Category Archives: Plusieurs mains

Les visages hasardeux,

Parfois

Tout plein de pluie

Le ciel nous lasse

Comme un artiste peintre

Qui s’emmêle les pinceaux

Diluant son bleu

Lavant son plein d’évidence

.

 Alors tout s’éparpille

Laissant la place vide

Jusqu’au bord de la marge

Derrière des camaïeux gris

La lumière se camoufle

Impénétrable ennui

Que l’on mâche

Sourire désolé

Que rien ne viendra distraire

Friche et broussailles

Qu’aucun vent ne soulève

Perplexe balancement

Sur la ligne de flottaison

Stérile attente

De l’éclosion

Où s’insinue l’ancolie mauve

Sur le chemin déserté

Battement

Soupir

Soupir

Battement

Comme un jour vide

Qui rumine le temps

****

En nuit,

Tu dors, debout près de la fenêtre close

Le jour s’essuie les mains au torchon de la vie

Les vitres mouchetées dérobent aux silhouettes

Un genre, quelque chose à quoi se raccrocher

On joue dehors, les cris te rappellent au silence

Enrobé de fadeur

Pourtant, tu sais bien qu’il est indispensable

Ce petit costume gris

Il te permet d’endosser, parfois, un habit de lumière

Pour endormir tes ombres…

****


Un épais brouillard masque toute image

Tout geste et toute parole

Seuls les yeux transparaissent

Vides, creux, éteints

Les sommets bien trop hauts

Les balbutiements hasardeux

Ajoutent au poids de cette gangue

Que rien ne brise

Un impact imprévu pour pulvériser

Ce tant de gris lui fera aimer enfin le gris

****

Un  seul mot d’ordre

Il faut

chasser l’ennui

de nos vies.

Tout est bon

pour le rêveur

qui, cent nuits

passées à créer,

ne peut se résoudre

à parler du bonheur,

moment intime de grâce

dont on en s’en nuit le visage,

finalement,

en nuits,

tout est possible.

Et c’est ainsi que

De cet en-nuit ami

naitra la beauté.

***

Dans l’ordre de publication : Plume bleue, bibi, Eclaircie et Marjolaine.

Elisa vient quand elle veut.

4Z nous suit du bout de sa lune.

(Mise en page et présentation par Phoenix, empêchée de publier)

Pierre qui mousse,

Elle déroule ses éclats, flac, flac

Le long de la pente sèche

Seule sans contretemps

Le ciel dort sur ses deux mystères

Pendant qu’elle suit sa route vagabonde

C’est elle qui t’empêchera de courir

Au creux du talon

Quand elle viendra se blottir

Dans ton soulier

Défait…

***

Au cœur de la pierre hier est gravé

Immobile et silencieux

Dans l’attente d’un sursaut de la montagne

Pour révéler le message

Au tailleur infatigable cherchant la clé

De cette musique inaudible

Qui entoure tous les départs

***

Pierre, dit Pierrot la lune pour les intimes,

jeune mousse de son état,

dût quitter sa terre natale.

Il n’avait pas un cœur de pierre

et une larme c’est fatal

coula jusqu’au parterre ( de fleurs). 

.

Sa route était longue

A chaque croisement,

notre ami se posait

et tout au long du chemin

ses pensées se glissaient en perle de

 rosée dans le verre de chaque petit caillou poli

qu’il croisait.

.

Un matin

il s’entendit appeler plus fort que les autres matins.

il perçut une once de désespoir

de la roche elle-même.

Emmène-moi avec toi

murmura-elle

ne permet-pas qu’on m’exploite.

.

C’est ainsi que Pierre le jeune mousse

et le petit caillou ont roulé

ensemble assez longtemps

jusqu’à ne faire qu’un.

C’est pour cela que depuis, lorsque on est au bord de l’eau,

un peu à l’ombre du soleil du matin,

on peut cueillir

la joie de la Rosée

qui vient se nicher

Là où on ne l’attend pas …

dans une bonne mousse de Maitre Pierre.

