Monthly Archives: juin 2014

Les peupliers sont des robots

Il n’y a pas d’autre chemin pour un écolier que celui qui tourne le dos à l’étude

Il s’assied sur des marches apparemment naturelles formées par un torrent à l’époque où plus haut

fondent les glaciers

Il écarte un rayon de lune pourtant amical

Vous l’avez compris le soir l’enveloppe la nuit envenime les pâles reflets dans l’eau taciturne des étangs

Un nuage en panne de carburant prie qu’un pompiste à la solde du vent le délivre

Aux oiseaux vaniteux les ombres de la forêt chuchotent  Taisez-vous

Plus loin beaucoup plus loin et peut-être aussi plus tard quoique rien ne l’indique

Surtout pas le calendrier et ses saints ennuyés d’être fêtés tous les ans par des comiques

Plus loin un sous-marin plonge dans un évier qui déborde

Les femmes d’équipage obéissent avec humeur aux ordres

Les pinces à linge comme des oiseaux le long des câbles électriques s’ennuient sur leur corde

On met à sécher un pré mouillé qui grelotte

Le sous-marin transporte des missiles

Le père Noël des jouets dans sa hotte

…Ne placez jamais de larmes toujours des perles au bout de vos cils…

L’heure où le peuplier n’existe pas encore

Où le soleil n’a toujours pas gravi

L’escalier que les vents érodent sans vergogne

Lorsque le silence des oiseaux

Ne signifie rien d’autre que leur échappée

Dans des contrées que nul n’imagine

Cette heure est celle de vos yeux ouverts ou fermés

Quand vos paupières frémissent imperceptiblement

Votre silhouette repose alors dans un fauteuil

Peut-être dans un lit ou devant la fenêtre

Et votre esprit à mille lieues dessine le nid

L’arbre et le pan de mur à la porte grande ouverte

.

La complainte du robot,

 

Je me demande ce que je fais là

A tourner sur mes chenilles

Long, large, cratère, chaleur, sang

Dans mes charnières

Le feu devant moi déroule ses cercles

Je passe en cahotant clic clac photo

Long voyage sur la rouille de lumière

Là-bas ils chantent en levant leurs bras blancs

Leurs mains pleines d’espoir

A travers mes yeux de métal ils ne voient pas

Ce qui les attend quelque part entre le silence

Et mon espace…

.
L’heure où le peuplier n’existe pas encore

Où le soleil n’a toujours pas gravi

L’escalier que les vents érodent sans vergogne

Lorsque le silence des oiseaux

Ne signifie rien d’autre que leur échappée

Dans des contrées que nul n’imagine

Cette heure est celle de vos yeux ouverts ou fermés

Quand vos paupières frémissent imperceptiblement

Votre silhouette repose alors dans un fauteuil

Peut-être dans un lit ou devant la fenêtre

Et votre esprit à mille lieues dessine le nid

L’arbre et le pan de mur à la porte grande ouverte

.

Le cingle est à la terre ce que le méandre est à l’eau

Les mouvements sont les mêmes

Et mènent presque tous à la mer

Et sur la mer règnent les vagues,

Décrites de tant de façons

Qu’entre la vague monstrueuse

Et la pauvre vaguelette qui lèche à peine le sable

On a du vague à l’âme

À contempler tant de paysages marins

La vague est à la mer ce que le nuage est au ciel

Ils se rejoignent toujours

Et pourtant sur terre on trouve encore des terrains vagues…

La définition du mot vague est vague…

Il est vrai que le vapotron ne fait pas de vapeur, alors…

Ont participé :

Eclaircie

Phoenixs

4Z2A84

Heliomel

Excusée : Elisa dont les mitaines gênent pour écrire.

