Monthly Archives: août 2017

Partir sans …retour

Partir sans …retour
L’instinct pour la vie

Lorsque les hirondelles s’alignent sur les fils,
En notes mélancoliques, elles entonnent leurs babils ….
Nous sommes au crépuscule précurseur du voyage….

L’eau qui cascade fière entre roches et fleurs
De son nid au sommet, belle de son bonheur,
Salue maître blaireau hirsute grand fouisseur,
Venu laver ses pattes en source de son cœur.

Les gorges raffinées la cajolent d’ardeurs,
L’étreignent de l’amour indicible des terres
Qui s’y fondent amoureuses de ces mill’ fraîcheurs
Distillées, bleu dissout du ciel à coup d’éclairs.

La vallée enroule ses berges en larges aplats,
Moquette son cours de blancs pans drus de galets, …
Prend ses aises, inonde,…rend la vie aux amas,
D’arbres déracinés, partis verts, exilés.

Echapper au tourment du courant qui s’acharne
A partir sans retour pour des futurs sans voix,
Nomades impétueux déracinant leurs carnes
Du corps nourricier qui fit éclore leurs voies.

Devenir saumon-roi, engager le périple,
De mon océan fier vers l’eau claire, maternelle
Du cours de ma rivière natale, source simple
Généreuse de vies poursuivant l’éternel,

Vers le monde que la nature a fait.

Donner la vie
et
mourir en retour

TCM

Le chant des galets,

Jouons à nous déguiser !
Mais…ne vous déguisez jamais en gâteau, vous risqueriez de vous faire manger : les gens sont si gourmands !
Un jour, je me suis déguisé en nuage ; et hop, ce jour-là, il a plu. J’étais bien avancé – d’autant plus que j’avais oublié d’emporter mon imperméable. Quand je suis rentré à la maison, j’étais trempé comme une soupe.
Un jour, je me suis déguisé en téléphone…Oh là là ! J’étais toujours occupé. On me parlait en chinois, en russe, en anglais, en espagnol et même en me soufflant au visage ; je n’y comprenais plus rien, je répondais n’importe quoi dans une langue dont j’inventais au fur et à mesure chaque mot.
Une fois (j’étais alors déguisé en lampe), je brûlai toute la nuit pour éclairer une dame qui lisait, qui lisait un livre interminable…

****

La tour dans la brume appelle phares et phrases
Et je réponds présent cadeau
Le sol assoiffé se tord légèrement
Imprimant à la nuit un mouvement vivant
Ma source tarie
Me reste le fleuve insubmersible
L’océan jamais étale
Et le flot les images les arbres les villas
Les bâtisses les montagnes la lune
Et ton reflet le même et différent sous ces deux lustres

****

Pourquoi courir deux lièvres sur une seule jambe?
Attendre que les poules aient des dents
Comme si crever l’herbe ne suffisait pas
En s’enfonçant dans la boue
Couchés
Vendre la peau de l’ours ne vaut pas le détour
Ni côté en bourse ni en pot d’abeille brûlée
Par les deux bouts
Croire qu’une hirondelle fait le printemps
Revient à espérer que le bipède tisse de l’amour
Avec Pénélope l’évaporée
Autant reprendre un peu de coupe jusqu’à la lie
***
Funambule sur le fil de ta voix
Les images étalées devant elle
En tarot animé collé à la vitre d’un train
Elle regarde passive la grosse dame aux petits pieds
Le porteur amoureux dans son habit de coccinelle
Et l’œil dans le mur qui ne cesse de tourner
La lune sommeille dans un matelas de nuages
A part un régiment d’étoiles nouvelles dans le ciel
Il n’y a rien à signaler

Trois marins à la barre mais le vent dans les voiles pousse Zephe et sa vigie sans l’égarer.

Lire sur les galets, dans les cheveux de la lune, du haut d’une tour, depuis les yeux d’un enfant, etc

Bonjour à tous,

Ici ne sera pas un poème mais un sujet où chacun pourra, s’il le désire, venir partager en commentaire, un poème personnel, un souvenir, une réflexion, un ressenti ou tout autre qu’il aura en souvenir de 4z2a84.

 

Les « PPV », classés dans la catégorie « Plusieurs mains » se poursuivent, le prochain à paraître : le 13 août, dans le même esprit que tous les autres.

Les poèmes de 4z qui y figureront auront été extraits de ci de là parmi l’impressionnante collection de textes que Jean-Claude Barbé a semée sur Poésie Fertile et qui ne demande qu’à germer.

 

Éclaircie

 

Ce sujet sera replacé en première page du site, à chaque nouveau commentaire, ceci afin que les passants sachent, que Poésie-fertile est né, a vécu, vit et vivra grâce à Jean-Claude Barbé, 4z2a84

Billevesées et plus

Billevesée :

Définition :

1- Propos, écrit vide de sens et souvent erroné.

Synonymes. baliverne, faribole, sornette.

2 – Par extension : Idée, comportement, occupation ou préoccupation frivole, sans fondement réel.

Synonyme. chimère, futilité, niaiserie.

 

Source : le site (très bien fait, quoiqu’un peu complexe) CNRTL.

 

Donc, il nous manquait ce lieu, du tout et du n’importe quoi, et même si je n’aime pas ce qui est trop institutionnalisé, je le crée -ce lieu-

 

Le principe :

Vous avez un « truc hyper important à dire », postez le en commentaire de ce sujet.

Vous avez un « truc hyper pas important à dire », postez le en commentaire de ce sujet.

Bonne visite à tous !

