VAGABONDAGES (je l’ai « crue si fort »)

Quelques fois, on aimerait bien sourire à quelqu’un dans la lande d’un après midi un peu trop calme.

Il suffit d’ouvrir les volets et de chercher un ami dans le jardin.

Au début on ne voit que des passants arrêtés dans les parterres de fleurs. Mais c’est normal, les plantes se connaissent trop pour se sourire continuellement.

Alors, laissez  errer votre regard aux hasards des couleurs, ne cherchez pas la complicité avec les roses ou le rire d’un  oiseau, attendez que la nature vienne à vous.

Au bout de quelques instants, vous vous habituerez à la place des choses, aux lumières des  instants. Et vous verrez comme les fleurs deviennent des amies. A un moment, vous serez attiré imperceptiblement par l’une d’elles, sans le vouloir, par la corolle d’une rose qui danse dans le chant du merle,  par l’oriflamme d’une autre qui claque dans le vent, par l’éclat de rire des myosotis qui se poussent dans les couloirs du potager.
Alors prenez la fleur toute entière dans votre regard, caressez la des yeux, et laissez fleurir votre sourire.

Quand vous la verrez rougir légèrement, sur la pointe d’un pétale, vous ne serez plus jamais seul.

©VAGABONDAGES Paul de Glécy

5 réponses sur “VAGABONDAGES (je l’ai « crue si fort »)”

  1. Éclaircie dit :

    On n’est jamais seul avec les jardin de Paul, c’est un jardin magique où la vie est plus intense que partout ailleurs.

  2. Éclaircie dit :

    avec LE jardin oupsss, c’est le sourire du myosotis qui m’aura troublée.

  3. grain de fable dit :

    crucifère -crue si fort….
    Jeu de mot « botanique »
    laristo

  4. Éclaircie dit :

    Oui, oui, on vous connait, je l’avais bien vu ainsi !

  5. 4Z2A84 dit :

    Si tu ne viens pas à la nature, la nature viendra à toi.

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