L’oreille du sable

 

L’oreille du sable

ou

Crépuscule des anges,

 

Après avoir chaussé ses feuilles de rien

L’été prit ses quartiers divers

Sous la nuque épaisse du bouliste

Entre les seins de la nudiste ivre

Derrière les oreilles de l’écolier sauvage

Délivré des fenêtres sans cour

Sous les pages bleues du merle enchanté

Il siffla trois airs

Glissés çà et là sable herbe brise

Frissons du soir au couchant

Et finit par lever l’ancre pour se jeter dans l’oubli

En éventail…

 

Ensuite la plage et la mer ont disparu.

Il ne reste d’elles que cette couleur de la peau qu’elles seules pouvaient peindre.

Leurs secrets dans un coffre.

Le coffre sous le sable.

Le sable dispersé par le vent aux quatre coins des mondes.

Une fillette songeuse se tient debout et parfaitement immobile

Sur la tête d’une haute falaise aux pieds secs.

Toutes les deux cultivent un jardin virtuel composé de bourrasques fabuleuses, de blés couchés, de poèmes sauvages.

Quand elles ferment les yeux, on entend, dit-on, le bruit fou des vagues.

Dans sa main droite, l’enfant tient une corde à sauter.

Dans la main gauche, une poignée de sable blanc.

 

J’ignore à quelle heure les murs vident leurs poumons

Pourquoi la circulation du sang dans les tunnels se heurte à l’arrivée des trains en sens inverse

Pour ne pas être éclaboussés les voyageurs ferment leurs écoutilles

Je ne sais pas non plus quand les navires circulent sur des viaducs tissés à la main

Suis-je en retard de plusieurs milliers d’années ou ma rencontre avec Eve préfigure-t-elle la naissance d’une étincelle entre deux pierres frottées

Qui d’elle ou de moi survivra à un séjour prolongé dans un aquarium en automne sans la radio

Si vous me tendez un micro je répondrai même des questions moins sérieuses ne me démonteraient pas

J’inclinerai la tête pour que vous ayez sur mon cerveau une vue panoramique

Grâce au trou creusé dans mon crâne par une goutte d’eau incapable de refréner ses tendances suicidaires

Il vous suffira de jeter un coup d’œil pour sans délai assimiler le fonctionnement de la banquise

Sur laquelle j’ai dû m’installer avec mes meubles

En attendant l’arrivée du bus scolaire et des fées

Je ne pratique plus la médecine depuis la découverte de l’éternité

Dans un pot de fleurs

 

À gravir tous les étages

On pense atteindre le grenier

Qui pourtant de jour en jour

S’éloigne un peu plus

Replié sur des histoires

Qu’il ne veut pas partager

Il a même occulté l’œil de bœuf

Et toutes les lucarnes ouvertes sur le jour

C’est par une brèche entre la dernière marche

Et le point le plus pâle de l’aurore naissante

Qu’une main délicate pourra demain

Tracer la serrure et dessiner la clé

Sur la porte apparue comme un éclair l’été

 

Devinez qui est l’oreille droite, la gauche, le crépuscule et l’ange ?

Je vous aide : dans le désordre où seul Le Poète retrouve ses vers :

4Z, Élisa, Phoenixs, Héliomel (caché dans sa valise de retour), Éclaircie

Bon été, belle musique !

Un rêve ?

