Béber

.

Rue de la mer crépitude

à l’aune des pastilles-crevole,

cent mollusques transporent

leur saumure effervescente,

toise d’une plèvre connivence

où se tortille son achalande

de prêtres cloportes picturaux,

où se visse sa crique obsédée,

mitraille ectoplastique

de campagne faisande,

dans la blette accointance

du cadastré forniculair

enrobé de manoeuvres :

vomissure et com’issure.

.

Sous la pose désolade agonie

et dans la sueur rongerie

de ses ongles, de leur fange,

se démode en panel

une biaise courgesse vitrifiée

au soin sale d’un pacte pleutre,

au coin sec d’une poutre veule

crisseuse de sangsue rassasiée

à la langue rie de Thérèse.

.

Bien violetter l’obscène

aimanté dans sa rase lame,

ô pantin de sa Faust cocagne !

Qu’il aille au pendrez-vous !

Moi ? Le crache fissa

et contre et contre encore,

et contre, lui carrer ma barbelliqueuse

dans la salace de son estime conchieuse.

Moi ! N’appartiens à personne !

Je suis libre de Ma donne

et je sais rendre à Béber

la vaseline de son aber.

6 replies on “Béber”

  1. Elisa-R dit :

    Le lecteur se mue en balle qui rebondit bondit et rebondit sur les mots. Ca coupe le souffle !

  2. 4Z2A84 dit :

    Je partagerais l’exclamation d’Elisa si je n’avais moi-même le souffle coupé.
    Le « contre » de la dernière strophe renvoie-t-il au « Contre » du poète Henri Michaux ou est-ce pur harsard ?

  3. Éclaircie dit :

    Bon, ben, m’en reste encore à apprendre en poésie et poètes, mais j’avance, j’avance.
    Aquae Sidonie, je resterai peut-être souvent muette devant chez toi, mais m’arrêterai toujours, mon ballon à la main.
    J’ai bien sûr parcouru et me suis arrêtée , fascinée par les vers
    «  »
    Moi ! N’appartiens à personne !

    Je suis libre de Ma donne

    et je sais rendre à Béber

    la vaseline de son aber.
    «  »

  4. Aquae Sidonie dit :

    C’est marrant, parce que ce fût écrit en apnée totale ! Aucun renvoi non, si l’on peut dire ainsi (sourire) Je ne sais pas ce qu’est la poésie Eclaircie, vraiment, je me demande si elle peut souffrir d’une définition et de règles ( hormis techniques, et là effectivement on peut parler d’un apprentissage). Soit elle n’existe pas, soit elle est partout, où des sensibilités insolentes l’élèvent de manière subjective.

  5. Frangine dit :

    Je voudrais bien commenter ce texte, mais j’en suis incapable.
    D’aucun disent qu’en poésie il faut ressentir et non comprendre.
    Le problème, c’est que là, je ne ressens rien.
    Le seul vers que je retiens car il me ressemble : « Moi! N’appartiens à personne ! »
    Désolée Sidonie, une autre fois peut-être.

  6. Aquae Sidonie dit :

    A la prochaine récré alors ! (sourire)

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