Monthly Archives: septembre 2018

Reflets

QUESTIONNEMENT?! …

 

Intérieur?/ Extérieur?

 

Tout est Noir; bleu-gris ou blanc

selon le moment

 

Silence

 

Éparpillement/ Retrouvaille avec Soi

 

D’une phase à l’autre

Tout se répond à l’identique

 

C’est selon comment on éclaire l’instant

qui donne un sens à notre conscience-lumière

qui nous renvoie à notre grille de lecture

 

Que nous apporte cette lecture?

 

Extérieur? Intérieur?

Tout se reflète dans l’Univers

Le Haut est dans l’Eau

Le Bleu dans l’Air

et l’Air passe dans notre émotion

qui vient se refléter dans la Mélodie que notre Âme respire

 

Tout est là,

A portée de main

Et si nous prenions simplement le temps de

ressentir pleinement toute la richesse des reflets de notre Âme

 

en Respirant la Vie

 

PLEINEMENT

****
Reflet inverse,

 

Pendant que tu regardes l’endroit

A l’envers se meuvent les ombres

Eteintes de la vérité

Enfin du presque mensonge nu

Des formes et des êtres que tout agite

Sous l’eau

Miroir opaque derrière lequel flotte

Insensé le sens de ce que tu vois

Fixement sans rien deviner

Des reflets trompeurs sur ta rétine muette

****

Tous les passants ne sont que les reflets d’eux-mêmes

Ainsi le plus petit tête baissée

Dans sa réalité dévale une cascade fraîche

Les trois qui se saluent sont des illusionnistes

Faisant naître de leurs chapeaux vents et marées

Et quelques poissons aux yeux rieurs

Le plus grand avance certes mais il est un arbre

Un arbre centenaire heureux de frôler le ciel de ses branches

Et tous ceux-là sont des trains des ponts et des rivières

À mes yeux entrouverts dans le matin naissant

****

Couleur sépia

Portraits enfantins

Robes fleuries et souliers vernis

Nous sirotions des limonades

Eclats de joie ensoleillés

 

Instants pris à la volée

Primesautières

Nos bras grands ouverts

Soulevaient d’insaisissables nuages

Et nul obstacle ne s’opposait à notre insouciance

Vent de liberté, azur étincelant

 

Dans le rabot du temps

Entre ombre et lumière

S’ouvre parfois la porte des souvenirs

Alors, la mémoire s’attarde

Sur la rive où tout déborde

Il y a comme un miroitement qui pointe

Dessine sa ride qui va s’élargissant

Sur l’onde remuante

Poussée jusqu’au tréfonds de l’âme

 

Passants reflets, éphémères images

Echos surgis du silence

Chatoiements que l’éclair ravive

Dans le rougeoiement du soir

Glissants entre les berges

****

 

Reflets mis en lumière par Marjolaine, Phoenixs, Éclaircie, Kiproko

 

Voilà mon  » non hommage  » 😉 Hymne à, D’une lune à l’autre,

Voilà mon  » non hommage  » 😉 Hymne à, D’une lune à l’autre,

Curieux thème qu’il nous est donné
Où le t’aime oublie l’abandonné
Le délaissé le solitaire
Remplacer ce qui tue sur terre
Par un rêve coloré
Une brève pause adorée
Dans cette tourbillonnante pantomime
Incessante comédie des mines
Des dits et des tus
Curieuse place laissée au sourire
Sur ces masques qui n’ont rien à dire
J’aurais bien éclairé une page pure
Mais le noir a la vie dure

Ah ! le fabuleux voyage
Au-delà de l’ordinaire
L’ode au merveilleux
Niché dans le lieu hanté
Ah ! la belle émotion…

N’est-ce pas le vœu de tous les hommes ?
D’épingler quelques étoiles candides
Sur la cape de la nuit
Croire encore à sa part d’innocence
Hors du désenchantement
Arrêter la course du temps
La soif du vertige pour combler la faille
Esprit, es-tu là afin de nous transporter ?

