Historique de l'auteur : Marjolaine

Les potes dominicaux et leur … Jardin ordinaire,

Les potes dominicaux et leur …

Jardin ordinaire,

Si tu regardes derrière la haie
Entre « chien méchant » et « caméra en éveil »
Le bout de terre privé par nos soins maniaques
Tu verras, peut-être,
Posés sur un pont de ciel
Façon Monet moderne
Une bande de lutins
Qui te diront comment et pourquoi
Ils ont cessé d’aimer Blanche-Neige
Et leurs cousins les nains…

L’Ut In

Un luth au teint vert
a joué une musique envolée
devant un jeune lutin
médusé, ouvert aux nouveautés;
Désireux
d’apprendre
de comprendre
de s’ouvrir
à l’Univers tout entier
voilà notre petit lutin
qui se met en route
pour ne pas s’encrouter
et avoir l’air
In
Sac-à-dos sur l’épaule
Luth en bandoulière dans le dos
le voici prêt à boire le
thym du savoir et de la connaissance
sans perdre de sa quête intérieure
la musicalité d’un
trèfle à quatre feuilles

Le titre vient du lutin de Phoenixs qui commence cette création, Elisa et Eclaircie sont de repos, Kiproko voyage sur le dos d’un lutin volant et Marjolaine termine cette construction estivale avant la reprise et 4Z comme à son habitude veille sur tous les lutins bleus et verts et nous laisse entendre un air de musique, ce soir tout le monde est In comme le luth

Grains de malice


Grains  de malice ...
 
***
Une limace et son petit réticule
Soufflent enfin, assiègent une salade
Fraîche, humide, mouillée, trempée.
Quand Alice et sa gourmandise
Déambulent loin des ruses
Des rues, dans un chemin pentu.
Les yeux pétillants, grands ouverts
À tous les tours de magie
S’attachent à changer les escargots en cache-pots
Les tours de passe-passe en passe-partout
Et les traînées de bave en calligrammes
N’y voyez pas malice, le monde est fou.
***
 
Un, deux, trois
Malice est une enfant
De cent et sept ans
Elle a décidé hier
De marcher à l’envers
Dans la neige et dans l’eau
Dans la terre et dans l’herbe
Jusqu’aux bras de la mer
Silence
Un, deux, trois
Malice a décidé hier
De marcher à l’envers
***
 
Sac à malice,
 
D'un tour de gant
Elle retourne le diable
Endormi sous les mouchoirs
En papier fripon
Et les voilà chevauchant les larmes
Bleues
A la recherche d'un tour
A jouer aux sanglots secs
Des violents...
***
 
Djinns
 Hou Houx, il est où le loup?
Dehors,
et le renard?
Avec la belette, ils font les fous,
ils jouent à n'en faire qu'à leur tête
ils boivent une gorgée du breuvage de Liberté
et les voilà à rire sous les chatouilles qu'ils reçoivent.
Au moment de l'été,
tout est permis,
toutes les malices
sont là pour faire glisser
les difficultés accumulées de l'année
Bien habillé dans son jean et son pompon doré
accompagné de son ami Djinn la malice,
à nous toutes les meilleures facéties
dans les rires et la bonne humeur.
***
 
Par ordre d'apparition sorti tout droit du Sac à malices multicolore, nous avons vu Eclaircie, Elisa, Phoenixs et Marjolaine bien rire de toutes ces blagues et Kiproko nous en préparer tout pleins d'autres tandis-que  4Z discrètement a la main dans le sac prêt à dévoiler une de ses malices, observez, regardez, rien n'est encore joué !

Soleil le vent

Un petit soleil sans canicule

Soleil le vent,
Passe dans tes frisures
De miettes laissées par les vagabonds
Volatiles distraits
Dans le couchant
La lente marche sous les rideaux
A commencé
Tu prends une dernière pose
Le verre absorbe les derniers rayons
Facétieux
Briller n’est pas jouer.

C’est une promesse
Un tête à tête renouvelé chaque jour
Depuis si longtemps.
Soleil levant
Qui découpe l’horizon en trois crêtes merveilleuses.
Ici, il illumine d’abord les plaques de marbre
Comme s’il voulait les consoler
Leur dire « je ne vous oublie pas »
Puis il s’élance dans le ciel
Jouant de toutes les nuances de ses couleurs
Sur le ciel encore pâle qui plus tard sera bleu.

en début de printemps, lorsqu’il est signe de renaissance et d’éclosion.

