Historique de l'auteur : Marjolaine

Mets ta morphose

Une ondulation étrange s’empare du tronc
Relayée par des vibrations au sol
Le pan de la colline s’ébroue
Poissons et papillons s’élancent vers
Le seul nuage présent
Les murs se teintent de rouge vif
Et de la cheminée apparaît
L’être enfoui depuis toujours
Celui qui chuchote aux bûches dans la flamme
Celui que l’on voit les yeux enfin ouverts

*** ***
Mets ta morphose,

Dans ta poche, quelque part
Sous le mouchoir
A l’abri peut-elle grandir ?
Devenir autre que toi ?
Certain répondrait cloporte
Un autre mystère
Patiente, tu verras bien
En fouillant qu’il n’y avait
Rien à voir…
*** ***

Il est l’heure
du vol bleu
des rêves oranges
il est temps
de faire un vœux
avant de se nicher dans la grange
demain sera un jour nouveau
avant de tomber dans les bras de Morphée
je vous parle d’art
sans quoi la vie ne serait que peu de chose
parfois pour aller vers demain
on doit laisser quelques doses
de ses rêves au placard
Ce matin je lèverai le poing
pour redire mon espoir
de transformer la lutte
en réelle métamorphose
d’une envolée vers des jours meilleurs.

Par ordre d’apparition de cette artistique métamorphose: Éclaircie, Phoenixs et Marjolaine puis Elisa Plume Bleue et 4Z veillent

La Firme ferme

La firme ferme
Et la ferme affirme
Que dindons et pintades
Cesseront de manger du poisson
Avant que ne leur pousse des écailles

L’oison s’exclame
La ferme !
Ainsi dans l’œuf
S’étouffe le poison
….

A la Ferme
Humons l’air
N’est-il pas meilleur qu’à la ville?
Dans la terre, les poules grappillent
de-ci, de-là, le meilleur de leur repas
Et oui, je vous le dit en mille, c’est du Bio respiro écolo
c’est le meilleur qu’on puisse trouver les filles et pourquoi s’il vous plait?!
Parce-que
A la ferme, on est tout vert à tout!

Et c’est ainsi qu’Eclaircie et Marjolaine invitent Elisa et Phoenixs à venir découvrir la nouvelle ferme très tendance où les légumes se cueillent en chantant pour conserver une bonne santé.
et 4Z se promène pas loin en regardant vivre la Ferme des Amisnimaux

Venons-nous rafraîchir les oreilles au chant des oiseaux: fauvette, lulu l’alouette et le bruant zizi. Trilles fauves,

Cousine de l’alouette
On ne te plumera pas
Plus discret
Ton chant s’en va
Sous les vents passagers
Les racines des nids
Dans les matins allongés
De promesses
Petit fauve emplumé
Ta mélodie en bec
Reviendra au printemps
Parfumer les oreilles…
***

Où l’alouette à la sauvette
Oublie sa tête chez la linotte
La grisette fauvette
Gracieuse et fauve
Dans le tableau met la couleur
Et si le peintre vient à entendre
Un joli chant sous les ramures
Oublieux du temps
Il sentira poindre le printemps
***

Jolie Fauvette
tu éclaires le ciel
de ton roux pelage

Lorsqu’on t’écoute
on ne peut que faire la fête
sans que n’ gronde l’orage.

Tu es enfin
sortie de ta cachette
et m’ v’là en train de gommer toute la page

Histoire qu’on reparte d’un bon pied pour cette nouvelle année,
gaiement à virevolter

Par ordre d’apparition: Phoenix ( dont le titre lui revient) , Eclaircie et Marjolaine … Elisa et Kiproko ne sont pas loin et 4Z veille sur tous les oiseaux.
Merci pour cette mélodie à plusieurs mains.

Mousse que terre

Mousquetaires …

Mousse que terre,

Pour être les doigts
Il faut une main
Une main de faire
En acier
Galvanisée par les majeurs
Plutôt que les pouces
Ou les poings
Bref, pour être les doigts
Il faut de la poigne…
**

Un mousquetaire sur la banquise
Noie ses armes dans la neige fondante
Faut-il chercher midi à quatorze heures
Que les capes s’envolent
Que les nappes s’enrôlent
Un coup d’épée dans l’eau réveille les ondines
Les bottes parcourent les lieues
Bien étrange ces lieux
Edmond et Alexandre Louis Pablo Gustave
Rentrent fourbus d’une campagne où les rois sont déchus
**
Chères Mousquetaires de la plume …
**

Levons l’encre, il est encore temps!
Mousse,
Par ton mousqueton suspendu,
Que vois-tu du haut de ta vigie?
Que de l’eau frémissante tout autour
Une tempête grondante se prépare …

Capitaine! Oh Capitaine!
A l’horizon, des Hommes courent
Pour reprendre en main leur vie.
La terre enrichie
les plus audacieux
Que décidons-nous?
Chacun pour soi ou tous pour un?!

