Archive des catégories : Plusieurs mains

Sauve âge

Dans ton œil éclair

Vibre la veine écarlate

Qui fera de toi le bon

Ou le mauvais 

Selon que tu auras ou non

Apprivoisé les règles

Du Je

Les lois de l’Autre

Ton alter pas égal

Qui soustrait souvent

Les harmonies 

Ajoute les désaccords

En somme te divise.

Reste la sagesse pour poser

Sur l’âge le peu qui vous sauvera…

Pas de règles, et pourtant,

Le fût du grand mélèze à branches nues pousse le Ciel

Les loups chassent au tournant de l’aube

Pas de règles, et pourtant,

Il y a
Le courant sagittal qui emportera nos doutes,

La Lune qui contemple la Lune

À l’océan nocturne de tes yeux

Et la splendeur sauvage des grillons

Que l’infini a rendus ivres

À la source du torrent

l’eau dévale indomptée

les pentes et les cascades

Cailloux, rochers et racines 

s’inclinent devant la belle

lui lèguent une parcelle

pour ce voyage sans retenue

Mais lorsque le premier barrage

stoppe la grande course

l’eau pleure sa liberté première

Dame Nature

À l État brut

Qui se déplie

Qui se déploie

Sur les chemins escarpés

Des chevaux de brumes

Aux pieds de Falaises abruptes,

Peu à peu construit

Sa notoriété.

Dans une mer déchaînée

Lance Son Cri, Son SOS

Pour continuer à

Exister

Bien que suave et sauge

À Boult-sur-Suippe

On la sait

Amie

De la Pouplie

Qui, en Farouche défenseur

D’une Nature Libre

Est dernier résistant à tenir debout

Est dernier habitant de la Silva

Qui lutte, s’acharne et s’enracine

Face à tout le ciment

Qui envahit et décime

Pour que le Sauvage

Perdure et vienne préserver

À jamais

Le Poumon de l’Humanité.

Le titre est de Béa. Par ordre d’apparition : Béa, Bossman, Eclaircie, Marjolaine.

Diable Blanc

Foi Hié! 

 .

Tout a commencé 

Par une grande nuit d’hiver 

Toute noire 

Où on y voyait  

Même pas  

Juste devant soi !

 .

Il fallait compter 

Sur la chance ou sur la croyance 

Pour se tirer d’cette drôle d’affaire 

Et retrouver l’Espoir 

 .

Deux jeunes Étoiles montantes 

 Faisaient la Course  

De la Lune au Soleil … 

Brusquement se sont frôlés … 

Ont déclenché des étincelles … 

Se sont regardés … 

Ont allumé la flamme … 

 .

Depuis, 

La Lune Rousse  

Veille  

La nuit ne sera plus jamais complètement noire et serrée 

Nos deux Étoiles amoureuses  

Et montantes 

Sont à l’origine du doux Foyer 

Qui réconforte  

~~

Atre,

.

Autrement posé

Il fond de plaisir

Le feu brûle ses joues

Blanchies

Il n’est plus, il n’est pas encore

Apprivoisé

Mais la douceur ambiante

L’enveloppe

C’est un hiver endormi

Que nous berçons

De nos illusions

Sans braises…

~~

Au diable Blanc

Et beau

Flammes d’un Feu ancien,

Crépitent lentement

Étincelles

Lucarnes minuscules du désir invité par tes doigts rougis

Elles mordent pardi !

Notre peau est brûlée par le froid

Blessures mornes – flammèches de bois  –  

Parvenues jusqu’ici depuis l’aube des Temps

Comment pourrait-il en être autrement ?

.

Incendie de vieux journaux

Apocalypse de papier

Pour de faux

~~

Cœur du feu

Centre de toute bâtisse

les éléments s’entremêlent

virevoltent 

s’attachent et se fuient

telles les flammes se nourrissant du même suc

Les cendres tièdes

apaisées tapissent  le sol

foulé par tous

qui porteront leurs empreintes 

sur les cercles et spirales du temps

.

Marjolaine, Phoenixs, Bossman, Éclaircie pour animer la flamme cette semaine.