…Et maintenant, laissez-moi vous raconter un de mes rêves. La dame du lac m’avait donné rendez-vous à huit heures du soir rue des Martyrs. Comme j’étais fermement décidé à m’y rendre en tilbury, et qu’il ne s’en trouve pas un dans la capitale, surtout en cette saison (c’était l’hiver), je pris la résolution de grimper sur le dos du premier passant venu. Une fois installé, je conduirais au trot ma monture…au trot si possible. J’utilisai d’abord une vieille femme sur laquelle je me serais tenu jusqu’à ma destination si la lenteur de son pas ne m’avait fait craindre d’arriver après l’heure dont nous étions convenus depuis toujours la dame du lac et moi. Aussi chassai-je la vieille avec des injures avant de me choisir une nouvelle monture parmi les attardés qui longeaient la rue de Clignancourt. J’avais bien remarqué un homme à forte carrure qui eût fait l’affaire, mais ne lui voyant qu’une oreille je me détournai de lui. Sur ce sujet en effet tous les manuels s’accordent : le porteur doit avoir ses deux oreilles, sinon pas moyen de le diriger. Un autre costaud se présenta, mais il paraissait aviné, et le temps me manquait pour faire des zigzags. Enfin d’une porte cochère surgit une femme. Une grosse. Sans attendre je la montai et nous atteignîmes ainsi le square d’Anvers où je crus voir, éclairés par un réverbère de style ancien, deux enfants se renvoyer un ballon. Comme nous approchions d’eux, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il ne s’agissait pas d’un ballon mais de la tête d’un autre enfant dont le reste du corps gisait tout près sur un banc de bois. Or j’étais trop pressé d’aller rejoindre la dame du lac rue des Martyrs pour perdre une minute auprès de ces galopins. Ma monture allait bon train et je me sentais heureux de vivre. Puis je remerciai la femme avec une tape sur les fesses, car nous étions arrivés à destination un peu avant l’heure prévue. Ainsi me restait-il le temps de fumer un dernier petit cigare.

D’une fenêtre attentive

 

 

D’UNE FENETRE ATTENTIVE

.

Les oiseaux dans les platanes,

 

Tu ne peux pas avoir oublié les longues jambes

Etendues ou posées à l’ombre nonchalante

Les visages juvéniles penchés dans l’air

Du soir

Rires et boire à petites gorgées les alcools

En perle

Le désir assoupi entre les mains encore vierges

De tout

Si belles de n’être pas usées par les rocailles

Tu ne peux pas avoir oublié le bavardage inconnu

Des oiseaux occupés au-dessus de vos têtes

A porter aujourd’hui les échos d’hier

Sans fin…

.

Le puits jamais ne tarit

Si l’eau vient à manquer

La lune crée des reflets tels

Que le moindre seau plongé entre les pierres

Remonte une onde désaltérant

Le plus exigeant des assoiffés.

Au bord de la margelle

Un ou deux hérissons

Le poète noctambule et le vent

Guettent l’instant,

Souffle retenu,

De puiser le lait, le verbe, l’élan

Pour traverser la nuit, les yeux ouverts

Et peindre la toile où se révèle la lumière

Esquisse d’un monde mouvant,

Parcelle d’eux-mêmes et dont ils sont poussière et bribe.

.

Les sirènes se perdent trompées par l’écho

Qui ne les reconnaît plus.

Un château de sable oublié sur la plage résiste

Aux assauts des vagues remises en liberté.

Le front du ciel se plisse.

La pluie viendra sans doute, plus tard, vêtue d’un crêpe léger.

La terre incline la tête comme si elle cherchait à entendre

Mais elle s’endort seulement, bercée par la longue plainte

Des sirènes qu’un filet emprisonne.

Une odeur de rouille précède l’arrivée au port d’un vieux bateau de pêche.

Bateau fantôme que plus personne n’attendait.

.

 

N’écoutez pas l’harmonica

Restez sourde au son de la flûte

Bouchez-vous les oreilles quand le tambour vous somme

D’égorger le coq qu’il jalouse

Les lacs sont des zéros qui produisent des bulles

Le jour quand on le joue au billard s’assombrit

Sommes-nous des enfants perdus sur un damier

Quand le noir nourrit trop ses cases le blanc hurle

Chacun loue hors du champ de bataille un abri

Où roucoulera dans le calme son ramier…

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On entend le bruit de respiration de la gare. Les voyageurs sont entrés dans le grand hall bondé.

Ils ne sont pas assis que les dents des pavés des quais s’entrechoquent et que le train s’ébranle, secoué par les aiguillages, poussé par une langue de feu. Non loin se profile le tunnel sombre qui les attend pour les plonger vers une gorge aux parois de rochers pourpres parsemés de cascades intermittentes, laiteuses comme des glaires. Bien qu’ils prennent de la vitesse, ils sont rattrapés puis doublés par un fleuve méphitique qui semble assombrir le chemin de leurs rêves. Ils baignent dans une semi obscurité, certains entendent déjà le bruit de la mer. Ils ne se sont pas trompés, elle apparait, majestueuse et tentaculaire. Alors, les petits cubes de vache qui rit disparaissent lentement dans l’estomac.