Restons unis
Chers amis, n’oublions pas notre serment!
Mousse que taire n’amasse que mousse, s’il n’en n’a que pour sa frimousse.
Ensemble, Mousquetaires, restons les Cinq doigts de la main
Vivons en frères!

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Eclaircie, Elisa et Marjolaine, titre est de Phoenixs

Le voyage fut long,
après la lutte reviendront les jours meilleurs!
D’ici là, Phoenixs, Elisa, Eclaircie et tous les futures-rs lecteurs-trices, tout le meilleur pour cette fin d’année, comme on dit chez moi en Provence je vous souhaite à toutes et tous Un Bon bout d’an jusqu’à l’an qui vient.

Les potes dominicaux et leur … Jardin ordinaire,

Les potes dominicaux et leur …

Jardin ordinaire,

Si tu regardes derrière la haie
Entre « chien méchant » et « caméra en éveil »
Le bout de terre privé par nos soins maniaques
Tu verras, peut-être,
Posés sur un pont de ciel
Façon Monet moderne
Une bande de lutins
Qui te diront comment et pourquoi
Ils ont cessé d’aimer Blanche-Neige
Et leurs cousins les nains…

L’Ut In

Un luth au teint vert
a joué une musique envolée
devant un jeune lutin
médusé, ouvert aux nouveautés;
Désireux
d’apprendre
de comprendre
de s’ouvrir
à l’Univers tout entier
voilà notre petit lutin
qui se met en route
pour ne pas s’encrouter
et avoir l’air
In
Sac-à-dos sur l’épaule
Luth en bandoulière dans le dos
le voici prêt à boire le
thym du savoir et de la connaissance
sans perdre de sa quête intérieure
la musicalité d’un
trèfle à quatre feuilles

Le titre vient du lutin de Phoenixs qui commence cette création, Elisa et Eclaircie sont de repos, Kiproko voyage sur le dos d’un lutin volant et Marjolaine termine cette construction estivale avant la reprise et 4Z comme à son habitude veille sur tous les lutins bleus et verts et nous laisse entendre un air de musique, ce soir tout le monde est In comme le luth

Grains de malice


Grains  de malice ...
 
***
Une limace et son petit réticule
Soufflent enfin, assiègent une salade
Fraîche, humide, mouillée, trempée.
Quand Alice et sa gourmandise
Déambulent loin des ruses
Des rues, dans un chemin pentu.
Les yeux pétillants, grands ouverts
À tous les tours de magie
S’attachent à changer les escargots en cache-pots
Les tours de passe-passe en passe-partout
Et les traînées de bave en calligrammes
N’y voyez pas malice, le monde est fou.
***
 
Un, deux, trois
Malice est une enfant
De cent et sept ans
Elle a décidé hier
De marcher à l’envers
Dans la neige et dans l’eau
Dans la terre et dans l’herbe
Jusqu’aux bras de la mer
Silence
Un, deux, trois
Malice a décidé hier
De marcher à l’envers
***
 
Sac à malice,
 
D'un tour de gant
Elle retourne le diable
Endormi sous les mouchoirs
En papier fripon
Et les voilà chevauchant les larmes
Bleues
A la recherche d'un tour
A jouer aux sanglots secs
Des violents...
***
 
Djinns
 Hou Houx, il est où le loup?
Dehors,
et le renard?
Avec la belette, ils font les fous,
ils jouent à n'en faire qu'à leur tête
ils boivent une gorgée du breuvage de Liberté
et les voilà à rire sous les chatouilles qu'ils reçoivent.
Au moment de l'été,
tout est permis,
toutes les malices
sont là pour faire glisser
les difficultés accumulées de l'année
Bien habillé dans son jean et son pompon doré
accompagné de son ami Djinn la malice,
à nous toutes les meilleures facéties
dans les rires et la bonne humeur.
***
 
Par ordre d'apparition sorti tout droit du Sac à malices multicolore, nous avons vu Eclaircie, Elisa, Phoenixs et Marjolaine bien rire de toutes ces blagues et Kiproko nous en préparer tout pleins d'autres tandis-que  4Z discrètement a la main dans le sac prêt à dévoiler une de ses malices, observez, regardez, rien n'est encore joué !