A cette énergie renouvelable contre l’imparable raison
Ressentez le battement
Comme un jeu d’enfant
Laissez vous surprendre dans les pas de travers
Osez les chemins de lune, croquez le croissant
Et quittez la route droite
Claquez la porte des réalités mesquines
Epiez l’inattendu, la félicité de l’improbable

Cherchez bien où s’offre le ciel
Son arc-en-ciel de joie
Suivez la source du ravissement
Sous le balancement des nuages
Prenez le large du côté de la mer
Portés par les bras du vent
Laissez- vous conter les secrets intimes
Lorsque la mousse et l’eau vive se tutoient

Laissez le sublime trouble vous toucher
Jusqu’à l’incandescent bouleversement
Ultime point sensible
La magie, ça tient à peu de choses parfois
C’est être ici et là-bas
Toujours vivant à la volée

Le merveilleux est partout
Si tu sais le voir…

La lune et l’arbre n’ont jamais fini
De se murmurer les plus beaux serments
Lorsqu’elle veille sur les petits poings fermés
Les yeux clos et les rêves multicolores
Il replie son feuillage pour faire silence
Quand il accueille les plus folles rondes
Dans le secret elle admire les farandoles
Entre chien et loup tous deux reprennent
Leur long conciliabule qu’ils poursuivront
Dans la légèreté de l’aurore naissante

Rencontre fabuleuse
d’un Chat et d’un Renard!
Rien ni personne n’aurait pu dire qu’ils allaient se rencontrer
si ce n’est la lune rousse qui les éclairait dans cette jungle des sentiments.
Et qui a permis que dès leur premier regard, leur cœur s’embrase et ne cesse plus de battre la chamade comme un vol d’hirondelles au Printemps
Il aura suffit d’un seul regard pour que tout soit Magie, Beauté, Amour, Folie
D’un seul clin d’œil, ils se sont compris
Une lettre, un parfum, les voilà enlacés à jamais
Merci La Vie

Le Week-end est trop chargé pour que j’écrive mais ce n’est pas triste : les enfants apportent de la vie à la maison et l’amour est loin d’être absent.
Je vous lirai avec plaisir.

La magie, ça tient à peu de choses parfois
C’est être ici et là-bas
Toujours vivant à la volée

Le merveilleux est partout
Si tu sais le voir…

Merci à vous toutes pour cet échange, j’ai été très touchée par ce texte collectif!
Par ordre d’apparition Phoenixs, Plume Bleue, Eclaircie, Marjo, Elisa et à nouveau PlumeBleue pour ses mots d’ouverture

De mémoire , inventer l’automne

Inventer l’automne
Quand tout est mémoire
Le cri des engoulevents au crépuscule
La douceur des ululements
La lumière complice de la lune.
Inventer les couleurs
Tant de fois partagées…
Le crissement imaginé d’une plume
Le sourire dans une voix.
Les feuilles cèdent au vent et à la pluie
Je résiste encore au temps qui sépare à jamais de juillet
Demain, je m’enroulerai dans les brouillards blancs
Leurs silences bienfaisants apaiseront les miens.
Elisa
****
En chaussons et tutu, sur les pointes
La coiffe chargée de fruits
Et le vent pour toute scène,
L’automne par petits entrechats
Sautille entre les arbres charmés
Puis se lance dans des arabesques
Vertigineuses et colorées.
Les branches la porte aux nues
Et dans un frisson de plaisir
La danseuse entraîne les feuilles
Dans un dernier ballet
Et s’allonge ocre et dorée sur la terre humide.
Eclaircie
****
Entre moissons et vendanges,
Tout s’effeuille
Dans la mémoire qui brûle.

C’est le temps des grandes migrations
Les oiseaux ont appris la longueur des jours
Plient bagage avant la cisaille du premier frimas.
Sous les cuivres rutilants
Les méditations solitaires se lient
Aux murmures des feuilles jonchées
Et, dans la chevelure rousse des arbres,
Leurs soeurs vacillent avant la sentence.

La grâce éthérée d’un tourbillon d’or
Cache l’orbe des regrets.
L’âme s’épanche
Au plus profond de l’obscur
Ballet étrange et cyclique
Où les pas glissent vers l’imprudence des jours.

Dans l’harmonie des métamorphoses,
Sous les apprêts flamboyants de l’automne
La toile des silences est propice à tous les désordres.
Ainsi, nous ébranle la mélancolie.

