La complainte du goéland -Hellian

La complainte du goéland

Tant de temps que je glisse entre mer et nuages,
Que mon œil à l’affût s’inquiète du rivage
Où mon grand corps d’oiseau pourra trouver repos .
Je suis las de braver la tempête et les flots.
Juste une île, une plage au doux parfum de femme,
Une main qui caresse et mon corps et mon âme!

Que mon vol incessant puisse ici prendre fin !
Me voici fatigué de la baie de Baffin,
De tous les vains caps Horn, de la Bonne espérance
Et des terres de feu où flamboie mon errance.
Je voudrais une amie, sereine et blanche mouette,
Dont les yeux soient le ciel où s’achève ma quète.

Ensemble nous irions conjurer les orages,
Notre vol éternel nous délivrant de l’âge
Qui destine à la mort les oiseaux insouciants.
Ensemble nous ririons des fleuves impatients
Dont les sources murmurent promesses d’estuaire.
Du rêve de l’aimer je tisserai mon suaire.

Hellian (avec son aimable autorisation)

4 replies on “La complainte du goéland -Hellian”

  1. Éclaircie dit :

    La vidéo, la voix d’Hellian récitant ce poème suivra (je ne suis pas parvenue à l’éditer , l’admin’ s’en chargera). alors lisez et revenez ..écouter.

  2. Éclaircie dit :

    Et la vidéo est là, les mots à lire, et la voix pour les entendre dire.
    Belle métaphore.
    Merci et à bientôt.

  3. Air-pur dit :

    Où le goéland plane, la poésie s’envole.

  4. 4Z2A84 dit :

    Il y a assurément de beaux vers dans ce poème, mais aussi, quelquefois, des propositions qui manquent de naturel, qui paraissent « forcées » pour répondre aux besoins de la rime (la rime, entre nous, on peut s’en passer !).

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