Soleil le vent

Un petit soleil sans canicule

Soleil le vent,
Passe dans tes frisures
De miettes laissées par les vagabonds
Volatiles distraits
Dans le couchant
La lente marche sous les rideaux
A commencé
Tu prends une dernière pose
Le verre absorbe les derniers rayons
Facétieux
Briller n’est pas jouer.

C’est une promesse
Un tête à tête renouvelé chaque jour
Depuis si longtemps.
Soleil levant
Qui découpe l’horizon en trois crêtes merveilleuses.
Ici, il illumine d’abord les plaques de marbre
Comme s’il voulait les consoler
Leur dire « je ne vous oublie pas »
Puis il s’élance dans le ciel
Jouant de toutes les nuances de ses couleurs
Sur le ciel encore pâle qui plus tard sera bleu.

en début de printemps, lorsqu’il est signe de renaissance et d’éclosion.

Soleil levant, soleil brûlant

Soleil rouge noir ou vert

Boule de feu affamée de nos vies

Quand même son reflet dans l’étang

Irradie les iris et les pupilles

Trop violent pour guider le marin

Ailleurs que dans l’oubli

Nos prières pour son éclat sur la neige

Son halo léger ouvrant le chemin à l’enfant

Son ocre couchant avant l’aube calme

Ne seront-elles que vaines et illusoires ?

Le voilà
qui pointe le bout de son nez
Tout le monde l’appelle
tout le monde l’attend.
Et maintenant
qu’il est bien réveillé.
Tout le monde le fuit.
Tout s’emmêle dans la tête des gens
Avant c’était bronzage à tout pris
Aujourd’hui c’est sauve qui peut
et Vive la Vie!

Par ordre d’apparition, le Soleil levant dans le vent Phoenixs, Elisa, Eclaircie Marjolaine  et Plume Bleue qui se détendent en profitant des premiers rayons du soleil du matin, tandis que 4 Z écoute la conférence de Soleil levant!
Bonne lecture à toutes et à bientôt pour la suite des épisodes!
Le titre m’est inspiré par Phoenixs

Je te plumerai,

Je te plumerai,

Dans la toile fine des invisibles

Tu voles de long en large

L’espace dépecé rogne tes ailes

Tu bats du chant au matin

Libre de t’égosiller en vain

L’horizon pâle tendu

N’est que copie médiocre

D’un fabuleux hasard barbelé

Par les oiseleurs…

*

Derrière le miroir les oiseaux se jouent

Des pièges des oiseleurs

Leurs ailes largement déployées

Abritent les pépiements

Les spirales et les arcs

Tous les ballets de liberté

Plumes multicolores

Dans les matins cendrés

*

Arrêtons de s’faire plumer

Ah! Je t’ai vu.

LOUp, n’aies pas peur, ne te caches plus.

ET si on regardait un peu au-delà des apparences …

TE rends-tu compte de ce qu’on pourrait trouver?

Tous les oiseaux

de toutes les contrées

de tous les pays

prendraient leur envol

Direction la Forêt … Et …

Les frontières disparaitraient

Au profit d’un seul pays

qui serait reconstruit

Qu’elle chance

on aurait!

Chouettes et Alouettes

Enfin iraient virevolter,

gaiement festoyer

sans plus jamais se soucier

des chasseurs de têtes

qui jadis voulurent plumer

les gentilles alouettes.

Morale de l’histoire:

Ne pas se fier au destin tout tracé des chansons …

Parfois ce sont les animaux qu’on voulait plumer

qui finissent par nous clouer le bec de par leur intelligence, leur amitié et leur solidarité.

*

Le matin effaçait les ombres.

Les rêves et les cauchemars bien rangés sous l’oreiller

Nous bondissions hors du sommeil

Prêts à affronter l’été, à jouer dans les hautes herbes

A laisser s’envoler nos rires au milieu des trilles des oiseaux.

