Historique du mois : décembre 2018

La foire volatile ou la folle traversée

La foire volatile,


Ici, on vend tout
Les oiseaux en cage, les pigeons voyageurs
Les migrateurs
Volés en plein ciel qui s’en allaient sans retour
Sans traîner leurs ailes de…
L’oubli
Ici, tout s’achète
Le présent sans avenir comme le passé desséché
Chacun crie sa marchandise
Égosillé du soir perdu
Pendant que le ciel abandonné
Joue de la flûte sans notes
Et se demande ce que sont devenus les  » merveilleux nuages »
Sans billet.
……………………
Dans l’intrigant voyage
Des grands migrateurs
Je serai l’aventurière
Curieuse
Et sans perdre le nord
Je verrai du pays
Battrai la campagne
Je traverserai les océans
Irai par monts et par vaux
Franchirai les montagnes
Pour toucher des yeux
Le détroit de Gibraltar
Et celui du Bosphore
Où s’auréole tout l’or du couchant

Sans fil à la patte
Je tiendrai ma boussole
Tendrement blottie
Sur l’édredon de plumes
Saluant les voyageurs du ciel
Croquant un morceau de soleil
Consolant l’oiseau qui déchante

Et de mon vol au long courrier

A dos de passereau
Peut-être fendre le vertige
Apprivoiser la nuit
Jusqu’au noir le plus profond
Avant que le jour s’écartèle
Et plante sa lumière
Sur un bout de ciel à emprunter

Revenant de l’exquis pèlerinage
Je rapporterai dans ma besace
Tous les secrets des chants ailés
La couleur douce des arcs-en-ciel
Le mystère du croissant de lune
Une parole à tous les vents
Pour cajoler l’âme inconsolée
Des grands départs dont on ne revient pas

…………………………………
Des heures et des heures que mes ailes
Éprouvées par ce long effort
Hésitent à s’immobiliser
Renoncer- renoncer au but
Ne plus souffrir dans chaque parcelle
Du moindre muscle
Quand la tête ne sait plus diriger l’ensemble
Soudain surplomber la mer
Apercevoir cette simple barque
Avec à son bord tant de fourmis apeurées
Se ressaisir alors et poursuivre
Poursuivre cette migration
Offrir le sourire du soulagement d’avoir traversé
Cueillir celui d’un accueil bienveillant
……………………………………

Attachez vos ceintures,
L’heure du Grand départ
a sonné.
C’est un voyage particulier
à la Nils Anderson qui va commencer.
Voyage d’une vie.
Tout le monde est de la traversée,
quel que soit le caractère des participants:
Mouette rieuse
Cormoran huppé
Sterne arctique ou de dougall
Macareux moine
ou encore Cygne chanteur

Ici M’sieurs Dames,
On est à la Croisée des chemins
Au carrefour des migrateurs
tout le monde est roi

Voyage difficile!
Il faut beaucoup d’entrainement

avant de prendre le Grand départ
mais ceux qui reviendront l’année prochaine rapporteront avec eux
tout l’or de l’Humanité, et dans un battement d’ailes, face aux éléments de la Nature,
Ce sentiment de liberté et de sérénité retrouvé.

Cette traversée: grand voyage de Noël existe bien grâce à Phoenixs, Plume Bleue, Éclaircie, Marjolaine, et Élisa qui veille à ce que tout se passe au mieux. 4Z est en lien direct avec le Père-Noël, alors tout est OK!
Merci à vous toutes pour tous nos partages, et que la Magie de Noël apportent tout le meilleur dans tous les foyers du Monde. Bien amicalement, Marjolaine

Sous la loupe du Martien,


***

La spirale s’étire et se distend

Se tord et se déforme

Jusqu’à son point de rupture

Pour s’enrouler sur elle-même à folle allure

Et devenir ce petit rond

À première vue anodin presque invisible

Pourtant sous la loupe du Martien hilare

De petits êtres s’agitent gesticulent

S’invectivent s’entre-déchirent

Ayant perdu la mesure et l’espoir

***

Suspension,

Tu tournes à la croisée des chemins fluorescent

Devant le brasero qui brûle sans chauffer

En rond les points abrègent les phrases trop longues

En plat tout prêt

Là-bas, au gynécée froid de la parole

Les gardiens raidis gardent et regardent

Les troupes hagardes de tes complices

Suer dans la cellophane moulante

Qui les tient serrés en rang épars.

 » Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

***

Tout a commencé

par une histoire de sens

ou plutôt de manque d’essence de l’existence.

Raymond , de là où tu es,

tu dois bien rire ou trouver cela triste à en pleurer…

Dès « le Point du Jour »

Tous, on s’est rassemblé

à côté de l’Edicule

pour clamer en Haut notre ras-le bol

pour que chacun ait plus que son obole,

on s’est posté

au  » Rond Point »

de tous les quartiers

dans tout le Pays.

Le but était de créer, de se recréer

de se sentir plus riche, tous ensemble

Une famille on a trouvé

mais le Haut n’entendait toujours point.

Alors on a changé de vitesse

de  » Point Virgule » on a mis « du Point Rouge »

Traduction de notre lutte pour tous.

On s’est posté

aux Ronds-points

pour exiger

PLUS DE JUSTICE POUR TOUS!

On a chanté,

On a crié,

On a manifesté! Paisiblement!

Rien n’y a fait!

Alors on a tapé du Point sur la table

on s’est mis en marche

et on a décidé un point c’est tout

que nous bloquerions en tournant.

Unis nous étions,

Unis nous resterions jusqu’à

Obtention de nos revendications!

Et après 6 jours et 6 nuits

Le rideau s’est enfin levé

sur une humanité « rajaunie », transformée

recentrée sur l’humain,

Transfigurée.

Il était temps! Merci à tous les Gilets pour cette marche

en avant Fanfan la Tulipe en avant la Tulipe en avant!

              C’est en avançant ensemble qu’on gagne. Restons soudés!

Dans l’ordre de parution : Eclaircie, bibi et Marjolaine pour ce rond point qui n’a pas vu Elisa et Plume bleue. Une prochaine fois sans doute ?

Grand angle

Angle mort,

 

Dans son cœur bat la mer

Grotte moelleuse aquatique

Les algues glissent valves voyageuses

Qui portent le vaisseau lointain de ses voyages

Pendant que la houle agite les écumes noires

Il va au gré du vent capricieux

Porter ses ancres sans ancrage

Comme un vieux loup amer

Dédaigneux des ports pâles

Des phares électriques

Dressés en angles morts

Sur l’horizon mité…

***

L’angle de vue se mêle aux lentilles

Corail et poissons déménagent

Pour un terrain vierge à l’abri des regards

Les astronomes ont perdus leurs étoiles

Dans cette nuit où le soleil insomniaque

A fondu toutes les ailes des Icares et des autres

Les lunettes s’éloignent des yeux

Déjà égarés loin des têtes

La caméra ne retiendra rien de plus

Et les spectateurs ensommeillés

De fondront aux fauteuils

Heureux d’être conviés dans une salle comble

***

Une trace temporelle

Dans la profondeur

D’un bleu acier qui mue

Parade

Se déploie

Tire son trait

Libre triangle

 

Ton regard oblique

Suit la figure qui s’ébat

A perdre haleine

L’oiseau noir

Juxtapose les nuages

Hisse au ciel

Sa poésie ailée

 

Sans gêne aux entournures

Transfiguré

Tu glisses au bord de tout

Enjambes le paysage

Et traces sur ta ligne de cœur

Un arc-en-ciel dans l’angle mort

 

Puisque la verticalité du temps

Sectionne les pans de lumière

Et que tout s’enlise

Par la force des choses

 

Ouvre l’espace

Déchire le bleu

Et touche le rayon solaire

Epouse les lois de l’apesanteur

Et fais comme l’oiseau qui s’enchante

De l’insondable perpétuel

***

Par le p’tit trou de la lorgnette

ce que je vois du haut de mes 10 ans,

derrière mes lunettes,

m’interpelle.

Je ne comprends pas tout.

Ce que je perçois sur la photo:

un paysage en transformation…

Beaucoup de Rouge…

Une grande émotion de Vague Jaune

qui tend aussi vers le Vert.

Dis Maman, ça fait quoi en peinture

quand on mélange les couleurs du rouge jaune et vert?

