Monthly Archives: décembre 2011

sur ton corps engourdi

SUR TON CORPS ENGOURDI

 

Ma main se promenait, visitant ton corsage

Sur ton corps engourdi par le froid de la nuit.

 .

Ma main se promenait visitant son corsage

Pour venir bousculer ton tendre paysage

En douceur distillant dans le fond de ton lit

Une caresse folle, un bonheur en partage

Qui donne à nos désirs une saveur sauvage.

En glissant près de toi je m’approche sans bruit

Quand résonne au lointain tous les coups de minuit

Pour rendre à ta beauté ce merveilleux hommage.

Dans le noir j’oserai faire fuir ton ennui

En laissant mon amour ciseler son ouvrage

Sur ton corps engourdi par le froid de la nuit.

.

jc blondel

eole s’énervait

EOLE S’ENERVAIT

 .

Eole s’énervait sur son coin d’océan

Un matin de colère

Sur l’enclume du temps il fabrique du vent

Pour décoiffer la terre.

 

Pour le monde il gardait sa force en ouragan

A distiller de la misère

En ravageant parfois un bout de continent

Qu’il choisit souvent sans mystère.

 .

L’orfèvre des saisons dans son vieil atelier

Sur un morceau de mer remet tout en chantier

Pour marquer son passage.

 .

Sa tornade funeste aura tout saccagé

En laissant derrière elle un terrain dévasté

Qui fut un paysage.

 .

jc blondel

« Noël » par Luc Berimont

JOYEUX NOEL A TOUTES ET A TOUS
Un poème (beau et triste) de Luc Bérimont. Sur une musique de Léo Ferré,
Catherine Sauvage l’a chanté.

« Madame à minuit, croyez-vous qu’on veille ?
Madame à minuit, croyez-vous qu’on rie ?
Le vent de l’hiver me corne aux oreilles
Terre de Noël, si blanche et pareille,
Si pauvre, si vieille, et si dure aussi.

Au fond de la nuit, les fermes sommeillent,
Cadenas tirés sur la fleur du vin,
Mais la fleur du feu y fermente et veille
Comme le soleil au creux des moulins
Comme le soleil au creux des moulins.

Aux ruisseaux gelés la pierre est à fendre
Par temps de froidure, il n’est plus de fous,
L’heure de minuit, cette heure où l’on chante
Piquera mon cœur bien mieux que le houx
Piquera mon cœur bien mieux que le houx.

J’avais des amours, des amis sans nombre
Des rires tressés au ciel de l’été,
Lors, me voici seul, tisonnant des ombres
Le charroi d’hiver a tout emporté
Le charroi d’hiver a tout emporté.

Pourquoi ce Noël, pourquoi ces lumières,
Il n’est rien venu d’autre que les pleurs,
Je ne mordrai plus dans l’orange amère
Et ton souvenir m’arrache le cœur.
Et ton souvenir m’arrache le cœur.

Madame à minuit, croyez-vous qu’on veille ?
Madame à minuit, croyez-vous qu’on rie ?
Le vent de l’hiver me corne aux oreilles
Terre de Noël, si blanche et pareille,
Si pauvre, si vieille, et si dure aussi. »

Luc Bérimont (1915-1983).

Les tablettes du mammouth bleu

 

Qu’y aura t-il d’autre au fond des fumées bleues ?
Des corvées d’un autre temps partagées en riant
Des soirées à s’évader en rêve la main dans celle des autres
Des saveurs de cendre conservées sous la langue
Le temps peut bien filer la montre en son gousset
Son tic tac nous berce et cadence nos pas
Et puis les fumées bleues des nuits improvisées
Nous ouvrent en grand leurs bras tendres et chaleureux
.
La vie aura eu ce goût particulier des amandes pilées
Cette odeur salée sucrée des placards oubliés
Le mariage des coquillettes et des coquilles
La danse des bâtons racornis des vanilles
Râpeuse comme ma joue
De la noix de cajou
Des sachets desséchés
Des épices réprimées
.
Des dangers périssables
Des safrans véritables
Des confits d’oie, des confitures
Des conflits durs, déconfitures
.
Hêtre en placard, être en prison
Une précision, un presse citron
Un malin, des amulettes
Un moulin, des allumettes
.
Et sur la dernière étagère
Entre chimère et gruyère
Un cercle rouge sur le vichy
Du temps perdu qui fuit
.
.
Les nuages se vautrent dans les toiles bleues du ciel
Impudiques ils s’embrassent à pleine bouche
Dévoilant les contours de leurs corps éphémères
Pour l’instant d’après se repousser violemment
Echevelés disloqués le blanc narguant le gris
Puis réchauffés par un soleil voyeur
Ils se regonflent et jettent sur les champs nus
Des ombres d’hommes grotesques
D’animal fabuleux et terrible
Jusqu’à l’instant de frôler la rivière
Où ils versent une larme amère
Au souvenir de leur enfance paisible
Entre des rives aimantes berceau de leurs babils
Avant qu’on ne les expulse aspirés par le vent
.
Tu es la route où l’écolier refait le monde
A sa façon sans demander aux maîtres leur avis
Il sait de quoi il parle que le soleil réponde
Ou non à ses questions spontanées sur la vie
Il n’y a déjà plus de modèle à rien
L’imagination passe avec succès tous les caps
Sautées les haies ne sont plus un obstacle
Ni l’horizon qui recule une proie insaisissable
Ni le nuage un projet dont la réalisation avorte
Sa famille oubliée ne lui tend plus les bras
Qui l’accueille aujourd’hui ? Une vague
Qui l’étreint l’enveloppe ? Une vague
.
Participation :
Elisa, Héliomel, 4Z, Eclaircie
Posté par Éclaircie, dans Plusieurs mains

Les bijoux de la lettre

Les bijoux de la lettre

Un jour, on en ramasse un, par plaisir, comme une petite feuille de couleur  tombée de l’automne.

On le pose sur un coin de table, on le jette dans une boîte à l’abri des courants d’air, en attendant de le mettre avec d’autres, dans une enveloppe, comme chez lui, pour qu’il se retrouve en famille, entre timbres… Et on attend, pour classer tout ça, d’avoir un peu de temps.

Moi je les ordonnais quand j’étais malade, dans un grand album. C’était une occupation de luxe, réservée à ce temps mort, privé de vie scolaire. Ainsi je bâtissais, avec une ferveur fiévreuse, une vraie tour de Babel, où cohabitaient et exposaient les pays du monde entier.

J’ai gardé vivace le souvenir des premières vignettes postales collectées avec passion… Ah! ce Breton violet de Quimper, cette main baguée de la joaillerie française où mon enfance apprenait la vie des pauvres en admirant ces diamants dentelés. Sans parler de cet alpiniste qui est toujours suspendu, dans une faille de ma mémoire. Et que dire de l’émotion, à la limite du vertige, en recevant ce timbre de l’aviation française où un monoplan évoluait dans un ciel bleu de Prusse…

Je l’avais laissé en pleine lumière, sur mon bureau, pour le regarder et l’admirer à chaque fois que je faisais une traversée de ma chambre.

Que de pays lointains j’ai visités, que de langues j’ai entendues en lisant : « Magyar posta, Sverige » ou ce petit bout d’Amérique qui arborait fièrement :  « Rio Grande do Sul », ce vieux timbre sépia qui me fit ouvrir mon premier dictionnaire…

Et ces grands timbres, miniatures polychromes de la peinture classique dans leur cadre de papier dentelé, qui donc devaient coûter plus cher que la pauvre Marianne de Gandon…

Il y a bien longtemps, ma tante m’a donné une grosse enveloppe bourrée de timbres qu’une vielle religieuse avait soigneusement conservés, empilés lettre après lettre, messes après messes, jusqu’à l’offrande finale…  Une fois le trésor étalé sur mon lit d’enfant, j’en fus impressionné…  Les timbres venaient de partout, de tous les pays et de toutes les couleurs; cette masse me paraissait énorme… Quand je confiai ma surprise ravie à ma tante, elle m’affirma : « forcément entre religieuses les frontières n’existent pas! »

Une telle quantité de vignettes postales représentait sûrement une certaine valeur marchande, mais ça ne valait pas, à mes yeux, les timbres que ma mère avait arrachés, pour moi,  au facteur, à coup de sourires et de cafés.  Et pourtant, je sais, par expérience, combien la petite sœur avait dû intercéder quémander, solliciter, remboursant ses consoeurs en gentillesses… Et comme on ne peut pas donner que trois ou quatre timbres en cadeau, on continue de stocker, jusqu’au jour où l’enveloppe gonflée s’ouvre d’elle-même comme une valise usée… Alors, devant le trésor débordant, elle avait dû chercher un destinataire à son envoi. Et c’est moi qui fus choisi, par ricochet.

Je fus ainsi l’héritier de cette mousse chromatique et dentelée de cette grand-tante inconnue, que je remercie en ce jour, bien qu’elle fût morte depuis des lustres sans savoir combien son acte m’avait touché.

Le temps a passé, et, après la tante, c’est à moi qu’échoue la tâche d’offrir toutes ces petites taches de couleur qui représentent tant de jours de patience, de temps concentré, de vie mise en conserve reportant le plaisir à plus tard. Alors, on prend une autre enveloppe, on colle un timbre tout neuf et on envoie le magot en espérant que le plaisir donné sera à la hauteur de la fantaisie collectée. Des années de petites attentions concentrées dans ces petits tas de caresses ébauchées.

