Monthly Archives: octobre 2018

Pommes rouges sous le préau,

Ecrire
Le bois dans la main
Rond et blond
Poser la pointe du stylo
Sur la surface tendre
Et dure
Du bois blond
Et rond
Au risque de casser
La tête dure et blonde
De la fille au stylo

*****

La tête contre les murs
Aux oreilles serviles
Gueules cassées grimaçantes
Et la chaleur qui oublie de décroître
Tous les casse-têtes irrésolus
Pas même une utopie pour entrevoir demain
L’enfant et son puzzle
Dont les pièces ne s’emboîtent plus
Ouvre les yeux sur le brouillard et la ficelle
Nouée d’avance par des mains inconscientes

*****

Lorsque je suis en tête à tête
Avec moi-même
Que je me parle sans rien me dire
A me demander dans le miroir
« quel je joues-tu ? »
Mon cortex atteint le sommet critique
Embrouillé comme un sac de nœuds
Causant le trouble tête, semant la zizanie
Et l’affaire se complique

Faudrait-il me mettre sur écoute
Pour dénouer mes faux-semblants
Raisonner cet agent double ?
Toujours au bord de la rupture
Sur des chemins de traverse
C’est toujours le début des embêtements
Lorsque je cherche la petite… bête
Entre ça et moi et autre sujet sensible
Qui titillent ma cervelle
Comment résoudre l’équation ?
De cette prise de tête, je ne sors jamais indemne
Le rouleau compresseur d’un vague à l’âme
M’entraîne vers le fond sans échappatoire
Et tout donne sens à mon désordre mental

La mélancolie, cette tracassière indécrottable
Épie mes tourments, jette son froid
Comme une lancinante bise de novembre
Parfois je la toise sans perdre la face
Et j’entre en résistance sourde
Je bataille tous feux éteints
Esquivant l’appréhension frontale
Sans suite dans mes idées
Alors, pour congédier mes maux chroniques
Je dégrossis, clarifie, me débrouille
Je mêle les mots et démêle mes pelotes de laine
Toujours en solitaire et avec la même patience

Parfois me prend la peur de tourner en rond
Au fond de mon bocal et même un peu plus haut
Je lutte pour trouver l’issue de secours
Afin que la camisole ne me soit pas fatale
Mine de rien, tout devient vite… minant
Autant qu’un casse-tête chinois

*****
Tu te penches au-dessus des nuages
A chercher les formes fixes
Un sens coton mouton glisse
Puis rien
Tu creuses les silhouettes vaniteuses
Les tiennes dans le miroir
Un non sens mouton bêlant passe
Puis rien
Tes mains nerveuses épuisent le sable
Sel galets sang coulent
Puis rien
Ton crane poli a trouvé ce qui cassait
Mais il dort à présent dans le silence
Du rien

*****

Tous les chemins
mènent à Rome.

Si je prends à droite
que se passera-t-il?
Et si je décide de partir à gauche
aurais-je plus de chance?

Tout est question de choix
de rencontre, de voie qu’on se trace.

Pour l’instant j’hésite, je n’sais pas
je reste en suspens
au Chemin des 4 Vents, Au croisement du Labyrinthe
je n’peux pas choisir, je n’veux pas, j’ouvre les bras sur Tous les Possibles

Heureusement,
pour m’éclairer

J’ai toujours
ma Boussole du Cœur,
mon Fil Rouge
ma Pelote de Laine

Alors, et si on jouait
à être grand

sans ces casse-têtes
remisés au placard,
on ferait le Tour du Monde
en prenant ensemble tous les chemins

Et par la réalité bien connue de l’enfance
comme par magie, tous les casse-têtes seraient résolus!

Alors, qu’est- ce tu fais? Tu viens? ON jOUE!?!

Sous le préau à la recherche des pommes d’automne : Elisa, Eclaircie, Plume bleue, bibi et Marjolaine
Le casse-tête c’est de retrouver le fruit défendu plein de promesses.
Le titre s’est inspiré de Plume bleue et 4Z a validé 😉

Eclosions éphémères

Le premier pas sur la lune
Les traces de pieds dans le sable
Le silence et le mot
L’attente sur le quai de cette gare
L’œil qui se ferme à jamais
Et l’instant de tout énumérer
La seconde éphémère me renvoie
À ce temps d’inconscience
Qui à nouveau épie derrière la porte

Sur le fil …
De la lumière du jour à la lune éclairée
tout bouge plus ou moins loin,
selon le sourire de l’Fée Mer que l’on rencontre sur notre chemin.

Le son mélodieux d’une voix aimée
accompagne nos pas
dans cette vie qui est à la fois
changeante et la même selon
notre humeur de l’instant qui passe.

Une envie soudaine
et nous partons refaire le monde sur la lune
à l’aube de nos 17 printemps retrouvés !
Tout est question de diapason

Avant de respirer la fleur tant aimée,
abeille et papillon virevoltent
vivent à chaque souffle une expérience nouvelle
et doucement, dans cette minute intersidérale d’éternité
dansent avec leur essentielle

Effet mer,

Te voilà suspendu dans le crachin
Des vagues affairées
A cogner l’entêtement aux roches moulées
Le fil dans l’eau te tient au-dessus des algues
Molles
Mais tu ne perds rien pour entendre
Le cri des écailles cueillies
Elles rêvaient d’écouter la terre
Entre deux grottes
Curieuses de connaître ce que tu es
En passant
Vous êtes à présent immobiles sur la sable
D’avoir cru éternel le chant des eaux
Mouvantes.

Sous la frange de lumière
Quelque chose tremble
En ce lieu précis
Au milieu de l’onde
Mouvante féérie
Ailes de soie irisées
La danse délicate des demoiselles
Entre le jeu d’ombre et de soleil

C’est l’heure des métamorphoses
Offertes avant l’oubli
L’aurore a déplié sa nappe blanche
Décoré les brassées d’herbes bleues
De perles cristallines
Pour fêter la naissance du jour
Fragilité fugace avant que tout ne s’esquive
Dans la lassitude molle de l’ordinaire

Sur le seuil de l’éveil
Pur moment de beauté
Dans un fragment d’éternité
L’éphémère saupoudre sa magie
Touche la membrane sensible
Il court le battement au souffle furtif
L’instant inouï avant tout déchirement

 

Dans la lumière passagère, Eclaircie, Marjolaine, Phoenix et Kiproko délivrent leurs messages éphémères…