Un  grand débat qui tend vers un monde meilleur!

Ah!… Merci Maman

 

Plus tard, du haut de mes 20 ans,

je prends mon sac et me voilà partie sur la route

avec tous mes mots dedans.

Gravir la montagne

Arriver au sommet

Prendre une photo

Vue d’ensemble!

S’écrier: Liberté, je suis là

 

Aujourd’hui

je regarde la  » photo du haut de la montage de mes 20 ans »

je zoome sur la photo…

Qu’en reste -il?

Un voyage d’exception à construire

Allez, tout le monde est prêt?!

C’est bien, vous êtes tous dans le cadre!

A 3,je vais appuyer,

Attention! 3, 2, 1

SOLIDARITÉ!

 

Oh vraiment, c’est la plus belle de la collection Maison Grand Angle!

***

 

Le cercle des plumes :

Phoenixs, Éclaircie, Kiproko, Marjolaine,

Élisa toute proche

Ballet bleu sur le tremblé du lac

Le reflet trouble

De tes émotions

Dans l’onde où tout se balance

Froissé d’incertitude

Est-ce là dans ce lieu

Plein d’oubli

Que ta mélancolie se noie

A la morte-saison des âmes

Sous les flamboyants cieux

Un soleil désORienté se débat

Avec ses sujets verbeux

Qui se disputent le feu et l’espace

.

Dessine l’émoi

De ta plume blanche

Qui jaillit des eaux vives

Vole

Chrysalide aux ailes tatouées

A l’encre bleu marine

.

Avant que la nuit ne t’immerge

Avec ta part de silence

Dans le lac des signes

Comme un écho perdu

Qui chute dans l’abîme

***

Novembre s’est perdu dans les jours sans lumière

Le lac s’est égaré dans le ciel

Goutte à goutte il revient dans son lit

Semant çà et là quelques signes

Pour ceux qui s’inquiètent

Ou ne nagent pas bien dans l’obscurité

Les phares éblouissants parfois le croisent

Le confondent avec la pluie

Puis trop las pour s’en soucier

Le laissent revenir à la nuit

Douce comme la caresse de l’eau sur les joues

Qui rassure et murmure : « je suis là ! »

***

Et la valse des écureuils,

.

Si tu glisses en feuille de chou

Sur le sens des miroirs gelés

Tu ne verras rien d’autre que le crissement

De tes souliers gaufrés

Le ciel au-dessus remporte

Le rayon froid ensoleillé

Que tu as laissé passer indifférent

Inutile dès lors de fouiller les eaux mortes

De remuer les girouettes de tourner

Ta marche dans la direction des montres noires

Le lac est muet comme muettes les paraboles

Qui nous crèvent les yeux.

***

Une silhouette juste sous la surface du lac

S’est mise à danser

Sans musique

Ses mains signent un discours apaisant

Les spectateurs ne sont pas au rendez-vous

Seule l’enfant à demi cachée par un arbre

Entend le message écoute le geste

La lune entre dans le ballet

Soulignant surlignant les mots invisibles

Au matin la petite s’éveille

Riche du spectacle venu jusqu’à elle

***

Une plume

virevolte lentement

choit un peu

et choisit finalement

de se poser délicatement

sur le Lac Léman

en lançant un clin d’œil rieur

au public médusé.

.
C’est le signe

du ralliement

qu’attendaient

tous les Amis.

L’Hiver est terminé ! Explosent-ils !

Le Printemps renait !

.
Les oiseaux chantent

Les gens se sourient à nouveau

et même sans se connaître

s’apostrophent

se font des signes joyeux

se congratulent d’être toujours en Vie.

.
Aussitôt

les mains s’agitent,

se mettent à former des lettres, des mots, à raconter des histoires

tout le monde parle à tout le monde  avec ses mains

la fête va commencer d’un instant à l’autre…

Et pour que tout soit prêt dans les temps

nous mettons  la main à la plume

en laissant les cygnes du Monde Entier profiter du moment présent

en se donnant tous la palme en faisant ainsi une grande ronde pacifiste tout autour des océans !

***

 

Les plumes sur le lac des signes : Kiproko – Elisa – Phoenix – Eclaircie – Marjolaine