Soleil levant, soleil brûlant

Soleil rouge noir ou vert

Boule de feu affamée de nos vies

Quand même son reflet dans l’étang

Irradie les iris et les pupilles

Trop violent pour guider le marin

Ailleurs que dans l’oubli

Nos prières pour son éclat sur la neige

Son halo léger ouvrant le chemin à l’enfant

Son ocre couchant avant l’aube calme

Ne seront-elles que vaines et illusoires ?

Le voilà
qui pointe le bout de son nez
Tout le monde l’appelle
tout le monde l’attend.
Et maintenant
qu’il est bien réveillé.
Tout le monde le fuit.
Tout s’emmêle dans la tête des gens
Avant c’était bronzage à tout pris
Aujourd’hui c’est sauve qui peut
et Vive la Vie!

Par ordre d’apparition, le Soleil levant dans le vent Phoenixs, Elisa, Eclaircie Marjolaine  et Plume Bleue qui se détendent en profitant des premiers rayons du soleil du matin, tandis que 4 Z écoute la conférence de Soleil levant!
Bonne lecture à toutes et à bientôt pour la suite des épisodes!
Le titre m’est inspiré par Phoenixs

Je te plumerai,

Je te plumerai,

Dans la toile fine des invisibles

Tu voles de long en large

L’espace dépecé rogne tes ailes

Tu bats du chant au matin

Libre de t’égosiller en vain

L’horizon pâle tendu

N’est que copie médiocre

D’un fabuleux hasard barbelé

Par les oiseleurs…

*

Derrière le miroir les oiseaux se jouent

Des pièges des oiseleurs

Leurs ailes largement déployées

Abritent les pépiements

Les spirales et les arcs

Tous les ballets de liberté

Plumes multicolores

Dans les matins cendrés

*

Arrêtons de s’faire plumer

Ah! Je t’ai vu.

LOUp, n’aies pas peur, ne te caches plus.

ET si on regardait un peu au-delà des apparences …

TE rends-tu compte de ce qu’on pourrait trouver?

Tous les oiseaux

de toutes les contrées

de tous les pays

prendraient leur envol

Direction la Forêt … Et …

Les frontières disparaitraient

Au profit d’un seul pays

qui serait reconstruit

Qu’elle chance

on aurait!

Chouettes et Alouettes

Enfin iraient virevolter,

gaiement festoyer

sans plus jamais se soucier

des chasseurs de têtes

qui jadis voulurent plumer

les gentilles alouettes.

Morale de l’histoire:

Ne pas se fier au destin tout tracé des chansons …

Parfois ce sont les animaux qu’on voulait plumer

qui finissent par nous clouer le bec de par leur intelligence, leur amitié et leur solidarité.

*

Le matin effaçait les ombres.

Les rêves et les cauchemars bien rangés sous l’oreiller

Nous bondissions hors du sommeil

Prêts à affronter l’été, à jouer dans les hautes herbes

A laisser s’envoler nos rires au milieu des trilles des oiseaux.

Parfois, revenant de ces expéditions en plein air,

L’un d’entre nous se faufilait jusqu’au grand placard de la cuisine

Et passait sa tête entre les deux portes entrouvertes

Pour voir si le père, en rentrant de sa nuit,

N’avait pas déposé, encore emballés d’un papier bien plié,

Les deux tartines intactes : notre pain d’alouette…

*

Par ordre d’apparition (et d’écriture) : Phoenixs, Eclaircie, Marjolaine et Elisa.

Merci à Phoenixs pour le titre.

Une petite loupiote sur la lune. Un petit tour au jardin et voilà une brassée de chandelles sans cire Sans oublier… Ma petite part de flamme pour maintenir la chandelle lumineuse. Dans ce chant d’ailes.

