Historique du mois : décembre 2019

Vol au vent,

Vol au vent,

.

Sans poser son bonnet il

S’élance sous l’aile de l’oiseau

En partance

Nul ne sait où s’en vont ces voyageurs

Sans hasard

Oublieux des cartes et des boussoles

Étourdis d’envol

Ils en oublient même de rester

En mémoire…

.

Dis-moi le vertige de l’apesanteur

L’ivresse de l’ailleurs

Les oiseaux à la fenêtre se grisent

La lune accueille les voyageurs

Les berce dans un halo bleuté

Évanoui le ruisseau s’emmure

Au-delà des prairies assoiffées

Dis-moi l’immensité

La fièvre de l’oubli

.

Je t’explique, c’est important. Pour construire … Il faut la structure …
3 + 2= 5; 5 + 5 = 10 Tu comprends?
Où t’en vas-tu Petit? Mon tout doux, Écoutes-tu ce que je te dis?

Je cours à perdre haleine jusqu’à la Tour pour délivrer l’Amour.
C’est mieux d’écouter le Chant de la Baleine
Que m’expliquiez- vous? Je n’y comprends goutte.

Dis! Ne t’a t’on vraiment rien dit? !
Prends- Garde!…

Je ne vois pas, A quoi?

Mais oui, mais c’est bien sûr, où ai-je la tête …
Un tour de passe-passe et tout disparaît
Un peu de Magie et v’là le Petit qui fait la fête avec les étoiles.

Petit à petit, l’étourdissement s’évapore, et d’un pas léger et moins distrait que j’en ai l’air,
je nage à contre-courant, remontant ainsi le fil de mes pensées …
Où en étions-nous très Cher?
Ah vous vouliez me parler de quelque chose de très important
Mais, qui êtes-vous?
Pourquoi avoir un genou à terre?
J’ai une mélodie en tête … La Maladie d’Amour …
Non je n’ai pas oublié, je suis peut-être distrait
mais Oui je vous dis OUI
Et Vive la Légèreté de la Vie! Ensemble qu’est-ce-que c’est bon!

.

Ce serait un oiseau

Petit et coloré

Un oiseau dans notre tête

Qui serait là quand on le croit ici

Insaisissable rêve

Aussi léger qu’une âme

Emerveillés nous laisserions le réel

Pour contempler l’idéal

Et sa fébrilité infantile

Déposerait en nous

Un joli nid d’insouciance

***

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine, Élisa, sous un titre de Phoenixs vous invitent à vous étourdir à leurs côtés.

Pour 4z, là, toujours

Maria Desmée | À l’infini

À L’INFINI
(extrait)

Parfois la lune éclaire un sourire
Celui que tu m’as confié en partant
Je le dépose sur le bord de la fenêtre
L’histoire s’écrit des deux côtés
Du dehors et du dedans

Dans l’ombre des mots
Je cherche les mots de l’ombre
La lumière débarque
Avec son cortège de couleurs
Se tisse alors une trame
Qui me ramène au rivage

Face à face
L’horizon se dissipe
Il dépose quelque chose d’immense
Comme une flottaison dans l’espace

Main tendue chaleur d’un regard
Et la frontière se dissipe
Trame de mots inonde la parole
Et je peux enfin te dire
Ce qui creuse les falaises ouvertes

Tu me regardes
Me saisis

Je te dois un retour

Nous entrons dans le temps
À grande vitesse

Maria Desmée, « À l’infini » in De quelle nuit, Éditions Henry, Collection La main aux poètes, 2019,

Mousse que terre

Mousquetaires …

Mousse que terre,

Pour être les doigts
Il faut une main
Une main de faire
En acier
Galvanisée par les majeurs
Plutôt que les pouces
Ou les poings
Bref, pour être les doigts
Il faut de la poigne…
**

