Monthly Archives: février 2019

Lâcher-prise

Détente,

Ils disent de suivre les lignes droites

Un pied après l’autre

Sans regarder la marge vertigineuse

Ils disent que le fil se tend d’un point à l’autre

Et que l’on peut traverser les virgules sans trébucher

Ils disent.

Mais les oiseaux froissent les mots

Chaque matin

Quand se relâchent les mots d’ordre

Tombés des ailes dévoilées…

Lâcher prise

Laisser aller

La tête toujours tournée vers demain

Les mains ne tiennent plus le bord de la rambarde

Il plonge entre les nuages

Tourbillonne sous la pluie

L’onde qui le reçoit l’enveloppe d’apesanteur

Prépare ses rêves insoumis

Les vagues le mènent où détendu

Aucun geste ni souffle ne lui feront plus craindre

L’approche des oiseaux et des regards hostiles

Inspirez

Expirez

Soufflez

Relâchez

A nouveau

Inspirez

Soufflez

Vivez!

Desserrons un peu la ceinture

Regardons autour de nous

Il est grand temps

de pratiquer

la technique du

Relâchement!

Tout en

Décontraction

Soyons le Moment Présent!

Ce chant d’oiseaux

nous rappelle

la beauté naturelle

Nous invitant à la partager

En prenant le temps d’Etre

Tous ensemble s’aidant!

Mis en plumes par Phoenixs, Eclaircie Marjolaine, Plume Bleue court dans le vent mais est bien présente et Elisa n’est pas loin aussi.

L’oreiller du ciel,


Rendez-nous nos rêves et nos contes

Nos rivières et nos forêts

Le souffle du matin et la brise du soir

Les chemins ignorés des pas trop pressés

Les voix éteintes qui chantonnent encore

Laissez-nous contempler la pluie

Les pages et les pages noircies par le poète

Les ponts enjambant allègrement le temps

Ainsi que les trains en partance

Nous saurons attendre leur retour

Et

Rendez-vous au pied des arcs-en-ciel

Où le trésor des vies éloignées

S’entrouvrent aux yeux pétillants

Là, le silence est bavard et les amis présents

***

Il ne disait rien qui vaille

Plus que le silence

Sans attendre qui que ce soit

Au pied des dunes

Il allait sans venir

Repartait sans destination

Léger comme le sable nu

Sous le pli de coquillages

Libre de se rendre sans vous

Chez lui nulle part…

***


Rendez-vous

Au premier endroit

Sur le blanc de la page

Dans le creux d’un silence

Au bord d’un chemin d’herbes folles

Ou d’une contre-allée d’arbres nus

Avant l’averse

Et le clair-obscur

Des grands dispersements

Une plume

Ou un bouquet de fleurs

Dans la main

Le sourire aux lèvres

Et la joie

Au rythme des cavalcades

Rendez-vous

En haut du petit escalier

Et  poser nos joues

Sur l’oreiller du ciel

Dans la lumière passagère

Rendez-vous en poésie

Où nos voix se mêlent

***

Vous me rendez- belle

Oh,  Magnifique et doux Renard!

De Vous, un seul regard

Me touche… et tout chancelle!

Cette envolée lyrique me donne des ailes arc-en ciel d’eau

J’ai le palpitant, tout frissonne…

Je tiens précieusement vos doux mots parfumés sur ma peau

Je rayonne!

Sur le chemin, qui mène à « Positano »

je danse et chante à tue-tête.

La seule idée de vous savoir là-haut

emplit mon cœur de fête.

Enfin il est grand temps de nous retrouver,

A  l’heure de la Lune et du Soleil qui s’éveillent,

« niché tout près de Naples, dans ce village hors du temps »

je reçois en présent ce rendez-vous galant qui m’émerveille

Me voilà touchée par vous

rendez-vous

conte!

Un rendez-vous impressionniste tout en petites touches lumineuses, ouvert par Éclaircie, suivi par bibi, plume bleue et Marjolaine. Dommage de ne l’avoir pas partagé avec Élisa. Bien sûr 4Z répond toujours présent en filigrane. Le titre est à Plume bleue.

Lumière sous la cendre

Au plus profond de la nuit

toujours une petite lueur luit…

.

Parfois, on entend

des cris de joie

ou  bien on voit des gens

qui s’agitent,

qui se battent contre des moulins à vent…

.

Chacun y va de son mot

personne n’éteint et

à force de se frotter et de se confronter aux diversités

tout finit par s’embraser

et cela crée des étincelles!

.

