Un poème de Jean Richepin 1848-1926

« La Chanson de Marie-des-Anges

Y avait un’fois un pauv’gas,
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Y avait un’fois un pauv’gas,
Qu’aimait cell’qui n’l’aimait pas.

Elle lui dit : Apport’moi d’main
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Elle lui dit : Apport’moi d’main
L’cœur de ta mèr’ pour mon chien.

Va chez sa mère et la tue
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Va chez sa mère et la tue,
Lui prit l’cœur et s’en courut.

Comme il courait, il tomba,
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Comme il courait, il tomba,
Et par terre l’cœur roula.

Et pendant que l’cœur roulait,
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Et pendant que l’cœur roulait,
Entendit l’cœur qui parlait.

Et l’cœur lui dit en pleurant,
Et lon la laire,
Et lon lan la,
Et l’cœur lui dit en pleurant :
T’es-tu fait mal mon enfant ?  »

Jean Richepin

2 replies on “Un poème de Jean Richepin 1848-1926”

  1. Éclaircie dit :

    Un petit air de comptine légère pour un sens bien plus profond. Merci de nous rappeler ce poète et cette complainte.

  2. OulRa dit :

    Une goualante belle, comme suspendue, saisie par une fenêtre ouverte.
    On donne quelques sous au chanteur des rues.

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