UN MOT D’ELLE

Au matin, elle ne porte que des dentelles d’hésitation qu’elle froisse dans ses mains, comme des fils de la vierge tendus entre les buissons de lumière.

Quand la journée s’étire, elle devient papillon avec une robe de ciel et des tâches de soleil.

Dans la clairière de midi, elle butine les heures aux pétales de ses doigts et quand vient le soir, elle apprivoise la mer dans la lagune de son regard, son corps se fait voile dans les parfums d’algue et elle s’envole avec les oiseaux blancs sur les crêtes de la nuit.

Et moi, je garde, sur la peau, la morsure d’une étoile qui a traversé mon rêve.

Pâmé de Glécy

5 réponses sur “UN MOT D’ELLE”

  1. josy dit :

    il est beau ton rêve !!!
    j y suis entrée
    frémissant..

  2. Éclaircie dit :

    Bien belle morsure.

  3. Air-pur dit :

    J’apprécie cette délicatesse qui ne laisse pas deviner la morsure: le contraste n’en est que plus fort.

  4. 4Z2A84 dit :

    Un poème en prose ravissant, un tantinet rimbaldien (« Enfance » dans « Les Illuminations »)…Mais, s’il te plaît, supprime le titre !

  5. oulRa dit :

    Voyage atosphèrique en belle mélopée.
    ;-3)

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