Archive mensuelle : avril 2020

Visages des couverts,

Carnaval permanent dans un printemps muselé

Les défilés s’étirent et se prolongent

Sous un ciel étonné des couleurs de l’aube

Les forêts disparues crépitent entre les cendres

Douleur et joie s’entremêlent

Puis cèdent la place à la stupeur

Devant les spectres de blancs vêtus

Haut les masques !

Le monde à visage découvert

Est à réinventer avant le crépuscule

***

Mosaïque

Tout est morcelé

parcellé.

On voit

sans être vu

on se sent

à l’abris

Derrière son Loup

Ni vu, ni reconnu

on marche

Incognito!

Du Mime Marceau

au Clown Blanc

Une deuxième identité

nous colle à la peau.

Vie sage sans visage

Tous se dévisage

Qui est qui?

On ne le sait plus.

Expression figée

de ce double

qui n’est pas Nous.

Carnaval

des Temps Modernes

Chacun

déambule

son masque à la Main.

Les Plumes reprennent leur envol et leurs écrits

L’heure du déconfinement, enfin retentit!

Les chants et les ris

sont à nouveau de la partie

Haut les cœurs et Bas les Masques!

***

Peau de fer,

Sous l’acier le tissu plié

En quatre

Comme un rire élastique

Collé

Aux oreilles pressées

Se fend l’humaine

Face et attrape…

Trois voix au balcon des mots : Éclaircie, Marjo et bibi, sans compter les absents loin devant qui vont sans visa

Dans le vestibule

Vesses tiges,

 .

Alignés en coton, fil de faire, loup d’occase

Ils restent immobiles, figés à pas lents

En files interminables

Le mot rare suspendu dans le postillon

Caché

Ils offrent à la rue jonchée

La colonne vertébrée sur tige

De l’attente vessarde

D’une ligne éclectique sans courant

Temps coroné

Sans couronne…

*

L’arbre, la fleur, le papillon,

Quelques gouttes de pluie tapis dans nos mémoires.

Devant nos yeux les murs se lézardent

Sous les semelles la poussière du chemin

Masque des pans entiers de nos villes

Mais aussi les mains ouvertes pour offrir

Englouties nos tours et cathédrales

Existe-t-il un futur pour fouiller

Et retrouver la trace aux confins des béances

*

Dans le vestibule

de la vie

me voilà en contemplation

Je questionne

Je me pose, je réfléchis.

 .

Qu’en est-il

de notre Histoire?

Que sont devenus

les meubles du Salon

qu’on aimait tant?!

 .

En regardant

d’un peu plus près

J’entends une mélodie

qui vient sonner

à mon oreille

 .

l’heure de la reconstruction.

Que l’empreinte

de notre passage ne soit pas vaine.

Chacun se met en route

Main par la main on s’entraine

 .

Pour redonner un nom

aux Vestiges de Notre Histoire

En trait d’union,  Recomposons

notre Humanité retrouvée.

 .

Dans le vestibule, ce matin

en voyant tout le chemin parcouru

Je respire et souris à la Vie

*

Par Phoenixs, Éclaircie et Marjolaine. Le titre inspiré de Majolaine.

Kiproko au retour apprécié la semaine dernière, Élisa nous rejoindront quand elles pourront.

4Z dans nos pensées ne s’éloigne pas de sa tour.

Et poustouflant

Il peste dans ses pantoufles
Trop larges
Qu’il sème sur la moquette
Rase
Le souffle court il court après l’une
Tandis que l’autre le nargue
Sous le buffet
Encore étonnée de ne lui point voir
De chaussettes rayées au pied
Comme se dérange le temps dans les cintres
Il claque dehors un vent mauvais
Qui contraint les chemises en veste
A rester au placard
Sur les vernies semelles endormies
A leur encolure…
……….. qui se cache derrière A

À court de souffle le vent s’enchaîne
Aux mâts et cheminées
Guettant l’inouï de la moindre particule
De vie
Quand les yeux écarquillés
Les somnambules défilent
Dans un carnaval depuis longtemps silencieux
Les oiseaux s’étonnent des quartiers libres
Et des pans de murs défaits
Sous la voûte obscure de nos lendemains
…………… qui se cache derrière B

Dans la trame du jour
L’homme de faille
Sous ses apparences
Dissimule sa figure incontournable
Sans fard, ni masque

À chaque pas
Son chapeau se soulève
Il en sort une nuée de pensées
« Epoustouflant » s’exclame t-il
Puis, bras en croix,
Ombre qui s’étire
Il disparaît dans le soir qui titube

« Prudence » dit le sage
Seules les illusions perdurent
Dans l’éventail du papillon

Les fleurs parlent de guerre
Et racontent l’oubli du renouveau

Quel est ce chant au loin
Qui gonfle la voile
Sur le miroir des vivants ?

« Abracadabra » dit l’espoir
À cheval sur la boîte de pandore
…………. qui se cache derrière C

Eh tu viens ?
On va se promener
Eh, tu viens?
On va se baigner?
Mais non je n’ai pas le temps
Tu sais bien ce n’est pas pour le moment
Aujourd’hui, il est question
de laisser le Soleil se reposer, bronzer

C’est pas un peu époustouflant cette histoire-là?
Que la mer prenne le temps de faire la grève,
de mémoire d’éléphant, ça ne s’était jamais vu!

Pour sûr que c’est unique
de 05 à 08 ,
Nous vous proposons:
Concert d’Oiseaux
spéciale dédicace
Pour La Nature!
Que tout renaisse encore plus beau, plus fort

Et que vivent
plus beaux encore …

les bains de minuit en été
l’odeur du jasmin
Ivre de Vie
de la magie d’une chanson
d’un partage, d’un concert, d’un rayon de soleil de mer sur la peau,
de la Course de la Grande Ourse dans l’alignement des planètes

C’est cette pleine Nature en Santé qui reste époustouflante

Alors préservons-là à jamais
Dès demain, on reprendra le chemin

……. qui se cache derrière D

Une auteure- spectatrice amie vient danser sur les premiers vers ( qui est-elle?),
tandis-que 4 Z attend au clair de lune que la création collective soit enfin sur le site de Poésie Fertile