Historique de l'auteur : Éclaircie

Aux passants

J’ai toujours aimé les maths, 4z2a84 pas trop. Alors les statistiques, vous pensez ! Je sais donc que vous êtes nombreux et fidèles.

Je remercie et les animateurs vivants (ou pas)de ce blog avec moi, je remercie donc, tous qui passez nous voir.

Même sans laisser de trace, de commentaires. D’où que vous arriviez, lieu géographique ou site ou encore réseaux sociaux je sais que nous avons raison de poursuivre.

Éclaircie et avec moi les habitués : Phoenixs, Marjolaine, Élisa, Kiproko.

4z2a84 se moquait bien de la notoriété mais appréciait la poésie, la littérature, l’amitié aussi sans l’avouer. Il ne se serait pas trop joint à nous pour dire merci mais m’aurait laissé l’inclure dans les remerciements, je crois.

Rideau d’horizon

Rideau,

*

Tire donc le jour élastique

Loin des fermetures blanches

Qui bouchent tes sourires

Endiguent le flot du regard

Clôture ton visage

En énigme peureuse

Et vois derrière la toile crue

Le peintre à l’ouvrage

Qui dessine pour toi

L’envers de ton décor…

*

Ce matin

je change de direction

Ni droite, ni gauche

je m’élève,

prenant une autre route

pour retrouver l’essence

Ciel! Que cette respiration fait du bien!

Être en contemplation

devant le battement d’ailes du papi

On ira,

Naviguant sur les flots

à la rencontre

de cet horizon nouveau

qui est si lointain et si proche à la fois

Tout dépend

des yeux qu’on a dans le cœur

s’ils sont rieux ou en pleurs …

Notre Histoire se modifie

au gré d’un point de repère

qu’on se fixe sur l’horizon

avant d’se faire une majestueuse pause déjeuner

Face à la Méditerranée

avec l’Amour de Sa Vie

*

Oh !

Deux lettres émanant d’une bouche arrondie, légères, soufflées jusqu’au crépuscule. Lorsque l’air manque aux poumons, lorsque seule cette onomatopée est encore signe de vie.

L’espace s’élargit tant qu’il absorbe le son mais aussi le corps.

Au loin là-bas quelque pleur subsiste ; ou peut-être une plainte ou une mélopée, douce et triste.

À l’horizon de nos espoirs ; rien, encore, pas aujourd’hui, mais cette nuit, demain, plus tard…

***

***

Par Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie.

À l’horizon, 4Z2A84, immense artiste altruiste et solitaire, un paradoxe comme il en cultivait tant.

Dans le vestibule

Vesses tiges,

 .

Alignés en coton, fil de faire, loup d’occase

Ils restent immobiles, figés à pas lents

En files interminables

Le mot rare suspendu dans le postillon

Caché

Ils offrent à la rue jonchée

La colonne vertébrée sur tige

De l’attente vessarde

D’une ligne éclectique sans courant

Temps coroné

Sans couronne…

*

L’arbre, la fleur, le papillon,

Quelques gouttes de pluie tapis dans nos mémoires.

Devant nos yeux les murs se lézardent

Sous les semelles la poussière du chemin

Masque des pans entiers de nos villes

Mais aussi les mains ouvertes pour offrir

Englouties nos tours et cathédrales

Existe-t-il un futur pour fouiller

Et retrouver la trace aux confins des béances

*

Dans le vestibule

de la vie

me voilà en contemplation

Je questionne

Je me pose, je réfléchis.

 .

Qu’en est-il

de notre Histoire?

Que sont devenus

les meubles du Salon

qu’on aimait tant?!

 .

En regardant

d’un peu plus près

J’entends une mélodie

qui vient sonner

à mon oreille

 .

l’heure de la reconstruction.

Que l’empreinte

de notre passage ne soit pas vaine.

Chacun se met en route

Main par la main on s’entraine

 .

Pour redonner un nom

aux Vestiges de Notre Histoire

En trait d’union,  Recomposons

notre Humanité retrouvée.

 .

Dans le vestibule, ce matin

en voyant tout le chemin parcouru

Je respire et souris à la Vie

*

Par Phoenixs, Éclaircie et Marjolaine. Le titre inspiré de Majolaine.

Kiproko au retour apprécié la semaine dernière, Élisa nous rejoindront quand elles pourront.

4Z dans nos pensées ne s’éloigne pas de sa tour.

Se crée

Se crée,

L’agapanthe sous l’arbre de Judée

Rose bleue à l’ombre

Le tilleul épanoui lançant ses derniers

Feux

L’allée granit à la pointe du pied

Nu

Libre de jouer marelle

Près du ciel inventé

Tout se tait à présent

Sauf en mémoire

Où se tournent les images

Tournesols vivants…

***

Anfractuosité au cœur de l’arbre

Trou à rat

Souricière ou bien halo de lumière lointaine

Autant de voies secrètes

Alors qu’il nous reste le refuge relié

Pour rejoindre Alice

Et taire à tous

Le chemin qui s’écourte

***

Pour les grands enfants que nous sommes restés

C’est bien connu,

les lapins sortent à Pâques

et vont danser et se cacher

dans nos jardins.

