Monthly Archives: juillet 2017

Jean-Claude Barbé- 4Z2A84

Avides d’aventures nos yeux nous laissent les encourager à quitter leur nid.

Ils survolent la terre où tout rentre dans l’ordre

La vague y cesse enfin de se multiplier

Pour donner l’impression d’avoir le ventre plat

Et de ne faire qu’une avec ses sœurs de lait.

Du plancher les bovins saluent le train des fleuves

Dont les crues endiguées par devoir rétrogradent

Les gazons sont tondus les pavés alignés

Les rues débarrassées des algues et du lierre

On défroisse les draps de son lit on repasse

Avec un fer le linge où grimacent des plis

Il faut que tout soit net comme un ciel sans nuage

Sous le regard qui jauge et juge et nous effraie.

Quand nous songeons à fuir il l’apprend et nous fixe

Comme sur un tableau de liège un papillon

Epinglé. Dans l’évier une goutte de sang

S’écrase de seconde en seconde – on dirait

Le compte de nos jours passés. Sommes-nous vieux

Au point de retomber sans surprise en enfance

Avons-nous pour nous voir bourgeonner de bons yeux ?

Le vent ne revient pas de loin quand il conseille

Au toit d’être l’ami des murs de la maison

Aux murs de tenir tête à la tornade – aux tuiles

D’éviter de claquer des dents car la peur comme

Une maladie se transmet changeant un homme

Placide en un tremblant plateau de fruits de mer

La montagne arrosée d’alcool perd l’équilibre

On s’accroche à la queue des étoiles filantes

Mais le plafond sans porte ni lucarne

Reste l’obstacle

Auquel on se heurte toujours

Les bosses sur le front le prouvent

Il faut sortir autrement de sa tête

Trouver l’issue parmi pléthore d’oreillers

Dans ce grenier qui sert d’infirmerie

Je redoute en cherchant d’ouvrir une blessure

En riant fort je crains de réveiller des monstres

Si j’avais regardé par le trou de serrure

Je saurais avec qui je couche avec quel monstre

Puis en m’imaginant près d’une oasis mort

Je me serais peut-être vu dans mon cercueil

Ou humé dans une urne en dépit des atchoums

Je l’ai dit : le vent tourne il nous montre son dos

Il berce en espérant l’endormir le colosse

Dont la statue garde l’entrée du port

Comme un phare attentif

Ce phare le soupir d’Eve le déboulonne

Il tombe à l’eau dans un bruit d’explosion

Il entraîne le ciel avec lui dans sa chute

La voûte enfin trouée nous aspirons l’espace

Où rien de contraire à notre espoir ne circule

Où rien ne se décide où rien ne s’évalue

Où rien sans cesse essaie d’afficher son refus

D’être mais ne parvient qu’à perdre une virgule.

….

En désordre d’idées sensées ( recueil )

En désordre d’idées sensées

LaPréface

Mes idées en désordre s’animent purement …

En bourgeons, elles moutonnent étonnantes, volages …!

Sont-elles,

flocons sauvages, fantasques éphémères…!

Sont-elles,

images brèves d’un passé étonné de n’être qu’un présent brève, source vive d’à-venir…!

…Sensées sont,

ces idées qu’en désordre je livre à vos esprits curieux teintés des poésies,

qui,

essaiment nos vies bohèmes

**************
**************

CORDESSE DE JEPOEME

Ce long si beau poème, j’aimerais l’avoir écrit.
Il me parle de moi et de mes frères aussi.
Tes narrations m’émeuvent si pleines de( ma vie )
J’aurais aimé l’écrire à ta place, je le confie.

FELIPA, mon frère, mon hôte, tu me dis des choses extraordinaires…
c’est un honneur extrême que de se voir écrire des choses pareilles…
C’EST LE PLUS ELOGIEUX DES COMMENTAIRES !

:)PORT-VENDRES… TOUT LÀ-HAUT..
Moi, je t’ai rencontré à Port-Vendres… tout là-haut… près de L’ABRI DU POÈTE…
J’y retournerai et te rapporterai quelques mots de reconnaissance…

Le jardin rocailleux cramponne ses schistes
Aux racines incrustées au cœur de la côte,
Gravée de marches, imprégnées des souffles de deux gosses
Rieurs, exténués, courant depuis le port.

Le grand, bouclé de blond, rieur impénitent
Jouait l’équilibriste élancé sur le mur.
Intrépide gamin, sans crainte de la chute
Les éclats de ses rires amusaient les copains.

Le cadet, intrigué parfois levait la tête
Nullement inquiété par ce clown bruyant
Courant dessus le mur tout en gesticulant
Sans peur de l’aplomb piqué jusqu’au bitume.

Le temps vite écoulé me laisse au cœur la trace !
Mes yeux fanés d’amour les cherchent sous le pin !
Ils vivent mes pensées et les regrets me restent,
Le temps jette sa cape obscure sur mes passés.

Les traces dans mon cœur mélangent les couleurs
Les peindre maintenant m’est tâche interdite
Leurs ailes déployées ils ont quitté la terre
Désormais devenus des hommes ils sont partis.

