L’archer

 

Ovale est l’éconduit

sous le vent des prairies

des cubes dans les yeux

des yeux qu’il tient en laisse

.

Deux faons se dressant dans

ses mocassins rayés

l’obligent à marcher

avec hésitation

Sur ses joues des goujons

mâchouillent les bouchons

que lance le chagrin

.

En chemin ses mains sèches

dans une meule taillent

une flèche de foin

dont la pointe fendra

la mouche de son cœur

.

Comme une gaze grise

que nul ne vit venir

un percheron hélas

sauveteur maladroit

aux boulets savonneux

viendra tout saboter

.

Verdissant d’embarras

les hautes belladones

empotées et pimbêches

donnèrent au printemps

des boutons que des nonnes

savantes mais fantasques

soignèrent à l’onguent

.

Le ciel fit peine à voir

frottant sa lourde panse

au bout des émondoirs

.

.

2 réponses sur “L’archer”

  1. Éclaircie dit :

    La flèche n’aura atteint sa cible et voilà tout le printemps au diapason de cette tristesse, cet archer semble issu de la mythologie.

  2. 4Z2A84 dit :

    Des chasseurs de nuées
    Parcourent sans effort
    Des pelouses conçues
    Pour traverser la steppe
    Où brûle un aquarium

    Quand le gibier leur manque
    Ils font appel au ciel
    D’où par vagues descendent
    Des poissons en habits
    De clown avec leur suite

    Mariées que votre traîne
    Soit aussi une nasse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.