Cavatine

.

En libellule d’argent, se tisse

dans l’empreinte suspendue

un murmure-félice

aveuglé de nues.

Enveloppe cavatine,

l’immobile appel

se drape et ruisselle,

majestueux, ondine,

mousse tanagréenne

cosy de peine,

se happe magistral

sous le charme Asterial

d’un envol éclaté

entre cyans veloutés.

Égal raffinement

où la vie se dépose,

sa grâce de margelle

éclaire de voyelles

et en liberté ose

luner tout ce qui ment.

.

Le silence mordore.

Aquae Sidonie

.

5 replies on “Cavatine”

  1. Frangine dit :

    J’avais du mal, à la première lecture, à apprécier cet écrit, ne connaissant pas le sens du mot « cavatine ». Un oeil sur mon Larousse et tout s’est éclairé : « …empreinte suspendue…se drape et ruisselle, majestueux…envol éclaté entre cyans veloutés… »
    J’ai cru entendre La Callas.

  2. Orgue-rouge dit :

    Je me dis qu’il faut une pioche, souvent, pour creuser vos textes.
    (Un dictionnaire bien affûté peut suffire)
    Si certains peuvent être découragés, je trouve l’exercice ludique, et le résultat brillant.

  3. 4Z2A84 dit :

    Précieux, subtil et charmant. Les mots ont parfois besoin d’une écriture différente et d’échapper aux normes : tu leur donnes satisfaction.

  4. phoneixs dit :

    Vraiment un style très intéressant !

  5. Éclaircie dit :

    « Raffinement »
    le mot est posé et … idoine.

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