Le titre appartient à Bossman

Et voilà pour les coulisses: Voyage de Manteaux et chapeaux, de l’Antichambre au Petit Théâtre …

Heureuse qui, partie pour longtemps,
N’a pas gardé le lit


Heureuse qui a vu
Depuis les limites septentrionales de la kitchenette
Aux marches équatoriales du salon
Naître et mourir l’aube aux doigts de fée


Heureuse qui a contemplé la naissance
D’une strato-Iris, d’un Morphéo-cumulus,
Dans les vapeurs d’une baignoire
Aux falaises porcelaine, où Poséidon, quand il s’ennuie, batifole à l’envie
Puis les a vus avalés aux placards Orientaux,
Dans la basket trouée du Cyclope,


O Voyage lent et sublime
Au gré des courants
D’air le plus souvent
De l’oreiller d’Orphée à l’œilleton du palier ultime du vestibule d’entrée

Heureuse qui, partie pour longtemps,
Telle un Ulysse en miniature, n’est pas restée couchée,
Mais s’est en allée loin, si loin, aux confins de son studio parisien


Antichambre,

Défroisser le pétale
Sa robe plastifiée
Hautaine protectrice
Perle de chaleur
Il porte les fleurs moites
Qui trancheront avec le froid
Poli du corps
Destitué…

Manteaux et chapeaux
s’ennuient dans l’antichambre
Jamais quiconque n’aurait l’idée
de les conduire plus avant
Quand bras et jambes
têtes et cous ont franchi tous les seuils
Ils font le pied de grue
cependant pas fâchés de n’être pas trempés
tenus aux rigueurs de l’hiver
ou remisés dès l’été dans une sombre alcôve

Petit théâtre
J’entends les 3 coups
Ça y est, Tout va commencer!
J’étais retenu, on ne voulait pas
Mais me voilà
J’ai réussi à me faufiler
Je suis entré
Dans la Chambre blanche.
Je respire enfin.

Rien n’est joué pour autant
J’inspire et pousse mon premier cri.
Je dois encore patienter
Dans les dédales de toutes ces salles
Je pousse à ouvrir toutes les portes
Pour mieux comprendre ce que je suis
Un nouveau défi s’offre à moi:
Je viens d’arriver dans une Chambre Noire ( sans clef, ni porte, ni fenêtre) …

Juste un indice m’apparait
Je suis entre Deux Mondes
Un peu essoufflé mais encore bien vaillant
Une seule question subsiste
Quel chemin emprunter?
Attendre devant la maisonnée ou se lancer et entreprendre?
Il n’y a pas photo. Je suis certain que vous devinez la suite …
De l’ Antichambre où j’étais resté calfeutré bien trop longtemps, j’ai tiré un trait …

Et … Je choisis d’ouvrir tout grand
Portes et fenêtres du Manoir
Afin de laisser
Entrer une cascade de lumière
Dans tous les champs des possibles
Sous le soleil multicolore
De nos vies transfigurées
Pour mieux apprendre à vivre sans rien attendre en retour

Par ordre d’apparition dans le vestibule:
Pascal, Phoenixs , Eclaircie et Marjolaine.
Elisa et Kiproko ne sont pas très loin et 4Z veille sur la chaleur de la maisonnée

Voici notre création en cette presque fin d’année et je dis Ouhahh que c’est chouettement bien dit, quel voyage! Merci à toutes les mains et Un bon bout d’an avant l’an qui vient.

Le titre est en collage pris un peu à chacun d’entre-nous.

Novembre, tout file, tourbillonne, décembre baisse la garde

Le ciel de novembre charrie sa cohorte

d’agneaux mangeant les loups

d’oiseaux sans ailes en équilibre

sur le fil d’une araignée dont les pattes géantes

ne cachent pas même les mandibules voraces

À gauche la poussière du dernier galop de licornes 

s’effiloche sous les yeux de la chouette effrayée

Griffes et cornes s’entremêlent dans une arène grise

Et lorsque le vent faiblit et meurt

la lune et la grande ourse reprennent leur conversation

sur la branche maîtresse d’un arbre jamais grandi

***

Zoo file,

Cornu, biscornu le zèbre

Porte ses raies à l’envers

Dans cet endroit

Droit devant le popotame

Fonce à l’aveugle

Belle la girafe croque son nuage

Laiteux laitue du ciel

Où passent les aigles

Vertigineux et borgnes

Nous rampons mêlés de sel

Et de suie

Suivant le cours émotionnel

Des larmes de crocodile …

***

Immersion

En eaux troubles …

Observons

Du fond des océans

Les différents méandres

De notre humanité

Rendez-vous à

« Allée de Tourbillons de Karman »