 

Les voyageurs

Certains restent sur le quai

D’autres courent en vain

Et laissent leur valise à terre

A bout de souffle

Les plus rapides sautent dans la voiture

Penchent la tête et saluent de la main

La gare qui les a déposés

Il en est qui descendront en route

Sans se retourner

Quelques uns laisseront leur siège vide

Aux clandestins

Aux ombres qui ne manquent jamais le voyage

Assis près de vous

Familiers étrangers dont vous suivez le passage

Sur la vitre incassable

Paris Nice sans escale 6 août 2017

 

Même sans lire, la nuit et la lune

Appréhendent demain, limpide, lucide

Le vent, depuis trente jours, silencieux

Reprend au matin sa course

Poussant devant lui l’enfant frêle

Vers son destin incertainement dessiné

Les écailles des poissons frissonnent

Comme au meilleur temps des cris de joie

Dix, quinze ? Comment compter les pieds

Ecorchés au chemin des impossibles ?

Ou comment les rictus s’adouciront

À la première caresse de l’aube.

 

La pendule a cessé ses battements

Tout est tapissé de silence

Dehors

Dedans

 

Avouons nos secrets vidons nos sacs de cendre

Sur les crânes luisants des moines en prière

Le fleuve a des lenteurs dues à trop de méandres

Nous partageons ses jeux d’adulte et sa paresse

On suit d’un œil contraint le vol des perroquets

Un vol lourd illustré par des couleurs criardes.

De la rive nous font signe de jeter l’ancre

Des enfants au ventre gonflé

Et des mamans vêtues d’un pagne et d’un collier

Dont les dents d’animaux jouent leur rôle de perles.

 

Avec par ordre d’entrée en scène :

Phoenixs,  Éclaircie, Élisa.R,

Et

4z2a84 bien malgré lui, mais avec toute notre amitié.

Où vont ceux qui s’en vont? ……

Où vont ceux qui s’en vont? ……
…sont-ils partis vraiment?

Tombe la nuit…
et, le sommeil
Les yeux ravit,
Chasse la veille…

L’obscur s’anime…
et, vient l’instant
Qui bien ranime
L’écran vivant

Du film lent ,
Silencieux,
Grouillant d’autant
D’Images d’eux.

Ils est si tendre
Le doux retour
*D’êtres*de cendre
D’esprits d’amour,

Aux regards d’anges,
Venus des cieux
Fleurir l’échange
De rêves bleus.

Les vœux tressés
Dans l’existence,
Courant les quais
Du port *plaisance*,

Se sont confiés
Au grand silence
D’éternité…

… à qui tu penses,

Chante l’oiseau
En son soupir,
Perché tout haut
Dans cet empire

De vies gommées?…
Témoin divin,
L’oiseau secret,
L’Esprit serein,

En ce manège
De nos rêves,
Tel un arpège
Appelle sans trêve.

Tombe la nuit…
et, le sommeil
Les yeux ravit,
Chasse la veille…

L’obscur s’anime…
et, vient l’instant
Qui bien ranime
L’écran troublant:

image grave…
…le mage avive,
l’ombre suave
du corps sans l’age…

…palpite signe
d’éclats vibrants,
forme maligne
De sentiments…

…âmes élevées
Aux cieux, mirage
Chu dévoilé
d’yeux sans visage.

Où vont tous ceux
Partis sans l’Âme
Laissée chez eux,
Après le drame

Où vont ceux qui s’en vont? ……

vraiment…sont-ils partis ?

Toni Cervantès Martinez

L’Eternel,

L’Eternel,

Regarde-t-il la terre
Les sourcils en éveil?

Sa baguette magique,
En sa pointe, éclairée

D’un éclat lumineux
Vise-t-elle les étoiles?

L’âtre de son logis
Réserve-t-il des âmes

Bien au chaud, pétillantes
Empressées de briller,

D’enluminer le ciel,
D’éclairer le spectacle

Du monde en bas tombé,
Tombé qui bien se meurt?…

Et quand la nuit revient
De sa tristesse, lasse !…

Que l’aube ouvre un œil
Tentée de rire un peu,

La poésie, s’éveille
Et les mots tour à tour

Scintillent en couleurs,
Vibrent en mille(s) étincelles

Qui au pinceau du vent
Accrocheront les cœurs.

L’éternel, barguigneur
Interroge les anges,

Amoureux de la terre,
Instigateurs d’envies…

…Je veux bien m’installer,
Envelopper vos airs,

Vivre dans votre espace
Chanter à l’unisson

Avec vous… partager
Les misères, vos peines,

Les troubles des esprits
Comploteurs des non-sens…
…Avec chacun de vous
Mon énergie suprême,

Les jours gagés dès l’aube,
Les nuits gorgées d’horreur,

Avec vous tous je prie
Pour le bonheur des hommes,

Mais sans vous que serai-je
Sans vous je suis fini!

Toni Cervantès Martinez

Jean-Claude BARBÉ (24 avril 1944—14 juillet 2017)

D’un cahier d’hommage rendu par la femme, la fille et la petite fille du poète :

Faux départ

 

 

Je mourais. Je croyais mourir sous une étoile

Ma vie me chassait d’elle à coups de parapluie

Je vivais dans l’attente d’un jour très rare

Je regardais courir et se perdre mon sang

Sur les marches d’un escalier sonore

Vers la porte de communication avec la mer

Les flots sombres gargouillaient sur le seuil

Les chiens flairaient l’orage à travers la brume

Et j’étais mort depuis longtemps lorsque l’éclair

Réveillait les murs endormis la pierre usée

Les maisons sans mémoire et les puits dont l’eau pleure

Mais déjà le soleil prenait de la hauteur

Semblable à une fleur il éclairerait bientôt ma case

Je survivrais au pire et mon cœur réparé

Imposerait son rythme à l’éclosion du monde