Historique de la catégorie : Plusieurs mains

Et poustouflant

Il peste dans ses pantoufles
Trop larges
Qu’il sème sur la moquette
Rase
Le souffle court il court après l’une
Tandis que l’autre le nargue
Sous le buffet
Encore étonnée de ne lui point voir
De chaussettes rayées au pied
Comme se dérange le temps dans les cintres
Il claque dehors un vent mauvais
Qui contraint les chemises en veste
A rester au placard
Sur les vernies semelles endormies
A leur encolure…
……….. qui se cache derrière A

À court de souffle le vent s’enchaîne
Aux mâts et cheminées
Guettant l’inouï de la moindre particule
De vie
Quand les yeux écarquillés
Les somnambules défilent
Dans un carnaval depuis longtemps silencieux
Les oiseaux s’étonnent des quartiers libres
Et des pans de murs défaits
Sous la voûte obscure de nos lendemains
…………… qui se cache derrière B

Dans la trame du jour
L’homme de faille
Sous ses apparences
Dissimule sa figure incontournable
Sans fard, ni masque

À chaque pas
Son chapeau se soulève
Il en sort une nuée de pensées
« Epoustouflant » s’exclame t-il
Puis, bras en croix,
Ombre qui s’étire
Il disparaît dans le soir qui titube

« Prudence » dit le sage
Seules les illusions perdurent
Dans l’éventail du papillon

Les fleurs parlent de guerre
Et racontent l’oubli du renouveau

Quel est ce chant au loin
Qui gonfle la voile
Sur le miroir des vivants ?

« Abracadabra » dit l’espoir
À cheval sur la boîte de pandore
…………. qui se cache derrière C

Eh tu viens ?
On va se promener
Eh, tu viens?
On va se baigner?
Mais non je n’ai pas le temps
Tu sais bien ce n’est pas pour le moment
Aujourd’hui, il est question
de laisser le Soleil se reposer, bronzer

C’est pas un peu époustouflant cette histoire-là?
Que la mer prenne le temps de faire la grève,
de mémoire d’éléphant, ça ne s’était jamais vu!

Pour sûr que c’est unique
de 05 à 08 ,
Nous vous proposons:
Concert d’Oiseaux
spéciale dédicace
Pour La Nature!
Que tout renaisse encore plus beau, plus fort

Et que vivent
plus beaux encore …

les bains de minuit en été
l’odeur du jasmin
Ivre de Vie
de la magie d’une chanson
d’un partage, d’un concert, d’un rayon de soleil de mer sur la peau,
de la Course de la Grande Ourse dans l’alignement des planètes

C’est cette pleine Nature en Santé qui reste époustouflante

Alors préservons-là à jamais
Dès demain, on reprendra le chemin

……. qui se cache derrière D

Une auteure- spectatrice amie vient danser sur les premiers vers ( qui est-elle?),
tandis-que 4 Z attend au clair de lune que la création collective soit enfin sur le site de Poésie Fertile

Les rambardes du ciel,

Aubades et sérénades s’agrippent aux rambardes

Rues et chemins rendus au silence

Sur les façades tant de sourires lointains

Garde-corps et garde-fous

Spectacles sans spectateurs

Une foule de mots s’échappe

Quand lune et soleil indifférents

Étendent les ombres ou les écrasent

Afin que de chaque balcon

Le voyage se poursuive et vive le printemps

***

Vue sur ciel,

Petits yeux lumineux, lointains

Clignotent morse indéchiffrable

Pourtant reconnu.

Au claquement des paumes

Répondent les cris joyeux

Des enfants à casserole

Musique troubadour des nouveaux

Jours

Nul ne sait quelle Juliette se penchera

Aux étoiles

Dans ces nuits enfermées…

***

Au bal, qu’on

se le dise …

Il y aura du monde

Ce soir.

Nous y retrouverons,

chacun déambulant à sa guise,

au parterre ou au poulailler,

tous les amis qui,

A l’amitié et à la Vie

seront venus boire.

