Historique de la catégorie : Plusieurs mains

La nuit des temps

Perte de temps,

 .

Perdue la petite

Égarée la grande

Il tombe sans un cri

Inconnu blanc

Sur le noir des nuits

Fondues

Rien ne sonne

Juste

A l’horloge détraquée

Que tu t’évertues à remonter…

.

Dans le grand cube de bois

Les dents aiguisées s’apprêtent

À déchiqueter le temps

Les nuages et les tourments

Sur la façade les aiguilles

Tricotent fil à fil une longue écharpe

Pour les bébés et les vieux jours

La boîte trône dans l’immense salle

Où les trains en retard

Les pendules à l’heure

Les oignons dans leurs mille peaux

Accompagnent le bal des saisons perdues

.

Ses battements nous suivent

Ils mesurent nos gestes, résonnent en nos silences

Rythment nos pas, témoignent de nos impuissances.

Son corps prolonge l’ombre des arbres

Abattus dans la fleur de leur âge.

Elle compte les levers de soleil et les lunes froides

Elle décompte, impassible, les minutes et les heures

Jusqu’à l’ultime seconde de notre beau voyage.

La mienne a eu ses morts, chéris toute une vie

J’attends qu’un beau matin

Son cœur reparte enfin.

.

Dans l’Oise, on ne sait pourquoi,

tout le monde compte

l’un sur l’autre

pour donner l’heure juste

au nouvel arrivant

qui passe

le plus souvent

pile au moment où la cloche de midi retentit…

On entend alors le chant des contes et des comtoises

 .

L’espace d’un instant

tout le monde  retient son souffle

on est comme suspendu

aux mouvements de la petite et de la grande

qui font la ronde des géants

avant d’annoncer une bonne nouvelle.

.

 Monsieur l’Horloger vient de prendre son temps

Tout est révisé!

On a même gagné de précieuses secondes

 .

Le maitre des lieues

vient d’arriver,

les contois et les comtoises

s’interpellent,

il est presque midi

Tu es sûre,

Oui certaine,

Mais que se passe t’il donc…

Serions-nous en retard aujourd’hui? Tout le monde guette, attend le son de la cloche qui indiquera que les festivités peuvent commencer

et en même temps nous assistons à un spectacle mémorable où tous les oiseaux se réunissent afin que  toutes les histoires puissent  s’animer et se conter …

Au fil du temps…  Clin d’œil amoureux  de l’Horloge et de la Comtoise…

.

Les heures décomptées par Phoenixs, Éclaircie, Élisa et Marjolaine.

4z dans l’éternité

Vol au vent,

Vol au vent,

.

Sans poser son bonnet il

S’élance sous l’aile de l’oiseau

En partance

Nul ne sait où s’en vont ces voyageurs

Sans hasard

Oublieux des cartes et des boussoles

Étourdis d’envol

Ils en oublient même de rester

En mémoire…

.

Dis-moi le vertige de l’apesanteur

L’ivresse de l’ailleurs

Les oiseaux à la fenêtre se grisent

La lune accueille les voyageurs

Les berce dans un halo bleuté

Évanoui le ruisseau s’emmure

Au-delà des prairies assoiffées

Dis-moi l’immensité

La fièvre de l’oubli

.

Je t’explique, c’est important. Pour construire … Il faut la structure …
3 + 2= 5; 5 + 5 = 10 Tu comprends?
Où t’en vas-tu Petit? Mon tout doux, Écoutes-tu ce que je te dis?

Je cours à perdre haleine jusqu’à la Tour pour délivrer l’Amour.
C’est mieux d’écouter le Chant de la Baleine
Que m’expliquiez- vous? Je n’y comprends goutte.

Dis! Ne t’a t’on vraiment rien dit? !
Prends- Garde!…

Je ne vois pas, A quoi?

Mais oui, mais c’est bien sûr, où ai-je la tête …
Un tour de passe-passe et tout disparaît
Un peu de Magie et v’là le Petit qui fait la fête avec les étoiles.

Petit à petit, l’étourdissement s’évapore, et d’un pas léger et moins distrait que j’en ai l’air,
je nage à contre-courant, remontant ainsi le fil de mes pensées …
Où en étions-nous très Cher?
Ah vous vouliez me parler de quelque chose de très important
Mais, qui êtes-vous?
Pourquoi avoir un genou à terre?
J’ai une mélodie en tête … La Maladie d’Amour …
Non je n’ai pas oublié, je suis peut-être distrait
mais Oui je vous dis OUI
Et Vive la Légèreté de la Vie! Ensemble qu’est-ce-que c’est bon!

.