Plume bleue

****

Feuille de route,

Effacer l’homme du paysage
Gommer ses paroles interminables
Dégoulinantes sur les murs défraîchis
Les écorces rongées par l’acide des gestes
Les eaux secrètes vomies des turbines
Oublier son passage dans les saisons amères
Les chutes vertigineuses
Les ruines craquées aux jointures
Ce serait comme inventer l’automne
Sans l’hiver dans ses veines…
****

Aujourd’hui
Tout bouge
A la Boutique des 4 Saisons !
Le Bas est en haut,
Le Haut est en bas.
Tout est Chamboulé.
C’est l’Automne, Architecte de la Vie
Qui vient transformer son Palais.

Mettez un peu d’Eau
C’est important pour bien pousser.
Rajoutez une note de ton orangé
Ça fait du bien à l’humeur et au teint.
Imprégnez-vous de la Terre, des Arbres
Et prenez le temps de regarder, de respirer.
Les oiseaux nous gazouillent un concert
Avant de se réfugier dans leur duvet.

L’Automne l’a dit
Maintenant c’est décidé
Fini la grisaille
Automne rime avec
Couleurs Multicolores,
avec Rires Sonores,
avec Joie d’Exister
Alors, prenons-nous par la main pour faire une ronde tout autour du Monde et
Dansons La Vie

Marjolaine

Ces plumes au vent ne pouvaient que danser sur une note de vie.

Feuilles des contre-allées

Derrière la page le clapotis de l’eau blanche

Le silence des oiseaux

Feuilles d’automne qui peut-être s’envoleront

Quand l’hiver couvrira de gel

Les belles branches des forêts irréelles.

Un ciel laiteux de jour comme de nuit

Et la lune, si lasse qu’elle s’endort dans un nid

Oublié, comme le rêve inabouti d’un lendemain plus clair.

Derrière la page, la pluie tombe

Inlassable, méthodique, cruelle.

De nouveaux jours se lèvent qui succèdent aux anciens

Semblables et pourtant différents

Livides et graves.

Derrière la page, que tourneront bien, un matin ou un soir,

Les bourrasques fantastiques de nos premières années

Insouciantes, sur toutes les rives, même celles du temps,

Derrière elle, malgré tout, un sol nouveau se dessinera

Celui d’une terre fertile aux couleurs inconnues.

……………………

De l’océan,

Reviennent les vagues soupirs

Du bel été consumé.

Pans de sable, derniers remparts

vestiges d’innocents conquérants

Abritent ce peu d’insouciance

Qui nous file entre les doigts.

Septembre fait sa rentrée,

Ecoliers livrés aux marées d’encre,

Emotions débordantes sur papier buvard

Et desseins sur papier Canson, qui sait ?

A l’école de la vie

Tant de matières nous transpercent.

Dans l’air du temps, le spleen automnal

Dénudera tout sans compromis.

En d’impromptus jardins, s’uniront

Le silence des statues

L’inéluctable regret des choses mortes.

……………….

Oui oui ! J’ai bien entendu tout ce que tu m’as dit.

T’inquiète pas Petit !

Allons ! Il est temps !

Qu’as-tu fait de ton Histoire ?

 

Encore une heure, un jour, une seconde…

Tout s’égrène, tout se construit aussi…

Selon les pas qui nous mènent par de-ci, par de-là !

 

Tu vois,

On choisit sa vie et les habits qui sont devenus trop petits,

On accepte de s’en séparer ou pas ?!… ça prend du temps parfois…

Grandir c’est ça aussi:

C’est faire le choix de tourner une page

pour voir au fond de soi

Dans la sagesse du Passage

La Page Blanche qu’on écrira, de Notre Passage Accompagné,

 

Alors Petit

Maintenant que tu as repris des forces

Tiens ! Attrape ! Je t’envoie le chapitre dernier

Te voilà libre désormais

d’orienter ta lecture comme il te plaira

 

Dans cette Danse du Temps, t’es devenu grand ! 

………………….

Tourner la page sans se retourner

Tord le coup bas

A la mémoire capricieuse

Aller venir dans les corridors

Froids pourquoi ?

