Monthly Archives: décembre 2013

La photo du pont sans lumière

Un arbre inclus dans une feuille

Le vent n’y verrait que du feu

S’il sortait de son coquillage

Comme nous de nos couvertures

Pour répondre à l’appel du large

Et buter contre l’Inconnu

Ce verre qui filtre l’espoir

De trouver ailleurs loin d’ici

De l’univers l’unique carte

La mer dans une seule vague

Tous les champs dans le même épi

La dune dans un grain de sable

.

Souvent le temps qui passe embellit de sa patine

Les monuments érigés par les hommes

Pour ces derniers, moins.

Douter de tout ou croire de tout

Sont deux solutions toutes aussi pratiques

Qui nous dispensent l’une comme l’autre

De la réflexion approfondie

Ecume poisseuse  aux lèvres

Filaments roses et nœuds noirs

Ingrates neurones  oublieuses de mon passé

Je plonge dans l’inconnu

En arrachant les ailes du destin

 

Osciller entre le blanc du givre au carreau

Et celui démesurément silencieux du matin

On voudrait parfois ne murmurer qu’un son

Afin de soutenir le chant sans alourdir la barque

Quand les mains sont immobiles

Mais toujours ouvertes afin de recevoir

Les rubans colorés émanant des étoiles

Auxquelles vous confiez les portées et les notes

Quatre jours encore et les voix franchiront

La quatorzième marche pour entrer dans le hall

De cette bâtisse dressée contre le vent

Dont les murs aux reflets de nos songes

Abritent et protègent nos souffles mêlés

 

 

Quelques heures avant Palissy,

La mer a été démontée par les déchets

Elle avait besoin de savoir où allait son écosystème

Oui, elle n’a rien trouvé

Du coup on a rouvert le soleil

Tout le monde a sorti sa mine de papier marché

A l’émeri

Les enfants sur les bois abandonnées jouaient

A Robinson et sa Zoé

Clac une photo de vacances

Dos tourné aux ridules

On était content de savoir que l’on ignorait

Tout à petits pas hésitants…

.

Une nuit de décembre

Un long pont circulant sans lumière.

Quelque part dans le silence sombre

Des voix, des rires, des pleurs.

Autrefois nous étions des amis unis

Prenant soin de nos existences

Le passé nous double tous feux éteints

Personne ne se retourne ni ne fait signe

Le pont n’est plus que bouquet d’arbres.

Le silence absorbe les derniers échos

Décembre s’endort paisiblement.

Ont participé:

Eclaircie, Elisa, Phoenixs, 4Z2A84, Heliomel

 

 

 

SUR LA BARQUE AERIENNE.

 

 

 

Sur la barque aérienne.

 

.

Le songe de l’épicéa,

 

J’aimerais me faire enguirlander de sourires

Que les boules déposées à la pointe de mes nerfs

Soient de bulles irisées

Que chaque nœud, de chaque paquet

Se défasse sans étrangler l’espoir

De celui qui l’ouvrira

Que la  » joie de vivre  » irrigue mes bras

Mes épines de pacotille

Mes reins déployés

J’aimerais que mon voyage chez toi

T’apporte le souffle d’autres contrées

Et que tu me gardes encore un peu

Loin des trottoirs glacés

Où sèchent tes fêtes épuisées.

.

Le vent gronde à la cime des arbres

Des cheminées et de chaque brin d’herbe

Il veut le monde sous sa coupe

Sans savoir que la forêt

Les toits et les prés ont connu pluies et neige

Et se moquent de ce souffle

Dont ils ressentent la caresse parfois brusque

Mais qui s’ils le désirent

Les emportera loin de leur quotidien

Les branches alors se tendent comme cordes de lyre

Les volutes de fumée entraînent quelques braises sur fond de ciel

La terre respire calmement et dort près des graines qu’elle nourrit

Et les plus longues nuits savourent ces chants éphémères

.

