L’automne est un perroquet mélancolique-DVL

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Femmes…trouées de part en part
par le dédain des hommes
vos lèvres s’égarent
hautes comme trois pommes

moi je suis l’hermaphrodite
qui masturbe la porte
de la chambre de la petite
pute que j’ai laissée pour morte

mère, le singe qui vous combla
bâtard hirsute en cavale de moi
je l’ai une seule fois appelé papa
mais il était dejà si froid

mon histoire dans le feuillage
chante comme un oiseau du lointain
les plumes pleines de rages
et crèvent les feuilles en vain…

monsieur le juge prenez votre temps
pour compter le mien
vous savez que le goût de mon sang
n’a plus goût à rien

l’automne est un perroquet mélancolique
une guillotine pleine d’argument
un branleur sur une chaise éléctrique
qui ne dit rien et consent…

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Démétrius-von-luckner

avec son aimable autorisation

4 commentaires sur “L’automne est un perroquet mélancolique-DVL”

  1. Elisa Romain dit :

    J’aime beaucoup le ton. Eclaircie a toujours des invités de marque !

    Amitiés à l’auteur et à l’hôtesse.

  2. OulRa dit :

    Un invité de choix.
    ;-3)

  3. 4Z2A84 dit :

    Le parti prix de vouloir à tout prix choquer fatigue…Le « petite pute », c’est l’auteur.

  4. 4Z2A84 dit :

    Le parti priS !
    Je relis « L’automne est un perroquet mélancolique… » et – ô surprise – j’aime bien. J’y trouve de l’humour et des inventions. Comme quoi, d’une heure à l’autre, nous changeons d’attitude voire de caractère. A la fin de « Huit et Demi », ce merveilleux film de Fellini, le producteur énonce ceci : « La vie est une fête ». Je me suis toujours rallié à cette formule. Cela a-t-il quelque chose à voir avec ce qui précède concernant le texte de Démétrius von Luckner ? Apparemment non…Mais qui sait ?

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