Category Archives: Toni Cervantès Martinez

Partir sans …retour

Partir sans …retour
L’instinct pour la vie

Lorsque les hirondelles s’alignent sur les fils,
En notes mélancoliques, elles entonnent leurs babils ….
Nous sommes au crépuscule précurseur du voyage….

L’eau qui cascade fière entre roches et fleurs
De son nid au sommet, belle de son bonheur,
Salue maître blaireau hirsute grand fouisseur,
Venu laver ses pattes en source de son cœur.

Les gorges raffinées la cajolent d’ardeurs,
L’étreignent de l’amour indicible des terres
Qui s’y fondent amoureuses de ces mill’ fraîcheurs
Distillées, bleu dissout du ciel à coup d’éclairs.

La vallée enroule ses berges en larges aplats,
Moquette son cours de blancs pans drus de galets, …
Prend ses aises, inonde,…rend la vie aux amas,
D’arbres déracinés, partis verts, exilés.

Echapper au tourment du courant qui s’acharne
A partir sans retour pour des futurs sans voix,
Nomades impétueux déracinant leurs carnes
Du corps nourricier qui fit éclore leurs voies.

Devenir saumon-roi, engager le périple,
De mon océan fier vers l’eau claire, maternelle
Du cours de ma rivière natale, source simple
Généreuse de vies poursuivant l’éternel,

Vers le monde que la nature a fait.

Donner la vie
et
mourir en retour

TCM

Où vont ceux qui s’en vont? ……

Où vont ceux qui s’en vont? ……
…sont-ils partis vraiment?

Tombe la nuit…
et, le sommeil
Les yeux ravit,
Chasse la veille…

L’obscur s’anime…
et, vient l’instant
Qui bien ranime
L’écran vivant

Du film lent ,
Silencieux,
Grouillant d’autant
D’Images d’eux.

Ils est si tendre
Le doux retour
*D’êtres*de cendre
D’esprits d’amour,

Aux regards d’anges,
Venus des cieux
Fleurir l’échange
De rêves bleus.

Les vœux tressés
Dans l’existence,
Courant les quais
Du port *plaisance*,

Se sont confiés
Au grand silence
D’éternité…

… à qui tu penses,

Chante l’oiseau
En son soupir,
Perché tout haut
Dans cet empire

De vies gommées?…
Témoin divin,
L’oiseau secret,
L’Esprit serein,

En ce manège
De nos rêves,
Tel un arpège
Appelle sans trêve.

Tombe la nuit…
et, le sommeil
Les yeux ravit,
Chasse la veille…

L’obscur s’anime…
et, vient l’instant
Qui bien ranime
L’écran troublant:

image grave…
…le mage avive,
l’ombre suave
du corps sans l’age…

…palpite signe
d’éclats vibrants,
forme maligne
De sentiments…

…âmes élevées
Aux cieux, mirage
Chu dévoilé
d’yeux sans visage.

Où vont tous ceux
Partis sans l’Âme
Laissée chez eux,
Après le drame

Où vont ceux qui s’en vont? ……

vraiment…sont-ils partis ?

Toni Cervantès Martinez

L’Eternel,

L’Eternel,

Regarde-t-il la terre
Les sourcils en éveil?

Sa baguette magique,
En sa pointe, éclairée

D’un éclat lumineux
Vise-t-elle les étoiles?

L’âtre de son logis
Réserve-t-il des âmes

Bien au chaud, pétillantes
Empressées de briller,

D’enluminer le ciel,
D’éclairer le spectacle

Du monde en bas tombé,
Tombé qui bien se meurt?…

Et quand la nuit revient
De sa tristesse, lasse !…

Que l’aube ouvre un œil
Tentée de rire un peu,

La poésie, s’éveille
Et les mots tour à tour

Scintillent en couleurs,
Vibrent en mille(s) étincelles

Qui au pinceau du vent
Accrocheront les cœurs.

L’éternel, barguigneur
Interroge les anges,

Amoureux de la terre,
Instigateurs d’envies…

…Je veux bien m’installer,
Envelopper vos airs,

Vivre dans votre espace
Chanter à l’unisson

Avec vous… partager
Les misères, vos peines,

Les troubles des esprits
Comploteurs des non-sens…
…Avec chacun de vous
Mon énergie suprême,

Les jours gagés dès l’aube,
Les nuits gorgées d’horreur,

Avec vous tous je prie
Pour le bonheur des hommes,

Mais sans vous que serai-je
Sans vous je suis fini!

Toni Cervantès Martinez

Composition!

Composition!

A chaque vers, une couleur,

A chaque vers, pour la nuance un ton de plus,

A chaque vers, un état d’âme pour définir le mot pensé
Qui se retourne éberlué face au suivant
Qui l’interpelle croyant parfaire l’idée d’après…

A chaque vers une découverte de mots ennemis qui se parlent
Et saisissent l’utilité de cet échange à consommer,
En inventant l’idéale manière de converser…

A chaque vers une vérité,
A chaque vers l’essentiel,
Et pour finir en beauté,
Comme, me le soufflerait ma muse,
Une timide morale à réviser.

A cette fin, l’idée m’enchante de repartir du présent,
Vers le temps de ma franche jeunesse auréolée des libertés,
De versifier sans que j’y pense
En mots impromptus du temps passé.

Toni Cervantès Martinez