Foucades de 4Z2A84

  Foucades

 
 
Allant peu souvent
Au bout de son rêve
Il n’est vie plus brève
Que celle du vent
 
Voyez comme il trotte
Vers le firmament
L’air froid qui s’y frotte
Dira-t-il comment
 
Son pas se soutient
Sans l’effort d’une aile
Lors d’un entretien
Presque solennel
 
Parmi les gravats
Il cherche une plume
A qui souffler  Va
Haussant le volume
 
Aussitôt lancée
La proie en profite
Pour tout effacer
Et courir plus vite
 
Sur la page blanche
D’où sortent des mots
Qui semblent normaux
Au ciel qui se penche
 
Vers eux pour les lire
Mais rien ne les porte
Qu’une vieille lyre
Lors le vent s’emporte
 
Et l’oiseau s’envole
Au loin vers la mer
Dont les fariboles
Trompent les commères
 
Et l’écueil s’installe
A l’entrée du port
Sur l’aéroport
Construit en cristal
 
 
 Et les baromètres
Font ce que veut l’eau
Sur des kilomètres
Franchis à vélo
 

5 replies on “Foucades de 4Z2A84”

  1. tequila dit :

    je le réédite pour Monsieur 4Z
    on voit ses strophes
    n’est ce pas merveilleux??

  2. 4Z2A84 dit :

    Merci tequila ! Des strophes capricieuses dont la lecture provoque un réel plaisir (jamais on n’est mieux servi que par soi-même…et par ses ami(e)s).

  3. eclaircie dit :

    Puis-je dire aussi, que ce vent est un plaisir dans ses vagues régulières par la forme mais dont le fond nous joue la musique « capricieuse » que l’on aime.
    Merci Téquila, il te faudra maintenant nous expliquer…..

  4. Elisa-R dit :

    4Z est un enchanteur…

  5. Frangine dit :

    Bon titre pour ce poème au rythme sautillant, virevoltant. Agréable simplicité des termes employés, ensemble légèrement teinté de surréalisme. J’aime.

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