Author Archives: Éclaircie

Grand angle

Angle mort,

 

Dans son cœur bat la mer

Grotte moelleuse aquatique

Les algues glissent valves voyageuses

Qui portent le vaisseau lointain de ses voyages

Pendant que la houle agite les écumes noires

Il va au gré du vent capricieux

Porter ses ancres sans ancrage

Comme un vieux loup amer

Dédaigneux des ports pâles

Des phares électriques

Dressés en angles morts

Sur l’horizon mité…

***

L’angle de vue se mêle aux lentilles

Corail et poissons déménagent

Pour un terrain vierge à l’abri des regards

Les astronomes ont perdus leurs étoiles

Dans cette nuit où le soleil insomniaque

A fondu toutes les ailes des Icares et des autres

Les lunettes s’éloignent des yeux

Déjà égarés loin des têtes

La caméra ne retiendra rien de plus

Et les spectateurs ensommeillés

De fondront aux fauteuils

Heureux d’être conviés dans une salle comble

***

Une trace temporelle

Dans la profondeur

D’un bleu acier qui mue

Parade

Se déploie

Tire son trait

Libre triangle

 

Ton regard oblique

Suit la figure qui s’ébat

A perdre haleine

L’oiseau noir

Juxtapose les nuages

Hisse au ciel

Sa poésie ailée

 

Sans gêne aux entournures

Transfiguré

Tu glisses au bord de tout

Enjambes le paysage

Et traces sur ta ligne de cœur

Un arc-en-ciel dans l’angle mort

 

Puisque la verticalité du temps

Sectionne les pans de lumière

Et que tout s’enlise

Par la force des choses

 

Ouvre l’espace

Déchire le bleu

Et touche le rayon solaire

Epouse les lois de l’apesanteur

Et fais comme l’oiseau qui s’enchante

De l’insondable perpétuel

***

Par le p’tit trou de la lorgnette

ce que je vois du haut de mes 10 ans,

derrière mes lunettes,

m’interpelle.

Je ne comprends pas tout.

Ce que je perçois sur la photo:

un paysage en transformation…

Beaucoup de Rouge…

Une grande émotion de Vague Jaune

qui tend aussi vers le Vert.

Dis Maman, ça fait quoi en peinture

quand on mélange les couleurs du rouge jaune et vert?

Un  grand débat qui tend vers un monde meilleur!

Ah!… Merci Maman

 

Plus tard, du haut de mes 20 ans,

je prends mon sac et me voilà partie sur la route

avec tous mes mots dedans.

Gravir la montagne

Arriver au sommet

Prendre une photo

Vue d’ensemble!

S’écrier: Liberté, je suis là

 

Aujourd’hui

je regarde la  » photo du haut de la montage de mes 20 ans »

je zoome sur la photo…

Qu’en reste -il?

Un voyage d’exception à construire

Allez, tout le monde est prêt?!

C’est bien, vous êtes tous dans le cadre!

A 3,je vais appuyer,

Attention! 3, 2, 1

SOLIDARITÉ!

 

Oh vraiment, c’est la plus belle de la collection Maison Grand Angle!

***

 

Le cercle des plumes :

Phoenixs, Éclaircie, Kiproko, Marjolaine,

Élisa toute proche

Ballet bleu sur le tremblé du lac

Le reflet trouble

De tes émotions

Dans l’onde où tout se balance

Froissé d’incertitude

Est-ce là dans ce lieu

Plein d’oubli

Que ta mélancolie se noie

A la morte-saison des âmes

Sous les flamboyants cieux

Un soleil désORienté se débat

Avec ses sujets verbeux

Qui se disputent le feu et l’espace

.

Dessine l’émoi

De ta plume blanche

Qui jaillit des eaux vives

Vole

Chrysalide aux ailes tatouées

A l’encre bleu marine

.

Avant que la nuit ne t’immerge

Avec ta part de silence

Dans le lac des signes

Comme un écho perdu

Qui chute dans l’abîme

***

Novembre s’est perdu dans les jours sans lumière

Le lac s’est égaré dans le ciel

Goutte à goutte il revient dans son lit

Semant çà et là quelques signes

Pour ceux qui s’inquiètent

Ou ne nagent pas bien dans l’obscurité

Les phares éblouissants parfois le croisent

Le confondent avec la pluie

Puis trop las pour s’en soucier

Le laissent revenir à la nuit

Douce comme la caresse de l’eau sur les joues

Qui rassure et murmure : « je suis là ! »

***

Et la valse des écureuils,

.

