Category Archives: Elisa-R

Novembre

Après le bruit des voix (brouhaha), le claquement des talons, le crissement des semelles dans les cailloux et le bruit de la pluie sur tout et tous arrive l’absence, soudaine, lugubre et totale.
Là où le silence n’existait pas il vit. Jusqu’à l’intérieur de nous .
Ni assise, ni debout. Ni présente, ni absente. J’attends, sans attendre.

Lire sur les galets, dans les cheveux de la lune, du haut d’une tour, depuis les yeux d’un enfant, etc

Bonjour à tous,

Ici ne sera pas un poème mais un sujet où chacun pourra, s’il le désire, venir partager en commentaire, un poème personnel, un souvenir, une réflexion, un ressenti ou tout autre qu’il aura en souvenir de 4z2a84.

 

Les « PPV », classés dans la catégorie « Plusieurs mains » se poursuivent, le prochain à paraître : le 13 août, dans le même esprit que tous les autres.

Les poèmes de 4z qui y figureront auront été extraits de ci de là parmi l’impressionnante collection de textes que Jean-Claude Barbé a semée sur Poésie Fertile et qui ne demande qu’à germer.

 

Éclaircie

 

Ce sujet sera replacé en première page du site, à chaque nouveau commentaire, ceci afin que les passants sachent, que Poésie-fertile est né, a vécu, vit et vivra grâce à Jean-Claude Barbé, 4z2a84

Billevesées et plus

Billevesée :

Définition :

1- Propos, écrit vide de sens et souvent erroné.

Synonymes. baliverne, faribole, sornette.

2 – Par extension : Idée, comportement, occupation ou préoccupation frivole, sans fondement réel.

Synonyme. chimère, futilité, niaiserie.

 

Source : le site (très bien fait, quoiqu’un peu complexe) CNRTL.

 

Donc, il nous manquait ce lieu, du tout et du n’importe quoi, et même si je n’aime pas ce qui est trop institutionnalisé, je le crée -ce lieu-

 

Le principe :

Vous avez un « truc hyper important à dire », postez le en commentaire de ce sujet.

Vous avez un « truc hyper pas important à dire », postez le en commentaire de ce sujet.

Bonne visite à tous !

 

Les voyageurs

Certains restent sur le quai

D’autres courent en vain

Et laissent leur valise à terre

A bout de souffle

Les plus rapides sautent dans la voiture

Penchent la tête et saluent de la main

La gare qui les a déposés

Il en est qui descendront en route

Sans se retourner

Quelques uns laisseront leur siège vide

Aux clandestins

Aux ombres qui ne manquent jamais le voyage

Assis près de vous

Familiers étrangers dont vous suivez le passage

Sur la vitre incassable

Paris Nice sans escale 6 août 2017

 

Même sans lire, la nuit et la lune

Appréhendent demain, limpide, lucide

Le vent, depuis trente jours, silencieux

Reprend au matin sa course

Poussant devant lui l’enfant frêle

Vers son destin incertainement dessiné

Les écailles des poissons frissonnent

Comme au meilleur temps des cris de joie

Dix, quinze ? Comment compter les pieds

Ecorchés au chemin des impossibles ?

Ou comment les rictus s’adouciront

À la première caresse de l’aube.

 

La pendule a cessé ses battements

Tout est tapissé de silence

Dehors

Dedans

 

Avouons nos secrets vidons nos sacs de cendre

Sur les crânes luisants des moines en prière

Le fleuve a des lenteurs dues à trop de méandres

Nous partageons ses jeux d’adulte et sa paresse

On suit d’un œil contraint le vol des perroquets

Un vol lourd illustré par des couleurs criardes.

De la rive nous font signe de jeter l’ancre

Des enfants au ventre gonflé

Et des mamans vêtues d’un pagne et d’un collier

Dont les dents d’animaux jouent leur rôle de perles.

 

Avec par ordre d’entrée en scène :

Phoenixs,  Éclaircie, Élisa.R,

Et

4z2a84 bien malgré lui, mais avec toute notre amitié.

Généalogie

A l’autre bout de tes belles ombres bleues

Je m’offre au soleil .

