Le Vau de Bouche.

Je connais un vallon au creux de mon enfance
Un petit bout de terre, un petit coin de France,
Un chemin caillouteux qui sent le champignon,
Où poussent des orchis et le grand laiteron.
Au plus fort de Juillet, dans la fraîcheur de l’ombre
Je craignais cet endroit où tout était trop sombre.
Je m’y aventurais, pourtant, car tout au bout
Se trouvait un ruisseau. J’aimais rester debout.
J’observais le courant nonchalant et tranquille.
J’oubliais un instant ma vie en grande ville.
J’ignorais à quel point, en regardant cette eau,
Je m’imprégnais de vie, je m’imprégnais de beau,
Et je ne savais pas que je suivrais son cours,
Malgré bien des détours, jusqu’à mes derniers jours.

Air-Pur

5 replies on “Le Vau de Bouche.”

  1. Éclaircie dit :

    Air-Pur en alexandrin au bord de l’eau, source de toute vie, j’ai aimé. Notre vie suit son cours et sa source nous guide.

  2. Air-pur dit :

    « Vau de Bouche » est le nom d’un ruisseau où j’allais aussi à la pêche au vairon. Avec un bâton, je souillais l’eau en grattant le fond vaseux et, muni d’une épuisette fine, il n’y avait plus qu’à « cueillir » la friture… Pas très catholique cette pêche, mais grillés à la croque-au-sel, qu’est-ce que c’était bon!!!

  3. Michel Fauchon dit :

    Air-Pur, eau fraîche, que demander de plus?

  4. oulRa dit :

    On en revient toujours à l’eau, à l’onde…
    Un beau texte fluide que la fraîcheur irrige…

  5. Air-pur dit :

    Nous sommes de feu, de terre, d’air et d’eau, en plus ou moins bon équilibre. Disons que chez moi, le feu est plutôt caché…

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