Historique de l'auteur : Marjolaine

Je te plumerai,

Je te plumerai,

Dans la toile fine des invisibles

Tu voles de long en large

L’espace dépecé rogne tes ailes

Tu bats du chant au matin

Libre de t’égosiller en vain

L’horizon pâle tendu

N’est que copie médiocre

D’un fabuleux hasard barbelé

Par les oiseleurs…

*

Derrière le miroir les oiseaux se jouent

Des pièges des oiseleurs

Leurs ailes largement déployées

Abritent les pépiements

Les spirales et les arcs

Tous les ballets de liberté

Plumes multicolores

Dans les matins cendrés

*

Arrêtons de s’faire plumer

Ah! Je t’ai vu.

LOUp, n’aies pas peur, ne te caches plus.

ET si on regardait un peu au-delà des apparences …

TE rends-tu compte de ce qu’on pourrait trouver?

Tous les oiseaux

de toutes les contrées

de tous les pays

prendraient leur envol

Direction la Forêt … Et …

Les frontières disparaitraient

Au profit d’un seul pays

qui serait reconstruit

Qu’elle chance

on aurait!

Chouettes et Alouettes

Enfin iraient virevolter,

gaiement festoyer

sans plus jamais se soucier

des chasseurs de têtes

qui jadis voulurent plumer

les gentilles alouettes.

Morale de l’histoire:

Ne pas se fier au destin tout tracé des chansons …

Parfois ce sont les animaux qu’on voulait plumer

qui finissent par nous clouer le bec de par leur intelligence, leur amitié et leur solidarité.

*

Le matin effaçait les ombres.

Les rêves et les cauchemars bien rangés sous l’oreiller

Nous bondissions hors du sommeil

Prêts à affronter l’été, à jouer dans les hautes herbes

A laisser s’envoler nos rires au milieu des trilles des oiseaux.

Parfois, revenant de ces expéditions en plein air,

L’un d’entre nous se faufilait jusqu’au grand placard de la cuisine

Et passait sa tête entre les deux portes entrouvertes

Pour voir si le père, en rentrant de sa nuit,

N’avait pas déposé, encore emballés d’un papier bien plié,

Les deux tartines intactes : notre pain d’alouette…

*

Par ordre d’apparition (et d’écriture) : Phoenixs, Eclaircie, Marjolaine et Elisa.

Merci à Phoenixs pour le titre.

Une petite loupiote sur la lune. Un petit tour au jardin et voilà une brassée de chandelles sans cire Sans oublier… Ma petite part de flamme pour maintenir la chandelle lumineuse. Dans ce chant d’ailes.

Une petite loupiote sur la lune.
Un petit tour au jardin et voilà une brassée de chandelles sans cire
Sans oublier…
Ma petite part de flamme pour maintenir la chandelle lumineuse.
Dans ce chant d’ailes …

Qui tient la chandelle ?
Pas moi, pas moi
C’est Pierrot le farineux
Au bord du cratère
Qui éclaire le noir
A la lune éteinte
Peine perdue sous le masque
Coule la cire
Triste hélas d’être sans chère
A réchauffer…
……….

Dans l’ombre du sous-bois, des fleurs blanches s’élèvent
Sortes de petits fantômes facétieux
Qui troublent la sagesse du monde réel
Comme un souffle léger sur une onde assoupie.
Sous la lumière du soleil ou celle de la lune
Elles jouent à ressembler aux chandelles chaleureuses
Qui éclairent et égayent l’obscure solitude de nos errances.
……….

Chandelle morte ou flamme vive
La plume poursuit le ciel
À la recherche d’un regard
Un jour éteint
Trop vite trop tôt
Et si les chants envahissent
La nue
Les lourdes pierres pavent les chemins
Recelant des brins de cri
Appel à la lumière vacillante et frêle
Gagner la lune parée de vie
……….

Allez! Hop!
Tout le monde allongé sur le dos
les pieds étirés vers le ciel
on se met en
chant-d’ailes
Relâchement
Étirement
Respiration
Le jeu en vaut-il la chandelle?
Inspiration
Renouvellement
Recentrage sur les choses essentielles
Oui, assurément
……….

Le titre est éclairé par Phoenixs, Elisa, Eclaircie et Marjolaine
et cette Chandelle est dans le même ordre d’apparition .
Kiproko dans la lumière se joint à nous pour écouter les sons de la nuit.
Et 4Z veille à ce que la chandelle du P’tit Prince reste bien allumée pour tous les amis.

Cloche, ton

Dans les mains du saintier, rugueuses, couvertes de lignes abruptes, la douceur de courbes imaginaires.

L’oreille bourdonne, hantée par les époques enchevêtrées.