Des pas sèchent sur le sentier  qui s’enfonce dans la forêt

Une voix inconnue s’élève et roule son accent

Jusqu’aux rivières de mes veines apaisées par les plaines.

Je me baigne dans l’eau franche de la lumière

Immobile, résignée, docile

Perdue

Entre le désir de vivre qui mobilise les muscles

Et l’attente d’une histoire égarée dans un jardin de morts.

Debout sur le promontoire je contemple ce qui est :

Les couleurs du monde décuplées par la naissance du printemps

La trace des voies qui cheminent et disparaissent

Dans la brume joyeuse d’un horizon sans limite

La silhouette blanche de l’autre délivrée de ses chaînes.

Anonymes

Je suis un chien
Pelage terne, peau fatiguée
Regard inquiet

Ta démarche est souple

Je suis la boue sur le sentier
Dans l’ornière dépourvue de couleur
Pleine de vide

Tu me découvres

Je suis le chancre sur la belle écorce
Que je ronge assidûment
Jusqu’à prendre la vie de l’arbre

Tes lèvres se rejoignent en une moue de dégoût

Je suis l’enfant sale
Assise au bord d’une route
Le dos cloué à son sort

Tu ouvres ton parapluie.

Je suis sans visage
Nous nous croisons anonymes
Sans jamais nous toucher

Tu es parti.

Ton sillage parfumé m’enivre quelques instants
Je ferme les yeux puis à mon tour
Je disparais.

Evasion

Les prisons dorées volent silencieusement

Entre ciel et terre

Pendant qu’un scarabée, pas tout à fait noir, donne sa version de la rareté

L’herbe reste verte

Quelqu’un colle deux soleils

Assez mal découpés

En deux endroits du bleu

Pour lui offrir des yeux

Ronds

Comme des gommettes aux couleurs bruyantes

Qui adhèrent aux doigts fins

Ou boudinés

Les toitures chantent

L’institutrice est une musaraigne à lunettes

Devancées par un cri les hirondelles

D’un coup d’aile

Effacent le triste des barreaux

Sauvent les enfants

Même grands

Plus que des corps vides dans la salle aux tortures

Les esprits ont des plumes

Un courant d’air chaud

Silence

.

Quelques mots dédiés aux élèves, actuels ou anciens, pour vous distraire  en attendant le poème d’Héliomel pour notre ZEPHE bien aimé.

La corde dans l’eau

Pas encore anéantie la raison déambule
Silhouette fantôme dans l’esprit en alerte

Les coteaux ferment les rêves nimbés de leur brume
La nuit, toute proche, sémera les angoisses et les peurs
Présents singuliers d’une mère à l’enfance…
Le jour, tantôt triste tantôt gai, la rejoindra alors. Par amour.

La raison ne distinguera plus ensuite l’aube du crépuscule
Elle sera l’animal aux aguets, l’oiseau qui s’abandonne au soleil,
La pluie qui dissimule les larmes, le sourire qui cache le désarroi,
Cet enfant insouciant à qui s’offrait le monde.

La coquille délaissée n’aura plus qu’à tomber
Le plus lentement du monde au fond de ce gouffre bleuté
Qui, depuis le début, l’attendait.
.

Deux poèmes d’Élisa Romain

.

Désormais tout est calme

Aucun bruit de voix

Aucun bruit de pas

 

Tout s’écrit en mots démêlés

Des mots sans attache

Entre cœur et nuages

Entre feuilles et brouillard

 

Ce matin est propice aux confidences

Le toit de la maison disparaît

Effacé peu à peu par l’hésitation du temps

Comme un souvenir

De plus en plus confus

…..

On ne touche pas aux mots gelés

pour ne pas les briser

La feuille captive dans la toile abandonnée

Frappe à petits coups discrets sur la vitre

Nos sourires rêveurs les laisseront entrer

Ainsi que le soleil

Débarrassé de sa pelisse de froid

On ne touche pas aux mots gelés

On tourne autour

On les contemple

Les réchauffant de ce que l’on pressent

Et de ce que l’on espère.

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