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La Firme ferme

La firme ferme
Et la ferme affirme
Que dindons et pintades
Cesseront de manger du poisson
Avant que ne leur pousse des écailles

L’oison s’exclame
La ferme !
Ainsi dans l’œuf
S’étouffe le poison
….

A la Ferme
Humons l’air
N’est-il pas meilleur qu’à la ville?
Dans la terre, les poules grappillent
de-ci, de-là, le meilleur de leur repas
Et oui, je vous le dit en mille, c’est du Bio respiro écolo
c’est le meilleur qu’on puisse trouver les filles et pourquoi s’il vous plait?!
Parce-que
A la ferme, on est tout vert à tout!

Et c’est ainsi qu’Eclaircie et Marjolaine invitent Elisa et Phoenixs à venir découvrir la nouvelle ferme très tendance où les légumes se cueillent en chantant pour conserver une bonne santé.
et 4Z se promène pas loin en regardant vivre la Ferme des Amisnimaux

Grimoire en apesanteur,

En ouvrant mon vieux grimoire

j’ai fait un bond dans mon histoire

J’avais 7 ans

me voici déjà grand

J’ai pris mon maillot

dans l’armoire

Un pari

c’est un pari

Il n’était plus temps de reculer

J’ai regardé le ciel qu’était tout gris

J’ai voulu voler

Les yeux toujours fermés

Je ne sais pas comment

mais perché en haut du plongeoir

j’m’suis retrouvé!

Comme un loir je dormais

Allongé de tout mon long sur le plongeoir

Me voici tout nu à présent

à m’laisser glisser dans la baignoire

du près temps de ma mémoire

***

De perchoir en plongeoir 

On virevolte l’aile déployée 

Nul ne sait le parcours destiné 

Une plume parfois ne finit de tracer 

L’arabesque d’une chute merveilleuse 

Ou d’un envol à peine esquissé 

L’air absorbe les dessins 

L’eau imbibe les  desseins 

De tous ces voyageurs de l’équilibre 

Entre deux songes d’apesanteur

***

Le bel accessoire de mon saut

Périlleux

Tendu entre deux espaces

Il n’offre rien

Et si je saute

C’est la roulade en écume

Qui m’attend

Ou les profondeurs

Muettes…

Ont grimpé l’échelle de soi : Margofleur, Éclaircie et bibi pour ce plongeon dans l’inconnu. Deux mots piqués à l’une et l’autre pour former le titre.

Venons-nous rafraîchir les oreilles au chant des oiseaux: fauvette, lulu l’alouette et le bruant zizi. Trilles fauves,

Cousine de l’alouette
On ne te plumera pas
Plus discret
Ton chant s’en va
Sous les vents passagers
Les racines des nids
Dans les matins allongés
De promesses
Petit fauve emplumé
Ta mélodie en bec
Reviendra au printemps
Parfumer les oreilles…
***

Où l’alouette à la sauvette
Oublie sa tête chez la linotte
La grisette fauvette
Gracieuse et fauve
Dans le tableau met la couleur
Et si le peintre vient à entendre
Un joli chant sous les ramures
Oublieux du temps
Il sentira poindre le printemps
***

Jolie Fauvette
tu éclaires le ciel
de ton roux pelage

Lorsqu’on t’écoute
on ne peut que faire la fête
sans que n’ gronde l’orage.

Tu es enfin
sortie de ta cachette
et m’ v’là en train de gommer toute la page

Histoire qu’on reparte d’un bon pied pour cette nouvelle année,
gaiement à virevolter

Par ordre d’apparition: Phoenix ( dont le titre lui revient) , Eclaircie et Marjolaine … Elisa et Kiproko ne sont pas loin et 4Z veille sur tous les oiseaux.
Merci pour cette mélodie à plusieurs mains.

