Archive mensuelle : janvier 2020

La nuit des temps

Perte de temps,

 .

Perdue la petite

Égarée la grande

Il tombe sans un cri

Inconnu blanc

Sur le noir des nuits

Fondues

Rien ne sonne

Juste

A l’horloge détraquée

Que tu t’évertues à remonter…

.

Dans le grand cube de bois

Les dents aiguisées s’apprêtent

À déchiqueter le temps

Les nuages et les tourments

Sur la façade les aiguilles

Tricotent fil à fil une longue écharpe

Pour les bébés et les vieux jours

La boîte trône dans l’immense salle

Où les trains en retard

Les pendules à l’heure

Les oignons dans leurs mille peaux

Accompagnent le bal des saisons perdues

.

Ses battements nous suivent

Ils mesurent nos gestes, résonnent en nos silences

Rythment nos pas, témoignent de nos impuissances.

Son corps prolonge l’ombre des arbres

Abattus dans la fleur de leur âge.

Elle compte les levers de soleil et les lunes froides

Elle décompte, impassible, les minutes et les heures

Jusqu’à l’ultime seconde de notre beau voyage.

La mienne a eu ses morts, chéris toute une vie

J’attends qu’un beau matin

Son cœur reparte enfin.

.

Dans l’Oise, on ne sait pourquoi,

tout le monde compte

l’un sur l’autre

pour donner l’heure juste

au nouvel arrivant

qui passe

le plus souvent

pile au moment où la cloche de midi retentit…

On entend alors le chant des contes et des comtoises

 .

L’espace d’un instant

tout le monde  retient son souffle

on est comme suspendu

aux mouvements de la petite et de la grande

qui font la ronde des géants

avant d’annoncer une bonne nouvelle.

.

 Monsieur l’Horloger vient de prendre son temps

Tout est révisé!

On a même gagné de précieuses secondes

 .

Le maitre des lieues

vient d’arriver,

les contois et les comtoises

s’interpellent,

il est presque midi

Tu es sûre,

Oui certaine,

Mais que se passe t’il donc…

Serions-nous en retard aujourd’hui? Tout le monde guette, attend le son de la cloche qui indiquera que les festivités peuvent commencer

et en même temps nous assistons à un spectacle mémorable où tous les oiseaux se réunissent afin que  toutes les histoires puissent  s’animer et se conter …

Au fil du temps…  Clin d’œil amoureux  de l’Horloge et de la Comtoise…

.

Les heures décomptées par Phoenixs, Éclaircie, Élisa et Marjolaine.

4z dans l’éternité

Venons-nous rafraîchir les oreilles au chant des oiseaux: fauvette, lulu l’alouette et le bruant zizi. Trilles fauves,

Cousine de l’alouette
On ne te plumera pas
Plus discret
Ton chant s’en va
Sous les vents passagers
Les racines des nids
Dans les matins allongés
De promesses
Petit fauve emplumé
Ta mélodie en bec
Reviendra au printemps
Parfumer les oreilles…
***

Où l’alouette à la sauvette
Oublie sa tête chez la linotte
La grisette fauvette
Gracieuse et fauve
Dans le tableau met la couleur
Et si le peintre vient à entendre
Un joli chant sous les ramures
Oublieux du temps
Il sentira poindre le printemps
***

Jolie Fauvette
tu éclaires le ciel
de ton roux pelage

Lorsqu’on t’écoute
on ne peut que faire la fête
sans que n’ gronde l’orage.

Tu es enfin
sortie de ta cachette
et m’ v’là en train de gommer toute la page

Histoire qu’on reparte d’un bon pied pour cette nouvelle année,
gaiement à virevolter

Par ordre d’apparition: Phoenix ( dont le titre lui revient) , Eclaircie et Marjolaine … Elisa et Kiproko ne sont pas loin et 4Z veille sur tous les oiseaux.
Merci pour cette mélodie à plusieurs mains.

Du neuf à la petite cuillère


Un œuf collé contre une cuillère

Un lorgnon retenu par son cordon

Le si bémol tout ému et renversé

Un ballon fermement maintenu par une menotte mignonne

La lune quand l’étourdi a oublié son échelle

L’œil-de-bœuf avec cette petite trace de rouille-à droite-

Un chat endormi (imaginez un gros chat, en boule, sur une chaise, la queue dans le vide)

Le lampadaire sur son pied

Et la terre qu’un lutin aura ceinturée

Autant de neuf tout neufs ou pas 

***

Au matin de la nouvelle année 20 049,

Tous les amis

décident de se rendre sur le Pont Neuf.

A Paris

La Caille, le Bœuf, La Poule et la Perdrix

En Habits tout neuf du dimanche,

se sont réunis.

Bien décidés

à prendre un œuf 

pour profiter, une fois au sommet,

de la plus belle vue au Monde…

C’était sans compter sur cet enfant gourmand, sorti de nulle-part

qui était prêt à faire sauter leur amitié

pour battre des œufs en neige …

Heureusement, le beau bœuf pris les choses en main et l’enfant et lui se transformèrent en héros en chamboulant le quotidien.

 ( Oui d’habitude ne dit-on pas qui vole un œuf vole un bœuf ?)

Là, Tout le monde

nait pas n’œuf qui veut.

mais peut devenir

Œuf de Fabergé,

s’il sait regarder et écouter.

Moralité de mon histoire

Il est bel et bon d’avoir des amis pour ne pas se sentir

comme une omelette a battue

Et  redécouvrir d’ la Vie

tous les trésor enfouis

qu’on ne voit  bien qu’avec « les œufs …

du poussin » tin tin tin!

***

Pourquoi faire du vieux avec du neuf

Quand on est seul sur le doigt de la main ?

Veuf mis à l’index sur la couture

Tu sais piquer dans le vif

A l’ancienne toute nouvelle

Mode éphémère.

Et puisque nous ne serons jamais en l’état

Autant rêver du nécessaire an

Peint de jeunesse décolorée…

Ce neuf à trois dans le fond est au cube ce que la racine carrée est à l’arbre. Ont poussé la chansonnette : Éclaircie, Marjolaine et bibi.