Marcheur infatigable, il dessine en dormant la forme des sons qui lui survivront.

Ce jour, encore ensommeillé, les oiseaux chantent comme s’ils remerciaient la nuit de laisser place à la lumière, une fois encore. Tout à l’heure, d’autres voix que les leurs, des voix d’airain, de fer, de fonte ou d’acier s’envoleront dans les airs, rendant grâce à celui qui, jadis, les fit naître.

Alors, un nouveau peut-être s’ouvrira, paisible, et déposera d’inédites couleurs dans le grand livre des temps.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Quelque chose de travers sur le fil ?
L’équilibre instable balance
Vent faible dans les voiles
Le monde est écrasant posé
Sur le fléau
Comment ne pas chanceler
Quand le sens à nu
S’est affalé ?
Quelque chose de travers sur le fil
Décousu du peu…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

La chapelle engloutie laisse émerger
Un tintement lointain et sourd
La dune de sable ou d’eau retient son souffle
Que l’homme apeuré fouille au plus profond de son chant
Pour bâtir la tour imaginaire
Dont nul son parasite autre que sa voix
Ne viendra brouiller le recueillement
Ni n’aveuglera plus le marcheur solitaire
Dans l’escalier en spirales usé par les cris impuissants

°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Dans la cour de l’école
un enfant
saute à cloche-pied …
perdu dans ses pensées
il se questionne …
Dans le loin
on entend le son d’une cloche
qui résonne …
c’est l’air du renouveau
qui vient chambouler
le Monde…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Par ordre d’apparition dans ce ciel musical étoilé: Elisa, Phoenixs, Eclaircie, Marjolaine et Kiproko qui vient écouter et 4Z qui n’est pas loin.

Le titre vient de Phoenixs.

Trot vite, scie

Tout va cruche d’argile
A l’eau croupie
Se remplir des restes oubliés
D’un fleuve malade
Qui a semé les eaux troubles
Sur ces terres fanées ?
D’aller un trot d’enfer
La barque s’est rompue
Et notre voyage noyé
Flotte sous l’écume des marécages.

…………..

Et si
Mais si
Comme miracle
Tu suspendais le galop frénétique
De tout ce courant d’air
Où se mêlent les écritures
Qui se superposent
 
Freiner la marche
Dans l’infinie tendresse meurtrie
Où l’instant se déchire
 
Ne pas emprunter la pente raide
Du grand sablier
Et te la couler douce
Sous l’asservissement de ce qui presse
Ta bouée de naufrageuse
Autour du cœur
 
Dans le jardin de crocus
Que le soleil embrasse
Clochettes de printemps
Qui sonnent l’espoir
Par les temps qui courent
 
Dans la déferlante
Tracer sur la toile
La couleur d’un sourire
Le présent si vite dépassé
Déjà dans la mémoire
Repousser les marées
Inverser la place des étoiles
Déplacer les nuages
Souffler sur la blessure
Et traverser le ru
 
Parfois, s’en remettre au hasard
Lorsque tout va trop vite
Sentir la corde sous tes doigts
Lorsque la main du vent
Soulève tes cheveux
 
Et si
Mais si
Comme miracle…
Tu ne perdais rien
Dans ce va qui s’éloigne 
…….

Le vent absorbe la pluie, les nuages et les chapeaux

Les fumées s’engouffrent dans les cheminées

Sur des toits aux charpentes apparentes

Le petit tente désespérément de rejoindre

Le sein de sa mère, son ventre chaud, douillet

Le temps ne s’explique pas cette farouche envie

De le stopper dans sa course régulière

Lui qui admire toutes les teintes des saisons

Sans voir la peur s’afficher sur le visage

Des coureurs fuyant l’avenir ou cet hier enfui trop vite

……..

Tout va trop vite

Et si…

Ce matin

La Ronde

du Monde

Tournait

au Ralenti

Je vois d’ici

toutes les ondes

s’affolant

en s’demandant

si les gens

n’sont pas tombés

malade gravement…

Dès qu’on cesse

de courir

contre le vent

on n’est plus

de son temps

Et pourtant …

C’est au moment où

on lâche-prise

vraiment

qu’on se sent

bien vivant,

plus léger

que le vent

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Plume Bleue, Eclaircie, Marjolaine, et Elisa qui prend le temps de regarder ce qu’il se passe, à qui on transmet une pensée amicale.

Belle semaine!


 














………….


Tout va cruche d’argile

A l’eau croupie

Se remplir des restes oubliés

D’un fleuve malade

Qui a semé les eaux troubles

Sur ces terres fanées ?

D’aller un trot d’enfer

La barque s’est rompue

Et notre voyage noyé

Flotte sous l’écume des marécages.