Aujourd’hui, aux portes de l’incertitude, que fais-je de mon enveloppe de rêves imprimés? Je l’envoie à mes petits-enfants que je n’ai jamais vus, au prix de l’oblitération et de la résignation… Je leur donne tous ces moments de bonheur arrachés à l’ennui et à l’indifférence… Ces enveloppes tâchées de jus d’orange et de honte que j’ai sorties de la poubelle. Ce timbre étranger que j’ai négocié à la machine à café pour le prix de la seule consommation que je pouvais m’offrir, cette heure de queue à la poste en échange de quelques millimètres de couleur en plus. Tout ça pour que mes sentiments ne restent pas Post-restants…

Si vous le savez, dites-le-moi, par courrier, et sur l’enveloppe, mettez-y un timbre de Marianne ou d’une autre dame, mais surtout, dessinez lui des moustaches, comme ça, juste pour rire, avant peut-être de pleurer…..

 

 

« Je l’ai pas fait exprès ! »

Badaboum ! Bling ! Ça tombe dans la pièce d’à côté!

Vous vous précipitez pour constater l’étendue du désastre et, devant vous, une lampe de porcelaine git, brisée sur le carrelage tandis que le visage d’un enfant pâlit en vous disant ; « Je l’ai pas fait exprès ! »
Et là ça craque une deuxième fois en vous. Resté de marbre, un peu fissuré quand même dans votre certitude et votre calme, vous lâchez à voix basse :
« Comment ça, je ne l’ai pas fait exprès ? Mais, c’est bien la moindre des choses !
Il ne manquerait plus que ça ! Que ce soit volontaire !!!
J’imagine : tiens je vais faire mal à Papa, je vais casser le vase de Mamie… Le seul cadeau qu’il a vraiment aimé recevoir… »

Et pourtant, tout compte fait, ce n’était qu’une bévue de la fatalité, qu’une bavure de la maladresse… C’était prévu, puisque ça c’est produit !
Mais après tout, c’est celui qui passait par là qui a été la victime… Classique ! C’était écrit dans le grand livre des conneries…
La preuve; ça aurait pu être un autre vase, plus petit, ou même mieux encore, chez quelqu’un d’autre… mais non, c’était obligatoire !
Moi qui criait, je n’étais que le propriétaire du vase. Mais c’est lui, le vase, qui était la vraie victime. Ma fille, elle, n’était que l’habitante d’une robe dont les plis avaient déstabilisé le vase, et pourtant, elle n’en voulait pas à cette robe !
La preuve, c’est que, si quelqu’un d’autre l’avait portée, le drame serait arrivé de la même façon… Alors la responsabilité était largement partagée…

Un peu honteux et un peu convaincu, vous ramassez les morceaux, et vous vous retenez de leur reprocher de vous avoir abandonné, d’avoir rompu votre liaison pour, presque rien…

« Je l’ai pas fait exprès ! »
J’essaie d’en rire, mais c’est une phrase qui me fait encore mal au coeur. Parce qu’elle remue mon passé, parce qu’elle réveille ma colère, et mon regret de l’avoir exprimée. Parce que ma fille la criait tellement fort, qu’elle ajoutait de la gravité à un évènement que nous tentions de minimiser. Parce qu’elle était tellement désolée, qu’elle ajoutait des éclats de voix aux éclats de verre…
Aujourd’hui, j’ai oublié la couleur des objets, mais pas la portée de mes colères.
Il reste des petites fentes dans la porcelaine de ma conscience…