Parfois, revenant de ces expéditions en plein air,

L’un d’entre nous se faufilait jusqu’au grand placard de la cuisine

Et passait sa tête entre les deux portes entrouvertes

Pour voir si le père, en rentrant de sa nuit,

N’avait pas déposé, encore emballés d’un papier bien plié,

Les deux tartines intactes : notre pain d’alouette…

*

Par ordre d’apparition (et d’écriture) : Phoenixs, Eclaircie, Marjolaine et Elisa.

Merci à Phoenixs pour le titre.

Une petite loupiote sur la lune. Un petit tour au jardin et voilà une brassée de chandelles sans cire Sans oublier… Ma petite part de flamme pour maintenir la chandelle lumineuse. Dans ce chant d’ailes.

Une petite loupiote sur la lune.
Un petit tour au jardin et voilà une brassée de chandelles sans cire
Sans oublier…
Ma petite part de flamme pour maintenir la chandelle lumineuse.
Dans ce chant d’ailes …

Qui tient la chandelle ?
Pas moi, pas moi
C’est Pierrot le farineux
Au bord du cratère
Qui éclaire le noir
A la lune éteinte
Peine perdue sous le masque
Coule la cire
Triste hélas d’être sans chère
A réchauffer…
……….

Dans l’ombre du sous-bois, des fleurs blanches s’élèvent
Sortes de petits fantômes facétieux
Qui troublent la sagesse du monde réel
Comme un souffle léger sur une onde assoupie.
Sous la lumière du soleil ou celle de la lune
Elles jouent à ressembler aux chandelles chaleureuses
Qui éclairent et égayent l’obscure solitude de nos errances.
……….

Chandelle morte ou flamme vive
La plume poursuit le ciel
À la recherche d’un regard
Un jour éteint
Trop vite trop tôt
Et si les chants envahissent
La nue
Les lourdes pierres pavent les chemins
Recelant des brins de cri
Appel à la lumière vacillante et frêle
Gagner la lune parée de vie
……….

Allez! Hop!
Tout le monde allongé sur le dos
les pieds étirés vers le ciel
on se met en
chant-d’ailes
Relâchement
Étirement
Respiration
Le jeu en vaut-il la chandelle?
Inspiration
Renouvellement
Recentrage sur les choses essentielles
Oui, assurément
……….

Le titre est éclairé par Phoenixs, Elisa, Eclaircie et Marjolaine
et cette Chandelle est dans le même ordre d’apparition .
Kiproko dans la lumière se joint à nous pour écouter les sons de la nuit.
Et 4Z veille à ce que la chandelle du P’tit Prince reste bien allumée pour tous les amis.

Cloche, ton

Dans les mains du saintier, rugueuses, couvertes de lignes abruptes, la douceur de courbes imaginaires.

L’oreille bourdonne, hantée par les époques enchevêtrées.

Marcheur infatigable, il dessine en dormant la forme des sons qui lui survivront.

Ce jour, encore ensommeillé, les oiseaux chantent comme s’ils remerciaient la nuit de laisser place à la lumière, une fois encore. Tout à l’heure, d’autres voix que les leurs, des voix d’airain, de fer, de fonte ou d’acier s’envoleront dans les airs, rendant grâce à celui qui, jadis, les fit naître.

Alors, un nouveau peut-être s’ouvrira, paisible, et déposera d’inédites couleurs dans le grand livre des temps.

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Quelque chose de travers sur le fil ?
L’équilibre instable balance
Vent faible dans les voiles
Le monde est écrasant posé
Sur le fléau
Comment ne pas chanceler
Quand le sens à nu
S’est affalé ?
Quelque chose de travers sur le fil
Décousu du peu…

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La chapelle engloutie laisse émerger
Un tintement lointain et sourd
La dune de sable ou d’eau retient son souffle
Que l’homme apeuré fouille au plus profond de son chant
Pour bâtir la tour imaginaire
Dont nul son parasite autre que sa voix
Ne viendra brouiller le recueillement
Ni n’aveuglera plus le marcheur solitaire
Dans l’escalier en spirales usé par les cris impuissants

°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Dans la cour de l’école
un enfant
saute à cloche-pied …
perdu dans ses pensées
il se questionne …
Dans le loin
on entend le son d’une cloche
qui résonne …
c’est l’air du renouveau
qui vient chambouler
le Monde…

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Par ordre d’apparition dans ce ciel musical étoilé: Elisa, Phoenixs, Eclaircie, Marjolaine et Kiproko qui vient écouter et 4Z qui n’est pas loin.

Le titre vient de Phoenixs.