Si tu glisses en feuille de chou

Sur le sens des miroirs gelés

Tu ne verras rien d’autre que le crissement

De tes souliers gaufrés

Le ciel au-dessus remporte

Le rayon froid ensoleillé

Que tu as laissé passer indifférent

Inutile dès lors de fouiller les eaux mortes

De remuer les girouettes de tourner

Ta marche dans la direction des montres noires

Le lac est muet comme muettes les paraboles

Qui nous crèvent les yeux.

***

Une silhouette juste sous la surface du lac

S’est mise à danser

Sans musique

Ses mains signent un discours apaisant

Les spectateurs ne sont pas au rendez-vous

Seule l’enfant à demi cachée par un arbre

Entend le message écoute le geste

La lune entre dans le ballet

Soulignant surlignant les mots invisibles

Au matin la petite s’éveille

Riche du spectacle venu jusqu’à elle

***

Une plume

virevolte lentement

choit un peu

et choisit finalement

de se poser délicatement

sur le Lac Léman

en lançant un clin d’œil rieur

au public médusé.

.
C’est le signe

du ralliement

qu’attendaient

tous les Amis.

L’Hiver est terminé ! Explosent-ils !

Le Printemps renait !

.
Les oiseaux chantent

Les gens se sourient à nouveau

et même sans se connaître

s’apostrophent

se font des signes joyeux

se congratulent d’être toujours en Vie.

.
Aussitôt

les mains s’agitent,

se mettent à former des lettres, des mots, à raconter des histoires

tout le monde parle à tout le monde  avec ses mains

la fête va commencer d’un instant à l’autre…

Et pour que tout soit prêt dans les temps

nous mettons  la main à la plume

en laissant les cygnes du Monde Entier profiter du moment présent

en se donnant tous la palme en faisant ainsi une grande ronde pacifiste tout autour des océans !

***

 

Les plumes sur le lac des signes : Kiproko – Elisa – Phoenix – Eclaircie – Marjolaine

Point d’Ancrage

Encre toi et toile,

 

Se déroule l’image floue

De tes voyages blanchis

Tu pointes l’œil mobile

Cherches quelque part

Quelque chose de fixe

Mais

Mais

Les silences avalent le sens

Et rendent du sable en coquilles

Sur tes miroirs déteints

Cris sans…

***

 

Dans l’encre bleue

Au milieu du ressac

Retiens l’ancrage

D’où émergent tes pensées

Ta parole en exil

Nue, inconnue

Court à sa perte

Prenant le vent de face

Dans son voyage immobile

 

A marée basse

Dans l’épaisseur des pièges

Recueille l’esquisse

Le signe providentiel

Effleure le coquillage irisé

Qui chante l’indicible

Trace la voie des semailles

Qui défroisse tout langage

De sa trop longue hibernation

 

Ecoute la fugue

Dans la profusion du monde

Avant que le tourbillon t’emporte

Que le silence devienne trop assourdissant

Apprivoise cette envie de fragilité

Qui monte en toi

Comme un ciel lointain

Un désir d’écrire

Ton bouleversant chemin d’étoiles

***

 

Au début

on est sur le rivage

on observe

les bateaux qui partent

on n’a pas encore pris notre envol

toujours au point d’ancrage

 

Par la suite

on poursuit sa route

on tombe souvent sur des mirages

alors qu’on voudrait bien

transfigurer cette réalité

 

Puis on souffle nos bougies

dernières vérifications

ça  y est cette fois-ci tout est prêt!

C’est le grand et merveilleux voyage qui s’annonce

A la Nils Holgersson!

Il est temps de larguer les amarres

 

A nous la Liberté du Grand Large

A nus nous traversons

en direction de nouveaux point d’ancrage

offrant un regard empli de bienveillance

pour tous les mouillages amis

que nous allons rencontrer!

***

 

Deux chaussons sur une descente de lit

Sur le chevet un livre au marque-page usé

Pas un bruit

L’esprit s’y recueille attaché aux lieux

Tandis que le corps évaporé

N’est que souvenir

Les feuilles remettent leur sort au vent

La cheminée centrale

Chantonne la vie l’automne

Et toutes les mains qui ont tisonné l’âtre

 

Où l’on retrouve les pavillons de

Phoenixs, Kiproko, Marjolaine, Éclaircie

Élisa rêve dans le port

et 4Z veille sur nous.

