Category Archives: Invités

De puits

De puits

Je marche le long du fleuve noir
Un singe me braque, sur de lui, à triangle
Les abeilles tombent. Sans ailes…

Des embryons accrochés à des tubes mous
Nourrissent…
Des panses pauvres d’émotions. Numéro

Multiples sucres lepéniens
Pas pillés nucléaires
Champs, pignon de l’horreur

J’ai repris, zélée
Rires et pleurs
Muscles de l’ âme

Je marche le long d’un fleuve noir
Ton sourire est blanc
Je ne savais pas le sourire de la mort

Si douloureux
maintenant, je cultive le chagrin
Au purin des larmes

Il y a des rires sanglants
Des larmes fleurissantes
Les saisons ont des rides épineuses

Emellejie (avec son aimable autorisation)

 

Île

.Le feuillage me manque,

Avec sa mémoire de terre
Son langage de vent
Murmure sorcier

Au souffle des arbres
Silence d’oiseaux,
L’ombre entraîne la lumière
Dans un labyrinthe boisé

La maison me manque
Forteresse cosmique,
Quand au bout du ciel
On voit la mer rêver

Les sentiers d’étoiles
Mènent aux secrets de lune,
Maquisard, le soleil s’enflamme
Dans les parfums indomptés

Brindille

Venise

Je regarde ta lettre qui gondole, se plisse et tes mots dilués qui doucement rejoignent des milliers d’autres mots jetés par-dessus bord, dans ces canaux putrides, près des palais-mémoire que la mer a rongés comme le temps notre histoire.

La marée vient lécher le vieil embarcadère aux pontons vermoulus laissant nonchalamment les amarres flotter au milieu des déchets.

L’absence n’est qu’un retard pour qui sait être heureux, disais-tu rayonnant lorsque nous étions deux, quand nous nous confondions aux passants-passerelles sous l’œil goguenard des pigeons de Saint Marc qui délaissant la place s’en retournaient nicher aux creux des doges austères en maculant les toges de fiente délétère.

Au cœur de la Cité, les lions affamés réclament leur pitance, ces viles calomnies que l’on glisse, perfides, dans leurs gueules béantes.

Les boutiquiers exhibent des masques impavides sans regard et sans âme comme peut l’être la mort.Des ombres sibyllines effleurent le décor Dans Venise sanguine la lagune s’endort.

 

Kali

viaPoeme Petit poème cherche camarades de jeu.

Chevet d’ange – Marine Laurent

 

Un visage de chevet
Qui hurle en silence
Et porte plus de peine
Que le monde n’en peut porter
Et le clou du tableau
Planté dans mon cerveau

Des orchidées aux suaveurs lentes
Au petit gel qui luit dehors
Et la prairie qui suit sa pente
Cette beauté me fait si peur

Le rideau de perles du saule
Sur l’ouverture du passé
Il l’immortalise et le tue.

Miruna
23 février 2013

avec son aimable autorisation.

Perspectives

pâlissant sous la lune
il nota sur son carnet
l’étrange blondeur
de certaines maladies

quand le vent lui disait
il allait par les prés
à la rencontre des lièvres
qui rongeaient en quinconce
l’herbe hautement décatie

il leur parlait de l’aberration verticale des arbres
des mobiliers marins à inventer
des grumeaux dans l’eau que sont les alevins
et qui ne sont supportables pour personne

il avait une tendresse particulière pour le ciel
qui devant la surabondance des fenêtres
glissait dès l’aube en morceaux

lancettes blanches sous ses lèvres
ses dents rencognaient au fond de sa gorge
ce qui par dessus tout l’enflammait
l’ineffable image de végétaux magnifiques
dévorant les astres

c’est par un soir de triste fête
tandis qu’une horrible lampe
courait après la nuit
qu’il boucla ses valises
pour partir à la recherche
de petites pousses criminelles

Un poème d’Egfrild, avec son aimable autorisation.

Comment-Josy01

.

Comment exprimer
la beauté?
celle qui n’a pas de courbes
ni de couleur
ni de paradis..

Comment exprimer
l’étreinte d’une aile
qui se pose sur le coeur
comme un doux nuage..

Comment écrire des mots
sur l’indicible
qui te broie..

des brasiers qui t’habitent
comme des brulûres d’étoiles..

Comme des parfums
qui titubent sur les plis
de soi(e)
et t’emportent
derrière la plus belle colline…

Comment la plus fine branche
du nid
d’indolence et de tendresses
se penche caline
sur tes espoirs..

sous ta plume d’oiseau.

Comment sous les splendides mousses
vient l’été
et l’intérieur d’un soupir?

.

L’horizon s’endort sur mes genoux…Josy

******

Petit chemin étrange..
Fleurissent les lys,
Les mimosas,
Les soupirs.
Les oiseaux rient.
Mais,
C’est sur ton visage
Que je péris.
Je ne rêve plus.
Je sors de ma bulle.
Le lierre envahit l’espace..

Sur le bord de ton fleuve
Je me pose..
Sur la rosée de tes lèvres
Vibre l’adagio;
Comme une plume caressante
Sur mon épaule,
Quand frémissent les notes
Sous l’archet du violon..

Un vent désenchanté plane..

Tout tremble..

Les feuilles
Les pervenches
La pluie
Un coeur…

D’une libellule,
D’une cigale,
D’un fin ruban,
D’un clair de lune,
Me parviennent encor
Les chuchotements.

Survivance Fleurie
D’un univers,
Je refais le monde
Quand l’astre Céleste
Danse sur les pavots..
Quand une chenille
Chemine sur ma peau..
Quand l’horizon
S’endort sur mes genoux

Quand je désaltère mes yeux
Sur la tendresse
Des fougères
Sur un dernier Songe
Qui a froid.

******

Josy01, avec son aimable autorisation

L’automne est un perroquet mélancolique-DVL

.

Femmes…trouées de part en part
par le dédain des hommes
vos lèvres s’égarent
hautes comme trois pommes

moi je suis l’hermaphrodite
qui masturbe la porte
de la chambre de la petite
pute que j’ai laissée pour morte

mère, le singe qui vous combla
bâtard hirsute en cavale de moi
je l’ai une seule fois appelé papa
mais il était dejà si froid

mon histoire dans le feuillage
chante comme un oiseau du lointain
les plumes pleines de rages
et crèvent les feuilles en vain…

monsieur le juge prenez votre temps
pour compter le mien
vous savez que le goût de mon sang
n’a plus goût à rien

l’automne est un perroquet mélancolique
une guillotine pleine d’argument
un branleur sur une chaise éléctrique
qui ne dit rien et consent…

.

Démétrius-von-luckner

avec son aimable autorisation

Chaîne alimentaire- Untelll

.

Je suis un os de seiche
accroché aux barreaux de l’espace.

Cette douleur solitaire
à qui je prête le flanc
a de jolies couleurs
empruntées au soleil
au vent à l’eau et à la terre.

Sa complainte est belle
à décrocher la lune du ciel
et la femme de son miroir.

Ses assauts sont pointus
déplacent de l’air
amoncellent des pierres
font tinter dans l’ombre
la cage suspendue du monde
et l’on songe aux galeries courant
malgré les noeuds de la matière.

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Untelll, avec son consentement anticipé