au pied du sapin

AU PIED DU SAPIN

.

Au pied du sapin allumé

Un enfant posta son message

Vers un ciel noir tout étoilé

Au vieux monsieur sur son nuage

S’il veut bien l’écouter.

 .

Il lui dit que la liberté

A déserté son paysage

Par ses mots il a quémandé

Que cesse aujourd’hui le carnage

S’il veut bien l’écouter.

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Il ferma l’envoi, d’un sanglot

Puis il en rédigea l’adresse

En demandant avec tendresse

De lire ça, de tout là-haut

S’il veut bien l’écouter.

.

Il attendra ce jour d’hiver

D’être sûr que sa lettre arrive

En implorant dans sa missive

De le sortir de son enfer

S’il veut bien l’écouter.

 .

Quand il voit son arbre blanchir

Un enfant avait dans la tête

Que le monde fera la fête

Ce soir là, puis dans l’avenir

S’il veut bien l’écouter.

 .

jc blondel

5 réponses sur “au pied du sapin”

  1. 4Z2A84 dit :

    S’agit-il d’un rondeau, d’une ballade, d’une chanson ? Un mixage des trois. Ou, s’il faut choisir, j’opte pour une chanson (comme l’entendaient les poètes du Moyen-Age et du XVIème siècle). Le rythme ainsi rendu est délicieux. Reste à trouver une musique mélancolique pour accompagner ces paroles. Mais même sans musique, l’émotion opère.

  2. jc-blondel dit :

    en fait c’est une rotrouenge et ca date bien du moyen age voire de la renaissance
    je te remercie de ton commentaire mais pour la musique c’est pas dans mes cordes
    amicalement
    jean claude

  3. 4Z2A84 dit :

    Mon dictionnaire de poétique cite en effet la retroue(a)nge – j’ignorais jusqu’au mot,
    merci à toi. « Forme mal définie, dit-il, généralement composée d’une série de strophes monorimes qui se terminent toutes par un refrain indépendant… ». Richard Coeur de Lion aurait écrit la plus célèbre !

  4. 4Z2A84 dit :

    Vous aurez rectifié, et aurez lu ROtrouenge et non retrouenge…(ceci dit l’orthogtaphe de ce mot n’est pas très sûr, puisque le dictionnaire propose aussi REtrouenge et retrouAnge comme je l’ai indiqué plus haut…tout le monfe s’en fiche, n’est-il pas vrai ?…mais les poètes disposent paraît-il de suffisamment de loisirs – comme les nantis – pour s’en préoccuper.
    Mais oui, Richard Coeur de Lion (1157-1199) laisse en effet la « Rotrouenge du Captif » et nous sommes au Moyen-Age, il faut quasiment une traduction pour bien saisir le texte.
    « Sui ces deux yvers pris »;
    « Mès encor sui ge pris »;
    « Se longuement sui pris »;
    « Por tant que je suis pris »
    nous répète-t-il en fin de chaque strophe – autrement dit : « Je suis deux hivers prisonnier »; « Mais je suis encore prisonnier », etc.

  5. jc-blondel dit :

    je t’invite a aller faire un tour sur poesis ou Flormed en a fait une belle fiche explicative
    amicalement
    jean claude

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