Hors de la forêt l’arbre est seul.

On ne s’improvise pas mère

La terre y renonce et les oiseaux

Ces insaisissables passants

Construisent leurs nids ailleurs

Loin de l’exilé aux branches tendues

Vers d’autres branches que le vent

Berce doucement et endort…

La forêt ne laisse entrer personne

On la contourne en frissonnant

De peur de la voir expulser

Sans raison apparente

Un arbre à la sensibilité différente

Un arbre unique.

.

L’air est étouffant, vue sur cour, câbles et linge

Il suffit d’ouvrir la cage aux poissons volants

Et le radiateur à pistaches refroidit agréablement la pièce

On monte les marches du château  provençal

La vue sur la baie s’étale, croissant contre collines

On y voit des colonies de cigales fumant cigare

Des maîtres-chanteurs déguisés en maîtres-nageurs

Plongent vos jambes dans l’eau pour que des garra rufa

S’empressent de manger votre peau contre vingt euros

On s’élance du tremplin du Mont Ventoux

On ne quitte les skis qu’au large de la promenade des Anglais

Quand les bougies s’allument, on coupe le radiateur

.

 

Un animal dormait dans un fauteuil du salon. Une masse sombre, grise et largement déployée sur le tissu familier.

 

Je n’osais la regarder directement.

 

Depuis quelques temps déjà de drôles de choses existaient dans ma maison et je songeais, au fond de moi, que feindre de ne pas les voir était la solution idéale.

 

Sur le chemin du retour, pourtant, j’avais croisé des humains : une soeur en costume berçant sa mâchoire dans une écharpe de laine, une jeune fille cadavérique dévorant sa mère de reproches, un vieil homme sur le point d’agoniser en milieu de jogging…

 

Tout était normal. C’était un vendredi soir.

.

Passagers :

Eclaircie

Elisa

Héliomel

Phoenixs

4Z.

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits d’un poème d’Hélène Dorion.

Hélène Dorion

« Ravir : les lieux

(extraits)

D’ici bouge la lumière. Regarde

le vide lourd sur l’épaule

éparpillé parmi les fenêtres.

 

Cherche ce que tu appelles, l’impossible

mosaïque silencieuse du voyage

et la lampe qu’on dirait brûlée

par le temps. Regarde seulement la pièce

où résonne ta vie. L’ombre jamais vue

visible maintenant, dans les yeux du soir.

 

Entre toutes terres, le centre, la maison

plus au centre, le jardin : sillons

que tu racles, bêche de l’âme

tirant vers toi le soleil

les eaux de pluies sur les pétales

à peine apparus. Au cœur de ce monde

la chair noircie du nom, théâtre des choses

que tu livres aux vents. Quel oiseau naît

de l’oiseau blessé ? Tu refais ta demeure

chaque jour, on imagine le sol

sous la main, l’arbre haut des saisons

le ciel planté dans la fenêtre, le geste superbe.

 

Ici l’escalier d’où monte

et redescend l’histoire, en ce détail

que tu incarnes. Des mots poussés

derrière le silence. Peu importe

l’espace qui te laisse à toi-même

– et flotte entre ces murs, le craquement des objets –

tu vois la fenêtre, là remue le monde

un vent d’aube, et les notes du piano

lentement tournoient.

 

Tu poses le pied, c’est la mer

qui te dénoue. Tu oublies presque la plaie

la pierre gisante, sur le fil de la mémoire.

Depuis des années, tu regardes les branches

comme des racines, qui s’approchent enfin.

 

Écoute, comme une ombre

s’avancerait, la mer, l’inlassable

vol des vagues qui claquent

contre la terre, écoute

ce monde devenu monde, à force

de résonner parmi les ans. Ton enfance

est cette matière fossile, un vœu

du temps qui brûle à mesure.

 

Écoute, et l’oiseau fuira encore

brisant tes châteaux sur le sable

de cette côte de l’Atlantique

où tu vis s’en aller l’aube

et revenir par tant de marées.