Le voyage

Ne fait que commencer

Requins, Loups, Poissons-clowns, Dauphins,

Chouette,

Il me tarde

Vraiment

De pouvoir replonger

Dans le grand bain :

Humant, dégustant

Ces saveurs sucrées salées

Amères, Passions Renversant

Tout sur sa lancée

Transformant

Ce ver en vers

Que la chouette effraie

Émotionnellement

Fredonne

Avec le Rouge gorge son ami

Un seul hululement

Me vient de ces bestiaires retrouvailles

Et me voilà, dès l’Aube

Dans la grisaille, écoutant avec joie

Le chant des baleines boréales

***

À l’inventaire de décembre

un garde-manger de nuit, rogne, rugit d’effroi dès qu’on l’approche

un serpent lové Au chaud Au fond du tiroir des possibles, dort au milieu des slips

un lac s’étend – œil exotique – idéalement clair entre cinq et sept heures du matin Tout au fond, vous pourrez voir les premiers âges du monde

un cœur, animal petit, court sur pattes Vif comme la lumière Quand il est plein

un poney Abandonné en plastique rose Depuis l’année dernière sur l’étagère du salon,  furieux, vous montre son derrière

un porc-épique – intempestif, annonce la fin du monde en boucle. Retirer la fiche du secteur pour qu’il s’endorme enfin.

la salamandre dans le poêle à mazout, s’en fout visiblement d’être une salamandre, partage avec vous ce petit verre de vermouth, Et fait comme ça, Et fait comme si ! Comme si l’hiver n’allait pas durer.

d’autres bêtes, minuscules ou énormes, empreintes de bêtes, de non-bêtes, bêtes-interstices dans le mur, entre tout à l’heure et tout à l’heure, bêtes aériennes ou apaisantes, parentes, ou transparentes, et qui se mêlent au va-et-vient de votre souffle à l’heure où vous baissez la garde

Très étonnant comment le mouvement a surgi de notre poème à plusieurs mains. Il est initié dans le ciel par Éclaircie, Phoenixs le poursuit en fonçant et en rampant, Marjolaine lui offre l’immersion, et Bossman l’immobilise au coin du feu. 

Ubu, bulle-flocon de fer blanc

Par delà sept forêts de pyrite, sept montagnes d’opale, de jade,

Le soir, à l’heure où soupirent les chênes les plus noirs – les trembles les plus pâles

Une bête éclatante

Léviathan monstrueux et chatoyant

Colonnes lustrées d’étoiles, piquées de flammes et de vents

D’Orion à l’Éridant

Sous les ondes, ses écailles dansaient

Sa gueule immense brûlait

Tout ce qui était laid, tout ce qui était faux

Ses yeux d’onyx voyaient

Tout ce qui était bon, tout ce qui était beau

Ah là là ! L’animal fabuleux !

Son ventre gros

Comme une tonne de Chablis premier cru Vaux Ragons

Et moi, vêtu d’une cotte de mailles

De fer blanc

Pauvre larron !

Pauvre manant !

J’étais dedans !

.

Ubu,

Le conteur de fables

Brasse l’air vigoureux

De ses grands bras instables

Fabuleux

Ce que le monde engendre

Par ses mots polymorphes

Avant que de descendre

Dans un silence amorphe…

.

La note sur la portée bulle dans sa rondeur fragile

Depuis la nuit des temps

Les yeux s’illuminent 

Dans les visages flous

Les paysages des contes 

Plus réels que nature

Prennent par la main les assoiffés de vie

Sur les chemins jamais ne s’effacent

Les empreintes

Je mettrai mes pas dans les traces fraîches

Pour l’épique voyage dans la brume

Cueillie aux fenêtres de l’aube

.

Quand je pense qu’ 

Une goutte d’eau 

peut 

devenir flocon 

Une étincelle de Vie 

peut 

faire la ronde 

en dansant 

avec l’Univers 

Un verre de Poésie, 

un brin de mélodie 

ou un certain « Pouces verts » 

peuvent faire faire 

 choux blanc aux guerres 

Moi, ça m’va 

et ça me donne envie de chanter 

avec les Fabulous Trobadors 

de Toulouse 

 » Pas de ci  » 

Pour que, 

des contes de notre enfance, 

le Fabuleux destin 

reprenne sa place 

Au Soleil 

Pour boire un coup avec les Amis 

En chantant à tue-tête, 

Tout en conscience   

Qu’il est fabuleux 

d’être…  ensemble… 

Que la Vie est une véritable fête  

Si on choisit de ne pas se prendre la tête 

« Il en faut peu pour être heureux »… 

Et quand on se dit ça chaque matin 

Avec tous les envers et les endroits 

C’est ça qui fait notre force et qui est fabuleux!