.

Cette information

bien que jalousement bien gardé, hi hi hi!!!

Par les petits du Monde Entier

revient chaque année

comme un magique refrain.

.

C’est les Cloches qui amènent

poules, lapins et cloches en chocolat …

Alors ce soir, pour tous les amis

amoureux des jolies traditions,

nous voilà réunis! Il est temps

.

L’heure est venue de lever le voile

sur le mystère le mieux gardé de tous les temps, à savoir:

le Secret de polichinelle de toute cette basse-cour

qui arrive dans les cours et jardins des enfants, pour le plaisir de tous,

chaque année au même moment, sans une égratignure et si discrètement!

.

Oui mais comment? me diriez-vous! Là est toute la question qui reste posée par les scientifiques et poètes ici présents?!

.

Je ne peux vous donner qu’un seul élément de réponse pour éclaircir ce mystère, c’est grâce à la complicité des grands-parents et de leur amour pour nous que ce fabuleux secret de polichinelle de la Cloche peut continuer à se perpétrer pour le bonheur de tous …

Alors chhutttt, je vous en prie, pour Le merveilleux, Hip Hip Hip  Hourra!

Continuons de le perpétrer longtemps encore …

Composé par Phoenixs à qui nous devons le magnifique titre, Éclaircie et Marjolaine

Élisa proche de nous

4z omniprésent 

 

Du crâne au verre

Rouleaux,

 .

Sous les éclats la vague

A lame acérée

Scinde le crâne en deux

Ennemies sphères

Irréconciliables

Vains les discours

Les promesses de l’aube

Souillée

Elle roule son monde dans la suie

Issue sans secours

De la colère sèche…

***

Entre crâne et cortex

Des vents insensés débordent largement

Poussant des flots de folie

Bien au-delà de cette boîte hermétique

Les arbres et les haies abattus par la main

Nourrissent la graine de tempête

Sans aucun frein

Sans retenue ni pudeur

L’homme a beau jeu de retenir son souffle

De plier l’échine

Les vagues jetées plus haut que les collines

Regrettent le temps des verres

Qui seuls accueillaient les foudres nées de cerveaux mégalos

***

Temps

Solaire ou pluvieux,

Relevant la tête

Souriant ou tempétueux,

.

Il s’en est fallu de peu

que tout s’casse,

que tout éclate avec fracas

.

Tout reste variable, vulnérable parfois,

c’est selon l’humeur 

de l’aile de l’oiseleur

.

Finalement …

Plus de peur que de mal

Seule une petite tempête 

dans un verre d’eau

.

Nous buvons à l’amitié

retrouvée

et tenant la barre,

nous arrivons au port …

.

Heureux,  d’avoir 

maintenu ensemble le cap

malgré les éléments qui étaient déchaînés.

.

Comme quoi

c’est toujours des tempêtes des plus dures à celles dans un verre d’eau

que naissent les plus beaux arcs-en-ciel

.

Allez Capitaine! Hisse et oh! 

Et bonne traversée à tous les matelots!

***

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine ont tenu bon la barre dans cette tempête.

Élisa est à l’abri, pas loin

4Z dans chaque parcelle vent…

La nuit des temps

Perte de temps,

 .

Perdue la petite

Égarée la grande

Il tombe sans un cri

Inconnu blanc

Sur le noir des nuits

Fondues

Rien ne sonne

Juste

A l’horloge détraquée

Que tu t’évertues à remonter…

.

Dans le grand cube de bois

Les dents aiguisées s’apprêtent

À déchiqueter le temps

Les nuages et les tourments

Sur la façade les aiguilles

Tricotent fil à fil une longue écharpe

Pour les bébés et les vieux jours

La boîte trône dans l’immense salle

Où les trains en retard

Les pendules à l’heure

Les oignons dans leurs mille peaux

Accompagnent le bal des saisons perdues

.

Ses battements nous suivent

Ils mesurent nos gestes, résonnent en nos silences

Rythment nos pas, témoignent de nos impuissances.

Son corps prolonge l’ombre des arbres

Abattus dans la fleur de leur âge.

Elle compte les levers de soleil et les lunes froides

Elle décompte, impassible, les minutes et les heures

Jusqu’à l’ultime seconde de notre beau voyage.

La mienne a eu ses morts, chéris toute une vie

J’attends qu’un beau matin

Son cœur reparte enfin.

.

Dans l’Oise, on ne sait pourquoi,

tout le monde compte

l’un sur l’autre

pour donner l’heure juste

au nouvel arrivant

qui passe

le plus souvent

pile au moment où la cloche de midi retentit…

On entend alors le chant des contes et des comtoises

 .

L’espace d’un instant

tout le monde  retient son souffle

on est comme suspendu

aux mouvements de la petite et de la grande

qui font la ronde des géants

avant d’annoncer une bonne nouvelle.

.

 Monsieur l’Horloger vient de prendre son temps

Tout est révisé!

On a même gagné de précieuses secondes

 .

