Vertige et confidences

.

Il y a loin de la coupe aux lèvres

Pour l’apprenti sorcier

On tout essayé, folie non maîtrisée

Les vapeurs délétères voyagent

Torticolissimo, frais de porc

Envois recommandés

Avec avis de déception

Timbres sans voix

Les spaghettis s’allongent

Comme le nez de Pinocchio

Le serpent aboie

Dans la nuit qui s’engouffre

Mais il fait un peu froid

Insère la cheminée

Le bois porte déjà

Les  traces de nos délires

.

La terre s’ébroue dans son cocon

Comme le poussin dans l’œuf

Les toits grandissent leur œil de bœuf

Et chacun avale son poison

La lune sautille à cloche-pied

De tuile et tuile évitant de tomber

Dans les greniers jaloux de sa beauté

Du grain de sa peau qu’ils rêvent d’engranger

Les murs encore muets alors hallucinent

Les  maisons dansent depuis leurs tréfonds

Réveillant les locataires et les charançons

Que les nouveaux paysages fascinent

Tandis qu’au fond de tous les puits

L’eau entonne le chant de la pluie

.

L’édredon se rendort installé dans son nid

Le soleil s’éveille encore hébété de ses rêves

La maison ouvre les volets et babille gentiment

Cinq oiseaux se posent sur le rebord d’une fenêtre

Ils déroulent un parchemin et soufflent dans un pipeau

Une musique nouvelle qu’ils dédient au printemps

C’est le moment idéal pour s’étirer et sortir

Pense le vieux chat de la chaise affamé et joyeux

.

Ne part pas en voyage sans ses malles

Ni n’assiste à la croissance des antennes

Sur les toits où s’enrouent les girouettes

Comme à la prolifération des affiches

Le long des murs pisseux

Ni n’élabore le moindre plan

Pour échapper aux tomates

Que lui lancerait le public

S’il n’arpentait la scène

Qu’en barboteuse

Ni même ne salue à la fin après sa mort

Tourné vers leur loge

Les princesses sculptées dans le pâté en croûte

Le comédien

Chacune de ses répliques

Se laisse porter par une bulle

Dont les haleines tracent le parcours

Au-dessus des têtes bien vissées

Des spectateurs en bouteille

.

Émanant des vertigineux cerveaux de

Élisa-Héliomel-4Z2A84-et moi

12 réponses sur “Vertige et confidences”

  1. 4Z2A84 dit :

    La poésie est bien le dérivatif absolu. Qui oserait prétendre le contraire après avoir surpris des spaghettis et des charençons dansant au son d’un pipeau dans une loge ?

  2. Heliomel dit :

    Le charençon avait sa barboteuse, heureusement que les oiseaux ne l’ont pas vu…

  3. Éclaircie dit :

    Seul le chat aura tout vu, mais discret il n’a rien dit ou il l’aura trouvé tellement élégant

  4. 4Z2A84 dit :

    Un charençon en barboteuse, est-ce plus élégant que sexy ?

  5. 4Z2A84 dit :

    CharAnçon ! Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr….

  6. Éclaircie dit :

    La sexy barboteuse est troublante n’est-ce pas ?

  7. 4Z2A84 dit :

    Eclaircie, Héliomel et 4Z, vous me copierez cent fois le mot : charançon !

  8. 4Z2A84 dit :

    Non, pas vous, Eclaircie…

  9. Éclaircie dit :

    C’est le monde à l’envers…sans doute parce que je les connais depuis si longtemps, ces petites bêtes là. Ouf, je m’en tire bien.

  10. Elisa Romain dit :

    Un charançon en charentaises sans doute et sans les parenthèses. On prend ses aises dès que le serpent aboie, ce doit être le vertige des confidences.

  11. Fauchon dit :

    Charançon, charançon, charançon, grrrrr, je ne peux pas faire de copier coller!
    Saloperie d’ i pad
    Bon week-end a tous

  12. Elisa Romain dit :

    Qu’est-ce qu’il faut copier ? Je suis un charançon, tu es un charençon (ah si, il faut bien reporter la faute sur un autre !)il est…
    Héliomel et 4Z, vos « grrrrrrrrrr » sont splendides !
    Je bavarde mais en fait, j’en profite ,à chaque fois, pour relire « Vertige et Confidence ». Encore une belle récolte !

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