Category Archives: éclaircie

L’inconsolée

Les hiéroglyphes me semblent encore trop imprégnés de vacuité pour oser les dessiner sur les premières pages.
L’alphabet par son absence n’efface pas l’appréhension du néant, ou plutôt la certitude du néant.

Quant à la vraie page, palpable, froissable, déchirable, charitable, juillet sur ma fenêtre l’emprisonne contre les volets clos.

Comment revivre la chaleur si tu as froid ?

Les volumes se déforment sans jamais devenir livre ouvert.
La positivité s’est fait la malle, cependant qu’elle ne hante pas le train, ni les gares pas plus qu’une quelconque consigne.

Et les rivières ignorent toujours la raison de leur flux ; l’aval, l’amont, leur indiffèrent. La déclivité, seule valeur sûre.

Tout le reste n’est que paroles, paroles, par-delà le vacarme de l’éloignement.

Billevesées et plus

Billevesée :

Définition :

1- Propos, écrit vide de sens et souvent erroné.

Synonymes. baliverne, faribole, sornette.

2 – Par extension : Idée, comportement, occupation ou préoccupation frivole, sans fondement réel.

Synonyme. chimère, futilité, niaiserie.

 

Source : le site (très bien fait, quoiqu’un peu complexe) CNRTL.

 

Donc, il nous manquait ce lieu, du tout et du n’importe quoi, et même si je n’aime pas ce qui est trop institutionnalisé, je le crée -ce lieu-

 

Le principe :

Vous avez un « truc hyper important à dire », postez le en commentaire de ce sujet.

Vous avez un « truc hyper pas important à dire », postez le en commentaire de ce sujet.

Bonne visite à tous !

 

Brèves de plage-page-nuit

Un nouvel espace s’ouvre à nous-vous.

Publier ici de courts textes -moins de 1000 caractères est un bon format- d’humeur, d’humour, en prose, poétique ou pas, à l’endroit, à l’envers et contre tout, pour, contre ? pour se faire plaisir et nous faire plaisir.

 

Chacun bien sûr peut commenter ce qu’il lit et chaque passant peut faire de même, commenter mais aussi offrir sa contribution.

Un premier jet est posté en com de ce sujet.

Lire sur les galets, dans les cheveux de la lune, du haut d’une tour, depuis les yeux d’un enfant, etc

Bonjour à tous,

Ici ne sera pas un poème mais un sujet où chacun pourra, s’il le désire, venir partager en commentaire, un poème personnel, un souvenir, une réflexion, un ressenti ou tout autre qu’il aura en souvenir de 4z2a84.

 

Les « PPV », classés dans la catégorie « Plusieurs mains » se poursuivent, le prochain à paraître : le 13 août, dans le même esprit que tous les autres.

Les poèmes de 4z qui y figureront auront été extraits de ci de là parmi l’impressionnante collection de textes que Jean-Claude Barbé a semée sur Poésie Fertile et qui ne demande qu’à germer.

 

Éclaircie

 

Ce sujet sera replacé en première page du site, à chaque nouveau commentaire, ceci afin que les passants sachent, que Poésie-fertile est né, a vécu, vit et vivra grâce à Jean-Claude Barbé, 4z2a84

13 juillet 2018

À part être la veille du 14 juillet, ce jour m’amène à me poser et vous poser une question.

Jean-Claude Barbé a toujours été notre découvreur de poésie et notre anthologie ne serait pas aussi fournie sans lui.

Qui pourrait poursuivre cette belle œuvre ?

 

Vous passant, si un poème rare vous a  enthousiasmé, offrez le en commentaire. Nous inscrits, tâchons de faire de même.

 

Bonne journée à tous.

 

Fenêtre ouverte sur juillet

 

Bientôt l’avenue de ton absence,
l’étoile de plus
muette
et ces doigts inutiles
effleurant le clavier désert

Les mains n’osent plus
caresser les touches
inutile azerty
l’écho s’écrase contre le mur
sans résonance

Depuis ce jour
depuis ces nuits
depuis ce puits
et son orpheline poulie
les ricochets ne ricochent plus
le verbe silencieux
se perd dans le labyrinthe déserté

S’il vous venait l’idée
d’envoyer un signe
merci, je l’ai reçu.