Le balcon vacille, on se bouscule

pour la première ligne, le dernier mot

le jour d’avant, le jour d’après.

 

On met la main dans la poche du vent

on en tire de maigres flocons

qui flottent comme des corps

et bientôt s’écrasent

contre les arbres pourris, l’hiver glacial

la terre sèche, les murs incendiés des bâtiments

les mâts où pendent des voiles que l’on déchire

et traînent les drapeaux décolorés

le banc où l’on passe le temps, les trottoirs

où l’on perd son visage

les rues où il se fait si tard

les compteurs désormais expirés.

 

Passé les dunes, la pente abrupte

mène vers la mer. La perspective se modifie

légèrement, les nuages et les galets

se fondent, le vent s’éparpille sur la peau

 

et si l’on porte à l’oreille un coquillage

on entend murmurer chaque souvenir

laissé là, enfoui sous les marées.

 

Alors le Derviche, avec l’écume, avec le sable

pénètre la mesure

– l’univers, le rien –

souffle comme il danse :

secoue les draps de l’âme.

 

Le monde dévore nos paupières

au-delà des rêves, de la rose

que mâche la nuit, nous vivons

comme des feuilles enroulées

autour de l’horizon, nous flottons

et pour guérir de nous-mêmes

– quand éclatent les fissures

que se perdent les pierres

jetées parmi les lambeaux des siècles –

nous glissons avec les continents

cherchons l’eau, cherchons le rivage

et un jour l’image se retourne

le Gardien des Lieux, à nouveau

se penche sur nous. »

 

Hélène Dorion.

 

 

© Éditions de La Différence, Paris, 2005

 

 

 

Belle soirée,

Juchées sur des Pégases fumants
Sourdes aux froissements des ailes
Drapées dans des saris trop vastes
Les chimères survolent les bois endormis
.
Parmi les frondaisons dépouillées
Les ultimes cartes parcheminées
Redoutent leur dernier voyage
On ne voit pas de feuilles monter au ciel
.
Au-dessus des tribunes des hippodromes
On ne voit pas non plus de chimères hypocondriaques
Elles auraient trop peur d’attraper une fièvre de cheval
Entre bonheur et chagrin, elles griffent les flancs des centaures

*****

À mi-chemin entre le fil et l’eau
Il avance en équilibre sur sa vie
Quelques oiseaux quelques poissons
Lui renvoient l’écho de son parcours
Lorsqu’il ouvre la main le vent vient s’y blottir
Et l’on se demande s’il ne remonte pas le temps
Quand le couvert des arbres absorbe sa silhouette
Il nous reste à lire dans les nervures des feuilles
L’empreinte de ses visions et les mots qu’elles contiennent
Double de chacun à la rencontre des possibles

*****

Il vogue sur un océan de ténèbres
Notre navire avec sa cargaison
De souvenirs mêlés contradictoires
Notre mémoire est un tonneau troué
Mais toujours plein car le hasard reproduit
Ses aléas comme le vin les sautes
D’humeur des flots lorsque nous les foulons
Pressés d’atteindre ainsi la cible au terme
D’une vie définie par le tombeau
Ce monument dans lequel tous s’entassent
Les hommes vrais et faux les écervelés
Ceux qui oublient ceux que leur passé gonfle
Baudruches ou passoires buvards tamis
L’eau savante avant de nous avaler porte
Ce bouchon à la fois si lourd et si léger.

