Category Archives: Plusieurs mains

Ubu, bulle-flocon de fer blanc

Par delà sept forêts de pyrite, sept montagnes d’opale, de jade,

Le soir, à l’heure où soupirent les chênes les plus noirs – les trembles les plus pâles

Une bête éclatante

Léviathan monstrueux et chatoyant

Colonnes lustrées d’étoiles, piquées de flammes et de vents

D’Orion à l’Éridant

Sous les ondes, ses écailles dansaient

Sa gueule immense brûlait

Tout ce qui était laid, tout ce qui était faux

Ses yeux d’onyx voyaient

Tout ce qui était bon, tout ce qui était beau

Ah là là ! L’animal fabuleux !

Son ventre gros

Comme une tonne de Chablis premier cru Vaux Ragons

Et moi, vêtu d’une cotte de mailles

De fer blanc

Pauvre larron !

Pauvre manant !

J’étais dedans !

.

Ubu,

Le conteur de fables

Brasse l’air vigoureux

De ses grands bras instables

Fabuleux

Ce que le monde engendre

Par ses mots polymorphes

Avant que de descendre

Dans un silence amorphe…

.

La note sur la portée bulle dans sa rondeur fragile

Depuis la nuit des temps

Les yeux s’illuminent 

Dans les visages flous

Les paysages des contes 

Plus réels que nature

Prennent par la main les assoiffés de vie

Sur les chemins jamais ne s’effacent

Les empreintes

Je mettrai mes pas dans les traces fraîches

Pour l’épique voyage dans la brume

Cueillie aux fenêtres de l’aube

.

Quand je pense qu’ 

Une goutte d’eau 

peut 

devenir flocon 

Une étincelle de Vie 

peut 

faire la ronde 

en dansant 

avec l’Univers 

Un verre de Poésie, 

un brin de mélodie 

ou un certain « Pouces verts » 

peuvent faire faire 

 choux blanc aux guerres 

Moi, ça m’va 

et ça me donne envie de chanter 

avec les Fabulous Trobadors 

de Toulouse 

 » Pas de ci  » 

Pour que, 

des contes de notre enfance, 

le Fabuleux destin 

reprenne sa place 

Au Soleil 

Pour boire un coup avec les Amis 

En chantant à tue-tête, 

Tout en conscience   

Qu’il est fabuleux 

d’être…  ensemble… 

Que la Vie est une véritable fête  

Si on choisit de ne pas se prendre la tête 

« Il en faut peu pour être heureux »… 

Et quand on se dit ça chaque matin 

Avec tous les envers et les endroits 

C’est ça qui fait notre force et qui est fabuleux!

***

Fabuleuse équipée composée de

P.Y. Bossman, Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine

Le titre est puisé au fil des vers.

***

Élisa, passante qui passe, silencieuse

Kiproko, que l’on attend

***

4Z, fabuleux et bien réel poète, ici, là-bas, là-haut, au-delà….

