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Brèves de plage-page-nuit

Un nouvel espace s’ouvre à nous-vous.

Publier ici de courts textes -moins de 1000 caractères est un bon format- d’humeur, d’humour, en prose, poétique ou pas, à l’endroit, à l’envers et contre tout, pour, contre ? pour se faire plaisir et nous faire plaisir.

 

Chacun bien sûr peut commenter ce qu’il lit et chaque passant peut faire de même, commenter mais aussi offrir sa contribution.

Un premier jet est posté en com de ce sujet.

Un poème de Josy

Mon tendre aimé
Pendant que le monde s‘endort
je me complais dans les vers de Baudelaire
qui écrivait
« ici tout est calme luxe et volupté… »
C’est ce soir que je le ressens
C’est ce soir que je suis près de toi
Malgré ton absence
C’est un peu ce soir que mon âme
se repose
La nature est si gentille
Et les fleurs si généreuses en leurs parfums..

Tout me parle ce soir
Les fleurs mais aussi les feuilles
L’herbe tendre
Le blé vert
Le jour qui s‘estompe peu à peu
Le ciel qui essaie d’étre lumineux encor…

je regarde les petites fourmies
Les mouches
Les mal aimés
Je leur souris …

Oui « calme luxe et volupté »
je ne pense qu’à toi

Au travers des mots

Ces mots que tu ne liras pas
Je me plais à t’Aimer
Toi mon sculpteur d‘âme
Toi qui m’a appris
Que le mauve se trouve
Derrière une montagne
Et que le mot Tendresse
Est un amour qui ne s ‘avoue pas…
Josy

 

Venise

Je regarde ta lettre qui gondole, se plisse et tes mots dilués qui doucement rejoignent des milliers d’autres mots jetés par-dessus bord, dans ces canaux putrides, près des palais-mémoire que la mer a rongés comme le temps notre histoire.

La marée vient lécher le vieil embarcadère aux pontons vermoulus laissant nonchalamment les amarres flotter au milieu des déchets.

L’absence n’est qu’un retard pour qui sait être heureux, disais-tu rayonnant lorsque nous étions deux, quand nous nous confondions aux passants-passerelles sous l’œil goguenard des pigeons de Saint Marc qui délaissant la place s’en retournaient nicher aux creux des doges austères en maculant les toges de fiente délétère.

Au cœur de la Cité, les lions affamés réclament leur pitance, ces viles calomnies que l’on glisse, perfides, dans leurs gueules béantes.

Les boutiquiers exhibent des masques impavides sans regard et sans âme comme peut l’être la mort.Des ombres sibyllines effleurent le décor Dans Venise sanguine la lagune s’endort.

 

Kali

De puits

De puits

Je marche le long du fleuve noir
Un singe me braque, sur de lui, à triangle
Les abeilles tombent. Sans ailes…

Des embryons accrochés à des tubes mous
Nourrissent…
Des panses pauvres d’émotions. Numéro

Multiples sucres lepéniens
Pas pillés nucléaires
Champs, pignon de l’horreur

J’ai repris, zélée
Rires et pleurs
Muscles de l’ âme

Je marche le long d’un fleuve noir
Ton sourire est blanc
Je ne savais pas le sourire de la mort

Si douloureux
maintenant, je cultive le chagrin
Au purin des larmes

Il y a des rires sanglants
Des larmes fleurissantes
Les saisons ont des rides épineuses

Emellejie (avec son aimable autorisation)

 

Île

.Le feuillage me manque,

Avec sa mémoire de terre
Son langage de vent
Murmure sorcier

Au souffle des arbres
Silence d’oiseaux,
L’ombre entraîne la lumière
Dans un labyrinthe boisé

La maison me manque
Forteresse cosmique,
Quand au bout du ciel
On voit la mer rêver

Les sentiers d’étoiles
Mènent aux secrets de lune,
Maquisard, le soleil s’enflamme
Dans les parfums indomptés

Brindille

Venise

Je regarde ta lettre qui gondole, se plisse et tes mots dilués qui doucement rejoignent des milliers d’autres mots jetés par-dessus bord, dans ces canaux putrides, près des palais-mémoire que la mer a rongés comme le temps notre histoire.

La marée vient lécher le vieil embarcadère aux pontons vermoulus laissant nonchalamment les amarres flotter au milieu des déchets.

L’absence n’est qu’un retard pour qui sait être heureux, disais-tu rayonnant lorsque nous étions deux, quand nous nous confondions aux passants-passerelles sous l’œil goguenard des pigeons de Saint Marc qui délaissant la place s’en retournaient nicher aux creux des doges austères en maculant les toges de fiente délétère.

Au cœur de la Cité, les lions affamés réclament leur pitance, ces viles calomnies que l’on glisse, perfides, dans leurs gueules béantes.

Les boutiquiers exhibent des masques impavides sans regard et sans âme comme peut l’être la mort.Des ombres sibyllines effleurent le décor Dans Venise sanguine la lagune s’endort.

 

Kali

viaPoeme Petit poème cherche camarades de jeu.

Chevet d’ange – Marine Laurent

 

Un visage de chevet
Qui hurle en silence
Et porte plus de peine
Que le monde n’en peut porter
Et le clou du tableau
Planté dans mon cerveau

Des orchidées aux suaveurs lentes
Au petit gel qui luit dehors
Et la prairie qui suit sa pente
Cette beauté me fait si peur

Le rideau de perles du saule
Sur l’ouverture du passé
Il l’immortalise et le tue.

Miruna
23 février 2013

avec son aimable autorisation.

Perspectives

pâlissant sous la lune
il nota sur son carnet
l’étrange blondeur
de certaines maladies

quand le vent lui disait
il allait par les prés
à la rencontre des lièvres
qui rongeaient en quinconce
l’herbe hautement décatie

il leur parlait de l’aberration verticale des arbres
des mobiliers marins à inventer
des grumeaux dans l’eau que sont les alevins
et qui ne sont supportables pour personne

il avait une tendresse particulière pour le ciel
qui devant la surabondance des fenêtres
glissait dès l’aube en morceaux

lancettes blanches sous ses lèvres
ses dents rencognaient au fond de sa gorge
ce qui par dessus tout l’enflammait
l’ineffable image de végétaux magnifiques
dévorant les astres

c’est par un soir de triste fête
tandis qu’une horrible lampe
courait après la nuit
qu’il boucla ses valises
pour partir à la recherche
de petites pousses criminelles

Un poème d’Egfrild, avec son aimable autorisation.

Comment-Josy01

.

Comment exprimer
la beauté?
celle qui n’a pas de courbes
ni de couleur
ni de paradis..

Comment exprimer
l’étreinte d’une aile
qui se pose sur le coeur
comme un doux nuage..

Comment écrire des mots
sur l’indicible
qui te broie..

des brasiers qui t’habitent
comme des brulûres d’étoiles..

Comme des parfums
qui titubent sur les plis
de soi(e)
et t’emportent
derrière la plus belle colline…

Comment la plus fine branche
du nid
d’indolence et de tendresses
se penche caline
sur tes espoirs..

sous ta plume d’oiseau.

Comment sous les splendides mousses
vient l’été
et l’intérieur d’un soupir?

.