Une petite loupiote sur la lune.
Un petit tour au jardin et voilà une brassée de chandelles sans cire
Sans oublier…
Ma petite part de flamme pour maintenir la chandelle lumineuse.
Dans ce chant d’ailes …

Qui tient la chandelle ?
Pas moi, pas moi
C’est Pierrot le farineux
Au bord du cratère
Qui éclaire le noir
A la lune éteinte
Peine perdue sous le masque
Coule la cire
Triste hélas d’être sans chère
A réchauffer…
……….

Dans l’ombre du sous-bois, des fleurs blanches s’élèvent
Sortes de petits fantômes facétieux
Qui troublent la sagesse du monde réel
Comme un souffle léger sur une onde assoupie.
Sous la lumière du soleil ou celle de la lune
Elles jouent à ressembler aux chandelles chaleureuses
Qui éclairent et égayent l’obscure solitude de nos errances.
……….

Chandelle morte ou flamme vive
La plume poursuit le ciel
À la recherche d’un regard
Un jour éteint
Trop vite trop tôt
Et si les chants envahissent
La nue
Les lourdes pierres pavent les chemins
Recelant des brins de cri
Appel à la lumière vacillante et frêle
Gagner la lune parée de vie
……….

Allez! Hop!
Tout le monde allongé sur le dos
les pieds étirés vers le ciel
on se met en
chant-d’ailes
Relâchement
Étirement
Respiration
Le jeu en vaut-il la chandelle?
Inspiration
Renouvellement
Recentrage sur les choses essentielles
Oui, assurément
……….

Le titre est éclairé par Phoenixs, Elisa, Eclaircie et Marjolaine
et cette Chandelle est dans le même ordre d’apparition .
Kiproko dans la lumière se joint à nous pour écouter les sons de la nuit.
Et 4Z veille à ce que la chandelle du P’tit Prince reste bien allumée pour tous les amis.

Cloche, ton

Dans les mains du saintier, rugueuses, couvertes de lignes abruptes, la douceur de courbes imaginaires.

L’oreille bourdonne, hantée par les époques enchevêtrées.

Marcheur infatigable, il dessine en dormant la forme des sons qui lui survivront.

Ce jour, encore ensommeillé, les oiseaux chantent comme s’ils remerciaient la nuit de laisser place à la lumière, une fois encore. Tout à l’heure, d’autres voix que les leurs, des voix d’airain, de fer, de fonte ou d’acier s’envoleront dans les airs, rendant grâce à celui qui, jadis, les fit naître.

Alors, un nouveau peut-être s’ouvrira, paisible, et déposera d’inédites couleurs dans le grand livre des temps.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Quelque chose de travers sur le fil ?
L’équilibre instable balance
Vent faible dans les voiles
Le monde est écrasant posé
Sur le fléau
Comment ne pas chanceler
Quand le sens à nu
S’est affalé ?
Quelque chose de travers sur le fil
Décousu du peu…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

La chapelle engloutie laisse émerger
Un tintement lointain et sourd
La dune de sable ou d’eau retient son souffle
Que l’homme apeuré fouille au plus profond de son chant
Pour bâtir la tour imaginaire
Dont nul son parasite autre que sa voix
Ne viendra brouiller le recueillement
Ni n’aveuglera plus le marcheur solitaire
Dans l’escalier en spirales usé par les cris impuissants

°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Dans la cour de l’école
un enfant
saute à cloche-pied …
perdu dans ses pensées
il se questionne …
Dans le loin
on entend le son d’une cloche
qui résonne …
c’est l’air du renouveau
qui vient chambouler
le Monde…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Par ordre d’apparition dans ce ciel musical étoilé: Elisa, Phoenixs, Eclaircie, Marjolaine et Kiproko qui vient écouter et 4Z qui n’est pas loin.

Le titre vient de Phoenixs.

Trot vite, scie

Tout va cruche d’argile
A l’eau croupie
Se remplir des restes oubliés
D’un fleuve malade
Qui a semé les eaux troubles
Sur ces terres fanées ?
D’aller un trot d’enfer
La barque s’est rompue
Et notre voyage noyé
Flotte sous l’écume des marécages.

…………..