Le cercle en poupe,

La prière au vent donnée

L’eau lui dispute la force

La parole, la parole se noie

S’envole

Et les tentacules de la nuit

S’en régalent jusqu’au souffle coupé

Que de grain à moudre

Avant l’enfouissement

Ou le brasier magnifique et coloré

Le cercle est vertueux et les yeux, ronds

***

Moulin Avant

Avant,

On pouvait sentir,

Sur sa peau

Les gouttes d’eau

Se déposer,

Telles des petits mots

Qui venaient nous réconforter

A vent

On avance plus écolo

On a le vent en poupe

Du haut de l’arbre

On voit tout l’horizon

Dans la main

Quelques olives

Se sont nichées …

Vertes ou noires,

Petites, Lisses ou fripées

C’est la récolte de l’année

Qui nous redonne l’espoir

BONHEUR PARTAGE

D’une grande tablée

On sera tous réunis

Pour déguster

Entre Amis,

De PIERREFEU

L’Huile d’Olive

***

Battre de l’aile

Sans tourner le mirage

Perd encore un pauvre voyageur

Au bout du vent sec

L’immobile le souffle

Sans le faire avancer…

***

Je suis un gros bateau, un peu lourdeau, pas bien haut

Une salière aux voiles blanches

Un bricolage de vieilles planches

Le cœur ouvert à tous les vents

Aux quarantièmes rugissants de l’hémisphère nord

Je fais du surplace. Mes mâts font des ronds,

Des signes hypnotisants

À l’adresse d’hidalgos déments,

Tout en grinçant

Mon timonier, c’est un vieil âne

Mon mousse, un matou un peu crâne

Mon capitaine, lui, est tout blanc

Il tire des bords, ahane

Moi, sa belle caravelle, serais-je en panne

Au beau milieu de l’océan ?

***

Je crois que j’ai oublié notre quatrième main, qu’elle nous rejoigne, elle n’en sera que plus légère. Le titre a piqué à Eclaircie et Marjolaine son sens obscur.

Ah! Nuit d’ivresse, à tire-d’aile …

Ah ! L’ivresse du voyageur
Sans adresse fixe
Vogue à son humeur
Parmi de lentes meringues magiques et flottantes
Aux formes rondes et fringantes
D’un ciel pâtissier fourré d’amarante
Ah, le beau voyageur, sens en éruption
Mouche au chocolat,
Jurant comme il sied
Au bonheur
Se gratte, l’air un peu cochon, les poils du cœur
Tombant dans l’abîme – le film est coupé
Voyageur câline un vin débouché
Titube – raté – qu’importe
Le voilà content, le diable l’emporte
…………………

Au bout de la nuit
Celle du matin pour se donner le temps de vivre
Le temps du jour
Voyages de Gulliver
Pour garder l‘œil vif
Le rire un peu rictus ou le rictus un peu rire
Ce que je préfère cependant
C’est traverser les miroirs
De l’eau, du vent, de l’arbre et du feu
Avant cette barrière de terre où je verrai enfin
L’infini.
…………………


A tire-d’aile,

Envol matinal sur la route déserte
Le ciel est vide
Tous les possibles sur leur branche
Lissent leurs plumes
La page blanche se forme nuage
Attend le passage des migrateurs
Pour lui donner un sens
Fugitif…

…………………

Vois-Age

Plonger dans l’eau ;;;
De notre nudité
retisser des liens !!!
Nous laisser bercer,
La regarder passer ou
Monter à bord de l’embarcation
Gonfler les voiles
Et de la Vie
prendre le temps
et l’énergie lente
de découvrir
Tous les paysages
sourires
…………………

Le voyage commence avec Pascal qui est de bonne humeur, se poursuit avec Éclaircie, si matinale, puis nous retrouvons Phoenixs, aventurière au grand cœur et Marjolaine arrive enfin, contente de vous retrouver, tous.
4Z indique le chemin avec sa boussole, Kiproko et Elisa chantent pour accueillir les nouveaux arrivants.
Les bons mots sont au rendez-vous! Il ne nous reste plus qu’à nous mettre à table pour savourer ce met de fête concocté par l’équipe au complet, en nous souhaitant une bonne dégustation et un bon voyage participatif éco-responsable

Le titre est pris un peu chez Éclaircie, Phoenix et Pascal
Bonne lecture à toutes et à tous, Bonnes inspirations

Survie

Sur le thème proposé par P.Y.Bossman : « Guide de survie à soi-même »

****

C’est dans la file de nuages

Que se lisent les lignes du vent

La trace de soi sur le sable s’oublie

A la mer glissée

Survivre c’est encore respirer

A l’air libre

Tout en restant lié…

Afin de lisser bien votre cerveau

Évitez les lectures

Trop doctes

Reléguez aux placards

Les poètes aux névroses ombreuses,

Proscrivez les barbants érudits !

Laissez plutôt aller votre côté barbare

(voyez comme il est rose !)