Ce serait un oiseau

Petit et coloré

Un oiseau dans notre tête

Qui serait là quand on le croit ici

Insaisissable rêve

Aussi léger qu’une âme

Emerveillés nous laisserions le réel

Pour contempler l’idéal

Et sa fébrilité infantile

Déposerait en nous

Un joli nid d’insouciance

***

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine, Élisa, sous un titre de Phoenixs vous invitent à vous étourdir à leurs côtés.

Pour 4z, là, toujours

Pour solde de tout conte

Pour solde de tout conte,

.

Les histoires se racontent aux grands

Enfants blessés

Ebahis et soucieux

Car enfin, comment leur faire avaler

Que la vie fracturée va se recoudre

Au point de bâti ?

S’ils vont ainsi de travers c’est la faute

Au plâtre mis de travers ?

Aux béquilles pas chères ?

Aux rues en jachère ?

Non, c’est la faute aux conteurs

Sans merveilles…

.

Sous les arbres mille fractures anciennes

Accueillent les racines

S’en délectent et se renforcent

L’eau ravie

Ravine ou se fond à l’écorce

Rêvant de la chaleur du ventre

Qu’elle ne parviendra jamais à atteindre

Sous le ciel

Les mots s’enlacent et s’entrechoquent

Naissance d’un langage

À consolider sans cesse

À briser de nouveau

Pour effleurer le sens de l’incroyable

Sur le piton rocheux

Une forme disloquée sera peut-être demain TOI

.

Phoenixs et Éclaircie ont exploré la fracture.

4Z s’impatientait de nous relire….

Falbalala

***

Falbalala

.

Sur la musique noire sans dentelles

Elle promène ses jambes estivales

En bande

Agitée d’ornementales boucles

Sonnantes et trébuchantes

Elle passe

Sous les yeux teintés des ombres

Que les affaires affairent

Dure

La foule de moiteur et pacotille

Brasse l’air empalé

Gluant

Nos guirlandes lourdes nous achèvent

Au pied du sapin de bitume.

***

À la falabrak fabrique

de la vie

je suis allée

ici et là

.

Où j’ai entendu une chorale

qui chantait en Face

dans une Eglise

au bord de la mer

.

Toutes les dames

de sortie pour l’occasion

avaient de magnifiques falbalas

et discutaient des possibles changements en disant:

« mais oui, avec des Si

tout est permis »

.

et c’est comme cela que

Miss Falbala a quitté son village gaulois

en marchant sur les chemins enSoleillé pour découvrir le vaste monde

en fredonnant une mélodie en fa qui l’a conduite jusque Là

où on peut la rencontrer aujourd’hui.

***

Danse petite, danse

Les couleurs de tes robes

Eclaboussent la scène

Le crépuscule te jalouse les rubans

Ondoyant à tes pieds

Le vent te voudrait nue

Tu lui offres hélices et spirales

Sous les teintes pastel ou criardes

S’essouffle le gris, se dissout le noir

Guenilles d’un temps passé

Pacotille ne voilant jamais l’essentiel

Danse petite, danse, libre et rayonnante

***

Les rubans dans les mains de

Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie

Le beau titre appartient à Phoenixs

Élisa parmi les spectateurs

4z savoure les demi teintes, silencieux mais présent.

Chant de rêveuses

J’ai pris

la poudre d’escampette

pour ne pas avoir

à retrouver la

clé des champs

enfouie, saperlipopette,

je le sais bien,

sous une botte de foin.

J’ai préféré

courir à perdre haleine

Direction

La LIBERTE

Depuis, toutes les portes

se sont ouvertes.

A présent,

je nage dans le bonheur

des clés de toutes les connaissances

redécouvertes et partagées …

dans le monde entier.

****

Clef de sol,

Pour s’envoler des champs

De l’épouvantail à grimaces

Ignoré de la limace

Comme de l’oiseau moqueur

Déchirer les serrures sans trou

Aux portes énigmatiques

Bordées de riens

Et sur la portée s’emporter léger

Au fil de la note cousue main

Sans retouches…

*

J’ai raté le coche, le trousseau bien trop lourd, le nombre de portes closes sans serrure infini –ou je n’ai pas su les voir- Il y avait tant de fenêtre sur le vide que je n’ai jamais osé passer.

Le ciel n’a pas ces barrières mais il m’a rejeté, prétextant que la légèreté n’est pas l’apanage du bipède.

Seule la lune en croissant m’a permis, sans permis, de m’asseoir à vos côtés.

*

On navigue en sous-marin

Nous croyant à l’air libre

Depuis la première gorgée douloureuse

Nous ne pouvons savourer la douceur de la brise

Qu’à force de lâcher- prises plus ou moins maîtrisés

Nos bâtiments se frôlent

Certains volent les soirs de lune gibbeuse

D’autres rêvent de grandes traversées

Ensablés sous les parasols d’été

Mais nul n’a trouvé les clés

Ni même la serrure de son propre navire

*

Les interprètes, dans l’ordre de leur apparition : Marjolaine, Phoenixs, Eclaircie et Elisa.