Kaléidoscopes

Métallique le tube n’est pas large mais j’ai pu me glisser à l’intérieur assez facilement. En fait, je n’ai pas réalisé ce que je faisais, trop distraite pour cela sans doute.

Je parlais à un frère ou à une sœur, il y avait beaucoup de rires dans l’air qui exaltaient les poussières de soleil.

Les visages, les objets, les paysages, les animaux : tout se démultipliait. Au point que les yeux ne savaient plus où regarder pour tout voir.

Non seulement le spectacle offert était extraordinaire mais l’intérieur du tube lui-même, ses nombreuses facettes brillantes et lisses, les reflets qu’il irisait tout dévoilait une beauté jusqu’alors méconnue de la vie.

Enchantée par ce fabuleux spectacle, je perdis conscience du temps. Je ne réalise que maintenant à quel point cette expérience eut d’impact sur moi : si le monde était trop vaste pour être saisi dans son ensemble, je le verrais désormais ainsi : découpé, coloré, irisé, merveilleux, multiple, infini…

Et me voilà, toute surprise de ne pas retrouver, en sortant la tête du tube, les rires de mon frère, ceux de ma sœur. La mécanique du temps, bien entretenue, a emporté silencieusement ce que j’avais laissé en me glissant dans l’objet.

Je me sentirais bien seule sur la berge si vous n’étiez pas là, agitant joyeusement les bras un poème à la main pour me rappeler le jour de la publication. Attendez-moi : j’arrive !

*

Fragments irisés,

 

Tu restes au seuil du jour

Entre hier et demain

A lustrer les éclats de ciel

Sur tes paupières volets

Un peu de rouge ici, de bleu

Quelque part sous les notes arquées

Les fleuves se baignent du crépuscule

A l’aurore dans le flot de tes réminiscences

Pâlies

Mais éblouissantes à tes yeux d’enfant.

*

Dans l’œilleton les images se brisent

S’épousent s’emmêlent

Des fragments d’hier télescopent des bribes d’avenir

Les couleurs hésitent entre le triangle et le losange

La cheminée devient soupirail qui se métamorphose en éclair

Les rues verticales abritent des poissons convexes

Les trains bousculent les gares et les ponts

Le voyageur cherche sa tête partie loin de lui avec bagages et chapeau

Sur un banc un petit cylindre se berce

Au rythme des regards curieux

L’enfant espiègle s’en saisit et réinvente

Un monde aux formes qu’il aime

*

 

Un peu

de bleu

Un peu

de vert

Un peu de rouge

C’est la danse des couleurs

qui expriment leurs émotions

Tout se télescope!

 

Le Ciel

avec la Terre

La Mer

avec l’Univers

On a la tête

à l’envers

Tout tourbillonne

Papillonne

Tout

se superpose

 

Tout

Bouge

se transforme

Beaucoup de

joie

Du Soleil

De la Vie

Quoi

Tout

rayonne

étincelle!

*

Regarde la mer

Nulle finitude

Dans sa dérive lasse

 

Lorsque le soleil divague

Et se confond à son immensité

On la croit composée

D’éclats de miroirs

Tombés du ciel

Ils se reflètent à l’infini

Et comblent le vide de ton ennui

 

Scintillantes facettes

Tu observes le vif argent

Fixes obstinément ce qui reste accroché

Images radieuses et jour d’allégresse

Sous le battement de tes paupières

 

Les fragments métallisés

Hors d’atteinte

S’unissent et se dispersent

T’inventent un chemin de liberté

Au gré des oscillations

La lumière complice

Egaie ce temps de l’illusion

Dans le bleu mouvant

Inconstant prisme

Qui trompe ton œil

 

Dans l’étrange détachement

Tout se brise et se dissout

De manière désordonnée

Comme une part de vie

 

Regarde la mer

Nulle finitude

Dans sa dérive lasse

 

 

*

Élisa, Phoenixs, Eclaircie, Marjolaine et Plume Bleue donnent à ce kaléidoscope des couleurs inouïes. Merci !

 

Reflets

QUESTIONNEMENT?! …

 

Intérieur?/ Extérieur?