Frottez des heures à l’ennui

Au camphre, à la toile émeri

La peau de votre crâne dénudé

Et si les symptômes de votre semblant de sagacité persistent

Faites appel au Savoir

-Faire du chirurgien esthétique du coin

payez-vous un lifting du cerveau

Et si vous croyez tout comprendre

Tendez les oreilles

Aux bagous, aux ragots

aux théories fumeuses des réseaux

Sociaux, aux discoureuses de comptoir

Enfin, si, par inadvertance

Une flamme de lucidité ou de génie, qui sait,

Venait à vous pousser, tel un gros bouton

Rouge à l’intérieur du crâne

Pincez fermement entre le pouce et l’index

Tirez fort

C’est fini !

Lorsque tout sera redevenu gris – familier – prévisible

Servez-vous une mauvaise bière

Allumez la télé

Reposez-vous bien

Dormez oubliez

Que vous auriez pu vous appeler

Michel-Ange, Proust, Molière

Ou Le Titien

Dans l’ordre analphabétique

Histoire
Que ce soit clair

Pianoter jusqu’au bout de la nuit, écrire jusqu’au bout du jour, depuis le début du jour, juste quand il fait encore nuit

Semer les feuillets ainsi griffonnés aux quatre vents, la pluie faisant le reste, ou engrosser les ordinateurs de tous ces fichiers que personne jamais, n’ouvrira.

Puis dormir un peu, se lever, marcher, sourire et tout recommencer jusqu’à ne plus pouvoir avancer.

Le cerveau et la mémoire de l’eau s’empareront des miettes visibles ou pas.

C’est ainsi depuis la nuit des temps jusqu’aux confins des jours.

Accompagnée par l’étoile du berger,

Pour chasser mon vague-à-l ‘âme

ce soir c’est décidé je m’envole pour Denver City

avant de prendre le large avec 

à bord de mon dériver extraordinaire, Daisy,  ma flûte, mes deux chats et mon harmonica 

?! …

En quoi est-ce si extra je ne sais quoi, que de

dériver sans trop savoir où aller que sur mon dériver?!

Oui, mais là, ce soir c’est différent

tous Nous sommes capitaine de

notre vie nouvelle

Embarcation … direction amélioration !

Moteur: Vents en mouvement : réussite assurée A titre d’ailes

Sourires

Bienveillance à soi-même

Tout en dénouant la pelote de laine

Nous dévoilons les trésors de son

Qui vont nourrir notre humanité reconsidérée … 

Tu viens juste de rentrer de ton voyage?! C’est chouette de te retrouver!

… ,,, Entre, c’est ouvert, tu prendras bien un T ou une tasse?

Viens donc t’asseoir avec nous, on t’attendait

Dans la maison Bleue respirant,

Vivante, tout sourit 

***

Les auteurs :

Phoenixs, P.Y. Bossman, Éclaircie, Marjolaine

Élisa et Kiproko sont restées confinées (mais nous les attendons une prochaine fois)

Le titre appartient à Phoenixs

4z, attentif, depuis ses confins, est heureux de nous retrouver.

Passeur De Liberté

Au fond de sacs troués

Emportée à la sauvette

Chiffon

De papier, vieilles photos 

Caillou jeté dans la rivière

Pour faire des ronds dans l’eau

En ton nom sont morts nos noyés

Toi que j’ai reçue dans le dernier baiser 

Donné

Dans le dernier regard

Dans la parole bien aimée

Difficile de te cacher,

Combien tu brûles

Les mains et le cœur comme le feu des charbons

Que lois jamais ne protégerons

Tout à fait, ni les misères, ni la guerre

Plutôt l’amour, le don de soi

Qu’on chuchote au fond des ruelles de Damas

Pour mieux te garder, pour mieux t’emporter

Qui veut t’acheter te perd

Pour toujours

Pour te passer, mon amour,

Je veux pleurer, je veux crier

***

Sur la table posée

La feuille attend sa plume

Ses petits chevaux légers

Dans le sillon des marges

Passeurs d’un souffle à l’autre

Ils éclairent le sens égaré

Des lueurs passagères

Qui nous mènent

Feux folio…

***

Les longues tiges des roses tapissent le sol

En libèrent l’eau douce jusqu’alors captive

Leur délicat parfum persiste comme une voix rassurante.

