Archive mensuelle : mai 2020

Hippocampe des bulles

Aux lèvres des jours

Verte moussue aux bulles translucides

Flocon sans hiver

Solide et dure dans ses fourneaux

Lorsque dans le chaudron l’hydromel

Ferme fermeur fermenté 

L’animal retrouvera son chemin

Et moi

Celui de la mer

***


Dans la brume

matinale

Tout s’agite.

Au final

seul le Vent

sort gagnant

de cette tempête

dans un verre d’eau,

de cette course à cheval

vers la Grande Ourse

J’ai beau danser, chanter,

braver tous les dangers,

écumer tous les pubs du quartier,

je n’ai pas encore

trouvé

le filtre pour enlever

de la mer agitée

la bave mousseuse

qui s’infiltre

lorsque tout va mal

Heureusement

mon hippocampe

n’est pas loin,

il m’emmène sur son dos

bien au delà le venin des vilains

et c’est tout en douceur

que j’arrive enfin, au petit matin

avec tout mon équipage, amis de toujours,

au Pays des 1001 couleurs.

Terminée cette nuit de cauchemars 

Plein Soleil,

toutes voiles dehors vers des jours meilleurs sur

l’ Écume des Mers!

***

Ecumoire,

Passe passe la mousse

S’échappe de plomb

Rendue au vent

Encore de hasard

Ourlée de riens elle cause

Voyages de paille

Sans trop savoir si elle demeure

Fille d’une vague mourante

Ou vivante d’avenir…

Sur leurs coques de noix : Eclaircie, Marjolaine et bibi. La mer est retrouvée mais qu’en sera-t-il de son écume ?

Le titre est cousu main par Éclaircie et Marjolaine

Aux passants

J’ai toujours aimé les maths, 4z2a84 pas trop. Alors les statistiques, vous pensez ! Je sais donc que vous êtes nombreux et fidèles.

Je remercie et les animateurs vivants (ou pas)de ce blog avec moi, je remercie donc, tous qui passez nous voir.

Même sans laisser de trace, de commentaires. D’où que vous arriviez, lieu géographique ou site ou encore réseaux sociaux je sais que nous avons raison de poursuivre.

Éclaircie et avec moi les habitués : Phoenixs, Marjolaine, Élisa, Kiproko.

4z2a84 se moquait bien de la notoriété mais appréciait la poésie, la littérature, l’amitié aussi sans l’avouer. Il ne se serait pas trop joint à nous pour dire merci mais m’aurait laissé l’inclure dans les remerciements, je crois.

Rideau d’horizon

Rideau,

*

Tire donc le jour élastique

Loin des fermetures blanches

Qui bouchent tes sourires

Endiguent le flot du regard

Clôture ton visage

En énigme peureuse

Et vois derrière la toile crue

Le peintre à l’ouvrage

Qui dessine pour toi

L’envers de ton décor…

*

Ce matin

je change de direction

Ni droite, ni gauche

je m’élève,

prenant une autre route

pour retrouver l’essence

Ciel! Que cette respiration fait du bien!

Être en contemplation

devant le battement d’ailes du papi

On ira,

Naviguant sur les flots

à la rencontre

de cet horizon nouveau

qui est si lointain et si proche à la fois

Tout dépend

des yeux qu’on a dans le cœur

s’ils sont rieux ou en pleurs …

Notre Histoire se modifie

au gré d’un point de repère

qu’on se fixe sur l’horizon

avant d’se faire une majestueuse pause déjeuner

Face à la Méditerranée

avec l’Amour de Sa Vie

*

Oh !

Deux lettres émanant d’une bouche arrondie, légères, soufflées jusqu’au crépuscule. Lorsque l’air manque aux poumons, lorsque seule cette onomatopée est encore signe de vie.

L’espace s’élargit tant qu’il absorbe le son mais aussi le corps.

Au loin là-bas quelque pleur subsiste ; ou peut-être une plainte ou une mélopée, douce et triste.

À l’horizon de nos espoirs ; rien, encore, pas aujourd’hui, mais cette nuit, demain, plus tard…

***

***

Par Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie.

À l’horizon, 4Z2A84, immense artiste altruiste et solitaire, un paradoxe comme il en cultivait tant.

Guêpier de plage

En tête et pied de plage
Empreinte sur la page
À terre au bas du mur
Compter et recompter
À prendre avec aisance
Marin loin des sept lieues
Loin des plats et des flots
Ne pas perdre la face
Caché derrière son masque
Usé jusqu’à la corde
Et marcher sur les mains

……..


Guêpier,

Il ne suffit pas de le prendre
Pour que les jambes à son cou
Portent nos voyages
Qu’il soit triste ou gai
Il reste sans destal
A terre sur les genoux
Pour s’être reçu derrière
Quand devant il brasse le pissenlit
A force de l’avoir cherché
Nos chaussures gisent lasses
Et blessées
De ne l’avoir pas trouvé…
………

J’ai longtemps fait le pied de grue …
Attendant un signe, ce je ne sais quoi …
Rien ni personne n’est jamais venu
pour expliquer que les baignades, c’était partie remise
Seuls quelques goélands et mouettes grises
profitaient encore de l’Océan.

Sinon quelques sobriquets d’anciens et de jeunes gens racontaient
à qui voulait bien l’entendre des histoires à dormir debout de bêtes et de pieds …
J’ai failli mettre les pieds dans le plat
en parlant de mon projet.
J’avais beau dire que je n’y mettrais plus les pieds,
c’était bon tout de même d’y songer

J’étais à mille lieues de croire cela possible …
Pourtant si on met un pied devant l’autre et qu’on marche
sans lever le pied,
en mettant les bouchées doubles,
en faisant des pieds et des mains
pour gagner du terrain
en travaillant ensemble d’arrache-pied
on peut l’atteindre notre Himalaya

Le temps est venu
fini les autorisations
J’ai fait un pied de nez
à tous les policiers
et bras-dessus, bras-dessous
enfin, on a pu s’embrasser
s’ retrouver
dans notre pied-à-terre
pour l’Apéro, dans notre maison de plein pied au bord de l’eau
Et ÇA, C’est vraiment le pied!

Par ordre d’apparition Éclaircie, Phoenix et Marjolaine, Elisa et Plume Bleue attachent leurs souliers
et 4Z indique le meilleur chemin à suivre avant de se mettre en route.

Le titre est inspiré par Phoenix et Eclaircie

Bonne semaine Mesdames avant le déconfinement!