Monthly Archives: juillet 2018

Que reste-t-il de la flamme? Maurice Blanchard

(Les barricades mystérieuses)

 

 

Il faut d’abord choisir le point exact d’où l’on doit partir.

Le reste importe peu.
Pas la flèche, mais l’oiseau ! Je suis un oiseau
aveugle au centre de la Terre et je ne puis choisir mon chemin.

Il n’y a pas de chemin.
C’est en allant rechercher mes désirs enfouis que je
me suis perdu. Les arbres s’inclinaient sous la charge
invisible du vent qui passe, les arbres se redressaient,

vainqueurs une fois encore.
La joie était dans les yeux, la joie était dans l’alléluia
du tremble argenté, ce poète de la forêt dont les mains
tour à tour sombres et lumineuses rythment la danse
du devenir, l’innocence retrouvée.

Lever l’encre,

On lève bien les armées
Depuis les temps immémoriaux
Où sortis du ventre du néant
Les hommes ont dû exorciser la peur
Il est encore temps
De renverser la vapeur
De lever l’ancre sans navire
Sans voile sans foc sans étrave sans entrave
Sans proue ni artifice ou artimon
Depuis le hunier jusqu’au fond de la cale
Où se blottissent les animaux blessés ou pas
Ceux que l’on a enfermés là depuis les temps immémoriaux
Où sortis du ventre du néant….
Levons enfin l’encre pour chanter l’alphabet depuis le Z jusqu’au A
Que le phœnix renaisse de ces cendres sous l’éclaircie chagrine
Quand les fleurs du cinéraire jaune sont partie du soleil
****
L’enfant de la mer,

Jette ses coquillages, ses âges
Aux vagues endormies
Pour qu’un jour, un seul
Elles les lui rendent moussus
Intacts sous les algues
Ce seront quelques mots sur la plage
A spirales
De sourire demain

****

Ce matin, c’est décidé
il est grand temps de s’réveiller
et de prendre en main sa Destinée

Alors si t’es d’accord avec ça l’Ami-e-,
lève toi et un peu avant midi
En crie… hié! L’encre aura passé

Aujourd’hui, tu es ton meilleur-e allié-e-
pour naviguer en mer moins noire
et transformer cette blanche page sur le cahier, en espoir

Et! Cadeau de l’hirondelle, d’ici ce soir, si t’es Ok,
tu auras une plume nouvelle,
pour voyager au cœur de ton histoire ,
plus C. O.L.O.R.E.E

Alors?! Tu t’invites?! Le voyage vient tout juste de commencer

Un petit trio sur la barque d’un été nouveau. Eclaircie, bibi, Marjolaine. Nous attendons sur le pont Elisa et d’autres marins des mots.

Une pensée à 4Z qui veille sur l’équipage 😉

Brèves de plage-page-nuit

Un nouvel espace s’ouvre à nous-vous.

Publier ici de courts textes -moins de 1000 caractères est un bon format- d’humeur, d’humour, en prose, poétique ou pas, à l’endroit, à l’envers et contre tout, pour, contre ? pour se faire plaisir et nous faire plaisir.

 

Chacun bien sûr peut commenter ce qu’il lit et chaque passant peut faire de même, commenter mais aussi offrir sa contribution.

Un premier jet est posté en com de ce sujet.

Lire sur les galets, dans les cheveux de la lune, du haut d’une tour, depuis les yeux d’un enfant, etc

Bonjour à tous,

Ici ne sera pas un poème mais un sujet où chacun pourra, s’il le désire, venir partager en commentaire, un poème personnel, un souvenir, une réflexion, un ressenti ou tout autre qu’il aura en souvenir de 4z2a84.

 

Les « PPV », classés dans la catégorie « Plusieurs mains » se poursuivent, le prochain à paraître : le 13 août, dans le même esprit que tous les autres.

