Opus

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Remballe
tes quatre restes qui chosent
gisant au caniveau,
ru de la rue,
du froid déjà des engelures,
tocantes Puces.

Brocantes
et hier d’étoiles,
puces des chiens pelés tondus
au boneto portes et périph’, chinent
mêm’ pour deux riens.

Camelots de sans pareil,
des esseulés de pas pareils,
tes pavés crânes…

Remballe tes à oublier
qui ne passent,
mêm’ pour deux riens,
en d’autres mains.

Demain même heure
et même envers
aux Puces.
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4 replies on “Opus”

  1. Orgue-rouge dit :

    Est-ce le grand déballage, sur un trottoir, d’une obscure embrouille?
    On sent les pavés sous tes mots.

  2. Éclaircie dit :

    Il est des puces dont on ne se défait pas facilement, que peut-on bâtir à ces coins de rues ?

  3. Elisa Romain dit :

    « Remballe
    tes quatre restes qui chosent
    gisant au caniveau » Le ton est donné et les images se colorent.

  4. oulRa dit :

    @ Elisa Romain
    Les puces, un monde bariolé, peinturluré de gouailles…

    @ Éclaircie
    Reconstruire en se dépouillant?..
    J’y ai endu mes vieux vinyles.

    @ Orgue-rouge
    Un négoce (vieux mot pas assez employé…) du coin des petites truanderies…

    Merci de vos lectures
    ;-3)

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