Haïku de blues.

Le vent est si aigre!
Les oiseaux voudraient chanter
Autour d’un bon feu.

Les arbres tout nus
Lancent leurs bras vers le ciel
Tels des sémaphores.

Un matin humide
Entre brouillard et mystère
Flottement de l’âme.

Air-pur

6 replies on “Haïku de blues.”

  1. Elisa Romain dit :

    D’habitude, j’aime trop ce qui est décrit pour avoir le blues. Cependant, j’ai lu le poème hier, dans les mêmes circonstances atmosphériques, au moment où des tronçonneuses s’attaquaient à leur dixième arbre, abattu en pleine montée de sève pour laisser place à une nouvelle route. Ce poème a rejoint mon propre blues avant de me réconforter.
    Merci !

  2. Air-pur dit :

    Heureux que ces haïku aient pu te réconforter. Pour ma part, ça m’avait fait du bien de les écrire.

  3. Éclaircie dit :

    L’animal, le végétal et l’humain, chacun dans son « blues haïku »

  4. Air-pur dit :

    Tes lectures sont toujours un éclairage nouveau. Merci Éclaircie.

  5. oulRa dit :

    Ici, là et là, les idées brumeuses serpentent en nos chemins creux…
    Et trois Haïku pour s’en dévêtir.
    J’aime.

  6. Air-pur dit :

    L’écriture est là pour ça; la lecture aussi quand ça marche bien.

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