Vagabondages (flagrances de soi-e)

Pour éclaircir un moment sombre de la journée, c’est très facile.
Déposez une goutte parfum quelque part dans la maison. Comme ça, sans autre raison que celle de vous plaire. Juste pour laisser un souffle d’air vous parler de vous.
Si la vous la posez sur le bord de la fenêtre, elle ouvrira la porte de la nature et fera parler les champs de blé, elle réveillera l’herbe coupée qui dort sur les talus, elle brodera des fleurs de cristal sur la buée des vitres.
Si vous la faites rouler sur un drap de votre lit, elle vous racontera des histoires de pollen et des secrets de fleurs qu’échangent les papillons quand le vent se repose, sur la table de la cuisine, elle vous dira les mystères du jardin : Pourquoi la fleur devient fruit ou légume, elle vous confiera, avec des pétales de pleurs, la façon dont meurent les roses, dans leur robe de fêtes…
Et si vous gardez cette goutte de parfum sur le bout de votre doigt, vous vous y verrez, avec une ivresse gourmande…
Et… Qu’importe le flacon !

2 réponses sur “Vagabondages (flagrances de soi-e)”

  1. Éclaircie dit :

    Flagrances, un mot rare (pour moi) comme un bon parfum, et ces instants d’osmose avec la nature belle et amie. Merci de les révéler.

  2. grain de fable dit :

    Chère Eclaircie, j’ai pris ce mot flagrance pour souligner l’évidence de soi qu’apporte une fragrance sur la peau.
    C’est du flagrant délire…
    Paul

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