Et si
Mais si
Comme miracle
Tu suspendais le galop frénétique
De tout ce courant d’air
Où se mêlent les écritures
Qui se superposent
 
Freiner la marche
Dans l’infinie tendresse meurtrie
Où l’instant se déchire
 
Ne pas emprunter la pente raide
Du grand sablier
Et te la couler douce
Sous l’asservissement de ce qui presse
Ta bouée de naufrageuse
Autour du cœur
 
Dans le jardin de crocus
Que le soleil embrasse
Clochettes de printemps
Qui sonnent l’espoir
Par les temps qui courent
 
Dans la déferlante
Tracer sur la toile
La couleur d’un sourire
Le présent si vite dépassé
Déjà dans la mémoire
Repousser les marées
Inverser la place des étoiles
Déplacer les nuages
Souffler sur la blessure
Et traverser le ru
 
Parfois, s’en remettre au hasard
Lorsque tout va trop vite
Sentir la corde sous tes doigts
Lorsque la main du vent
Soulève tes cheveux
 
Et si
Mais si
Comme miracle…
Tu ne perdais rien
Dans ce va qui s’éloigne 
…….

Le vent absorbe la pluie, les nuages et les chapeaux

Les fumées s’engouffrent dans les cheminées

Sur des toits aux charpentes apparentes

Le petit tente désespérément de rejoindre

Le sein de sa mère, son ventre chaud, douillet

Le temps ne s’explique pas cette farouche envie

De le stopper dans sa course régulière

Lui qui admire toutes les teintes des saisons

Sans voir la peur s’afficher sur le visage

Des coureurs fuyant l’avenir ou cet hier enfui trop vite

……..

Tout va trop vite

Et si…

Ce matin

La Ronde

du Monde

Tournait

au Ralenti

Je vois d’ici

toutes les ondes

s’affolant

en s’demandant

si les gens

n’sont pas tombés

malade gravement…

Dès qu’on cesse

de courir

contre le vent

on n’est plus

de son temps

Et pourtant …

C’est au moment où

on lâche-prise

vraiment

qu’on se sent

bien vivant,

plus léger

que le vent

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Plume Bleue, Eclaircie, Marjolaine, et Elisa qui prend le temps de regarder ce qu’il se passe, à qui on transmet une pensée amicale.

Belle semaine!


 














………….


Tout va cruche d’argile

A l’eau croupie

Se remplir des restes oubliés

D’un fleuve malade

Qui a semé les eaux troubles

Sur ces terres fanées ?

D’aller un trot d’enfer

La barque s’est rompue

Et notre voyage noyé

Flotte sous l’écume des marécages.

………….

Tout va cruche d’argile

A l’eau croupie

Se remplir des restes oubliés

D’un fleuve malade

Qui a semé les eaux troubles

Sur ces terres fanées ?

D’aller un trot d’enfer

La barque s’est rompue

Et notre voyage noyé

Flotte sous l’écume des marécages.

………….

Et si

Mais si

Comme miracle

Tu suspendais le galop frénétique

De tout ce courant d’air

Où se mêlent les écritures

Qui se superposent

Freiner la marche

Dans l’infinie tendresse meurtrie

Où l’instant se déchire

Ne pas emprunter la pente raide

Du grand sablier

Et te la couler douce

Sous l’asservissement de ce qui presse

Ta bouée de naufrageuse

Autour du cœur

Dans le jardin de crocus

Que le soleil embrasse

Clochettes de printemps

Qui sonnent l’espoir

Par les temps qui courent

Dans la déferlante

Tracer sur la toile

La couleur d’un sourire

Le présent si vite dépassé

Déjà dans la mémoire

Repousser les marées

Inverser la place des étoiles

Déplacer les nuages

Souffler sur la blessure

Et traverser le ru

Parfois, s’en remettre au hasard

Lorsque tout va trop vite

Sentir la corde sous tes doigts

Lorsque la main du vent

Soulève tes cheveux

Et si

Mais si

Comme miracle…

Tu ne perdais rien

Dans ce va qui s’éloigne

……..

Le vent absorbe la pluie, les nuages et les chapeaux

Les fumées s’engouffrent dans les cheminées

Sur des toits aux charpentes apparentes

Le petit tente désespérément de rejoindre

Le sein de sa mère, son ventre chaud, douillet

Le temps ne s’explique pas cette farouche envie

De le stopper dans sa course régulière

Lui qui admire toutes les teintes des saisons

Sans voir la peur s’afficher sur le visage

Des coureurs fuyant l’avenir ou cet hier enfui trop vite

……..