Les poèmes de 4z qui y figureront auront été extraits de ci de là parmi l’impressionnante collection de textes que Jean-Claude Barbé a semée sur Poésie Fertile et qui ne demande qu’à germer.

 

Éclaircie

 

Ce sujet sera replacé en première page du site, à chaque nouveau commentaire, ceci afin que les passants sachent, que Poésie-fertile est né, a vécu, vit et vivra grâce à Jean-Claude Barbé, 4z2a84

Dorothée Volut

16

Un jour,
il n’y aura plus le reflet doré de mon visage
sur la vitre du train.

Ni accomplissement, ni obscurité.

J’aurai quand même été là
à un certain degré.

Des rayons seront sortis de moi
rencontrant sur leur chemin de ronde
arbres, épaules, yeux qui ruissellent.

J’aurai rencontré des milliers de fois,
offrant mon visage sans jamais le voir.

J’aurai laissé l’odeur de mon sexe
se répandre à travers mes vêtements.

J’aurai dessiné des lignes invisibles dans l’espace,
échangé ma chaleur,

tenté de faire rentrer en moi
les formes que nous sommes.

Je serai née pour voir
et j’aurai aperçu —

et c’est vrai que c’est fulgurant,
la densité d’une pierre qu’on ne peut pas être,

les cheveux de l’eau qu’on ne peut pas toucher —
on ne peut pas dormir la nuit lorsque c’est pleine lune,

Un jour, il n’y aura plus cette intimité
entre le carnet et moi,

la porte restera ouverte et nous marcherons en arrière
recherchant des phrases vraies, que nous avions écrites —

il n’y avait pas de désaccord.

Dorothée Volut  poèmes premiersDorothée Volut, Poèmes premiers, Eric Pesty Editeur, 2018, 9€
Note de lecture de ce livre par Anne Malaprade

13 juillet 2018

À part être la veille du 14 juillet, ce jour m’amène à me poser et vous poser une question.

Jean-Claude Barbé a toujours été notre découvreur de poésie et notre anthologie ne serait pas aussi fournie sans lui.

Qui pourrait poursuivre cette belle œuvre ?

 

Vous passant, si un poème rare vous a  enthousiasmé, offrez le en commentaire. Nous inscrits, tâchons de faire de même.

 

Bonne journée à tous.

 

Fenêtre ouverte sur juillet

 

Bientôt l’avenue de ton absence,
l’étoile de plus
muette
et ces doigts inutiles
effleurant le clavier désert

Les mains n’osent plus
caresser les touches
inutile azerty
l’écho s’écrase contre le mur
sans résonance

Depuis ce jour
depuis ces nuits
depuis ce puits
et son orpheline poulie
les ricochets ne ricochent plus
le verbe silencieux
se perd dans le labyrinthe déserté

S’il vous venait l’idée
d’envoyer un signe
merci, je l’ai reçu.

Un poème de Josy

Mon tendre aimé
Pendant que le monde s‘endort
je me complais dans les vers de Baudelaire
qui écrivait
« ici tout est calme luxe et volupté… »
C’est ce soir que je le ressens
C’est ce soir que je suis près de toi
Malgré ton absence
C’est un peu ce soir que mon âme
se repose
La nature est si gentille
Et les fleurs si généreuses en leurs parfums..

Tout me parle ce soir
Les fleurs mais aussi les feuilles
L’herbe tendre
Le blé vert
Le jour qui s‘estompe peu à peu
Le ciel qui essaie d’étre lumineux encor…

je regarde les petites fourmies
Les mouches
Les mal aimés
Je leur souris …

Oui « calme luxe et volupté »
je ne pense qu’à toi

Au travers des mots

Ces mots que tu ne liras pas
Je me plais à t’Aimer
Toi mon sculpteur d‘âme
Toi qui m’a appris
Que le mauve se trouve
Derrière une montagne
Et que le mot Tendresse
Est un amour qui ne s ‘avoue pas…
Josy