Tout l’orchestre dans une citrouille

Tout l’orchestre dans une citrouille

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Quelques traits emplumés sur la neige fondant
Se perdirent en chemin dans la brume naissante
C’est le bruit d’une fête qui guida chaque boucle
Vers la droite puis la gauche vers le haut puis le bas
De forêts en chemins de longs champs en collines
Ils marchèrent dans la nuit en chantant eux aussi
Ils rirent de leurs chutes et glissèrent souvent
Firent tant de bruit que jamais ils ne trouvèrent
La maison de Noël chaleureuse et si gaie
Installée bien au fond de leurs poches béantes

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Sur les toits se sont rassemblés les orphelins

Qui n’ont plus rien à perdre

Pourtant rues et maisons disposent de tout le confort

Pour y vivre sans souci en parlant du temps

D’ailleurs des voix montent

Des rires réveillent les chiens endormis aux pieds de leurs maîtres

Assis sur des chaises devant les portes

Un chant traverse la campagne

C’est une rivière dit-on

Mais qui peut s’en porter garant

La mer aussi a sa chanson

Et de gros poissons par milliers

Dès qu’on détourne son regard du ciel

Y font la cabriole ou s’y poursuivent

…  Hors d’haleine

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La girafe  essuie le coup du lapin

à grands battements d’aile

Tu me rends sévices

assure  le léporidé ridé

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Le zèbre a ses rayures toutes froissées

Dans sa loge, le tapir est désespéré :

Et mon fer à repasser qui se trompe d’olifant

Il importe à l’Autruche de gouverner le monde

L’hyène a mauvaise haleine

Se dit la baleine lapis lazuli

En comptant les moutons

Que fait l’océan

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Bon on commence maugréa  le phacochère

Le ciel est bleu comme le rocher de Vincennes

Comment, tu coupes les chevaux en quatre ?

Tu me fends le cœur et les sabots

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Du mouton ou de l’ours,

Les oreillers décousent les rêves

Pour en garder le fil et broder un feston

Que les moutons avant d’être aspirés par le vent

Peindront en rouge comme les poissons

Ceux dont les écailles servent à confectionner

Les manches des couteaux

Avec des lames de fond bien tranchantes

Dans le vif du froid polaire ou dans l’ours

Dont on ne vend pas la peau

Mais que l’on garde comme un trésor enfoui

Bavard à ses heures pour les absents

L’animal est doux comme un agneau

Il dort en son coffre sur lequel les invités sont assis

Et grogne de contentement lorsque tous sont partis

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Les Auteurs :

Eclaircie,

Elisa – R,

Héliomel

et moi-même.

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Bonnes Fêtes de Noël à toutes et tous !

5 réponses sur “Tout l’orchestre dans une citrouille”

  1. 4Z2A84 dit :

    On va de surprise en surprise. Rien ne sert de vouloir résister, l’inspiration l’emporte et sur les reins du fleuve quatre radeaux pétulants se ruent.

  2. Éclaircie dit :

    C’est fou, le monde que l’on trouve au fond de poches béantes ! Autant que dans nos imaginations fertiles.
    Bon Noël ! n’égarez pas la route ni la superbe faune qu’on y croise !

  3. Heliomel dit :

    Quan on dira aux lecteurs que nous ne nous concertons jamais, ils ne nous croirnt pas…Joyeux Noël à toutes et tous ♥

  4. Elisa-R dit :

    J’ai des étoiles devant les yeux… ne devraient-elles pas plutôt me sortir des oreilles ?

    Joyeux Noël à vous, chers (et irremplaçables)joyeux lurons à bonnet vert et écharpe rouge.

  5. phoenixs dit :

    Quand les mots s’enrubannent sans enrhumer le monde, que demander de plus ?

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