Du neuf à la petite cuillère


Un œuf collé contre une cuillère

Un lorgnon retenu par son cordon

Le si bémol tout ému et renversé

Un ballon fermement maintenu par une menotte mignonne

La lune quand l’étourdi a oublié son échelle

L’œil-de-bœuf avec cette petite trace de rouille-à droite-

Un chat endormi (imaginez un gros chat, en boule, sur une chaise, la queue dans le vide)

Le lampadaire sur son pied

Et la terre qu’un lutin aura ceinturée

Autant de neuf tout neufs ou pas 

***

Au matin de la nouvelle année 20 049,

Tous les amis

décident de se rendre sur le Pont Neuf.

A Paris

La Caille, le Bœuf, La Poule et la Perdrix

En Habits tout neuf du dimanche,

se sont réunis.

Bien décidés

à prendre un œuf 

pour profiter, une fois au sommet,

de la plus belle vue au Monde…

C’était sans compter sur cet enfant gourmand, sorti de nulle-part

qui était prêt à faire sauter leur amitié

pour battre des œufs en neige …

Heureusement, le beau bœuf pris les choses en main et l’enfant et lui se transformèrent en héros en chamboulant le quotidien.

 ( Oui d’habitude ne dit-on pas qui vole un œuf vole un bœuf ?)

Là, Tout le monde

nait pas n’œuf qui veut.

mais peut devenir

Œuf de Fabergé,

s’il sait regarder et écouter.

Moralité de mon histoire

Il est bel et bon d’avoir des amis pour ne pas se sentir

comme une omelette a battue

Et  redécouvrir d’ la Vie

tous les trésor enfouis

qu’on ne voit  bien qu’avec « les œufs …

du poussin » tin tin tin!

***

Pourquoi faire du vieux avec du neuf

Quand on est seul sur le doigt de la main ?

Veuf mis à l’index sur la couture

Tu sais piquer dans le vif

A l’ancienne toute nouvelle

Mode éphémère.

Et puisque nous ne serons jamais en l’état

Autant rêver du nécessaire an

Peint de jeunesse décolorée…

Ce neuf à trois dans le fond est au cube ce que la racine carrée est à l’arbre. Ont poussé la chansonnette : Éclaircie, Marjolaine et bibi.

Mousse que terre

Mousquetaires …

Mousse que terre,

Pour être les doigts
Il faut une main
Une main de faire
En acier
Galvanisée par les majeurs
Plutôt que les pouces
Ou les poings
Bref, pour être les doigts
Il faut de la poigne…
**

Un mousquetaire sur la banquise
Noie ses armes dans la neige fondante
Faut-il chercher midi à quatorze heures
Que les capes s’envolent
Que les nappes s’enrôlent
Un coup d’épée dans l’eau réveille les ondines
Les bottes parcourent les lieues
Bien étrange ces lieux
Edmond et Alexandre Louis Pablo Gustave
Rentrent fourbus d’une campagne où les rois sont déchus
**
Chères Mousquetaires de la plume …
**

Levons l’encre, il est encore temps!
Mousse,
Par ton mousqueton suspendu,
Que vois-tu du haut de ta vigie?
Que de l’eau frémissante tout autour
Une tempête grondante se prépare …

Capitaine! Oh Capitaine!
A l’horizon, des Hommes courent
Pour reprendre en main leur vie.
La terre enrichie
les plus audacieux
Que décidons-nous?
Chacun pour soi ou tous pour un?!

Restons unis
Chers amis, n’oublions pas notre serment!
Mousse que taire n’amasse que mousse, s’il n’en n’a que pour sa frimousse.
Ensemble, Mousquetaires, restons les Cinq doigts de la main
Vivons en frères!

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Eclaircie, Elisa et Marjolaine, titre est de Phoenixs

Le voyage fut long,
après la lutte reviendront les jours meilleurs!
D’ici là, Phoenixs, Elisa, Eclaircie et tous les futures-rs lecteurs-trices, tout le meilleur pour cette fin d’année, comme on dit chez moi en Provence je vous souhaite à toutes et tous Un Bon bout d’an jusqu’à l’an qui vient.