La mise en page : Élisa

Rosaces et plis ourlés

Depuis des doigts juvéniles ou des mains déformées par le temps

La fine ouvrage s’étale sur le genou

Emerge du fuseau

Jusqu’à masquer le regard en un grillage vil

Quand jamais l’œil ne sera clos

Infatigable à dessiner au-delà des prisons

Rosaces échappées des églises

Sans chaîne ni trame

Non plus d’entrave

Voile devant un soleil impitoyable

Mantille amovible au gré du jour

Reflet projeté dansant sur l’ondulation de la lumière

***
Dentelles de chien,

.

Sous l’orage la pâleur des plis

Ourlés

Les petits soleils tournant

Courts

Les miettes de vagabondages

Égrainés

Par des mains distraites

Les fissures tissées jour à contre-jour

A travers lesquelles

Tu cherches l’araignée taquine

Qui coupera ton fil

Sans un bruit…

***

Un duo Phoenixs/Éclaircie

Tandis sur Marjolaine et Élisa maintiennent le fil, 4z se rit de nos jours.

Souffle

On l’analyse

Comme le cadavre froid d’un autre temps

L’écoute-t-on ?

Il réconforte d’une caresse le vivant qui doute

Joue avec les enfants

Les pousse, les retient, les décoiffe

Jusqu’aux éclats de rire

Il prévient des dangers qu’il a vus par le monde

S’agace de l’inertie, s’arc-boute contre l’idiotie

En vain

Sa colère se déploie. Jusqu’à la furie.

Puis il redevient ce souffle amical et doux

Qui nous reconnaît.

***
Partir au petit trot

Sur les chaussées nues

Le long des vols d’oiseaux

Ensommeillés

Foulées lentes allongées

Sous l’aile blanche du voyageur

Tu retiens ta vie en buée

Légère sous la force du pas

Qui te pousse…

***

Harpe blottie au creux des forêts

Vent d’est ou du nord tantôt léger tantôt violent

La musique se déploie

Souffle ou vibration

Lorsque l’air s’engouffre ou se faufile

 Dans le sentier caillouteux

Sur les grandes avenues

Le ciel aura le dernier mot bien après l’homme

Essoufflé dans sa boulimie

Quand la lune inspirée toujours caressera la mer

***

Petite bulle d’air

prend son envol

lentement

au rythme de son sculpteur

.

Les bulles de savon

quand à elles

prennent un peu de hauteur

avant de finir

leur course folle

dans les mains de petites filles modèles

qui sentent bon le souffle chaud de la bonté

.

et en cette heure bien avancée

où tout est calme et reposé

après la longue farandole dans la diversité ou l’adversité

il est temps de trinquer au verre de l’amitié

en pensant aux souffleurs de rêves

venus de Biot

qui apportent par leur magie

une pause, un  peu de réconfort et de bol

.

Du premier souffle(ur) de la vie

au dernier râle(ur)

tout est énergie

et tout est permis pour le meilleur et le meilleur

comme on dit si bien:

souffler n’est pas jouer

Alors à présent

respirons, soufflons en pleine conscience

et, tous ensemble, tout simplement vivons jouons chaque instant

pleinement dans un souffle d’or,

tu dors?

***

Par les plumes inspirées :

Élisa, Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine

Kiproko à portée de voix et 4Z inspirant, à portée de silence.

Ritourn’elles

Cirque à clique,

.

Sur ton petit cheval

Mécanique

Tourne ton avenir rythmé

Par les cymbales ironiques

De ton acmé

Tu parais au fil du tournis

Tantôt sourire

Tantôt grimace

Selon que l’enfant en face

De toi écoute

La grinçante ritournelle

De votre farce.

*

Dans la rue

Un musicien

tourne la manivelle

d’un orgue de barbarie

.

D’une chanson bien connue,

Il fredonne avec ses amis

l’air du refrain de la vie

.

Au même moment

Des enfants

Dansent la tarentelle

Et reprennent à tue-tête

La ritournelle de l’amitié.

*

Elle rit

Elle tourne

Elle envahit les impasses, les avenues

Et les cerveaux

Pris d’une envie de danser

De s’étourdir et de se griser

Leitmotiv des joies

Des enfants, des manants et des amants

Aile accueillante pour les voyages immobiles

Pour le recueillement, le mouvement

Les souvenirs d’avant la vie

Les sourires gravés sur la portée des jours ravis

*

Un mot.

Un mot comme un oiseau, comme un air léger et doux

Qui logerait dans une chambre du cerveau.

Un mot épanoui aux joues roses de plaisir

Qui tournerait en riant sur des chevaux de bois.