***

Le titre nous vient de Phoenixs et la composition revient à

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine

Cailloux dans la lune,

Il jette des miettes dans le sable

Elle se jette à l’eau

Ils regardent les passants heurter les écrans pâles

Elle lance une bouteille sms

Il efface les messages inconnus

Ils pianotent en zigzaguant

Sur la longue route poussiéreuse

Leurs pas ne laissent

Rien…

***

Rien,

n’est pas 

complètement inexistant.

Puisque dès qu’on l’évoque

Son absence se fait ressentir.

Invariablement

on va parler de ce rien qui nous manque

et qui fait un tout.

C’est 

Tout ou rien! 

me direz-vous

et pourtant…

Lorsque rien de grave 

ne se produit 

Immédiatement

nous voici rassurés.

D’un autre côté…

 Ces p’tits riens,

silences pleins de liens

qui font toute la différence

nous rappellent 

que du Rien 

nait toujours une étincelle

Il nous appartient alors

sans nous nier,

tout en pudeur,

de faire parler 

ces petits riens 

qui nous construisent

pour avancer, tout en douceur, du néant à la lumière.

***

Un imperceptible petit rien

Envahit les bois et les champs

Nulle différence aux yeux du simple passant

Mais les oiseaux le savent

De même tous ceux qui sont partis

Hier ou bien avant vers un néant plus vaste

Une onde relie ici et là-bas

Chargée d’une musique d’eau

D’air et de terre

Pour apprécier toutes ses nuances

On sourit aux enfants et les invite dans les prés

***

Un petit rien

Qui revient

Un basculement

A peine perceptible

Un je ne sais quoi

Qui soulève l’âme

Et rend ton pas léger

Un petit rien

Qui zigzague entre les nuages

***

Le titre appartient à Phoenixs

Les auteurs : Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie, kiproko.

Lâcher-prise

Détente,

Ils disent de suivre les lignes droites

Un pied après l’autre

Sans regarder la marge vertigineuse

Ils disent que le fil se tend d’un point à l’autre

Et que l’on peut traverser les virgules sans trébucher

Ils disent.

Mais les oiseaux froissent les mots

Chaque matin

Quand se relâchent les mots d’ordre

Tombés des ailes dévoilées…

Lâcher prise

Laisser aller

La tête toujours tournée vers demain

Les mains ne tiennent plus le bord de la rambarde

Il plonge entre les nuages

Tourbillonne sous la pluie

L’onde qui le reçoit l’enveloppe d’apesanteur

Prépare ses rêves insoumis

Les vagues le mènent où détendu

Aucun geste ni souffle ne lui feront plus craindre

L’approche des oiseaux et des regards hostiles

Inspirez

Expirez

Soufflez

Relâchez

A nouveau

Inspirez

Soufflez

Vivez!

Desserrons un peu la ceinture

Regardons autour de nous

Il est grand temps

de pratiquer

la technique du

Relâchement!

Tout en

Décontraction

Soyons le Moment Présent!

Ce chant d’oiseaux

nous rappelle

la beauté naturelle

Nous invitant à la partager

En prenant le temps d’Etre

Tous ensemble s’aidant!

Mis en plumes par Phoenixs, Eclaircie Marjolaine, Plume Bleue court dans le vent mais est bien présente et Elisa n’est pas loin aussi.

L’oreiller du ciel,


Rendez-nous nos rêves et nos contes

Nos rivières et nos forêts

Le souffle du matin et la brise du soir

Les chemins ignorés des pas trop pressés

Les voix éteintes qui chantonnent encore

Laissez-nous contempler la pluie

Les pages et les pages noircies par le poète

Les ponts enjambant allègrement le temps

Ainsi que les trains en partance

Nous saurons attendre leur retour

Et

Rendez-vous au pied des arcs-en-ciel

Où le trésor des vies éloignées

S’entrouvrent aux yeux pétillants

Là, le silence est bavard et les amis présents

***

Il ne disait rien qui vaille

Plus que le silence

Sans attendre qui que ce soit

Au pied des dunes

Il allait sans venir

Repartait sans destination

Léger comme le sable nu

Sous le pli de coquillages

Libre de se rendre sans vous

Chez lui nulle part…

***


Rendez-vous

Au premier endroit

Sur le blanc de la page

Dans le creux d’un silence

Au bord d’un chemin d’herbes folles

Ou d’une contre-allée d’arbres nus

Avant l’averse

Et le clair-obscur

Des grands dispersements

Une plume

Ou un bouquet de fleurs

Dans la main

Le sourire aux lèvres

Et la joie

Au rythme des cavalcades

Rendez-vous

En haut du petit escalier

Et  poser nos joues

Sur l’oreiller du ciel

Dans la lumière passagère

Rendez-vous en poésie

Où nos voix se mêlent

***

Vous me rendez- belle

Oh,  Magnifique et doux Renard!