Ne pas effacer,

Touche délicate au cœur du miroir

Pour adoucir la marque de temps

Quand au ciel

Tellement nombreuses

Leur absence leur explosion

Ne se distinguent pas dans le spectacle

Enchanteur des nuits de solstice

Où leur couleur heurte encore les mémoires

Je voudrais être ce berger solitaire

Ne se fiant qu’à celle du Nord

Qui m’entraînerait dans ce sommeil

Peuplé de toi

****

De neige, d’été filante

Sur tapis noir jetée au jeu

Des noms savants :

Casserole emmanchée

Cassiopée tête en bas

Oursonne au miel sombre

Tu jettes au passage de l’homme

Ta poussière lointaine

Qui lui rappelle, œil en larmes,

Qu’il ne t’atteindra pas…

***

Et toi le

voyageur

qui marche,

à la lueur

de l’étoile,

de l’aube au couchant,

Je te vois,

hissant la grand voile

direction le Firmament.

Doux rêveur

tu crois

en la force du présent

éclairé par tous les mots

de chaque être rencontré

Sous l’étoile

est né

un nouveau continent

force vive

nommée

LIBERTÉ!

En place et lieu de Pierrot, trois plumes : Eclaircie, bibi et Marjo qui prêtent bien volontiers la leur au voyageur interstellaire.

Les potes dominicaux et leur … Jardin ordinaire,

Les potes dominicaux et leur …

Jardin ordinaire,

Si tu regardes derrière la haie
Entre « chien méchant » et « caméra en éveil »
Le bout de terre privé par nos soins maniaques
Tu verras, peut-être,
Posés sur un pont de ciel
Façon Monet moderne
Une bande de lutins
Qui te diront comment et pourquoi
Ils ont cessé d’aimer Blanche-Neige
Et leurs cousins les nains…

L’Ut In

Un luth au teint vert
a joué une musique envolée
devant un jeune lutin
médusé, ouvert aux nouveautés;
Désireux
d’apprendre
de comprendre
de s’ouvrir
à l’Univers tout entier
voilà notre petit lutin
qui se met en route
pour ne pas s’encrouter
et avoir l’air
In
Sac-à-dos sur l’épaule
Luth en bandoulière dans le dos
le voici prêt à boire le
thym du savoir et de la connaissance
sans perdre de sa quête intérieure
la musicalité d’un
trèfle à quatre feuilles

Le titre vient du lutin de Phoenixs qui commence cette création, Elisa et Eclaircie sont de repos, Kiproko voyage sur le dos d’un lutin volant et Marjolaine termine cette construction estivale avant la reprise et 4Z comme à son habitude veille sur tous les lutins bleus et verts et nous laisse entendre un air de musique, ce soir tout le monde est In comme le luth

Brasses coulées,

Le ciel au comble du bien-être

S’amuse de toutes les étoiles

Virevoltant sans retenue

La lune chatouilleuse s’est retirée dans l’ombre

Où les contingences tombées dans l’oubli

Laissent libre cours aux fantômes rieurs

Le puits n’est plus ce gouffre sombre

Mais une spirale vers les hauteurs imaginées

Je traverse livres et recueils

Certaine de frôler la stupéfaction

Et tous les visages happés par le miroir

Les yeux ouverts ou clos

La fièvre est euphorique la soif éblouissante

Parcelles de présents autrefois embrassés

****

Miss Euphorie à table,

Ramasse les restes des résilients

Rire à demeure conditionne l’air

Il s’en faux

Loin des grises mines de vie mâchée

De travers en long et large

Décousue

Elle reste sourire sur cire

A croire au feu de joie

Intérieur à l’abri des courants

D’ère…

****

Moment éphémère

On rit, on pleure, on vit.

Ce soir, à gorge déployée

Tout se délie. Tous se détendent.

On est bien

Face à la mer, Relax

Un fou-rire nous prend.

Inspiration … Respiration …

On allonge sa colonne vertébrale

Exercice de yoga.

