La ronde (pantoum moliéresque)

La ronde

Dorine veut aimer Argan

Espérance chez la soubrette

Malgré des tonnes d’entregent

Argan n’a d’yeux que pour Lisette.

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Espérance chez la soubrette

Un de perdu dix trouveras

Argan n’a d’yeux que pour Lisette

Il vaut mieux reluquer Lucas.

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Un de perdu dix trouveras

Sganarelle, Colin, Valère

Il vaut mieux reluquer Lucas,

Ô amour la belle galère !

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Sganarelle, Colin, Valère…

Pour Frosine embarras du choix.

Ô amour, la belle galère,

Quand les amoureux vont par trois !

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Pour Frosine embarras du choix :

« Flipote, Arsinoé, Martine,

Quand les amoureux vont par trois,

Faisons pareil, bonté divine !

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Flipote, Arsinoé, Martine,

Voyez que sans perdre un instant

Faisons pareil, bonté divine,

Dorine veut aimer Argan. »

Frangine

6 replies on “La ronde (pantoum moliéresque)”

  1. éclaircie dit :

    oh ! j’arrive en terre fertile, je m’assoies sur le premier siège venu, et là j’ouvre les yeux, émerveillée.
    le titre me fait peur, bien sûr, Pantoum, Molière, que des mots derrière lesquels je ne sais trop que mettre.
    J’insiste, il faut bien un jour se confronter aux classiques.
    .
    .
    .
    je lis
    Merci et bravo Frangine !
    Le soin apporté à la mise en page, la teneur de l’écrit, l’incitation à visiter google car je ne connais pas tous les prénoms cités ni les pièces dont ils sont issus, tout est de très bon goût, les puristes te diront les défauts, (s’il y en a et s’ils ont envie de le faire).

  2. Toni Cervantes Martinez dit :

    A mon goût la forme et le fonds donne excellente image de la pensée
    Bel effort, jolie réussite

    J’ajoute que la robe bien en forme parfois dissimule du corps l’original écart de la ligne qui sied si bien au naturel
    Femme belle, n’est point parfaite et le défaut subtilement découvert donne piquant à la silhouette.

    Rebelle je suis, né que je fus je crois pour grimacer dès que la règle me griffe l’esprit pour le dompter

    Merci pour cette agréable lecture que j’ai beaucoup appréciée

    Ayant navigué quelque peu sur multiples vagues de l’art j’ai contesté souvent le trop de technique soeur ennemi du pure talent

    A plus

    Un de mes poèmes qui explicite ce point de vue qui m’apporta grimaces et froncements de sourcils de la part des puristes acteurs dans le domaine de la gymnastique artistique

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    La Gym

    Cache ton talent…sa puissance est au regards des autres un mal insupportable…
    Gagner, c’est vaincre les tendresses: L’Amour est inutile…

    Des yeux d’enfant, grands ouverts pétillants d’assurance
    Et d’envie,
    Des yeux d’enfants, grands ouverts pétillants d’assurance
    Et trop vifs,
    Etincelés d’éclats agressifs, tournés haut pour atteindre le ciel,
    Et
    Graver les lettres abrégées de la passion,
    Liées en un bouquet brûlant des roses de l’amour.

    Le talent, turbulent ami de l’esprit d’exception, rechigne à écouter le discours didactique de saveur insipide.
    L’inspiration rebelle, si de voie artistique, s’inquiétera des mots pâles,
    abîmés d’exégèses extorquées sans maîtrise à la monotonie de la règle établie qui prône ce qui doit, l’opposant aux richesses de l’instantané sublime, éclatant par l’irréalité de l’effluve indestructible du talent déployé.

    La technique indispose l’esprit, ami fidèle de notre infinitude léguée par Dieu le Père.

    Les certitudes, enrichies de séquences constructives inévitables,
    Encadrent sans tolérance, et moralisent, sourdes qu’elles sont aux appels prolifiques de l’instinct artistique.

    La relation de tendresse est inséparable de l’envie d’aimer pour parfaire les manifestations de l’existence humaine.
    Au quotidien cette recherche, dans l’action n’acquière vitalité valide,
    Qu’au cours du déroulement* instinctif * de la perception élaborée, lors de concentrations * intuitives * instruites mentalement par stimulus extérieurs, signalés au cours d’un processus non défini à priori, non plus, généré par des règles indiscutables théorisées, mais par les signaux intégrés de la connaissance restituée dans l’acquit d’un vécu de situations globales observées.

    C’est alors qu’il faut admettre objectivement que la potentialité qui s’initie dans l’action du mouvement appréhendé
    s’assimile à la * génération spontanée* pour le cadre, acteur du contrôle de la figure, alors que l’exécutant agit dans l’improvisation sous le coup de l’anticipation sensorielle, maîtresse de cette action.

    Le ressentiment visuel figera seul** l’unique véritable et pure figure** du mouvement de l’expiration de la beauté

    Toni Cervantès Martinez

  3. 4Z2A84 dit :

    Te lire est un bonheur.

  4. Phoenixs dit :

    Un petit Fragonard…

  5. Aquae Sidonie dit :

    Croustillant ! Où se passe l’action …?

  6. Frangine dit :

    Merci à toutes et tous. Les commentaires se suivent mais ne se ressemblent pas, il y en a de toutes les longueurs…Merci Toni pour la gym.
    Aquae Sidonie, les actions se passent dans les diverses pièces de Molière. Je n’ai pas le bonheur de connaître vraiment tous les personnages cités, mais j’ai une fille comédienne (ça aide !)
    Je vais vous faire lire un autre pantoum, c’est une forme fixe que je trouve amusante à travailler. A +. Amitiés,
    Frangine

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