L’homme sans visage,  sous sa cape longue et noire

Passe, immobile et debout dans la barque muette.

L’eau sommeille,

Sa joue contre les profondeurs de la terre

Et au lieu d’un paysage sombre gorgé d’épouvante

La poésie s’enracine au-delà des consciences,

Jardin ombragé amical et paisible.

Dans le dictionnaire au ventre blanc

Un autre sens dépose le mot sur les berges tranquilles.

Derrière la fenêtre d’un train familier

Un étrange et aimable barbu sourit en s’endormant.

***

À l’orée des forêts

Sur les rives de profondes rivières

Au bord de l’inconnu

Dans les chemins longeant le silence

Les mains renfermant des merveilles

Le pas léger

Il laisse dans son sillage

Les clés de toutes les bâtisses

Et invite le vent à diffuser le chant

***

Pas à pas

On prend son élan

On vit, on devient grand

C’est charmant.

A cet instant,

Tout devient possible, en

Rencontrant

Le Passeur du Temps et des Rêves,

Dans le Passage

Du Firmament où

Sœurs et Frères

De Poésie

Viennent se reposer, au milieu

Des ris et des mélodies en cascade de fleurs,

Pour une journée sous le signe de la bonne humeur.

Le secret, me diriez-vous, quel est-il ?

Dès le lever du jour,

Cueillir un mot doux, attraper une étoile filante,

S’habiller de ses plus beaux émaux, et, tourné vers la Lumière

Plonger tous en cœur dans nos 10 plus belles futures années

Pour nous apporter le Meilleur !

***

Les Passeurs :

P.Y.Bossman, Phoenixs, Élisa, Éclaircie, Marjolaine

Le titre appartient à P.Y.Bossman

4z, Passeur de mots depuis le lointain.

Houlette

Il y a un peu de mistral,

Mais,  ce soir, c’est décidé,

Je prends mon bâton

Et je vais marcher.

La direction importe peu.

Tout ce qu’il y a de primordial:

Se préserver du mauvais temps

Grâce à la Rose des Vents

Avec Son Soleil de Pleine Lune à ses côtés, bien évidemment!

.

Sous la houlette

De la Grande Ourse,

Me voilà bien accompagnée.

Je peux enfin reprendre ma course

Sans craindre de m’égarer

Comme brebis et chèvres de Monsieur Seguin autrefois …

.

J’ai cette liberté

D’aller de-ci ou de-là,

A ma guise

Avant de porter

Fièrement la Houlette au bout de mon bras

Et de montrer aux grands enfants que nous sommes restés

La Magnifique Voie Lactée

Qui nous protège du Néant.

***

De la prairie jusqu’au potager

On pousse les cailloux et les pierres

Les cailloux et les pierres poussent

En un champ dévasté

Jadis aride

Déjà

Nous avons essaimé

Vers les forêts et les haies de noisetiers

Taillé d’autres bras

Semblables aux nôtres

La croisée des chemins offre l’amplitude

À nos corps immenses et assoiffés


Deux voix : Marjolaine – Éclaircie

« Sous la houlette du silence » : Phoenixs,

 Ailleurs : Élisa et Kiproko

4z en Éclaireur

Avec Lui, le jour,

L’œil aux aguets, clos pour voir mieux

La peau sans un frisson

La lèvre suspendue dans une moue mêlant crainte et désir ;

Immobile.

Un geste volerait la magie de l’instant.

Calmement la surface de l’eau se ride

Au sommet de la cheminée

Quelque vapeur se dessine.

IL est passé et avec Lui le jour

Ose pénétrer cet espace entre Toi et moi.

***

De l’infiniment gris

Au tout petit

Du bleu grandiose au microscopique

C’est là où tout commence et tout continue.

Dans un tourbillon de

Ah et de Euh

Les 2 premières voyelles

Qui font sens.

C’est dans cette magnifique aventure de vie

Que nous plongeons … à souhait.