De Vous, un seul regard

Me touche… et tout chancelle!

Cette envolée lyrique me donne des ailes arc-en ciel d’eau

J’ai le palpitant, tout frissonne…

Je tiens précieusement vos doux mots parfumés sur ma peau

Je rayonne!

Sur le chemin, qui mène à « Positano »

je danse et chante à tue-tête.

La seule idée de vous savoir là-haut

emplit mon cœur de fête.

Enfin il est grand temps de nous retrouver,

A  l’heure de la Lune et du Soleil qui s’éveillent,

« niché tout près de Naples, dans ce village hors du temps »

je reçois en présent ce rendez-vous galant qui m’émerveille

Me voilà touchée par vous

rendez-vous

conte!

Un rendez-vous impressionniste tout en petites touches lumineuses, ouvert par Éclaircie, suivi par bibi, plume bleue et Marjolaine. Dommage de ne l’avoir pas partagé avec Élisa. Bien sûr 4Z répond toujours présent en filigrane. Le titre est à Plume bleue.

Lumière sous la cendre

Au plus profond de la nuit

toujours une petite lueur luit…

.

Parfois, on entend

des cris de joie

ou  bien on voit des gens

qui s’agitent,

qui se battent contre des moulins à vent…

.

Chacun y va de son mot

personne n’éteint et

à force de se frotter et de se confronter aux diversités

tout finit par s’embraser

et cela crée des étincelles!

.

Parfois même,

dans les discussions, les passions,

on finit par oublier les querelles

et là dans la magie du petit matin retrouvé,

après moult débats,

contradictions, respirations…

.

Une rose à la main

on finit par retrouver le sens premier de l’Étincelle:

Offrir à la vie une Belle Vie dans un souffle étincelant de lumière!

***

Éteins celle,

Qui plonge tes jours dans la suie

Te fait avancer en tâtonnant

Embourbe tes pas si frais

Nus sur l’acier des chemins modernes

Écorche les mots clefs

Ferme les portes à la lumière

Masque les issues de secours

Et te moule objet mou dans la cendre du vide…

***

Une étincelle

Pour conjurer le sort

Condamner l’anathème

Et toutes les erreurs d’aiguillage

.

Juste une petite flamme

Et voir briller tes yeux

Lorsque ton courage s’épuise

Et que ton corps de chiffon te cloue

Au sentiment de vulnérabilité

.

Juste une étincelle

Qui donnerait sens à ta vie

Sans instinct de survie

Te voilà en face

De la fugacité de l’existence

Où le soleil s’amenuise

Le noir t’apporte ses angoisses

Tu prends au jour le jour

Le peu qui se donne

Tu as jeté ton insouciance

Dans le jardin de tes souffrances

Depuis que tout ton être se bat

Contre l’ataxie de Friedreich

.

Une étincelle

Sous les lueurs crépusculaires

Juste une étincelle pour toi…

***

Au-delà de toute couleur

Derrière les yeux encore fermés du long voyage

Le foisonnement de vie s’ouvre lentement

On craque une allumette

Pourtant la chaleur est en soi

Peau contre peau

Mais on aime le cocon induit aux teintes de la flamme

Et le cri vient comme une victoire

Sous les lampes criardes et les pas feutrés

La nuit poursuit sa course et l’aube les trouve

Endormis et sereins sous l’auréole du jour

***

Une composition à quatre voix, celles de Marjolaine, Phoenixs, Kiproko et Éclaircie