 

Tout est Noir; bleu-gris ou blanc

selon le moment

 

Silence

 

Éparpillement/ Retrouvaille avec Soi

 

D’une phase à l’autre

Tout se répond à l’identique

 

C’est selon comment on éclaire l’instant

qui donne un sens à notre conscience-lumière

qui nous renvoie à notre grille de lecture

 

Que nous apporte cette lecture?

 

Extérieur? Intérieur?

Tout se reflète dans l’Univers

Le Haut est dans l’Eau

Le Bleu dans l’Air

et l’Air passe dans notre émotion

qui vient se refléter dans la Mélodie que notre Âme respire

 

Tout est là,

A portée de main

Et si nous prenions simplement le temps de

ressentir pleinement toute la richesse des reflets de notre Âme

 

en Respirant la Vie

 

PLEINEMENT

****
Reflet inverse,

 

Pendant que tu regardes l’endroit

A l’envers se meuvent les ombres

Eteintes de la vérité

Enfin du presque mensonge nu

Des formes et des êtres que tout agite

Sous l’eau

Miroir opaque derrière lequel flotte

Insensé le sens de ce que tu vois

Fixement sans rien deviner

Des reflets trompeurs sur ta rétine muette

****

Tous les passants ne sont que les reflets d’eux-mêmes

Ainsi le plus petit tête baissée

Dans sa réalité dévale une cascade fraîche

Les trois qui se saluent sont des illusionnistes

Faisant naître de leurs chapeaux vents et marées

Et quelques poissons aux yeux rieurs

Le plus grand avance certes mais il est un arbre

Un arbre centenaire heureux de frôler le ciel de ses branches

Et tous ceux-là sont des trains des ponts et des rivières

À mes yeux entrouverts dans le matin naissant

****

Couleur sépia

Portraits enfantins

Robes fleuries et souliers vernis

Nous sirotions des limonades

Eclats de joie ensoleillés

 

Instants pris à la volée

Primesautières

Nos bras grands ouverts

Soulevaient d’insaisissables nuages

Et nul obstacle ne s’opposait à notre insouciance

Vent de liberté, azur étincelant

 

Dans le rabot du temps

Entre ombre et lumière

S’ouvre parfois la porte des souvenirs

Alors, la mémoire s’attarde

Sur la rive où tout déborde

Il y a comme un miroitement qui pointe

Dessine sa ride qui va s’élargissant

Sur l’onde remuante

Poussée jusqu’au tréfonds de l’âme

 

Passants reflets, éphémères images

Echos surgis du silence

Chatoiements que l’éclair ravive

Dans le rougeoiement du soir

Glissants entre les berges

****

 

Reflets mis en lumière par Marjolaine, Phoenixs, Éclaircie, Kiproko

 

De rues en boulevards

Boulevard de la rime,

 

Au bout de l’asphalte

Un terrain vague

Rivage cobalt

Haleine tag

Sur les murs sueurs

D’urbains mécaniques

Le noir couleur

Grise l’ironique

Destin des impasses

Crasses

~~~~

Bien que rien

ne les prédestinaient à se rencontrer,

Le bon ordre des choses fut bien vite chamboulé

Un matin d’été, où tout s’entremêla…

 

Je m’en vais vous le conter si tôt

 

Dans le quartier de Rues,

tout le monde s’agitait

était pressé, courait sans cesse,

Un seul mot d’ordre importait: travailler,

gagner toujours plus de pièces, rien d’autres ne comptait

 

Dans le quartier de Boulevards,

tout le monde se prélassait

respirait, se regardait,

Un seul mot d’ordre importait: se regarder encore,

faire partie de la fête et parEtre le plus beau

 

Tout aurait pu continuer ainsi à jamais en deux mondes parallèles,

sans ces deux  jeunes souris qui

Un beau matin d’été décidèrent de quitter un instant Boulevards et son théâtre

pour venir rencontrer Rues et ses pavés! Et Vice versa! Et partager!

 

Ce qu’il en  sortit?

Un matin de Fraternité retrouvé

Où chacun comprit enfin

l’importance de Rues et Boulevards rassemblés

 

Ne jouant ainsi plus que dans une seule respiration, où

toutes  les pièces à gagner et celles à gagner à voir et à applaudir appartenaient à un seul et même lieux: ENTRE RUES et BOULEVARDS…  CRÉATION

