de plaisir à écrire.

  9. Kiproko dit :

    Toujours suivre le chemin qui mène aux arbres…la nature inspirera toujours les poètes.
    Il est beau ce poème…Voilà, j’ai rempli mon petit sac de poésie ce matin.
    Mélancolie automnale bientôt viendra nous emporter comme son lot de feuilles rousses…
    Enfin, l’été est encore là…j’offre une tournée de cornets à la framboise à toutes.

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