Le titre m’a été soufflé par Marjolaine et Phoenixs

Les arts graphiques, mues remuantes

Après la mue

Et son lent détachement

Dans le passage qui va

Du sombre au clair

Crinoline de dentelle ajourée

On rampe dans l’exil

Des yeux

Couleur froide

Comme pierres dormantes

De nature morte

Cherche

La voie faisable

Jusqu’au ru bleu Cyan

Sur le sable chaud

Un lézard paresseux

S’étire

Ses écailles dorées luisent

Sa prunelle turquoise reflète le vide

Sa queue laisse

Sur le sol ocré

Des arabesques antiques

Entre infini et néant

Il feint d’être mort

Au moindre bruissement

Puis disparaît au fond d’un grand trou

Noir minéral                                                               

Cerné d’ombres profondes

Que le vent s’essouffle de combler

***

Le vilain petit canard sous sa peau de serpent

S’ébroue dans la mare

Des lambeaux de cape et de chapeau

Défilent dans un ciel d’aurore

Les pavés rêvent de sable à la merci du vent

La neige emprisonne ses cristaux

Afin de n’être pas nue

Dans un février qui hésite entre glace et grêlons

Les masques tombent avant la fin du jour

La sphère à la peau neuve mais fragile

S’enroule sur elle-même

Et protège ses fils des piétinements insensés

***

La peau se déplisse sans rien bouger

Des nervures qui l’irriguent

Laissant aller les métamorphoses

A nu.

Pourquoi devenir autrement ?

Jolie question dans la tête foisonnante

Que tout bouscule

Avant le retour au calme 

Découvrir ce que l’on est déjà

Plongé dans le tumulte

C’est chercher un peu de mémoire

Au seuil de l’oubli…

***

Après la mue

quelques plumes à terre

témoignaient d’un passé ou au moins d’un passage

puis le silence

puis la poussière

et le soleil sur le silence

la pluie plus tard sur la poussière

au fond des yeux indélébile

l’avant donnait à l’endroit nu

le goût amer du mot « perdu »

***

Après la pluie,

le beau temps,

Après l’hiver

revient le printemps

Chantent

tous les amoureux,

Du Beau

en toute saison,

Chacun

se tient en mue

l’enfant, ému

presque nu, devient ado

et change de peau

Quel pot!

Après la Mue

tout est renouveau

l’Horizon

nous tend les bras

A nous

une nouvelle floraison

***

Mise en page et titre de Kiproko,

avec les participations de

Kiproko, Éclaircie, Phoenixs, Élisa, Marjolaine

Un jour de chance souriant


Jour de chance, 

Pour le lapin chasseur qui a fini son assiette

Pour la grive avaleuse de merles

L’alouette détournée du filet à provisions

Le taureau vainqueur du labyrinthe

Le thon à la voix de sirène

L’errant trafiquant de GPS

Le voyageur au long cours briseur de murs

Le dernier des Mohicans fumeur de paix

L’homme au chapeau magique qui fait pousser des lendemains

Enchantés sous nos galures mités

~~~~~~~~~~~~

Jour de chance

L’horizon est clair

Avec son rêve de voyage

S’écarter loin

S’extraire de l’embrouillamini

Tu suis d’un regard naïf

L’essaim des étourneaux

Déchiffres leur calligraphie

Jour de chance

C’est toi qui tires les ficelles

Tes yeux débordent

De plein ciel

Instants volés

Sur le poids de l’existence

L’éclat aveuglant de l’espoir

Te fait de l’œil

L’effervescente joie

Enveloppe le lieu

Apprivoise ton âme

Dans l’air léger

Demain

Tout sera fini

Les fleurs seront décolorées

Et le sablier remis à l’endroit

Inspire 

Respire 

Glisse

Aérienne altière

Avec ta robe d’avril

Entre les papillons et le vent

Cours heureuse échevelée

Entre vide et espace

C’est ton jour de chance

