Monthly Archives: avril 2019

Apparaître,


Au centre du mur en pierres inégales

Un trou

Pas vraiment rond

Non plus carré

Où pourrait se glisser le jour

S’il apparaissait

La nuit si elle avait un sens

Cependant que mille passants

A l’endroit

Comme à l’envers

Ont renvoyé l’écho de leur présence

Sans un regard vers la fenêtre embryonnaire

***

La petite sirène dans le froid

Jette l’or de l’hiver devant elle

La vision s’allume de rêves chauds

Pendant que l’eau se referme caveau bleu

Sarcophage

Les regards n’ouvrent rien d’autre

Sur l’insensée solitude des voyants

***


 » Feunaitre »

Feu naitre…

Curieux mélange

de chaleur

et de repli

qui permet

à celui

qui le souhaite

d’observer

sans être vu

de se glisser

dans la peau de l’agent secret

ou de laisser entrer

cette petite lueur

qui vient d’apparaître

Feu, n’être

pas encore mort-vivant

mais bien ce jeune premier

qui n’a de cesse

de chanter de

fenêtre à cour

pour éblouir sa dulcinée

Fenêtre amie

laissons pénétrer la lumière

pour que la vie

soit plus belle du dedans

de l’extérieur

tout simplement

À l’ombre d’avril,

***

Nous marchons sous le zénith noir

Des ailes brisées

Certains se perdent en vol

D’autres en mer lointaine

Quand nous arrivons quelque part

Quelqu’un part ailleurs

Nous croisons nos routes effilochées

Sans un signe demain

Enfoui dans l’ombre avale nos errances

Au soleil des oublis

Et le sentier s’éloigne qui promettait un sens

Au sable…

***

Le regard ombré de la nuit

Protège les secrets des greniers

Sous la poussière inévitable

La lune prend le temps de lire

Les derniers cahiers laissés

Un soir d’été trop chaud

À la lisière de l’aube et du jour

Les esprits s’enlacent

S’épousent et se séparent

Laissant le silence exprimer la lumière

***

La nuit, tous les chats sont gris, et pourtant

A l’ombre d’un sombrero

Un café à la main, dans l’aurore matinale éclairée

Par une grande lueur de lucidité, tout parait moins sombre

Au final.

Un coin de sourire et l’ombre au tableau s’évapore

Qui laisse la place au mystère de la Vie

Qui se réjouit d’être selon les instants

Mi- ombre, mi- lumière

Toujours en présence, en frère.

***

Sous un titre de Phoenixs, nous débutons Avril en ombre et lumière grâce aux plumes de :

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine