Monthly Archives: septembre 2010

Avec cette lumière

Avec cette lumière

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Tandis qu’elle vous sollicite depuis toujours

Pour éteindre cette lumière trop forte à ses yeux

Elle espère que longtemps vous direz encore non.

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Comme les tourterelles, à bien les écouter

Ont ce cri qui n’a rien de tendre ni de joyeux.

Le pas est lourd dans l’allée,

Il semble qu’il ne parviendra jamais au perron de demain

La clarté emprisonne l’ombre derrière le mur recouvert de lierre

Le velouté du tissu n’est que souvenir ancré dans un pan de ciel.

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Ce sont vos mains qui entraînent à la danse les grains de sable

Enfouis dans la mémoire

Au pied de l’arbre centenaire.
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Et l’on joue à cache-cache

Dans le gravier crissant

Alors que les tournesols par le soleil brûlés

Baissent la tête sur la terre assoiffée.

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Variance sur lit de soupe à l’escargot

Variance sur lit de soupe à l’escargot

Un rire clair et franc déambulait le soir
A la recherche d’une bouche
Qui l’aurait accueillie conciliante
Oubliant la soupe à la grimace
Mais les yeux sur le potage vindicatifs
N’en finissaient de tourner
Rêvant de s’échapper de leur globe
Pour se joindre à l’éclair de l’orage
Et figer le bouillon où se baignaient les lèvres
Dans un rictus parfait de souper sans chandelles
Le velouté du sourire fondit dans le creux de l’assiette
Tandis que les convives étonnés se disaient au revoir

Des serpents enroulés sous les ombres
Se préparaient à éviter le piège hivernal
Les tortues de Floride chevauchaient les crocodiles
Des girafes à deux bosses courtisaient les flamants
Tout était calme et serein sous le sable blanchi
Quelques crabes enhardis partaient en vacances
Les longues files d’escargots ne les effrayaient plus
Puisque le vieux gond de l’été avait pivoté
Silencieux et glacial jusqu’au courant d’air froid
De la prochaine saison de pages à arracher
La mer aux longues jupes noires pouvait se retirer

La loi des grands nombres m’a toujours attiré
Dès le berceau les variables aléatoires quoique indépendantes
Prirent pour moi le pas sur les diagrammes en abscisses
Si bien qu’à l’instar de Lautréamont je n’eusse point
Adoré sans réserve les mathématiques
La régression linéaire propre aux statistiques me laissa toujours de glace
Tandis que la moyenne de mesures approximatives
Dans les sciences expérimentales
Ainsi que l’analyse combinatoire
Des permutations des arrangements et des combinaisons
Me charmaient
Les échelles de température me permirent très vite d’atteindre le nirvana
C’est de ce lieu situé nulle part que je m’adresse à vous
Si des pannes de télécommunication
Ou de survenance d’événement se produisent
La responsabilité en incombe à l’écart quadratique moyen
Ou à la racine carrée de la variance

Ont participé, dans un ordre sans rapport avec celui des poèmes :

4Z2A84
Eclaircie
Elisa-R

Et puis

Héliomel
Téquila…….Par la pensée.

Juliette

Juliette

Chassé-croisé, jambes longues,

roses sous le blanc tutu,

taille fine, nuque blonde,

aux pieds des chaussons pointus,

elle danse.

Elégante silhouette

qui jamais ne se révolte,

en adroites pirouettes

tourne, tourne et virevolte,

elle danse.

Halo de lumière bleue,

pas à pas suivant les gestes

d’un corps soudain langoureux,

dans une atmosphère agreste

elle danse.

Quand son Roméo d’un bond,

apparaît dans la lumière,

elle reçoit comme un don 

sa fougue, l’allure fière

elle danse.

Et leurs corps alors s’envolent

en un duo d’amoureux,

petits sauts et courses folles,

magnifique pas de deux,

ils dansent.

Frangine