Le réel est aux yeux le temps qui reste à vivre,
Le vécu dans l’esprit endort ce qui n’est plus

***

CES VERS ONT ETE MIS AU MONDE PAR LA PLUME DE FELIPA… :enchanté:

:bye:

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Poeme publié 20 Mai 2008 à 10:39
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
22 Mai 2008 à 10:12

COURDESSES
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Commentaire à Céline

mots déstructurés—-

sur le coup…je suffoque
sur le coup…l’air qui m’a manque l’aurais-tu déstructuré au point qu’il envahisse l’espace du temps et, que sa réalité devenu songe efface les choses de la vie
sur le coup…j’ai tenté de rattraper toutes ces pages déchirées, tous ces mots de silence, toutes ces syllabes asphyxiées devenues vies errantes de mots,décolorés libérés de certitudes et, enrobés du miel de la pensée illuminée de séquences imperceptibles presque, parce que uniques et parce que divinement nuances de l’éternel…

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Au tournant d’une pensée interrogative: qu’est la vie?

Entre la naissance et la fin de l’existence « La Vie n’est que du temps » employé envers et contre tout, au travers des joies et leurs contraires, entre les bonheurs oubliés et les bonheurs à connaître, entre, entre les morceaux de temps qui se suivent au hasard souvent, sans toujours des desseins

Soyez nombreux à venir parcourir ces mots de vie, de la vie qui n’est en fait que poésie…mais voilà! cette simplicité là vous échappe peut-être, vous échappe parce que de l’apparence elle ne dit mot…elle poétise, et n’exprime que des images de la certitude du temps qui, générations de ce monde, semble-t-il animé, vous endort le jour et vous active la nuit..

…la rose qui à l’aube dévoile ses dessous odorant pour répandre son parfum …la voyez-vous?
…le chat huant qui s’adonne à sa subsistance au plus sombre de la nuit…l’entendez-vous?

L’apparence des sons et des lumières étire sur vos vies le manteau des incertitudes et de l’extravagance qui enivre « de l’air du faux »

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Seules les larmes vivent les signes du cœur et de l’esprit…
Seuls les pleurs vivent le langage de l’émotion …
Seul l’expression du regard vit la souffrance, la peur d’être avant de n’être plus…
Le silence est la musique de la vie

beau comme cette eau qui goû(t)te les herbes en fleur à la source de tous les espoirs de l’esprit habité de sa pensée…simple et reconnaissante

avec des mots qui dansent comme une valse qui n’en finit pas de vouloir tourner…pour un tour nouveau, un pas qui glisse vers une idée nouvelle et…qui revient engager une autre valse, encore un tour

Toni Cervantès Martinez

14 juillet,

Les potes n’attendent pas les feux d’artifice pour s’éteindre
Glisser dans la nuit entre deux sommeils
Pour les porter dans le ciel noir une pensée de Bengale
Grillée à la nuit
Lui restera l’étoile de ma Promenade
Parmi les galets serrés sous l’eau
De là
Il est le tisserand des mots le repêcheur des poissons lune
Le copain à la main tendue
De plume
Sans épines
Ses écrits sont habillés de mémoire
Au vol léger des lucioles…

A 4Z un Paris-Nice sans escale.
17 juillet 2017

Attendre Céleste

Attendre Céleste,

 

Sur le bord d’une étoile

A la pointe de l’ailleurs

Brillant sur noir

Le son coupé

Enfin perdu

Le petit doigt désigne quelque part

Quelque chose de blanc encore

Ni fantôme ni fantasme

Une aile un rien glissant

Vers soi suspendu

Sans but composté

 

Les ombres se cachent mal

On les trouve sans les chercher

Dans le coin le plus reculé de sa chambre

Là où dorment tapis les monstres que nous engendrons

En rêve

Ou pour le plaisir d’aérer l’imagination

Car l’imagination a besoin de fraîcheur

Pour dompter sa nature paresseuse

On lui mange dans la main

Ainsi comprend-elle combien nous l’aimons

Moi qui ne suis que mon estomac je le comprends

Et j’attends l’heure du crime pour procéder

À l’arrestation de mes facultés mentales

Au profit d’une soupe à la citrouille

Ou d’un moment de repos sous un tilleul.

 

Nous nous sommes rendus à la porte du sommeil

N’osant pénétrer cet univers

Où ton corps réside quand ton esprit

Franchit tous les barrages de tous les fleuves

Pour atteindre l’océan dont tu nous diras

Tous les courants, les couleurs, les chants et les secrets

Les poissons dans leur aquarium guettent

L’arrivée de la première vague et des suivantes

Afin de s’élancer dans l’immensité à leur tour

Et nous sur la plage savons la marée et ton retour

 

Allongé dans un panier empli d’œufs

(La lumière voyage sur les paysages

Comme une main caresse une joue)

Les jambes croisées et la mâchoire enrubannée

(Aucune frontière ne limite la vue

L’esprit silencieux est infini)

Il sourit et contemple un nouveau monde

(Derrière les nuages un autre espace

Cachés sous nos sourires tant de souvenirs)

Qu’il domine en géant maladroit mais puissant

(Trois nymphes chantent au bord d’un ruisseau

L’eau clapote gaiement et charme les oreilles).

 

Sur un titre de Phoenixs, que je remercie,

attendent Céleste : Phoenixs, 4z (dans une composition de 2016), Éclaircie, Élisa.