Un mot coloré

Qui laisserait sur la langue un goût de friandise

Et sur la peau la fraîcheur d’un soir d’été.

*

Une ritournelle esquissée par Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie et Élisa.

Que ces mots parviennent à la sensible et douce Plume Bleue.

4Z n’est jamais loin.

Morceau de ciel en frac,


La poésie se niche dans les mots légers.

Ceux qui font lever les yeux vers l’océan bleu de l’été qui s’installe.

Ceux qui donnent au sordide une apparente douceur

Inattendue, fragile.

Ce sont des petites fées, invisibles et sonores.

Seuls les rêveurs, qui comptent sur leurs doigts et mangent sur la lune,

Les aperçoivent parfois.

Petits vagabonds serrés les uns contre les autres sous les jupes d’un pont.

Policiers à vélo en bel habit découpé dans un morceau de ciel

Beaux jours qui reviennent, à tire d’ailes d’oiseaux volant haut sur nos rêves.

****

Tu prends la fenêtre

Tu l’ouvres tôt

Quand tes congénères dorment

Debout

La tête en avant

Tu t’assieds ou t’assois

Comme tu veux

Tu loges près des branches anciennes

Exprès

Pour voir le chant arc en ciel des chœurs

Emplumés

Sans lesquels le monde serait clos

Sur l’assourdissant

Et tu te tais enfin de connaître

Un peu de joie ailée

****

Vous êtes prêts?!

Attachez vos ceintures;

Décollage immédiat

A tire d’ailes …

Direction Liberté

Printemps Eté

le voyage peut enfin commencer!

Pour les petiots

tout est nouveau;

pour les plus anciens

tout reste beau …

sur le chemin retrouvé des vacances

tous les oiseaux

prennent le bateau!

Sur l’Espérance

les Hirondelles

mènent le débat:

aller aux Iles Seychelles

ou aux Canaries?

Pour nos amies demoiselles

tout est permis! du moment qu’on rit avec ses amis!

****

Habillée d’un frac

Les longs voyages sont ton lot

Dis-moi les collines les montagnes les bois et les océans

Les lieux hostiles sans reposoir

Les ciels vides d’insectes

Je me souviens

Enfant

Des joyeuses portées que tu dessinais

Le long du moindre fil suspendu

De tes nids dans l’étable

De tes départs aux airs tristes et de tes retours

Emplissant d’espoir la saison à venir

En compagnes de route : Elisa, bibi, Eclaircie et Marjolaine

Le titre : un peu d’Elisa, un peu d’Eclaircie.

Que ces oiseaux portent leur message à 4Z et Plume bleue

Le chant des sphères

Anaximandre chante

La tête dans le cosmos, les oreilles en sommeil, sa voix glisse sur l’air, en fait ressortir chaque aspérité. Long criaillement que lui seul n’entend pas, son chant dérange, éveille mais ne sauve pas.

 .

Il est trop tôt.

 .

La lune veille sur les secrets de la sphère céleste.

Quelques cailloux en poche, les enfants courent dans leurs rêves sur les étoiles froides qui peuplent l’immensité.

 .

Anaximandre sourit.

*

*
Sphère, hic,

 .

Petite boule rondement menée

Tourne sous tes pas

La direction décline tout axe

Qui perdrait ta marche

A tes côtés, lourde et obscure

Ton espèce t’accompagne

Angles morts surtout

Dans lesquels tu viens buter.

Il te reste l’espace pour aérer tes mouvements

Si tu quittes le manège…

*

S’inscrire

dans l’ère du temps …

Jongler

avec les boules de feu et de massues, sans se faire matraquer…

Sourire

à tous ces gens

qui ne voient qu’une seule chose: se hisser dans la sphère politicoéconomico

et gagner à tout prix et encore gagner on ne sait trop quoi …

Gagner à se faire connaitre ici ou ailleurs, peut-être …

.

Tandis-que l’enfant ou l’artiste

questionne, interroge, construit

cherche à partir du sable à dessiner                               

une nouvelle piste, un autre  univers;

à  créer un chemin dans cette sphère sociale

aux multiples visages, intersidéral …

Cherche à sculpter dans la glaise ou la glace

la sphère

qui rendra à chacun sa place

dans l’univers

.

Et où tous ensemble, on sera enfin à l’aise

*

Minuscule point à l’horizon

L’œil le distingue à peine

Avant qu’insensiblement il se rapproche

Se teinte

S’anime de musique et de mouvements

Pour éclater dans la splendeur d’un feu d’artifice

Et finalement se perdre dans un lointain incertain

Entraînant la sphère terre à son chaos d’origine

*

Avec les voix de

Élisa,

Phoenixs,

Marjolaine

Éclaircie

*

Et celle absente mais bienveillante de 4z2a84

*

Kiproko n’est pas loin.