En ces temps éclairés

Dans ce Printemps qui renait

Nous sommes venus festoyer,

tels des feuilles sur la même branche,

nous nous serrons pour danser toute la nuit

Et, sur ce balcon, dans un élan partagé de rendez-vous galant, à la Cyrano,

nous nous trouvons aux premières loges

pour apprécier, de la rue, la musique qui monte

et au clair de lune, s’embrasser

Se crée

Se crée,

L’agapanthe sous l’arbre de Judée

Rose bleue à l’ombre

Le tilleul épanoui lançant ses derniers

Feux

L’allée granit à la pointe du pied

Nu

Libre de jouer marelle

Près du ciel inventé

Tout se tait à présent

Sauf en mémoire

Où se tournent les images

Tournesols vivants…

***

Anfractuosité au cœur de l’arbre

Trou à rat

Souricière ou bien halo de lumière lointaine

Autant de voies secrètes

Alors qu’il nous reste le refuge relié

Pour rejoindre Alice

Et taire à tous

Le chemin qui s’écourte

***

Pour les grands enfants que nous sommes restés

C’est bien connu,

les lapins sortent à Pâques

et vont danser et se cacher

dans nos jardins.

.

Cette information

bien que jalousement bien gardé, hi hi hi!!!

Par les petits du Monde Entier

revient chaque année

comme un magique refrain.

.

C’est les Cloches qui amènent

poules, lapins et cloches en chocolat …

Alors ce soir, pour tous les amis

amoureux des jolies traditions,

nous voilà réunis! Il est temps

.

L’heure est venue de lever le voile

sur le mystère le mieux gardé de tous les temps, à savoir:

le Secret de polichinelle de toute cette basse-cour

qui arrive dans les cours et jardins des enfants, pour le plaisir de tous,

chaque année au même moment, sans une égratignure et si discrètement!

.

Oui mais comment? me diriez-vous! Là est toute la question qui reste posée par les scientifiques et poètes ici présents?!

.

Je ne peux vous donner qu’un seul élément de réponse pour éclaircir ce mystère, c’est grâce à la complicité des grands-parents et de leur amour pour nous que ce fabuleux secret de polichinelle de la Cloche peut continuer à se perpétrer pour le bonheur de tous …

Alors chhutttt, je vous en prie, pour Le merveilleux, Hip Hip Hip  Hourra!

Continuons de le perpétrer longtemps encore …

Composé par Phoenixs à qui nous devons le magnifique titre, Éclaircie et Marjolaine

Élisa proche de nous

4z omniprésent 

 

Mets ta morphose

Une ondulation étrange s’empare du tronc
Relayée par des vibrations au sol
Le pan de la colline s’ébroue
Poissons et papillons s’élancent vers
Le seul nuage présent
Les murs se teintent de rouge vif
Et de la cheminée apparaît
L’être enfoui depuis toujours
Celui qui chuchote aux bûches dans la flamme
Celui que l’on voit les yeux enfin ouverts

*** ***
Mets ta morphose,

Dans ta poche, quelque part
Sous le mouchoir
A l’abri peut-elle grandir ?
Devenir autre que toi ?
Certain répondrait cloporte
Un autre mystère
Patiente, tu verras bien
En fouillant qu’il n’y avait
Rien à voir…
*** ***

Il est l’heure
du vol bleu
des rêves oranges
il est temps
de faire un vœux
avant de se nicher dans la grange
demain sera un jour nouveau
avant de tomber dans les bras de Morphée
je vous parle d’art
sans quoi la vie ne serait que peu de chose
parfois pour aller vers demain
on doit laisser quelques doses
de ses rêves au placard
Ce matin je lèverai le poing
pour redire mon espoir
de transformer la lutte
en réelle métamorphose
d’une envolée vers des jours meilleurs.

Par ordre d’apparition de cette artistique métamorphose: Éclaircie, Phoenixs et Marjolaine puis Elisa Plume Bleue et 4Z veillent

Qui verra le nectar ?

Son ventre arrondi invite à la caresse

Son col étroit à l’étreinte

Son pied à peine visible incite à la vider avant sa chute

Alanguie au fond de la mer

Elle admire les dauphins

Les coraux tentent de l’apprivoiser

Tous se demandent qui vivra le plus longtemps

Qui verra l’hôte d’exception

Pour qui l’huile a été versée

Un jour au soleil 

Temps fort de ces nectars livrés aux éléments

***

Je ne serai pas de ces aventuriers

Marchant sur les grands fonds

Au hasard des coraux

Qui verra la sirène aux yeux d’algues

Boire à la coupe ses perles

Ou alors c’est que les profondeurs

M’auront emporté

Un jour de naufrage rouge

Quand je croyais encore aux contes

Sans méfaits…

***

Voyage des sens, partage des connaissances

Un phare nous éclaire …

Une amphore dans les bras

Debout  sur l’Abora IV,

Traversant le Bosphore

et la Mer Egée

pour rejoindre l’Ile de Crète,

nous quittons le port avec notre chargement

et naviguons pour partager contre monnaie trébuchante, nos trésors( Commerce oblige)

Sur la Mer qui nous transporte,

tout n’est qu’enchantement! ( Nous en oublions le monde des affaires et de l’argent)

De l’Huile d’Olive de la Paix

au  Vin de l’Amitié

nous trinquons,

une Zythum à la main

Et sourions au bonheur d’une journée de voyage qui a permis de découvrir 1001

connaissances et essences partagées et échangées

qui, bien rangées dans les jarres et les amphores,

feront la joie des enfants du monde entier

qui, en fouillant bien, retrouveront ces fabuleux trésors.