………….

Tout va cruche d’argile

A l’eau croupie

Se remplir des restes oubliés

D’un fleuve malade

Qui a semé les eaux troubles

Sur ces terres fanées ?

D’aller un trot d’enfer

La barque s’est rompue

Et notre voyage noyé

Flotte sous l’écume des marécages.

………….

Et si

Mais si

Comme miracle

Tu suspendais le galop frénétique

De tout ce courant d’air

Où se mêlent les écritures

Qui se superposent

Freiner la marche

Dans l’infinie tendresse meurtrie

Où l’instant se déchire

Ne pas emprunter la pente raide

Du grand sablier

Et te la couler douce

Sous l’asservissement de ce qui presse

Ta bouée de naufrageuse

Autour du cœur

Dans le jardin de crocus

Que le soleil embrasse

Clochettes de printemps

Qui sonnent l’espoir

Par les temps qui courent

Dans la déferlante

Tracer sur la toile

La couleur d’un sourire

Le présent si vite dépassé

Déjà dans la mémoire

Repousser les marées

Inverser la place des étoiles

Déplacer les nuages

Souffler sur la blessure

Et traverser le ru

Parfois, s’en remettre au hasard

Lorsque tout va trop vite

Sentir la corde sous tes doigts

Lorsque la main du vent

Soulève tes cheveux

Et si

Mais si

Comme miracle…

Tu ne perdais rien

Dans ce va qui s’éloigne

……..

Le vent absorbe la pluie, les nuages et les chapeaux

Les fumées s’engouffrent dans les cheminées

Sur des toits aux charpentes apparentes

Le petit tente désespérément de rejoindre

Le sein de sa mère, son ventre chaud, douillet

Le temps ne s’explique pas cette farouche envie

De le stopper dans sa course régulière

Lui qui admire toutes les teintes des saisons

Sans voir la peur s’afficher sur le visage

Des coureurs fuyant l’avenir ou cet hier enfui trop vite

……..

Tout va trop vite

Et si…

Ce matin

La Ronde

du Monde

Tournait

au Ralenti

Je vois d’ici

toutes les ondes

s’affolant

en s’demandant

si les gens

n’seraient pas tombés

malade gravement…

Dès qu’on cesse

de courir

contre le vent

on n’est plus

de son temps

Et pourtant …

C’est au moment où

on lâche-prise

vraiment

qu’on se sent

bien vivant,

plus léger

que le vent

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Plume Bleue, Eclaircie, Marjolaine, et Elisa qui prend le temps de regarder ce qu’il se passe, à qui on transmet une pensée amicale.

Belle semaine!

Lâcher-prise

Détente,

Ils disent de suivre les lignes droites

Un pied après l’autre

Sans regarder la marge vertigineuse

Ils disent que le fil se tend d’un point à l’autre

Et que l’on peut traverser les virgules sans trébucher

Ils disent.

Mais les oiseaux froissent les mots

Chaque matin

Quand se relâchent les mots d’ordre

Tombés des ailes dévoilées…

Lâcher prise

Laisser aller

La tête toujours tournée vers demain

Les mains ne tiennent plus le bord de la rambarde

Il plonge entre les nuages

Tourbillonne sous la pluie

L’onde qui le reçoit l’enveloppe d’apesanteur

Prépare ses rêves insoumis

Les vagues le mènent où détendu

Aucun geste ni souffle ne lui feront plus craindre

L’approche des oiseaux et des regards hostiles

Inspirez

Expirez

Soufflez

Relâchez

A nouveau

Inspirez

Soufflez

Vivez!

Desserrons un peu la ceinture

Regardons autour de nous

Il est grand temps

de pratiquer

la technique du

Relâchement!

Tout en

Décontraction

Soyons le Moment Présent!

Ce chant d’oiseaux

nous rappelle

la beauté naturelle

Nous invitant à la partager

En prenant le temps d’Etre

Tous ensemble s’aidant!

Mis en plumes par Phoenixs, Eclaircie Marjolaine, Plume Bleue court dans le vent mais est bien présente et Elisa n’est pas loin aussi.