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A leur clavier :

Eclaircie

Elisa

Phoenixs

4Z

et

Héliomel (en l’absence d’une composition inédite d’Héliomel, je me permets de publier un texte de lui que vous avez sans doute lu ici-même et daté du 5 août 2012).

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Olav Håkonsson Hauge

L’océan
 
C’est ça, l’océan : 
le sérieux même,  
puissant et gris.  
Mais tout comme l’être 
dans la solitude 
ouvre tout à coup 
ses miroitements 
à des gouffres de mystères –  
ainsi l’océan 
par un matin bleu 
s’ouvre 
au ciel et aux solitudes. 
Tu vois, dit-il tout scintillant,  
moi aussi j’ai des étoiles 
et des gouffres bleus 

Un mot
 
Un mot 
– une pierre 
dans une rivière froide. 
Encore une pierre –  
Il m’en faudra d’autres 
si je veux traverser. 

J’ai fait trois poèmes, 
dit-il.  
Compter ses poèmes ?  
Emily les jetait 
dans un coffre, et je 
suis bien sûr qu’elle ne les comptait pas,  
elle ouvrait un paquet de thé 
et en écrivait un autre.  
Elle avait raison. Un bon poème 
doit sentir le thé. 
Ou alors l’humus et le bois fraîchement coupé 

Olav Håkonsson Hauge, Bateau de papier, édition établie et traduction du norvégien d’Anne-Marie Soulier, collection Po&Psy, éditions Erès,  

Le mariage des étoiles sans arêtes,

Les pierres des chemins rehaussent leurs couleurs
Les assortissent aux chapeaux des belles promeneuses
Et aux formes des écailles de poissons
Qu’elles exhibent retenus par des laisses d’ivoire
Entre veiné de corail et du vert de l’océan
Pour qu’espadons et barbues ne ressentent pas ce spleen
Que l’éloignement de l’iode provoque parfois
Sur certains corps aux arêtes vives
Ces belles dames se veulent sirènes
Sans pour autant s’isoler en pleine mer
Alors qu’elles ont la langue prête pour un marathon
De billevesées, de petits échos qui s’égrèneront au hasard
Des allées de grands parcs comme ricochet se perd à l’horizon
Et qu’elles savent que les marins ne croient plus en leurs rêves
****
Brusquement gicle la soupe sur les vitres moisies que Mandolina n’astique plus depuis qu’il a plu des pois chiches. Au printemps pianos et glaciers fondent exerçant à tour de rôle des ravages dont se plaignent les cultivateurs de gravier. On peut se laver les mains dans le livre ouvert au chapitre consacré à la dégringolade des cours d’eau le long du pli du ciel que nul fer à repasser ne délivre. De son œil tendre une vache lit par-dessus mon épaule un imprimé caustique : est-ce un leurre ou l’heure marquée d’un sceau, du saut du lit hors de l’essaim ? Mandolina ne dit rien. Mandolina se tait par respect pour les morts dont des rails portent au loin les râles quand il fait trop chaud pour vivre.
***
Nous battons des bras
Petits moulins à vent
Pour voir jusqu’où pousser
L’agitation
L’épouvantail de rire
Sous cape.
Nous ouvrons la bouche
Petits moulins à paroles
Pour entendre le vent porter
Notre silence
L’écho d’hoqueter
Entre deux…
Ni l’un ni l’autre ne pourront témoigner
Que nous servîmes à grand chose
Malgré tout nos éclats de vivre…
***
Finalement nous sommes de grands magiciens
La lune à moitié dévorée côtoie l’ironie du soleil
Des années de pluie déversées sur les terres
Apprivoisent la mer comme nous le ferions avec un petit chat
Et nous montrent la plage partout où elle n’existe pas
Nous croyons au je éternel malgré les jours qui s’égrènent
Les guerres sur notre peau sont des plaies toujours à vif
Sur lesquelles naissent pourtant les plus pures des sources
Une étincelle de malice suffit à dévoiler la jeunesse
Qui demeure en nos jardins intérieurs
Et joue en riant sur le tapis étoilé de nos espoirs les plus fous