~~~~~~~~~~~~

La chance a déserté son bol

Et les petits bonheurs orphelins

Errent dans les cités et les champs

Sous une nuit interminable

Le soleil guidé par le hasard

Retient son souffle et ses rayons

Il joue sa dernière carte

Pour retrouver le chemin lumineux

Du jour où la chance

Sourit à nouveau dans un ciel favorable

~~~~~~~~~~~~

Ce soir

j’ai le cœur léger,

Les vacances ont sonné

Par -delà les océans

je m’en vais naviguer,

en rencontrant

du monde entier

tous ses habitants

Demain

c’est Jour de Fête

tous les chœurs

vont se mettre à fredonner

et les pieds

en cadence

vont commencer un nouveau pas de danse

L’éclipse de lune

quelle merveille!

C’est mon jour de chance,

je fais un vœux

et aussitôt

je croise ses yeux…

Tout en haut de la dune

à ses côtés, ce matin, je m’éveille…

Pour célébrer nos fiançailles et nos premières noces de faïence!

Ce Jour de Chance a souri à Phoenix, Plume Bleue, Éclaircie, Marjolaine et Elisa qui veille sur le sourire de la Chance et de ses amies.

Miroir, un ami poli,

Miroir, mon beau miroir

L’alouette déplumée ne se reconnait plus

A la surface du lac ou de tout miroir

Déposé là pour lui voler le soleil

Lorsque les cadres vides au centre infini

Reflètent l’image de demain Princes et princesses n’auront jamais la réponse

Seuls les yeux à demi entrouverts

Verront au delà des glaces sans tain Les corps à jamais engloutis

Des livres de contes que l’enfant traverse

***

Teint, teint

Tu plonges ton nez dans la cheminée

Magritte siffle ses locomotives

Le sens du voyage déraille

Raisonnablement

Ce que tu nommes disparait

En fumée vertige

Lisse l’iris claque

Le clap de fin

Tu n’as rien trouvé de toi dans l’illusion miroitante

De tes coquetteries…

***

Il est Poli Mon Ami

Chaque Matin Il m’offre le grand voyage

De l’intérieur vers la lumière

En Plongeant dans son Regard

Toute la vérité Reflet de l’âme S’exprime

Jaillit du cœur Étincelle

Le Miroir aux Alouettes est bien loin derrière

Maintenant Un seul regard et Tout est vrai

Tout se mélange dans notre Psyché Avec Alice

seul l’essentiel nous reste avant la Grande Traversée

Trois plumes devant la glace : Eclaircie, bibi et Marjolaine. La surface ne renvoie rien de l’essentiel de nos profondeurs 😉

Eclaircie et Marjolaine pour le titre

Ses beautés laissé choir,

Désert

On le traverse on s’y noie

Et l’on découvre en soi

Les grains de sable et les insectes

Les rampants et le soleil

Le souvenir de l’eau témoin de vie

Sous la plage le pavé palpitant de ces êtres

Cette fille aux yeux si grands

Qui a choisi le nom « Désert »

Pour endiguer sa peur de trop aimer

Et d’éloigner comme sous la bourrasque

La moindre de parcelle de dune

Abritant l’essentiel des cellules amies.


Ses beautés laissé choir,

Cherche sous le sable les pétales

Oubliés

Prince pieds nus sur la dune

Creuse en vain

La rose des vents s’effrite

Pétrifiée par Méduse

A se regarder dans le blanc du vide

La poussière l’emporte

Et tu traînes tes rêves usés

Au large des oasis

Appelant sans voix

Ta fleur d’orage sombre…

.

Au milieu de Nulle-part

se tient

ce petit havre de Paix,

placé sous le signe de la Rose.

.

Pour le découvrir

il faut avoir un bon coup

d’crayon et un peu d’imagination.

.

Et lorsqu’on est bien

réveillé

il est temps de répondre

à l’enfant qui est en Nous.

.

Il se pose en mode

Questions questions!

Pourquoi ?… Comment ?…. Et puis pourquoi ça et pas ça ?…

.

La plus belle des réponses

Un silence plein

dans cette extraordinaire Roseraie, au milieu du Désert,

où tout devient possible, si on sait regarder.

.

Alors, de grain de sable en grain de folie

déposés par l’Harmonie du Vent, faire que chaque expérience

ouvre et œuvre grand le chemin vers la connaissance

.

Tout en plongeant avec force dans ce que nous sommes,

Au Présent du balbutiement de notre Histoire à toutes…

Quoi de mieux que de partir ensemble « A la recherche d’un excellent dessert à partager

dans la plus belle oasis du désert du Sahara ? »

.

Les empreintes dans le sable sont de :

Éclaircie,

Phoenixs,

Marjolaine

Le titre revient à Phoenixs

Les lectrices :

Kiproko et Élisa