*****

La toile descend régulière
Paupière légère de tout temps
Semblable
On pourrait croire que Monet
S’est posé sur les galets sans lieu
A peindre les silhouettes
Demi assombries
Entre se glissent les mouvements
Des formes de songe en tranches
Repeint
Sans faux-semblants
Qui déplaceraient l’instant

*****

Mon sapin est un rêve majestueux et vert, il porte des lunettes, un chandail de laine.
Sa voix chaude, son parfum de nature donnent aux visiteurs et aux habitants de la maison
un sentiment de confort et de bien-être qui incitent au repos et à la confidence.
La cheminée songe au bon feu qui la réchaufferait
Le chat imagine des souris à la place des guirlandes.
Je me souviens de matins qui ne sont pas encore nés.
Quant au sapin, sage, il souhaite découvrir à ses pieds un Noël pacifique et doux pour l’enfance du monde.

de Mandela

DE MANDELA

 

Sur un bout de papier avec ma plume d’oie

J’écrirai tous les mots, la foi de Mandela.

 

Dans les tristes quartiers tout au bord de l’effroi

Très tôt nous entendrons la voix de Mandela.

 

Il trace pour ses gens le plus droit des chemins

Il faut tenir pour eux les mains de Mandela.

 

Dans ce monde secret où le noir est banni

Ecoutez donc le soir le cri de Mandela.

 

Autour des feux de camps près du bel océan

La musique ramène un chant de Mandela.

 

Pour demander à Dieux cette aide parfois

Nous porterons toujours la croix de Mandela.

 

Pour que les enfants soient, un jour, là-bas heureux

Je chanterai sans fin, les vœux de Mandela.

 

Quand le racisme enfin n’aura plus aucun droit

Je viendrai partager l’émoi de Mandela.

 

En Afrique du sud, la vie sera très belle

Cette nation sera celle de Mandela.

le 06/08/2008

jc blondel

Rouages, satin, bulles et spirales dans la loge

 

 

Dans le petit poste de radio, un orchestre entier s’installe

Le public arrive, s’assoit, bavarde, rit.

De la scène on ne voit que des visages flous,

des écharpes de soie rose, des robes de satin brillant.

La semaine se termine, les portes se referment

sur ce petit monde à l’abri, bien à l’abri des soucis,

des décès, des infanticides, des impôts, des embouteillages et du froid.

Les lumières s’éteignent, la foule est attentive.

Une dernière toux se fait entendre puis

la musique enveloppe l’espace de son aimable présence.

 

Entre deux pannes,

 

Prends ton joli tournevis

Ouvre la porte Des ondes

Visse et dévisse les rouages étranges

Qui coordonnent tes fils invisibles

Oh, cela ne changera guère le cours des scènes

Des drames opulents qui agitent nos spectacles

Mais, mais, ce petit tour de rien

Ajouté au petit tour du manège de nos émois

Montrera aux figurines que nous sommes

Combien leur mécanique  grippée

Grince pour ne rien dire…

 

L’avantage avec une bulle

C’est qu’on peut voir

L’air à travers

 

Un écran de fumée

C’est ça aussi la télé

 

Le schisme sur la terre

Le schiste sous la terre

Croix sang fertile

 

Ne croyez pas

Que l’eau lisse aime les vagues

Ça lui fait mal au dos

Surtout au creux du Rhin

 

À toujours porter le regard

Sur l’angle des deux murs

Ceux-ci s’avancent jusqu’à lui frôler la joue

Autrefois pourtant il se souvient

Les parois dansaient sous ses yeux

Lui laissant entrevoir des courbes qui jamais

Ne semblaient se fermer ni vouloir s’interrompre

Dans toutes les spirales il épinglait ses cris

Les offrant au passant qui saurait les entendre

Ignorant si son chant a pu trouver écho

Il baisse les paupières pour élargir l’espace

Et trace de ses mains l’arrondi des visages

Penchés sur son épaule lorsque seul dans la nuit

Il dessinait leurs souffles pour meubler l’infini

 

Le ciel sèche il vient d’être repeint

En gris par des ouvriers moroses

La rivière boude et reste au lit

Dans des draps tordus

Le train se trompe d’itinéraire

Il troue les nuages

L’eau sort du tunnel

Comme une actrice de sa loge

Et nous vidons nos verres

A la gloire du poisson rouge

Qui frétille dans le vin

La vendange offre ses joies

Aux rêveurs qui n’ont rien

Pas même un oreiller

Pour y cultiver la surprise.