Tout bouge,  d’un bémol à un dièse

Tel le battement d’ailes du papillon,

C’est par le mouvement de ce colibri

Que Cousins et Amis

Nous progressons à Pas de géant ou de fourmi

Vers ce qu’on ressent sans le voir

Qui fait tout son charme

j’ai nommé La force de vie indestructible qui, bien qu’ imperceptible

Rend meilleur tout ce qu’elle touche au cœur

***

Coulisses,

Elle est là, discret

Froissement

Repoussé sous le tapis

L’ombre glisse son pas chassé

Sur la piste de la dernière valse

Muette

Aveugle blanche en iris

Elle

Est

A

L’heure

Tue…

Merci à Éclaircie pour le titre.

Fil de faire,


Une plateforme en haut de l’échelle
Un filin qui se perd dans la brume
Pas de retour en arrière possible
On pose le pied timide
Émergeant du brouillard une sphère
La surface lisse et luisante épouse le ventre
Les pieds libérés cherchent un nouvel appui
Une arête vive suffira-t-elle à retenir la chute ?
Une blessure au talon rappelle la posture
Les mains ouvertes cueillent une dernière feuille
Le sol s’ouvre dans un tapis d’étoiles.
…..

Petit pas en avant
Grand glissement en arrière
Tu vas cheveux tirés
Bras serrés sur le vent
Jambes tendues en avant
Dans l’air lourd
Un rien sous le pied
Au-dessus d’un tout qui t’appelle
Il te faut garder la tête droite
Les yeux rivés devant toi
Fragile battement de cils
Qui peut te jeter hors du jeu
Comme on lance un dé
Au hasard léger
Ou au tapis…
……

Il n’est pas aisé
De tenir sur un pied
Sauf peut-être
Pour un unijambiste …
L’histoire
Que je vais vous raconter
Tient à peu de mots
Ou juste par un fil.
Celui de ma mémoire
Un peu chancelante parfois
Me ramène à mes 8 ans, sautant
A la corde et à l’élastique avec les copines,
Ou tentant de faire tourner ce clown jongleur équilibriste,
Que je tenais précieusement entre mes mains …
Hop, une pression tenue sur le cadre en bois
Et voilà mon personnage en haut de la barre,
Fier de ses biscoteaux …
Un simple relâchement de ma part
Suffit à le faire dégringoler aussitôt.

Rien n’est jamais acquis à l’Homme
Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc
Ce qui compte vraiment ?
Garder le Cap
Savoir faire la roulade avant
Le secret finalement?
Apprendre à mettre un pied devant l’autre
A marcher lentement pour découvrir l’équilibre incertain de la beauté du Monde
Tout simplement!


Par ordre d’apparition dans cet exercice de funambule averti:
Eclaircie suivie de prêt par Phoenixs et Marjolaine, qui respire lentement pour ne pas tomber à la renverse, c’est ce qui prend un peu plus de temps.
Elisa et Kiproko ouvrent les parapluies pour équilibrer leurs traversées sur la corde
accompagné par 4Z, qui de son côté enfile ses espadrilles, et, souple comme il est, passe sans difficultés, en danseur étoile des mots.

Le titre appartient à Phoenixs.
Je vous souhaite une très belle semaine masquée comme Zorro pour bien vous protéger

Rose des Vents n’a qu’une corde !

Rose des Vents n’a qu’une corde!

.

On en perd son latin.

Par quelle face

Vaut-il mieux escalader

La Montagne?

.

Comment savoir

D’où vient le vent

Qui, s’engouffrant dans nos campagnes,

Efface tous mes tourments ?

.

Ce soir

Allez, c’est fête.

Même si j’ai la tête à l’envers

L’Embarquement est immédiat

Sur Grand voilier vert.

Direction : L’Ile d’Ellesmere et son Cap Columbia.

.

En route pour retrouver tous les éléments bien alignés:

Ma tête à l’endroit, en phase avec Dame Nature,

La rose et ses 4 vents prêts à souffler … et …

Mon Pôle Septentrion  Magnétique.

.

Mon histoire se finit plutôt bien

Puisque Nice et Marseille sont derrière nous

Ça y est, on l’a!