~~~

….Entre rues et boulevards

….La nuit, néons racoleurs  rouges

….Une femme, de ses longs ciseaux noirs,

….Découpe le macadam

….Nomade urbaine des passages non protégés

….C’est une part d’humanité dans un angle mort

 Entre rues et boulevards

….Derrière les façades

….Des rêves croulent à tous les étages

….Pour les voyageurs sans bagages

….Et personne ne connaît la fin de leur chute

….Entre rues et boulevards

….L’ombre s’efface avant le petit jour

….Le chemin de l’exil est le même

 Tout le reste est impasse

~~~

À l’ombre des tours généreuses

Les rues préservent leurs secrets

Le soupirail abritant la nuit

L’empreinte des passants pressés

Et cet embryon de verdure qui résiste

Quand les boulevards n’ont d’autre choix

Que la forme longiligne

Le carrefour parfait et l’arbre ciselé

Mais aucun ne sait le nombre de pas

Ni l’éventail des mots

Que l’on déploie pour appeler les portes à s’ouvrir

Et les fenêtres à sourire dès l’aube de chaque matin

~~~~

 

« Entre rues et boulevards » sous tous les angles de vue.

Mis en images par : Phoenixs, Marjolaine, Kiproko et Éclaircie.

Élisa présente depuis son jardin, silencieuse.

4z pour toujours à nos côtés.

Plumes

À plume ou à poil pour lever tout le poids du silence, l’habit ne fait pas le moine

au paradis des cieux.

Un soir d’éclipse audacieuse, le miroir aux alouettes se brisa et ce fût la débandade.

La douce et légère plume repris du poil de la bête et s’extirpa de son édredon étouffant.

Inch Allah, les étreintes épuisantes et les ardeurs gonflées du bel emplumé !

Je veux être libre comme l’air, libre d’ailer où bon me semble de vols en galipettes, libre de flirter avec le fringant  pinson, de  m’émouvoir du tendre chant du rossignol, de  virevolter avec l’audacieux martinet. Libre de trouver l’oiseau rare s’il me plaît !

L’édredon, tout dépité, en perdit des plumes et se roula en boule pour sangloter.

 

Plumes au vent,

 

J’ai pris celle de l’hirondelle

La plus légère

Celle du paon vaniteux

De l’oiseau mystère

Matinal

Celle des cormorans en apnée

De la mouette hivernale

De l’enfant goéland

Aux pattes de sable

Sans oublier l’oiseau lire

Sur lequel je pose les chants de la vie

Duvet

 

Plum-Plum

 

« Plumes-Plumes », c’est à toi de conter euh!

 

A voler de ses propres ailes

c’est ce qu’on nous laisse à découvrir

lorsqu’on est enfant

 

Porté par le Vent

on va de-ci; de-là

sans se soucier du Comment

 

Plus grand, on fait 1001 rencontres

qui nous plongent dans le bain des couleurs et des émotions

en évitant d’y laisser trop de plumes

 

Au moment du Grand Départ

on se fait tout léger

on prend place sur la Plume du plumier

 

et dans un souffle, on vit un dernier échange

avant de recevoir des Amis à Plumes et à Poils

la distinction ultime

 

de Plumes d’Anges

 

Le boa engloutit la plume

Qui heureuse d’être

S’épanouit en éventail multi chrome

Les nuages un peu jaloux

Tentent de retrouver l’aspect duveteux

De leur enfance au ventre du ciel

Les sergents et les majors

Morts depuis des lustres

N’ont laissés que bribes sur le drap blanc

Sur l’oreiller la chevelure se mêle au sommeil

 

Par ordre d’apparition :

Kiproko

Phoenixs

Marjolaine

éclaircie

Élisa en silence

 

et 4z sur l’épaule de chacune.

 

L’inconsolée

Les hiéroglyphes me semblent encore trop imprégnés de vacuité pour oser les dessiner sur les premières pages.
L’alphabet par son absence n’efface pas l’appréhension du néant, ou plutôt la certitude du néant.

Quant à la vraie page, palpable, froissable, déchirable, charitable, juillet sur ma fenêtre l’emprisonne contre les volets clos.

Comment revivre la chaleur si tu as froid ?

Les volumes se déforment sans jamais devenir livre ouvert.
La positivité s’est fait la malle, cependant qu’elle ne hante pas le train, ni les gares pas plus qu’une quelconque consigne.

Et les rivières ignorent toujours la raison de leur flux ; l’aval, l’amont, leur indiffèrent. La déclivité, seule valeur sûre.

Tout le reste n’est que paroles, paroles, par-delà le vacarme de l’éloignement.