 

 

Par la troupe  Z E P H E

Composée de :

4Z Élisa Phoenixs Héliomel Éclaircie

 

 

ce merveilleux sourire

CE MERVEILLEUX SOURIRE

 

Un gamin s’amusait sur le bord d’un ruisseau

A faire sur le sol des étranges dessins.

D’un vieux morceau de bois il faisait un radeau

Qui portait sur son dos ses rêves enfantins.

 

Il a suivi des yeux le périlleux voyage

De ce petit bateau courant vers la rivière

Cet esquif ridicule emportant son message

A travers le pays dans sa folle croisière.

 

Le gamin a rêvé sur son coin de lavoir

En regardant partir ce tout petit navire

Lequel sut accrocher en l’espace d’un soir

Au visage d’enfant ce merveilleux sourire.

 jc blondel

un poete ecrivait

LE POETE ECRIVAIT

 

Quand un air enjôleur redonne l’éloquence

Au poème oublié du rêve d’un garçon

En rimant quelquefois dans un mode illusoire.

Pour vanter ce bonheur et sa petite histoire

Par un chant qui revient faire la différence

Le poète écrivait les vers d’une chanson.

 

Le troubadour avait dit sur un autre ton

Les notes du refrain n’ont rien de dérisoire

Le poète écrivait les vers d’une chanson

Sur un petit carnet sa forme et sa cadence.

Il ajoutait sa flamme aux pages du grimoire,

Ce grand livre du temps qui manque d’innocence.

 

Les notes du refrain n’ont rien de dérisoire

Quand elles font valser sur la piste de danse

Pour briser par moment les murs gris du silence,

D’un monde qui n’a plus aujourd’hui d’exutoire.

Le poète écrivait les vers d’une chanson

Pour offrir au futur un nouvel horizon.

 

Le rimailleur revient des enfers de l’absence

En sortant simplement le cahier de l’armoire

Pour tous les amoureux qu’importe la saison.

Le poète écrivait les vers d’une chanson

Pour briser par moment les murs gris du silence

Les notes du refrain n’ont rien de dérisoire.

 

Ils renaissent les mots au fond de ma mémoire

Le poète écrivait les vers d’une chanson.

Les notes du refrain n’ont rien de dérisoire

Pour briser par moment les murs gris du silence.

Pour tous les amoureux qu’importe la saison

Le langage des corps perdait de sa décence.

 

Le poète écrivait les vers d’une chanson

Pour briser par moment les murs gris du silence

La musique s’en va chahute l’existence.

Pour tous les amoureux qu’importe la saison

Les notes du refrain n’ont rien de dérisoire

Ils renaissent les mots au fond de la mémoire.

 

 jc blondel

« Mes occupations » par Henri Michaux.

« Je peux rarement     voir quelqu’un sans le battre. D’autres préfèrent le monologue intérieur.     Moi non. J’aime mieux battre.     Il y a des gens qui s’assoient en face de moi au restaurant et ne disent rien,     ils restent un certain temps, car ils ont décidé de manger.     En voici un.     Je te l’agrippe, toc.     Je te le ragrippe, toc.     Je le pends au portemanteau.     Je le décroche.     Je le repends.     Je le décroche.     Je le mets sur la table, je le tasse et l’étouffe.     Je le salis, je l’inonde.     Il revit.     Je le rince, je l’étire (je commence à m’énerver, il faut en finir), je le     masse, je le serre, je le résume et l’introduis dans mon verre, et jette ostensiblement     le contenu par terre, et dis au garçon: «Mettez-moi donc un verre plus propre.» Mais je me sens mal, je règle promptement l’addition et je m’en vais. »

Henri         Michaux

extrait         de « L’Espace du Dedans »         Poésie-Gallimard