Ces trésors qui nous montrent comment le Monde est beau si on sait le regarder

Trois textes qui se garderont au fond de l’amphore, qui les découvrira dans le temps ? Éclaircie, bibi et Margofleur ne le savent pas plus que vous…4Z peut-être ?

Du crâne au verre

Rouleaux,

 .

Sous les éclats la vague

A lame acérée

Scinde le crâne en deux

Ennemies sphères

Irréconciliables

Vains les discours

Les promesses de l’aube

Souillée

Elle roule son monde dans la suie

Issue sans secours

De la colère sèche…

***

Entre crâne et cortex

Des vents insensés débordent largement

Poussant des flots de folie

Bien au-delà de cette boîte hermétique

Les arbres et les haies abattus par la main

Nourrissent la graine de tempête

Sans aucun frein

Sans retenue ni pudeur

L’homme a beau jeu de retenir son souffle

De plier l’échine

Les vagues jetées plus haut que les collines

Regrettent le temps des verres

Qui seuls accueillaient les foudres nées de cerveaux mégalos

***

Temps

Solaire ou pluvieux,

Relevant la tête

Souriant ou tempétueux,

.

Il s’en est fallu de peu

que tout s’casse,

que tout éclate avec fracas

.

Tout reste variable, vulnérable parfois,

c’est selon l’humeur 

de l’aile de l’oiseleur

.

Finalement …

Plus de peur que de mal

Seule une petite tempête 

dans un verre d’eau

.

Nous buvons à l’amitié

retrouvée

et tenant la barre,

nous arrivons au port …

.

Heureux,  d’avoir 

maintenu ensemble le cap

malgré les éléments qui étaient déchaînés.

.

Comme quoi

c’est toujours des tempêtes des plus dures à celles dans un verre d’eau

que naissent les plus beaux arcs-en-ciel

.

Allez Capitaine! Hisse et oh! 

Et bonne traversée à tous les matelots!

***

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine ont tenu bon la barre dans cette tempête.

Élisa est à l’abri, pas loin

4Z dans chaque parcelle vent…

La Firme ferme

La firme ferme
Et la ferme affirme
Que dindons et pintades
Cesseront de manger du poisson
Avant que ne leur pousse des écailles

L’oison s’exclame
La ferme !
Ainsi dans l’œuf
S’étouffe le poison
….

A la Ferme
Humons l’air
N’est-il pas meilleur qu’à la ville?
Dans la terre, les poules grappillent
de-ci, de-là, le meilleur de leur repas
Et oui, je vous le dit en mille, c’est du Bio respiro écolo
c’est le meilleur qu’on puisse trouver les filles et pourquoi s’il vous plait?!
Parce-que
A la ferme, on est tout vert à tout!

Et c’est ainsi qu’Eclaircie et Marjolaine invitent Elisa et Phoenixs à venir découvrir la nouvelle ferme très tendance où les légumes se cueillent en chantant pour conserver une bonne santé.
et 4Z se promène pas loin en regardant vivre la Ferme des Amisnimaux

Grimoire en apesanteur,

En ouvrant mon vieux grimoire

j’ai fait un bond dans mon histoire

J’avais 7 ans

me voici déjà grand

J’ai pris mon maillot

dans l’armoire

Un pari

c’est un pari

Il n’était plus temps de reculer

J’ai regardé le ciel qu’était tout gris

J’ai voulu voler

Les yeux toujours fermés

Je ne sais pas comment

mais perché en haut du plongeoir

j’m’suis retrouvé!