***

Fabuleuse équipée composée de

P.Y. Bossman, Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine

Le titre est puisé au fil des vers.

***

Élisa, passante qui passe, silencieuse

Kiproko, que l’on attend

***

4Z, fabuleux et bien réel poète, ici, là-bas, là-haut, au-delà….

Le cercle en poupe,

La prière au vent donnée

L’eau lui dispute la force

La parole, la parole se noie

S’envole

Et les tentacules de la nuit

S’en régalent jusqu’au souffle coupé

Que de grain à moudre

Avant l’enfouissement

Ou le brasier magnifique et coloré

Le cercle est vertueux et les yeux, ronds

***

Moulin Avant

Avant,

On pouvait sentir,

Sur sa peau

Les gouttes d’eau

Se déposer,

Telles des petits mots

Qui venaient nous réconforter

A vent

On avance plus écolo

On a le vent en poupe

Du haut de l’arbre

On voit tout l’horizon

Dans la main

Quelques olives

Se sont nichées …

Vertes ou noires,

Petites, Lisses ou fripées

C’est la récolte de l’année

Qui nous redonne l’espoir

BONHEUR PARTAGE

D’une grande tablée

On sera tous réunis

Pour déguster

Entre Amis,

De PIERREFEU

L’Huile d’Olive

***

Battre de l’aile

Sans tourner le mirage

Perd encore un pauvre voyageur

Au bout du vent sec

L’immobile le souffle

Sans le faire avancer…

***

Je suis un gros bateau, un peu lourdeau, pas bien haut

Une salière aux voiles blanches

Un bricolage de vieilles planches

Le cœur ouvert à tous les vents

Aux quarantièmes rugissants de l’hémisphère nord

Je fais du surplace. Mes mâts font des ronds,

Des signes hypnotisants

À l’adresse d’hidalgos déments,

Tout en grinçant

Mon timonier, c’est un vieil âne

Mon mousse, un matou un peu crâne

Mon capitaine, lui, est tout blanc

Il tire des bords, ahane

Moi, sa belle caravelle, serais-je en panne

Au beau milieu de l’océan ?

***

Je crois que j’ai oublié notre quatrième main, qu’elle nous rejoigne, elle n’en sera que plus légère. Le titre a piqué à Eclaircie et Marjolaine son sens obscur.

Ah! Nuit d’ivresse, à tire-d’aile …

Ah ! L’ivresse du voyageur
Sans adresse fixe
Vogue à son humeur
Parmi de lentes meringues magiques et flottantes
Aux formes rondes et fringantes
D’un ciel pâtissier fourré d’amarante
Ah, le beau voyageur, sens en éruption
Mouche au chocolat,
Jurant comme il sied
Au bonheur
Se gratte, l’air un peu cochon, les poils du cœur
Tombant dans l’abîme – le film est coupé
Voyageur câline un vin débouché
Titube – raté – qu’importe
Le voilà content, le diable l’emporte
…………………

Au bout de la nuit
Celle du matin pour se donner le temps de vivre
Le temps du jour
Voyages de Gulliver
Pour garder l‘œil vif
Le rire un peu rictus ou le rictus un peu rire
Ce que je préfère cependant
C’est traverser les miroirs
De l’eau, du vent, de l’arbre et du feu
Avant cette barrière de terre où je verrai enfin
L’infini.
…………………


A tire-d’aile,

Envol matinal sur la route déserte
Le ciel est vide
Tous les possibles sur leur branche
Lissent leurs plumes
La page blanche se forme nuage
Attend le passage des migrateurs
Pour lui donner un sens
Fugitif…

…………………

Vois-Age

Plonger dans l’eau ;;;
De notre nudité
retisser des liens !!!
Nous laisser bercer,
La regarder passer ou
Monter à bord de l’embarcation
Gonfler les voiles
Et de la Vie
prendre le temps
et l’énergie lente
de découvrir
Tous les paysages
sourires
…………………