J’ai retrouvé mon Haut!

Sur notre astre, il a à nouveau sa place dans l’Univers, n’est-ce pas sensass?

Tu viens, et si on allait se baigner

Dans la Mer du même nom?

***

Perdu, trouvé

À nouveau perdu alors que le soleil

Évite ses recoins sous peine de s’y noyer

Sentier de vie

L’ombre protège l’œil acéré

L’ombre portée souligne la grandeur

Où est le centre ?

En allé, ne reste que le satellite disloqué

Des pans de collines défilent au rythme des saisons

Les bras de mer, les brasiers

Lèchent et inondent les points cardinaux

***

Boussole,

 .

Si tu le perds file tout droit

Vers les rivages blêmes

Sous les lunes de carnaval

Pense à prendre une bière

Au comptoir bleu des moules rieuses

Pendant que les falaises de craie

Dessinent à tes voyages

Le sol anglais sorti de la brume

Ou bien suit la route vagabonde

Des voiles sur le sable

Qui te mèneront vers les terres cousines

D’une façon ou d’une autre le beffroi

Saura guider tes pas de sudiste égaré…

En clichés

***

La tête au nord

Drôle de boussole !

Deux bras en guise d’aiguilles

Et un corps sans sa cage de verre.

Sur pieds elle boussole comme elle peut

Chancelle, titube, s’agite

Mais avance toujours vers le point le plus haut

De l’étrange paysage aux contours incertains.

Un train passe aux vitres  ironiques

Et le vent tourbillonne, affole ses aiguilles

Comme une valse brève dans un rêve éveillé.

***

Les quatre points cardinaux : Marjolaine, Éclaircie, Phoenixs, Élisa

Le tire appartient à Marjolaine

4z à la diagonale du Soleil sait les horizons infinis

Sagesse nocturne de la chouette

Est-elle chou dans son cocon de crème
Quand les arbres n’ont plus de cimes
Les yeux ronds tournés vers l’absence
La nuit ne voit plus briller
Les pépites et les éclairs
Je poursuivrai les ululements
Rien ne m’effraie que ton silence
À l’Aube je n’ai pas vécu le crépuscule
Déjà la chouette ferme les paupières
Ailes repliées sur sa tour immense
Un chouette samedi commence


Un petit hommage aux rapaces discrets

Sagesse nocturne,

Évite ses yeux lune
Qui te suivent entre les branches
Il se pourrait qu’elle t’emporte
Sur le fil de la nuit
Entre voiles et voilures
Lame aiguisée du rêve
Sans mémoire
Non qu’elle soit maléfique
Mais
Ce qu’elle préfère en toi
C’est l’absence de son monde
….
Choux, Hiboux, Genoux, Cailloux … Sous
la feuille du Chêne ou du Bouleau
se cache un être sensible, doué
de la vison de ce que le p’tit d’Homme a perdu.
Sur sa vieille branche, ainsi perché, Minuit venant de sonner,
elle observe le loup et le chaperon rouge,
chacun de son côté, courant à perdre haleine
pour tenter de se retrouver …

Il est donc temps de leur délivrer son secret:
Manger du choux est bon pour la santé
Chanter à tue-tête est bon pour avoir le cœur en fête
Avoir une chouette pour amie permet de ne plus avoir peur ni du noir ni de rien du tout d’ailleurs
Et non , écoute moi donc! Je le sais puisque je te le dis, tu peux me croire, Il n’y a pas de x à la fin de chouette, chat, j’en suis sûre.
Seulement une multitude d’étoiles qui brillent dans nos yeux pour que nos vies soient plus belles!

La chouette trouve à ses côtés Éclaircie qui fut si matinale, puis Phoenixs qui répondit le même jour qu’Éclaircie et enfin Marjolaine qui mit du temps à se remettre du résultat des élections. Élisa se repose au pieds de l’arbre et 4Z converse avec la Chouette au clair de lune.
Le titre vient de Phoenixs.

Bonne semaine à tous les lecteurs et merci aux auteures pour cette chouette contribution à notre création partagée!