Quels que soient la porte ou le soupirail

Les courants d’air grippent

Grincent passent sans un regard

Sur ton chemin de crois

Amnésique qui pleure

Des rivages secs…

…………………

Rectos et versos se mêlent et se marient.

On ne sait plus dans le livre de sa propre vie

Où se trouvent hier, demain ni même aujourd’hui

Les mains incapables de saisir l’instant

De fixer la feuille, la retenir ou simplement la tourner

L’enfant alors, dans un complet veston

Joue à la marelle autour d’arbres frêles et deux fois millénaires

Les fruits deviennent fleurs et les fleurs bourgeons

Jusqu’au geste du grand magicien :

Les pages et les jours adoptent alors le rythme du vent. 

………………….

De l’autre côté du versant,

Nul besoin de se hâter

Pour sauter les palissandres.

Laisser le sort ensemencer toute lisière

Essorer l’inutile des baluchons,

Et, au crépuscule des traversées,

Tourner la page en douceur.

 

Dans le vent chantant qui bercent  les feuilles…Présentes dans les contre-allées :

Elisa, Kiproko, Marjolaine, Phoenix, Eclaircie, Kiproko.

 

De rues en boulevards

Boulevard de la rime,

 

Au bout de l’asphalte

Un terrain vague

Rivage cobalt

Haleine tag

Sur les murs sueurs

D’urbains mécaniques

Le noir couleur

Grise l’ironique

Destin des impasses

Crasses

~~~~

Bien que rien

ne les prédestinaient à se rencontrer,

Le bon ordre des choses fut bien vite chamboulé

Un matin d’été, où tout s’entremêla…

 

Je m’en vais vous le conter si tôt

 

Dans le quartier de Rues,

tout le monde s’agitait

était pressé, courait sans cesse,

Un seul mot d’ordre importait: travailler,

gagner toujours plus de pièces, rien d’autres ne comptait

 

Dans le quartier de Boulevards,

tout le monde se prélassait

respirait, se regardait,

Un seul mot d’ordre importait: se regarder encore,

faire partie de la fête et parEtre le plus beau

 

Tout aurait pu continuer ainsi à jamais en deux mondes parallèles,

sans ces deux  jeunes souris qui

Un beau matin d’été décidèrent de quitter un instant Boulevards et son théâtre

pour venir rencontrer Rues et ses pavés! Et Vice versa! Et partager!

 

Ce qu’il en  sortit?

Un matin de Fraternité retrouvé

Où chacun comprit enfin

l’importance de Rues et Boulevards rassemblés

 

Ne jouant ainsi plus que dans une seule respiration, où

toutes  les pièces à gagner et celles à gagner à voir et à applaudir appartenaient à un seul et même lieux: ENTRE RUES et BOULEVARDS…  CRÉATION

~~~

….Entre rues et boulevards

….La nuit, néons racoleurs  rouges

….Une femme, de ses longs ciseaux noirs,

….Découpe le macadam

….Nomade urbaine des passages non protégés

….C’est une part d’humanité dans un angle mort

 Entre rues et boulevards

….Derrière les façades

….Des rêves croulent à tous les étages

….Pour les voyageurs sans bagages

….Et personne ne connaît la fin de leur chute

….Entre rues et boulevards

….L’ombre s’efface avant le petit jour

….Le chemin de l’exil est le même

 Tout le reste est impasse

~~~

À l’ombre des tours généreuses

Les rues préservent leurs secrets

Le soupirail abritant la nuit

L’empreinte des passants pressés

Et cet embryon de verdure qui résiste

Quand les boulevards n’ont d’autre choix

Que la forme longiligne

Le carrefour parfait et l’arbre ciselé

Mais aucun ne sait le nombre de pas

Ni l’éventail des mots

Que l’on déploie pour appeler les portes à s’ouvrir

Et les fenêtres à sourire dès l’aube de chaque matin

~~~~

 

« Entre rues et boulevards » sous tous les angles de vue.

Mis en images par : Phoenixs, Marjolaine, Kiproko et Éclaircie.

Élisa présente depuis son jardin, silencieuse.

4z pour toujours à nos côtés.