Bonnes sensations communes on a

Et, dans l’Ivresse du Moment

Une Euphorie générale nous gagne

qui nous entraine,

dans une immense explosion de joie,

à poursuivre le voyage intérieur Bien-être – Sourire

vers nos plus beaux horizons aux mille-et-un paysages

Direction:  EUPHORIE!

Rien de mieux pour garder la forme!

Entre deux nages : Éclaircie, bibi et Marjolaine.

Le titre revient à Élisa qui est restée à la mer

Grains de malice


Grains  de malice ...
 
***
Une limace et son petit réticule
Soufflent enfin, assiègent une salade
Fraîche, humide, mouillée, trempée.
Quand Alice et sa gourmandise
Déambulent loin des ruses
Des rues, dans un chemin pentu.
Les yeux pétillants, grands ouverts
À tous les tours de magie
S’attachent à changer les escargots en cache-pots
Les tours de passe-passe en passe-partout
Et les traînées de bave en calligrammes
N’y voyez pas malice, le monde est fou.
***
 
Un, deux, trois
Malice est une enfant
De cent et sept ans
Elle a décidé hier
De marcher à l’envers
Dans la neige et dans l’eau
Dans la terre et dans l’herbe
Jusqu’aux bras de la mer
Silence
Un, deux, trois
Malice a décidé hier
De marcher à l’envers
***
 
Sac à malice,
 
D'un tour de gant
Elle retourne le diable
Endormi sous les mouchoirs
En papier fripon
Et les voilà chevauchant les larmes
Bleues
A la recherche d'un tour
A jouer aux sanglots secs
Des violents...
***
 
Djinns
 Hou Houx, il est où le loup?
Dehors,
et le renard?
Avec la belette, ils font les fous,
ils jouent à n'en faire qu'à leur tête
ils boivent une gorgée du breuvage de Liberté
et les voilà à rire sous les chatouilles qu'ils reçoivent.
Au moment de l'été,
tout est permis,
toutes les malices
sont là pour faire glisser
les difficultés accumulées de l'année
Bien habillé dans son jean et son pompon doré
accompagné de son ami Djinn la malice,
à nous toutes les meilleures facéties
dans les rires et la bonne humeur.
***
 
Par ordre d'apparition sorti tout droit du Sac à malices multicolore, nous avons vu Eclaircie, Elisa, Phoenixs et Marjolaine bien rire de toutes ces blagues et Kiproko nous en préparer tout pleins d'autres tandis-que  4Z discrètement a la main dans le sac prêt à dévoiler une de ses malices, observez, regardez, rien n'est encore joué !

Le puits du silence,

Le puits du silence,

Ah ! La solitude

Du rocher qui ronronne sans caresse

Celle du lecteur de livres aux pages vierges

De la lune maquillée pour un bal en solo

Que dire de l’araignée dans un champ de pesticide

Maudissant la charogne réfugiée

Dans le congélateur

Détestant les insectes partis au Baléares

Peut-être au paradis ou dans un assommoir

Tandis que l’aïeul entouré de si près

Regrette le temps où seul il avançait

Au gré de son pas

Tandis qu’en ce cerveau grouillent les papillons

Les gens les poêles à frire les éléphants

Je me demande si l’agoraphobie n’est pas un moindre mal…

****

Depuis quand ?

Nous sommes des puits profonds

Traversés de mutismes

L’insondable nous minerait

S’il n’était une ressource

Paisible et fraîche

Qui souvent nous répare

Qui parfois nous dévaste

Toujours seuls même au monde

Nous sommes des puits profonds

Que dissimulent les apparences

Et le lierre silencieux

****

Electron libre,

Dans la fusion générale

Va tourbillonnante

La particule invisible

Au rendez-vous manqué des atomes

Crochus.

Dans l’ordre d’apparition : Éclaircie, Élisa et bibi. Marjolaine nous rejoindra plus tard. Le titre est inspiré par Élisa. La vérité ne nous en tiendra pas rigueur puisqu’elle est de sortie.