Comme un loir je dormais

Allongé de tout mon long sur le plongeoir

Me voici tout nu à présent

à m’laisser glisser dans la baignoire

du près temps de ma mémoire

***

De perchoir en plongeoir 

On virevolte l’aile déployée 

Nul ne sait le parcours destiné 

Une plume parfois ne finit de tracer 

L’arabesque d’une chute merveilleuse 

Ou d’un envol à peine esquissé 

L’air absorbe les dessins 

L’eau imbibe les  desseins 

De tous ces voyageurs de l’équilibre 

Entre deux songes d’apesanteur

***

Le bel accessoire de mon saut

Périlleux

Tendu entre deux espaces

Il n’offre rien

Et si je saute

C’est la roulade en écume

Qui m’attend

Ou les profondeurs

Muettes…

Ont grimpé l’échelle de soi : Margofleur, Éclaircie et bibi pour ce plongeon dans l’inconnu. Deux mots piqués à l’une et l’autre pour former le titre.

La nuit des temps

Perte de temps,

 .

Perdue la petite

Égarée la grande

Il tombe sans un cri

Inconnu blanc

Sur le noir des nuits

Fondues

Rien ne sonne

Juste

A l’horloge détraquée

Que tu t’évertues à remonter…

.

Dans le grand cube de bois

Les dents aiguisées s’apprêtent

À déchiqueter le temps

Les nuages et les tourments

Sur la façade les aiguilles

Tricotent fil à fil une longue écharpe

Pour les bébés et les vieux jours

La boîte trône dans l’immense salle

Où les trains en retard

Les pendules à l’heure

Les oignons dans leurs mille peaux

Accompagnent le bal des saisons perdues

.

Ses battements nous suivent

Ils mesurent nos gestes, résonnent en nos silences

Rythment nos pas, témoignent de nos impuissances.

Son corps prolonge l’ombre des arbres

Abattus dans la fleur de leur âge.

Elle compte les levers de soleil et les lunes froides

Elle décompte, impassible, les minutes et les heures

Jusqu’à l’ultime seconde de notre beau voyage.

La mienne a eu ses morts, chéris toute une vie

J’attends qu’un beau matin

Son cœur reparte enfin.

.

Dans l’Oise, on ne sait pourquoi,

tout le monde compte

l’un sur l’autre

pour donner l’heure juste

au nouvel arrivant

qui passe

le plus souvent

pile au moment où la cloche de midi retentit…

On entend alors le chant des contes et des comtoises

 .

L’espace d’un instant

tout le monde  retient son souffle

on est comme suspendu

aux mouvements de la petite et de la grande

qui font la ronde des géants

avant d’annoncer une bonne nouvelle.

.

 Monsieur l’Horloger vient de prendre son temps

Tout est révisé!

On a même gagné de précieuses secondes

 .

Le maitre des lieues

vient d’arriver,

les contois et les comtoises

s’interpellent,

il est presque midi

Tu es sûre,

Oui certaine,

Mais que se passe t’il donc…

Serions-nous en retard aujourd’hui? Tout le monde guette, attend le son de la cloche qui indiquera que les festivités peuvent commencer

et en même temps nous assistons à un spectacle mémorable où tous les oiseaux se réunissent afin que  toutes les histoires puissent  s’animer et se conter …

Au fil du temps…  Clin d’œil amoureux  de l’Horloge et de la Comtoise…

.

Les heures décomptées par Phoenixs, Éclaircie, Élisa et Marjolaine.

4z dans l’éternité

Venons-nous rafraîchir les oreilles au chant des oiseaux: fauvette, lulu l’alouette et le bruant zizi. Trilles fauves,

Cousine de l’alouette
On ne te plumera pas
Plus discret
Ton chant s’en va
Sous les vents passagers
Les racines des nids
Dans les matins allongés
De promesses
Petit fauve emplumé
Ta mélodie en bec
Reviendra au printemps
Parfumer les oreilles…
***

Où l’alouette à la sauvette
Oublie sa tête chez la linotte
La grisette fauvette
Gracieuse et fauve
Dans le tableau met la couleur
Et si le peintre vient à entendre
Un joli chant sous les ramures
Oublieux du temps
Il sentira poindre le printemps
***

Jolie Fauvette
tu éclaires le ciel
de ton roux pelage

Lorsqu’on t’écoute
on ne peut que faire la fête
sans que n’ gronde l’orage.

Tu es enfin
sortie de ta cachette
et m’ v’là en train de gommer toute la page

Histoire qu’on reparte d’un bon pied pour cette nouvelle année,
gaiement à virevolter

Par ordre d’apparition: Phoenix ( dont le titre lui revient) , Eclaircie et Marjolaine … Elisa et Kiproko ne sont pas loin et 4Z veille sur tous les oiseaux.
Merci pour cette mélodie à plusieurs mains.