Tout va trop vite

Et si…

Ce matin

La Ronde

du Monde

Tournait

au Ralenti

Je vois d’ici

toutes les ondes

s’affolant

en s’demandant

si les gens

n’seraient pas tombés

malade gravement…

Dès qu’on cesse

de courir

contre le vent

on n’est plus

de son temps

Et pourtant …

C’est au moment où

on lâche-prise

vraiment

qu’on se sent

bien vivant,

plus léger

que le vent

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Plume Bleue, Eclaircie, Marjolaine, et Elisa qui prend le temps de regarder ce qu’il se passe, à qui on transmet une pensée amicale.

Belle semaine!

Lâcher-prise

Détente,

Ils disent de suivre les lignes droites

Un pied après l’autre

Sans regarder la marge vertigineuse

Ils disent que le fil se tend d’un point à l’autre

Et que l’on peut traverser les virgules sans trébucher

Ils disent.

Mais les oiseaux froissent les mots

Chaque matin

Quand se relâchent les mots d’ordre

Tombés des ailes dévoilées…

Lâcher prise

Laisser aller

La tête toujours tournée vers demain

Les mains ne tiennent plus le bord de la rambarde

Il plonge entre les nuages

Tourbillonne sous la pluie

L’onde qui le reçoit l’enveloppe d’apesanteur

Prépare ses rêves insoumis

Les vagues le mènent où détendu

Aucun geste ni souffle ne lui feront plus craindre

L’approche des oiseaux et des regards hostiles

Inspirez

Expirez

Soufflez

Relâchez

A nouveau

Inspirez

Soufflez

Vivez!

Desserrons un peu la ceinture

Regardons autour de nous

Il est grand temps

de pratiquer

la technique du

Relâchement!

Tout en

Décontraction

Soyons le Moment Présent!

Ce chant d’oiseaux

nous rappelle

la beauté naturelle

Nous invitant à la partager

En prenant le temps d’Etre

Tous ensemble s’aidant!

Mis en plumes par Phoenixs, Eclaircie Marjolaine, Plume Bleue court dans le vent mais est bien présente et Elisa n’est pas loin aussi.

Un jour de chance souriant


Jour de chance, 

Pour le lapin chasseur qui a fini son assiette

Pour la grive avaleuse de merles

L’alouette détournée du filet à provisions

Le taureau vainqueur du labyrinthe

Le thon à la voix de sirène

L’errant trafiquant de GPS

Le voyageur au long cours briseur de murs

Le dernier des Mohicans fumeur de paix

L’homme au chapeau magique qui fait pousser des lendemains

Enchantés sous nos galures mités

~~~~~~~~~~~~

Jour de chance

L’horizon est clair

Avec son rêve de voyage

S’écarter loin

S’extraire de l’embrouillamini

Tu suis d’un regard naïf

L’essaim des étourneaux

Déchiffres leur calligraphie

Jour de chance

C’est toi qui tires les ficelles

Tes yeux débordent

De plein ciel

Instants volés

Sur le poids de l’existence

L’éclat aveuglant de l’espoir

Te fait de l’œil

L’effervescente joie

Enveloppe le lieu

Apprivoise ton âme

Dans l’air léger

Demain

Tout sera fini

Les fleurs seront décolorées

Et le sablier remis à l’endroit

Inspire 

Respire 

Glisse

Aérienne altière

Avec ta robe d’avril

Entre les papillons et le vent

Cours heureuse échevelée

Entre vide et espace

C’est ton jour de chance

