L’asticot

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L’os du chien est vert,
il remue d’asticots

Dans le grouillant le solitaire
n’a que peau sur le dos
et l’horizon godasse.

L’instant se gélatine,
le moment se déglingue.
Sa fleur perd un pétale
d’un peu beaucoup
ou de passionnément…

La nuit secouée de vent
tombe comme une dent.
L’os du chien est vert,
il remue d’asticots

Amoureux d’une étoile.
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4 réponses sur “L’asticot”

  1. Éclaircie dit :

    Ah ! chienne de vie ! parfois.

  2. Elisa Romain dit :

    C’est bien de retrouver ce poème ici. Pour des raisons personnelles, et pour lui-même, je l’aime beaucoup.

  3. 4Z2A84 dit :

    « La nuit tombe comme une dent »
    mais la lune reste accrochée
    comme un fromage (sans asticots !)
    au fond du ciel sans fond.

  4. OulRa dit :

    Parfois, Éclaircie. ;-3)
    C’est un asticot voyageur, Elisa.
    Le ciel est un puits, 4Z2A84, un puits à sens et à reflets.
    Merci de vos lectures.

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