Les voyageurs

Certains restent sur le quai

D’autres courent en vain

Et laissent leur valise à terre

A bout de souffle

Les plus rapides sautent dans la voiture

Penchent la tête et saluent de la main

La gare qui les a déposés

Il en est qui descendront en route

Sans se retourner

Quelques uns laisseront leur siège vide

Aux clandestins

Aux ombres qui ne manquent jamais le voyage

Assis près de vous

Familiers étrangers dont vous suivez le passage

Sur la vitre incassable

Paris Nice sans escale 6 août 2017

 

Même sans lire, la nuit et la lune

Appréhendent demain, limpide, lucide

Le vent, depuis trente jours, silencieux

Reprend au matin sa course

Poussant devant lui l’enfant frêle

Vers son destin incertainement dessiné

Les écailles des poissons frissonnent

Comme au meilleur temps des cris de joie

Dix, quinze ? Comment compter les pieds

Ecorchés au chemin des impossibles ?

Ou comment les rictus s’adouciront

À la première caresse de l’aube.

 

La pendule a cessé ses battements

Tout est tapissé de silence

Dehors

Dedans

 

Avouons nos secrets vidons nos sacs de cendre

Sur les crânes luisants des moines en prière

Le fleuve a des lenteurs dues à trop de méandres

Nous partageons ses jeux d’adulte et sa paresse

On suit d’un œil contraint le vol des perroquets

Un vol lourd illustré par des couleurs criardes.

De la rive nous font signe de jeter l’ancre

Des enfants au ventre gonflé

Et des mamans vêtues d’un pagne et d’un collier

Dont les dents d’animaux jouent leur rôle de perles.

 

Avec par ordre d’entrée en scène :

Phoenixs,  Éclaircie, Élisa.R,

Et

4z2a84 bien malgré lui, mais avec toute notre amitié.

Impression d’aube magnifiée

Malher, symphonie n°1, sur le bord de la fenêtre, les premiers chants des oiseaux viennent timidement prendre de mes nouvelles. Tout va bien, ils n’hésiteront pas à hausser le ton en mesure avec cette symphonie qu’ils apprécient autant que moi.

 

Et les autres, dis, les autres, tu y prenses ? Oui, beaucoup, trop, beaucoup trop.

Incapable de dire « je vous aime, j’ai besoin de vous » je leur offre la symphonie n°1 de Malher, puis la seconde… et les oiseaux.

La journée qui s’approche est une belle journée.

Merci mes amis, Malher, les oiseaux et tous les autres plus humains et vivants.

 

 

Douze heures

 

J’ai prélevé la moelle du moindre de tes mots

J’ignore maintenant qui me guide la main

Le chemin vers le puits envahi de broussailles

Paraît me rejeter avant d’être comblé

J’ai trouvé la rivière alanguie sous la glace

Pas le moindre soleil pour redonner l’élan

À peine une ombre bleue gerçure au bord du ciel

N’osant laisser suinter le sang pour réchauffer

Midi dans ses appétits glauques et stériles

La couleur de mes yeux devra se délaver

Avant qu’enfin pénètre une image en relief

Et je pourrai t’offrir un éclat de mes nuits

 

 

 

Ouvrir une autre page

Ouvrir une autre page

Fenêtre au mur aveugle

Les yeux perdus murés par le lierre

Qui toujours refuse le passage

À quiconque cherche la mer

Ou la source

Pour croître à nouveau

Se diluer lorsque la route n’offre plus de détours

Mais quand l’eau toujours porte plus loin plus haut

Les notes et les sons qu’elle place dans une bouche inerte

Ainsi le visage se bâtit autour de lèvres

Bien plus tard on remarque un regard émergeant

D’orbites ombrées que d’épais sourcils tenaient à l’abri

À l’abri de la laideur ou de la lumière si vive

Qu’elle brûle les rétines ne laissant plus d’alternative

Au sommeil agité et sans rêve

Parfois une main large et douce

Cherche une joue pour s’y réchauffer

Du pantin cette silhouette affiche encore le geste saccadé

Le déséquilibre indispensable au questionnement

Sur la dislocation esthétique de la folie

Celle que l’on retrouve après que l’aube est passée

Dans cette vie dessinée par les visiteurs intrépides

Où les contorsions des bras et des jambes

Ne mènent pas plus loin qu’à la surface de l’étang

Immobile pour ne point troubler la vase et la vue

Et l’homme se lève s’éloigne se tait    renaît