Les debout

.
.
.
Nous sommes debout
Dos à la porte des touffeurs,
À celle des nuits d’oiseaux,
La jungle encore glu moite aux flancs et aux semelles.
Il y a là derrière
Tous les petits êtres aux bords vulnérables,
Aux regards d’abandon,
Qui vous sang qui vous suent
Qui vous saignent et rappellent…
Sirènes d’antan sonné,
Groggy d’ivresses
Et grelottant aux qui mordillent,
Ils jaillissent en tanukis
De sous la pomme d’assommoir.
Nous sommes debout
Mais qui sommes-nous ?
.
.
.

4 réponses sur “Les debout”

  1. ELISA ROMAIN dit :

    Ce « nous » qui nous précède nous porte et nous suivra. Son poids donne aux substantifs l’urgence de l’action, la douleur du verbe.
    Poème douloureux et superbe !

  2. 4Z2A84 dit :

     » et glo
    et glu
    et déglutit sa bru
    gli et glo
    et déglutit son pied
    glu et gli
    et s’englugliglolera »
    H. M. « Qui je fus »

  3. Éclaircie dit :

    Le choix de publier ce poème après « Les siècles » d’Elisa est judicieux, je trouve. A la manière de OulRa, le questionnement est toujours là, bien sûr, il n’y a pas de réponse, mais des interrogations dans un langage poétique qui ne peut laisser indifférent.

  4. OulRa dit :

    ELISA ROMAIN, serions nous plusieurs ?..
    ;-3)

    M’rci 4Z2A84, joli ref.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.