Vingt-sept heures soixante-douze

Je suis né sur la lune
En 1657
C’est-à-dire au début de sa colonisation
Par les jupitériens
A cette époque une feuille de salade
Recherchée par la police galactique
Nous abritait mes parents et moi
Des torpilles qui fleurissaient sur la voie lactée
Hurlackchimsocktruz répétait le chien
En plusieurs langues et sur tous les tons
Mais l’amitié d’une pieuvre
Voyageant en fiacre à travers l’hyperespace
Absorbait toute mon attention
Si bien que j’échouai à l’examen d’entrée
A la morgue
– Le lendemain je fus déprogrammé
.
Brigitte sortit de son sac à malices un tube de rouge à plèvre, un plan de Djakarta et descendit à la station Châtelet. Les cœurs d’artichaut fleurissaient sur la place Saint-Michel. Le printemps précoce faisait éclater les bourgeons de la tour Montparnasse et la Seine pleine de l’hiver accouchait sur les quais. Plus loin elle entra dans une quincaillerie de la rue de la Huchette et commanda un bœuf bourguignon à l’Asiatique aux yeux privés. Plus tard elle reprit la trémie du métro, acheta un journal. Au voyageur qui lui fit observer qu’elle lisait le journal à l’envers, elle répondit que les nouvelles étaient renversantes. Puis elle s’endormit
.
Les jambes doivent être sur le trousseau
Chantait Madeleine qui déambulait sur les trottoirs
Verts de la ville aux trois bouchers
Les bras des spectateurs seraient tombés de leur patère
Si l’homme en cravate à pois ne leur avait joué
Un air de jazz avec ses trois complices couverts d’un melon
C’est la vieille demoiselle aux paupières bleues
Qui se réjouissait du repas ainsi préparé
Têtes de veau et oreilles de porc paradaient sur les tables
Et l’oseille ne faisait pas défaut sur la porcelaine
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Les barbelés des champs de guerre rêvent
De fantômes errants qui s’accrocheraient à leurs dents
Le dé à coudre baisse l’encolure et enfourne l’aiguille
Comme la lance d’un chevalier
La guerre est commencée!
Pourtant le colloque n’est pas terminé car la cloche est muette
Elle a perdu ses ailes et refuse de sonner
Accroché à un fil le fumeur de haschich
Répète en chuchotant : le jour de gloire, le jour de gloire, le jour de….
L’enterrement est passé, quelques gouttes de sang jalonnent son parcours
Il n’y a décidemment plus de révolution
Que voulez vous de nos jours on numérote tous les culots
.
En 2657 sur le dossier d’une chaise traînaient encore des vers à soie, des douilles de8 mm, un éclat de lune désactivé, une fleur qui regrettait de l’être, et moi. Qui ne sais pas chanter avec autre chose que mes cils battant la chamade parce que le poisson, mon premier amour a promis de revenir. Je trouve le temps long, si long.
Parfois alors je joue avec mes dernières armes. Un chien, un bœuf, un porc et un fantôme.
Il est 27heures 72.
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Elisa-R, Héliomel, éclaircie, Téquila, 4Z2A84 ravivent mes souvenirs.
Posté par Éclaircie, dans Plusieurs mains

« REVE » par PAUL VALERY

« REVE.
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Une femme avec moi dans une campagne CLAIRE. Nous voyons une construction abandonnée, CLAIRE. De l’eau coule vers la porte béante ; sur un palier carré, eau CLAIRE qui, à peine le seuil franchi, coule sur les marches, les couvre et s’enfonce. La femme m’entraîne. Nous marchons dans l’eau assez haute et descendons. La descente d’eau nous mène à une porte où nous retrouvons le jour, et sur un lac immense où l’eau se jette. Le lac est CLAIR, d’une transparence admirable, très profond. Nous nageons dans le plein de l’eau CLAIRE et vert très CLAIR et lumineux. Lumière blonde. On voit les corps des nageurs. J’ai une peur et un émerveillement de cette CLAIRE profondeur où les jambes sont d’une liberté et blancheur étonnantes. On voit AU FOND un pays vert lumineux, doré de soleil doux, un sable calme et blond. »
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Paul Valéry (« Mélange »).
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UN NAIN DANS SON PAYS

UN NAIN DANS SON PAYS

 .

Un nain dans son pays se prenait pour un roi

Petit Napoléon ou nouveau Charlemagne

Sur son vieil occident il imposait sa loi

En partant appauvrir la petite campagne.

 

Il avait pour régner l’argent comme complice

Un nain dans son pays se prenait pour un roi

Le néant contrôlait ses forces de police

Protégeant son empire en bafouant le droit.

 .

Il montrait le chemin, le désignant du doigt

Priant pour éviter les revers de fortune

Un nain dans son pays se prenait pour un roi

Gardant pour les petits une vieille rancune.

 .

Il gère son trésor qu’importe la détresse

Poursuivant son destin d’une impassible foi

En laissant le joli pour sa belle princesse

Un nain dans son pays se prenait pour un roi.

 .

jc blondel

DE L’ECRIVAIN

DE L’ECRIVAIN

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Auprès du feu qui fait des étincelles

Elle écrivait le soir sous les chandelles

Sur du papier tenu par des ficelles

La main de l’écrivain.

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Elle invente chansons et ritournelles

Pour conquérir, la nuit, ces demoiselles

Qui dansent deux par deux sous les tonnelles

La voix de l’écrivain.

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L’artiste a laissé sur ses aquarelles

Dans le ciel au dessus des citadelles

Le retour au printemps des hirondelles

Sous l’œil de l’écrivain.

.

Les courses du destin sont éternelles

Sur des routes qui sont impersonnelles

Il charme pour un temps les jouvencelles

Le cœur de l’écrivain.

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jc blondel