~~~~~~~~~~~~

La chance a déserté son bol

Et les petits bonheurs orphelins

Errent dans les cités et les champs

Sous une nuit interminable

Le soleil guidé par le hasard

Retient son souffle et ses rayons

Il joue sa dernière carte

Pour retrouver le chemin lumineux

Du jour où la chance

Sourit à nouveau dans un ciel favorable

~~~~~~~~~~~~

Ce soir

j’ai le cœur léger,

Les vacances ont sonné

Par -delà les océans

je m’en vais naviguer,

en rencontrant

du monde entier

tous ses habitants

Demain

c’est Jour de Fête

tous les chœurs

vont se mettre à fredonner

et les pieds

en cadence

vont commencer un nouveau pas de danse

L’éclipse de lune

quelle merveille!

C’est mon jour de chance,

je fais un vœux

et aussitôt

je croise ses yeux…

Tout en haut de la dune

à ses côtés, ce matin, je m’éveille…

Pour célébrer nos fiançailles et nos premières noces de faïence!

Ce Jour de Chance a souri à Phoenix, Plume Bleue, Éclaircie, Marjolaine et Elisa qui veille sur le sourire de la Chance et de ses amies.

La foire volatile ou la folle traversée

La foire volatile,


Ici, on vend tout
Les oiseaux en cage, les pigeons voyageurs
Les migrateurs
Volés en plein ciel qui s’en allaient sans retour
Sans traîner leurs ailes de…
L’oubli
Ici, tout s’achète
Le présent sans avenir comme le passé desséché
Chacun crie sa marchandise
Égosillé du soir perdu
Pendant que le ciel abandonné
Joue de la flûte sans notes
Et se demande ce que sont devenus les  » merveilleux nuages »
Sans billet.
……………………
Dans l’intrigant voyage
Des grands migrateurs
Je serai l’aventurière
Curieuse
Et sans perdre le nord
Je verrai du pays
Battrai la campagne
Je traverserai les océans
Irai par monts et par vaux
Franchirai les montagnes
Pour toucher des yeux
Le détroit de Gibraltar
Et celui du Bosphore
Où s’auréole tout l’or du couchant

Sans fil à la patte
Je tiendrai ma boussole
Tendrement blottie
Sur l’édredon de plumes
Saluant les voyageurs du ciel
Croquant un morceau de soleil
Consolant l’oiseau qui déchante

Et de mon vol au long courrier

A dos de passereau
Peut-être fendre le vertige
Apprivoiser la nuit
Jusqu’au noir le plus profond
Avant que le jour s’écartèle
Et plante sa lumière
Sur un bout de ciel à emprunter

Revenant de l’exquis pèlerinage
Je rapporterai dans ma besace
Tous les secrets des chants ailés
La couleur douce des arcs-en-ciel
Le mystère du croissant de lune
Une parole à tous les vents
Pour cajoler l’âme inconsolée
Des grands départs dont on ne revient pas

…………………………………
Des heures et des heures que mes ailes
Éprouvées par ce long effort
Hésitent à s’immobiliser
Renoncer- renoncer au but
Ne plus souffrir dans chaque parcelle
Du moindre muscle
Quand la tête ne sait plus diriger l’ensemble
Soudain surplomber la mer
Apercevoir cette simple barque
Avec à son bord tant de fourmis apeurées
Se ressaisir alors et poursuivre
Poursuivre cette migration
Offrir le sourire du soulagement d’avoir traversé
Cueillir celui d’un accueil bienveillant
……………………………………

Attachez vos ceintures,
L’heure du Grand départ
a sonné.
C’est un voyage particulier
à la Nils Anderson qui va commencer.
Voyage d’une vie.
Tout le monde est de la traversée,
quel que soit le caractère des participants:
Mouette rieuse
Cormoran huppé
Sterne arctique ou de dougall
Macareux moine
ou encore Cygne chanteur

Ici M’sieurs Dames,
On est à la Croisée des chemins
Au carrefour des migrateurs
tout le monde est roi

Voyage difficile!
Il faut beaucoup d’entrainement

avant de prendre le Grand départ
mais ceux qui reviendront l’année prochaine rapporteront avec eux
tout l’or de l’Humanité, et dans un battement d’ailes, face aux éléments de la Nature,
Ce sentiment de liberté et de sérénité retrouvé.

Cette traversée: grand voyage de Noël existe bien grâce à Phoenixs, Plume Bleue, Éclaircie, Marjolaine, et Élisa qui veille à ce que tout se passe au mieux. 4Z est en lien direct avec le Père-Noël, alors tout est OK!
Merci à vous toutes pour tous nos partages, et que la Magie de Noël apportent tout le meilleur dans tous les foyers du Monde. Bien amicalement, Marjolaine