Parfois même,

dans les discussions, les passions,

on finit par oublier les querelles

et là dans la magie du petit matin retrouvé,

après moult débats,

contradictions, respirations…

.

Une rose à la main

on finit par retrouver le sens premier de l’Étincelle:

Offrir à la vie une Belle Vie dans un souffle étincelant de lumière!

***

Éteins celle,

Qui plonge tes jours dans la suie

Te fait avancer en tâtonnant

Embourbe tes pas si frais

Nus sur l’acier des chemins modernes

Écorche les mots clefs

Ferme les portes à la lumière

Masque les issues de secours

Et te moule objet mou dans la cendre du vide…

***

Une étincelle

Pour conjurer le sort

Condamner l’anathème

Et toutes les erreurs d’aiguillage

.

Juste une petite flamme

Et voir briller tes yeux

Lorsque ton courage s’épuise

Et que ton corps de chiffon te cloue

Au sentiment de vulnérabilité

.

Juste une étincelle

Qui donnerait sens à ta vie

Sans instinct de survie

Te voilà en face

De la fugacité de l’existence

Où le soleil s’amenuise

Le noir t’apporte ses angoisses

Tu prends au jour le jour

Le peu qui se donne

Tu as jeté ton insouciance

Dans le jardin de tes souffrances

Depuis que tout ton être se bat

Contre l’ataxie de Friedreich

.

Une étincelle

Sous les lueurs crépusculaires

Juste une étincelle pour toi…

***

Au-delà de toute couleur

Derrière les yeux encore fermés du long voyage

Le foisonnement de vie s’ouvre lentement

On craque une allumette

Pourtant la chaleur est en soi

Peau contre peau

Mais on aime le cocon induit aux teintes de la flamme

Et le cri vient comme une victoire

Sous les lampes criardes et les pas feutrés

La nuit poursuit sa course et l’aube les trouve

Endormis et sereins sous l’auréole du jour

***

Une composition à quatre voix, celles de Marjolaine, Phoenixs, Kiproko et Éclaircie

Le titre m’a été soufflé par Marjolaine et Phoenixs

Les arts graphiques, mues remuantes

Après la mue

Et son lent détachement

Dans le passage qui va

Du sombre au clair

Crinoline de dentelle ajourée

On rampe dans l’exil

Des yeux

Couleur froide

Comme pierres dormantes

De nature morte

Cherche

La voie faisable

Jusqu’au ru bleu Cyan

Sur le sable chaud

Un lézard paresseux

S’étire

Ses écailles dorées luisent

Sa prunelle turquoise reflète le vide

Sa queue laisse

Sur le sol ocré

Des arabesques antiques

Entre infini et néant

Il feint d’être mort

Au moindre bruissement

Puis disparaît au fond d’un grand trou

Noir minéral                                                               

Cerné d’ombres profondes

Que le vent s’essouffle de combler

***

Le vilain petit canard sous sa peau de serpent

S’ébroue dans la mare

Des lambeaux de cape et de chapeau

Défilent dans un ciel d’aurore

Les pavés rêvent de sable à la merci du vent

La neige emprisonne ses cristaux

Afin de n’être pas nue

Dans un février qui hésite entre glace et grêlons

Les masques tombent avant la fin du jour

La sphère à la peau neuve mais fragile

S’enroule sur elle-même

Et protège ses fils des piétinements insensés

***

La peau se déplisse sans rien bouger

Des nervures qui l’irriguent

Laissant aller les métamorphoses

A nu.

Pourquoi devenir autrement ?

Jolie question dans la tête foisonnante

Que tout bouscule

Avant le retour au calme 

Découvrir ce que l’on est déjà

Plongé dans le tumulte

C’est chercher un peu de mémoire

Au seuil de l’oubli…

***

Après la mue

quelques plumes à terre

témoignaient d’un passé ou au moins d’un passage

puis le silence

puis la poussière

et le soleil sur le silence

la pluie plus tard sur la poussière

au fond des yeux indélébile

l’avant donnait à l’endroit nu

le goût amer du mot « perdu »

***

Après la pluie,

le beau temps,

Après l’hiver

revient le printemps

Chantent

tous les amoureux,

Du Beau

en toute saison,

Chacun

se tient en mue

l’enfant, ému

presque nu, devient ado

et change de peau

Quel pot!

Après la Mue

tout est renouveau

l’Horizon

nous tend les bras

A nous

une nouvelle floraison

***

Mise en page et titre de Kiproko,

avec les participations de

Kiproko, Éclaircie, Phoenixs, Élisa, Marjolaine