Étaient présents à la noce :
Éclaircie, 4Z, bibi et Élisa, tout ce petit monde habillé de pied en cape par le grand couturier Juin et Mots

Ecrire sur les pierres

 

Le soleil se pose sur la table

À portée de main

Deux bras se tendent

Les poings s’entrouvrent

Saisissent la sphère brûlante et lumineuse

La portent où la nuit n’a plus de raison d’être

Quand les ténèbres ne songent qu’au silence

Ainsi qu’à préserver un néant fertile

Loin des couleurs masquant la moindre parole

Le ciel vide hésite un instant

Et bascule dans la mer pour s’y fondre entre les verts et les bleus

.

Un jardin de ville pousse dans ses cheveux

Lui, sombre et sérieux, ignore tout de son existence.

Chaque jour plus furieux il se demande quel est le sens de ces sourires que lui adressent les passants. A-t-il émis le moindre désir ? Se mêle-t-il de leur vie ?

Il aime l’ombre, les gros nuages noirs qui annoncent les orages, le froid intense, les étés pluvieux…

Ces sourires ressemblent à des soleils, plus éblouissants de jour en jour. Plus proches à chaque fois.

Il ne ressent plus la fraîcheur qui lui était familière. Il ne sent plus le poids de son corps. La lumière le transforme en une sorte de silhouette légère. Trop légère.

Il entend des piaillements d’oiseaux durant le jour, des glissements inquiétants le soir venu.

Un jardin de ville pousse dans ses cheveux.

Cette nuit, tandis qu’il somnole, enlisé dans quelque cauchemar boueux, plusieurs longs bras feuillus se faufilent silencieux le long de sa colonne vertébrale…

 

.

Que n’en ai-je huit

S’impatiente le jongleur pour qui quatre bras sur un seul corps d’homme

Ne représentent pas une erreur de la nature

Ignorant la manie de tout compter la pieuvre se contente de ses tentacules

S’il en manque un tant pis pour elle

Tant mieux pour ses adversaires

Tant pis tant mieux on ne sait plus à qui appartient le jour

Ni de quoi sont fiers les lacs

D’inspirer les poètes ou de garder leur calme

Quand on marche sur leur vitre

Et qu’au même instant se dresse la musique

Tel un poteau télégraphique

Sur la lune

.

Le bal des furets,

Tout le monde s’est habillé de gris

Oreilles bien polies

Ongles rentrés sous peau

Poils brossés dans le sens

Interdit

Il est temps de chausser ses bottes

De grenouilles à sept lieues

Ses ailes d’escampette

Et son baluchon

D’esprit

Le bal des furets commence

Prends garde au tango noir

A la valse sombre des pendus

Au crochet des triples croches

Assourdies que d’autres avant toi prirent pour un bal populaire…

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Les poulets aux hormones

Fleurent les phéromones

Avec un petit goût de chlore

Pour de l’or encore et encore

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Une soucoupe, un carton

Posés sur le béton

Le musicien joue du trombone

Il ne souffle que du carbone

.

Plus qu’un péché véniel

Plus de sons plus de ciel

Les vagues de badauds

Ont les pieds dans l’eau

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Pour happer les nuages

Une râpe à fromages

Et le ciel est radieux

Le ru coule, mélodieux

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Les habitués n’auront aucun mal à reconnaître Eclaircie, Phoenixs, 4Z , Héliomel et moi-même sur ou sous les pierres, sans doute endormis au soleil et quelle que soit l’humeur de la météo.

Merci à 4Z pour le titre : il m’a semblé bien trop beau pour en chercher un autre.