Le voyage commence avec Pascal qui est de bonne humeur, se poursuit avec Éclaircie, si matinale, puis nous retrouvons Phoenixs, aventurière au grand cœur et Marjolaine arrive enfin, contente de vous retrouver, tous.
4Z indique le chemin avec sa boussole, Kiproko et Elisa chantent pour accueillir les nouveaux arrivants.
Les bons mots sont au rendez-vous! Il ne nous reste plus qu’à nous mettre à table pour savourer ce met de fête concocté par l’équipe au complet, en nous souhaitant une bonne dégustation et un bon voyage participatif éco-responsable

Le titre est pris un peu chez Éclaircie, Phoenix et Pascal
Bonne lecture à toutes et à tous, Bonnes inspirations

Survie

Sur le thème proposé par P.Y.Bossman : « Guide de survie à soi-même »

****

C’est dans la file de nuages

Que se lisent les lignes du vent

La trace de soi sur le sable s’oublie

A la mer glissée

Survivre c’est encore respirer

A l’air libre

Tout en restant lié…

Afin de lisser bien votre cerveau

Évitez les lectures

Trop doctes

Reléguez aux placards

Les poètes aux névroses ombreuses,

Proscrivez les barbants érudits !

Laissez plutôt aller votre côté barbare

(voyez comme il est rose !)

Frottez des heures à l’ennui

Au camphre, à la toile émeri

La peau de votre crâne dénudé

Et si les symptômes de votre semblant de sagacité persistent

Faites appel au Savoir

-Faire du chirurgien esthétique du coin

payez-vous un lifting du cerveau

Et si vous croyez tout comprendre

Tendez les oreilles

Aux bagous, aux ragots

aux théories fumeuses des réseaux

Sociaux, aux discoureuses de comptoir

Enfin, si, par inadvertance

Une flamme de lucidité ou de génie, qui sait,

Venait à vous pousser, tel un gros bouton

Rouge à l’intérieur du crâne

Pincez fermement entre le pouce et l’index

Tirez fort

C’est fini !

Lorsque tout sera redevenu gris – familier – prévisible

Servez-vous une mauvaise bière

Allumez la télé

Reposez-vous bien

Dormez oubliez

Que vous auriez pu vous appeler

Michel-Ange, Proust, Molière

Ou Le Titien

Dans l’ordre analphabétique

Histoire
Que ce soit clair

Pianoter jusqu’au bout de la nuit, écrire jusqu’au bout du jour, depuis le début du jour, juste quand il fait encore nuit

Semer les feuillets ainsi griffonnés aux quatre vents, la pluie faisant le reste, ou engrosser les ordinateurs de tous ces fichiers que personne jamais, n’ouvrira.

Puis dormir un peu, se lever, marcher, sourire et tout recommencer jusqu’à ne plus pouvoir avancer.

Le cerveau et la mémoire de l’eau s’empareront des miettes visibles ou pas.

C’est ainsi depuis la nuit des temps jusqu’aux confins des jours.

Accompagnée par l’étoile du berger,

Pour chasser mon vague-à-l ‘âme

ce soir c’est décidé je m’envole pour Denver City

avant de prendre le large avec 

à bord de mon dériver extraordinaire, Daisy,  ma flûte, mes deux chats et mon harmonica 

?! …

En quoi est-ce si extra je ne sais quoi, que de

dériver sans trop savoir où aller que sur mon dériver?!

Oui, mais là, ce soir c’est différent

tous Nous sommes capitaine de

notre vie nouvelle

Embarcation … direction amélioration !

Moteur: Vents en mouvement : réussite assurée A titre d’ailes

Sourires

Bienveillance à soi-même

Tout en dénouant la pelote de laine

Nous dévoilons les trésors de son

Qui vont nourrir notre humanité reconsidérée … 

Tu viens juste de rentrer de ton voyage?! C’est chouette de te retrouver!

… ,,, Entre, c’est ouvert, tu prendras bien un T ou une tasse?

Viens donc t’asseoir avec nous, on t’attendait

Dans la maison Bleue respirant,

Vivante, tout sourit 

***

Les auteurs :

Phoenixs, P.Y. Bossman, Éclaircie, Marjolaine

Élisa et Kiproko sont restées confinées (mais nous les attendons une prochaine fois)

Le titre appartient à Phoenixs

4z, attentif, depuis ses confins, est heureux de nous retrouver.