Le maitre des lieues

vient d’arriver,

les contois et les comtoises

s’interpellent,

il est presque midi

Tu es sûre,

Oui certaine,

Mais que se passe t’il donc…

Serions-nous en retard aujourd’hui? Tout le monde guette, attend le son de la cloche qui indiquera que les festivités peuvent commencer

et en même temps nous assistons à un spectacle mémorable où tous les oiseaux se réunissent afin que  toutes les histoires puissent  s’animer et se conter …

Au fil du temps…  Clin d’œil amoureux  de l’Horloge et de la Comtoise…

.

Les heures décomptées par Phoenixs, Éclaircie, Élisa et Marjolaine.

4z dans l’éternité

Vol au vent,

Vol au vent,

.

Sans poser son bonnet il

S’élance sous l’aile de l’oiseau

En partance

Nul ne sait où s’en vont ces voyageurs

Sans hasard

Oublieux des cartes et des boussoles

Étourdis d’envol

Ils en oublient même de rester

En mémoire…

.

Dis-moi le vertige de l’apesanteur

L’ivresse de l’ailleurs

Les oiseaux à la fenêtre se grisent

La lune accueille les voyageurs

Les berce dans un halo bleuté

Évanoui le ruisseau s’emmure

Au-delà des prairies assoiffées

Dis-moi l’immensité

La fièvre de l’oubli

.

Je t’explique, c’est important. Pour construire … Il faut la structure …
3 + 2= 5; 5 + 5 = 10 Tu comprends?
Où t’en vas-tu Petit? Mon tout doux, Écoutes-tu ce que je te dis?

Je cours à perdre haleine jusqu’à la Tour pour délivrer l’Amour.
C’est mieux d’écouter le Chant de la Baleine
Que m’expliquiez- vous? Je n’y comprends goutte.

Dis! Ne t’a t’on vraiment rien dit? !
Prends- Garde!…

Je ne vois pas, A quoi?

Mais oui, mais c’est bien sûr, où ai-je la tête …
Un tour de passe-passe et tout disparaît
Un peu de Magie et v’là le Petit qui fait la fête avec les étoiles.

Petit à petit, l’étourdissement s’évapore, et d’un pas léger et moins distrait que j’en ai l’air,
je nage à contre-courant, remontant ainsi le fil de mes pensées …
Où en étions-nous très Cher?
Ah vous vouliez me parler de quelque chose de très important
Mais, qui êtes-vous?
Pourquoi avoir un genou à terre?
J’ai une mélodie en tête … La Maladie d’Amour …
Non je n’ai pas oublié, je suis peut-être distrait
mais Oui je vous dis OUI
Et Vive la Légèreté de la Vie! Ensemble qu’est-ce-que c’est bon!

.

Ce serait un oiseau

Petit et coloré

Un oiseau dans notre tête

Qui serait là quand on le croit ici

Insaisissable rêve

Aussi léger qu’une âme

Emerveillés nous laisserions le réel

Pour contempler l’idéal

Et sa fébrilité infantile

Déposerait en nous

Un joli nid d’insouciance

***

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine, Élisa, sous un titre de Phoenixs vous invitent à vous étourdir à leurs côtés.

Pour 4z, là, toujours

Maria Desmée | À l’infini

À L’INFINI
(extrait)

Parfois la lune éclaire un sourire
Celui que tu m’as confié en partant
Je le dépose sur le bord de la fenêtre
L’histoire s’écrit des deux côtés
Du dehors et du dedans

Dans l’ombre des mots
Je cherche les mots de l’ombre
La lumière débarque
Avec son cortège de couleurs
Se tisse alors une trame
Qui me ramène au rivage

Face à face
L’horizon se dissipe
Il dépose quelque chose d’immense
Comme une flottaison dans l’espace

Main tendue chaleur d’un regard
Et la frontière se dissipe
Trame de mots inonde la parole
Et je peux enfin te dire
Ce qui creuse les falaises ouvertes

Tu me regardes
Me saisis

Je te dois un retour

Nous entrons dans le temps
À grande vitesse

Maria Desmée, « À l’infini » in De quelle nuit, Éditions Henry, Collection La main aux poètes, 2019,

Pour solde de tout conte

Pour solde de tout conte,

.

Les histoires se racontent aux grands

Enfants blessés

Ebahis et soucieux

Car enfin, comment leur faire avaler

Que la vie fracturée va se recoudre

Au point de bâti ?

S’ils vont ainsi de travers c’est la faute

Au plâtre mis de travers ?

Aux béquilles pas chères ?

Aux rues en jachère ?

Non, c’est la faute aux conteurs

Sans merveilles…

.

Sous les arbres mille fractures anciennes

Accueillent les racines

S’en délectent et se renforcent

L’eau ravie

Ravine ou se fond à l’écorce

Rêvant de la chaleur du ventre

Qu’elle ne parviendra jamais à atteindre

Sous le ciel

Les mots s’enlacent et s’entrechoquent

Naissance d’un langage

À consolider sans cesse

À briser de nouveau

Pour effleurer le sens de l’incroyable

Sur le piton rocheux

Une forme disloquée sera peut-être demain TOI

.

Phoenixs et Éclaircie ont exploré la fracture.

4Z s’impatientait de nous relire….