Monthly Archives: août 2018

Nos petits entrechats

Entre chien et loup
il n’y a qu’un seul intermède
Le Chat
Et d’un bond
Nous voici sur le Toit du Monde
Aux premières loges
pour découvrir
le Fabuleux Ballet-Opéra
qui s’est fait une beauté
pour nous permettre de renouer
avec Un peu de Calme Retrouvé
Sous les étoiles,
le spectacle peut enfin commencer et
dans cet Entrechat magique
qui relie tous les Etats Passion …
Nous plongeons

Entre chats la nuit n’est plus grise
Elle s’illumine de pattes de velours
Danse dans les gouttières
Sèches depuis des lustres
Aubade et sérénade se confondent
Se mêlent dans un corps à corps souple et félin
Portes et fenêtres battantes tressent le pelage envolé
D’un ballet vertical aspiré par le temps

Petites filles en miroir
Couleurs
Ombre et soleil
L’une aux chats
L’autre aux chaussons
Plancher qui craque
Notes frappées du piano
Samedis minutés par mamie
Main dans la main les petites
Inséparables
Comme les oiseaux
Dans la cage sans barreaux

Un pas chausson devant
Pointe chassée
Un pas glissé derrière
Talon d’agile
Tu files sur la piste vernie
Léger équilibre
Souffle au vent
Suspendu au-dessus
D’un je ne sais qui…

Qui brisera le sort dans son apothéose ?
La pécore belle au bois dormant ou la mijaurée Casse-Noisette…
Prenant les poses qui s’imposent, bras suppliant le ciel, regards noyés dans le vague,
Chignons sages, pointes dressées, toutes deux s’élancent dans l’air…
Mais le maître de ballet ne se laissera pas berner par quelques ronds de jambe.
Soudain, avant la fin des auditions, tentant leur chance,
Une frêle souris corsetée de rose et portée par un gros chat en collant blanc
Raflent la mise en scène : de pas de deux en entrechats, d’entrechats en cabrioles, de cabrioles en pirouettes…Le Maître de ballet applaudit « Bellissimo ».
Ça leur fera les pieds aux deux pimbêches !

 

Par ordre d’entrée en scène :

Marjolaine, Eclaircie, Elisa, Phoenix, Kiproko

 

Plumes

À plume ou à poil pour lever tout le poids du silence, l’habit ne fait pas le moine

au paradis des cieux.

Un soir d’éclipse audacieuse, le miroir aux alouettes se brisa et ce fût la débandade.

La douce et légère plume repris du poil de la bête et s’extirpa de son édredon étouffant.

Inch Allah, les étreintes épuisantes et les ardeurs gonflées du bel emplumé !

Je veux être libre comme l’air, libre d’ailer où bon me semble de vols en galipettes, libre de flirter avec le fringant  pinson, de  m’émouvoir du tendre chant du rossignol, de  virevolter avec l’audacieux martinet. Libre de trouver l’oiseau rare s’il me plaît !

L’édredon, tout dépité, en perdit des plumes et se roula en boule pour sangloter.

 

Plumes au vent,

 

J’ai pris celle de l’hirondelle

La plus légère

Celle du paon vaniteux

De l’oiseau mystère

Matinal

Celle des cormorans en apnée

De la mouette hivernale

De l’enfant goéland

Aux pattes de sable

Sans oublier l’oiseau lire

Sur lequel je pose les chants de la vie

Duvet

 

Plum-Plum

 

« Plumes-Plumes », c’est à toi de conter euh!

 

A voler de ses propres ailes

c’est ce qu’on nous laisse à découvrir

lorsqu’on est enfant

 

Porté par le Vent

on va de-ci; de-là

sans se soucier du Comment

 

Plus grand, on fait 1001 rencontres

qui nous plongent dans le bain des couleurs et des émotions

en évitant d’y laisser trop de plumes

 

Au moment du Grand Départ

on se fait tout léger

on prend place sur la Plume du plumier

 

et dans un souffle, on vit un dernier échange

avant de recevoir des Amis à Plumes et à Poils

la distinction ultime

 

de Plumes d’Anges

 

Le boa engloutit la plume

Qui heureuse d’être

S’épanouit en éventail multi chrome

Les nuages un peu jaloux

Tentent de retrouver l’aspect duveteux

De leur enfance au ventre du ciel

Les sergents et les majors

Morts depuis des lustres

N’ont laissés que bribes sur le drap blanc

Sur l’oreiller la chevelure se mêle au sommeil

 

Par ordre d’apparition :

Kiproko

Phoenixs

Marjolaine

éclaircie

Élisa en silence

 

et 4z sur l’épaule de chacune.

 

Bonjour aux petites fées fertiles

Me voici dans la cour des grandes !
Comme j’aime les regarder, me délecter de leurs jeux de marelles.
A cloche-pied, elles excellent en poussant leurs petits cailloux sur le chemin de terre à ciel…

Il faut que les récréations s’éternisent, elles nous consolent de tant de choses…

Parfois, de là-haut, un lutin sourit de leurs amusements en se balançant sur son perchoir.

De l’autre côté du miroir, un souffle de vent les emporte et les transporte dans des voyages pleins d’images.
Leurs âmes douces habillent l’harmonie de ce lieu et leur poésie est enchantement : volutes joyeuses, hymnes de joie, bonbons tendres, douceurs blondes.

A mes belles amies de plume qui ont gardé la clé de l’imaginaire…

Kiproko vous rapporte une boîte de craies (pour la marelle) !