Passeur De Liberté

Au fond de sacs troués

Emportée à la sauvette

Chiffon

De papier, vieilles photos 

Caillou jeté dans la rivière

Pour faire des ronds dans l’eau

En ton nom sont morts nos noyés

Toi que j’ai reçue dans le dernier baiser 

Donné

Dans le dernier regard

Dans la parole bien aimée

Difficile de te cacher,

Combien tu brûles

Les mains et le cœur comme le feu des charbons

Que lois jamais ne protégerons

Tout à fait, ni les misères, ni la guerre

Plutôt l’amour, le don de soi

Qu’on chuchote au fond des ruelles de Damas

Pour mieux te garder, pour mieux t’emporter

Qui veut t’acheter te perd

Pour toujours

Pour te passer, mon amour,

Je veux pleurer, je veux crier

***

Sur la table posée

La feuille attend sa plume

Ses petits chevaux légers

Dans le sillon des marges

Passeurs d’un souffle à l’autre

Ils éclairent le sens égaré

Des lueurs passagères

Qui nous mènent

Feux folio…

***

Les longues tiges des roses tapissent le sol

En libèrent l’eau douce jusqu’alors captive

Leur délicat parfum persiste comme une voix rassurante.

L’homme sans visage,  sous sa cape longue et noire

Passe, immobile et debout dans la barque muette.

L’eau sommeille,

Sa joue contre les profondeurs de la terre

Et au lieu d’un paysage sombre gorgé d’épouvante

La poésie s’enracine au-delà des consciences,

Jardin ombragé amical et paisible.

Dans le dictionnaire au ventre blanc

Un autre sens dépose le mot sur les berges tranquilles.

Derrière la fenêtre d’un train familier

Un étrange et aimable barbu sourit en s’endormant.

***

À l’orée des forêts

Sur les rives de profondes rivières

Au bord de l’inconnu

Dans les chemins longeant le silence

Les mains renfermant des merveilles

Le pas léger

Il laisse dans son sillage

Les clés de toutes les bâtisses

Et invite le vent à diffuser le chant

***

Pas à pas

On prend son élan

On vit, on devient grand

C’est charmant.

A cet instant,

Tout devient possible, en

Rencontrant

Le Passeur du Temps et des Rêves,

Dans le Passage

Du Firmament où

Sœurs et Frères

De Poésie

Viennent se reposer, au milieu

Des ris et des mélodies en cascade de fleurs,

Pour une journée sous le signe de la bonne humeur.

Le secret, me diriez-vous, quel est-il ?

Dès le lever du jour,

Cueillir un mot doux, attraper une étoile filante,

S’habiller de ses plus beaux émaux, et, tourné vers la Lumière

Plonger tous en cœur dans nos 10 plus belles futures années

Pour nous apporter le Meilleur !

***

Les Passeurs :

P.Y.Bossman, Phoenixs, Élisa, Éclaircie, Marjolaine

Le titre appartient à P.Y.Bossman

4z, Passeur de mots depuis le lointain.

Houlette

Il y a un peu de mistral,

Mais,  ce soir, c’est décidé,

Je prends mon bâton

Et je vais marcher.

La direction importe peu.

Tout ce qu’il y a de primordial:

Se préserver du mauvais temps

Grâce à la Rose des Vents

Avec Son Soleil de Pleine Lune à ses côtés, bien évidemment!

.

Sous la houlette

De la Grande Ourse,

Me voilà bien accompagnée.

Je peux enfin reprendre ma course

Sans craindre de m’égarer

Comme brebis et chèvres de Monsieur Seguin autrefois …

.

J’ai cette liberté

D’aller de-ci ou de-là,

A ma guise

Avant de porter

Fièrement la Houlette au bout de mon bras

Et de montrer aux grands enfants que nous sommes restés

La Magnifique Voie Lactée

Qui nous protège du Néant.

***

De la prairie jusqu’au potager

On pousse les cailloux et les pierres

Les cailloux et les pierres poussent

En un champ dévasté

Jadis aride

Déjà

Nous avons essaimé

Vers les forêts et les haies de noisetiers

Taillé d’autres bras

Semblables aux nôtres

La croisée des chemins offre l’amplitude

À nos corps immenses et assoiffés


Deux voix : Marjolaine – Éclaircie

« Sous la houlette du silence » : Phoenixs,

 Ailleurs : Élisa et Kiproko

4z en Éclaireur