Un mousquetaire sur la banquise
Noie ses armes dans la neige fondante
Faut-il chercher midi à quatorze heures
Que les capes s’envolent
Que les nappes s’enrôlent
Un coup d’épée dans l’eau réveille les ondines
Les bottes parcourent les lieues
Bien étrange ces lieux
Edmond et Alexandre Louis Pablo Gustave
Rentrent fourbus d’une campagne où les rois sont déchus
**
Chères Mousquetaires de la plume …
**

Levons l’encre, il est encore temps!
Mousse,
Par ton mousqueton suspendu,
Que vois-tu du haut de ta vigie?
Que de l’eau frémissante tout autour
Une tempête grondante se prépare …

Capitaine! Oh Capitaine!
A l’horizon, des Hommes courent
Pour reprendre en main leur vie.
La terre enrichie
les plus audacieux
Que décidons-nous?
Chacun pour soi ou tous pour un?!

Restons unis
Chers amis, n’oublions pas notre serment!
Mousse que taire n’amasse que mousse, s’il n’en n’a que pour sa frimousse.
Ensemble, Mousquetaires, restons les Cinq doigts de la main
Vivons en frères!

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Eclaircie, Elisa et Marjolaine, titre est de Phoenixs

Le voyage fut long,
après la lutte reviendront les jours meilleurs!
D’ici là, Phoenixs, Elisa, Eclaircie et tous les futures-rs lecteurs-trices, tout le meilleur pour cette fin d’année, comme on dit chez moi en Provence je vous souhaite à toutes et tous Un Bon bout d’an jusqu’à l’an qui vient.

Ne pas effacer,

Touche délicate au cœur du miroir

Pour adoucir la marque de temps

Quand au ciel

Tellement nombreuses

Leur absence leur explosion

Ne se distinguent pas dans le spectacle

Enchanteur des nuits de solstice

Où leur couleur heurte encore les mémoires

Je voudrais être ce berger solitaire

Ne se fiant qu’à celle du Nord

Qui m’entraînerait dans ce sommeil

Peuplé de toi

****

De neige, d’été filante

Sur tapis noir jetée au jeu

Des noms savants :

Casserole emmanchée

Cassiopée tête en bas

Oursonne au miel sombre

Tu jettes au passage de l’homme

Ta poussière lointaine

Qui lui rappelle, œil en larmes,

Qu’il ne t’atteindra pas…

***

Et toi le

voyageur

qui marche,

à la lueur

de l’étoile,

de l’aube au couchant,

Je te vois,

hissant la grand voile

direction le Firmament.

Doux rêveur

tu crois

en la force du présent

éclairé par tous les mots

de chaque être rencontré

Sous l’étoile

est né

un nouveau continent

force vive

nommée

LIBERTÉ!

En place et lieu de Pierrot, trois plumes : Eclaircie, bibi et Marjo qui prêtent bien volontiers la leur au voyageur interstellaire.

Pour solde de tout conte

Pour solde de tout conte,

.

Les histoires se racontent aux grands

Enfants blessés

Ebahis et soucieux

Car enfin, comment leur faire avaler

Que la vie fracturée va se recoudre

Au point de bâti ?

S’ils vont ainsi de travers c’est la faute

Au plâtre mis de travers ?

Aux béquilles pas chères ?

Aux rues en jachère ?

Non, c’est la faute aux conteurs

Sans merveilles…

.

Sous les arbres mille fractures anciennes

Accueillent les racines

S’en délectent et se renforcent

L’eau ravie

Ravine ou se fond à l’écorce

Rêvant de la chaleur du ventre

Qu’elle ne parviendra jamais à atteindre

Sous le ciel

Les mots s’enlacent et s’entrechoquent

Naissance d’un langage

À consolider sans cesse

À briser de nouveau

Pour effleurer le sens de l’incroyable

Sur le piton rocheux

Une forme disloquée sera peut-être demain TOI

.

Phoenixs et Éclaircie ont exploré la fracture.

4Z s’impatientait de nous relire….