Un jour de chance souriant


Jour de chance, 

Pour le lapin chasseur qui a fini son assiette

Pour la grive avaleuse de merles

L’alouette détournée du filet à provisions

Le taureau vainqueur du labyrinthe

Le thon à la voix de sirène

L’errant trafiquant de GPS

Le voyageur au long cours briseur de murs

Le dernier des Mohicans fumeur de paix

L’homme au chapeau magique qui fait pousser des lendemains

Enchantés sous nos galures mités

~~~~~~~~~~~~

Jour de chance

L’horizon est clair

Avec son rêve de voyage

S’écarter loin

S’extraire de l’embrouillamini

Tu suis d’un regard naïf

L’essaim des étourneaux

Déchiffres leur calligraphie

Jour de chance

C’est toi qui tires les ficelles

Tes yeux débordent

De plein ciel

Instants volés

Sur le poids de l’existence

L’éclat aveuglant de l’espoir

Te fait de l’œil

L’effervescente joie

Enveloppe le lieu

Apprivoise ton âme

Dans l’air léger

Demain

Tout sera fini

Les fleurs seront décolorées

Et le sablier remis à l’endroit

Inspire 

Respire 

Glisse

Aérienne altière

Avec ta robe d’avril

Entre les papillons et le vent

Cours heureuse échevelée

Entre vide et espace

C’est ton jour de chance

~~~~~~~~~~~~

La chance a déserté son bol

Et les petits bonheurs orphelins

Errent dans les cités et les champs

Sous une nuit interminable

Le soleil guidé par le hasard

Retient son souffle et ses rayons

Il joue sa dernière carte

Pour retrouver le chemin lumineux

Du jour où la chance

Sourit à nouveau dans un ciel favorable

~~~~~~~~~~~~

Ce soir

j’ai le cœur léger,

Les vacances ont sonné

Par -delà les océans

je m’en vais naviguer,

en rencontrant

du monde entier

tous ses habitants

Demain

c’est Jour de Fête

tous les chœurs

vont se mettre à fredonner

et les pieds

en cadence

vont commencer un nouveau pas de danse

L’éclipse de lune

quelle merveille!

C’est mon jour de chance,

je fais un vœux

et aussitôt

je croise ses yeux…

Tout en haut de la dune

à ses côtés, ce matin, je m’éveille…

Pour célébrer nos fiançailles et nos premières noces de faïence!

Ce Jour de Chance a souri à Phoenix, Plume Bleue, Éclaircie, Marjolaine et Elisa qui veille sur le sourire de la Chance et de ses amies.

La foire volatile ou la folle traversée

La foire volatile,


Ici, on vend tout
Les oiseaux en cage, les pigeons voyageurs
Les migrateurs
Volés en plein ciel qui s’en allaient sans retour
Sans traîner leurs ailes de…
L’oubli
Ici, tout s’achète
Le présent sans avenir comme le passé desséché
Chacun crie sa marchandise
Égosillé du soir perdu
Pendant que le ciel abandonné
Joue de la flûte sans notes
Et se demande ce que sont devenus les  » merveilleux nuages »
Sans billet.
……………………
Dans l’intrigant voyage
Des grands migrateurs
Je serai l’aventurière
Curieuse
Et sans perdre le nord
Je verrai du pays
Battrai la campagne
Je traverserai les océans
Irai par monts et par vaux
Franchirai les montagnes
Pour toucher des yeux
Le détroit de Gibraltar
Et celui du Bosphore
Où s’auréole tout l’or du couchant

Sans fil à la patte
Je tiendrai ma boussole
Tendrement blottie
Sur l’édredon de plumes
Saluant les voyageurs du ciel
Croquant un morceau de soleil
Consolant l’oiseau qui déchante

Et de mon vol au long courrier

A dos de passereau
Peut-être fendre le vertige
Apprivoiser la nuit
Jusqu’au noir le plus profond
Avant que le jour s’écartèle
Et plante sa lumière
Sur un bout de ciel à emprunter

Revenant de l’exquis pèlerinage
Je rapporterai dans ma besace
Tous les secrets des chants ailés
La couleur douce des arcs-en-ciel
Le mystère du croissant de lune
Une parole à tous les vents
Pour cajoler l’âme inconsolée
Des grands départs dont on ne revient pas

…………………………………
Des heures et des heures que mes ailes
Éprouvées par ce long effort
Hésitent à s’immobiliser
Renoncer- renoncer au but
Ne plus souffrir dans chaque parcelle
Du moindre muscle
Quand la tête ne sait plus diriger l’ensemble
Soudain surplomber la mer
Apercevoir cette simple barque
Avec à son bord tant de fourmis apeurées
Se ressaisir alors et poursuivre
Poursuivre cette migration
Offrir le sourire du soulagement d’avoir traversé
Cueillir celui d’un accueil bienveillant
……………………………………

Attachez vos ceintures,
L’heure du Grand départ
a sonné.
C’est un voyage particulier
à la Nils Anderson qui va commencer.
Voyage d’une vie.
Tout le monde est de la traversée,
quel que soit le caractère des participants:
Mouette rieuse
Cormoran huppé
Sterne arctique ou de dougall
Macareux moine
ou encore Cygne chanteur

Ici M’sieurs Dames,
On est à la Croisée des chemins
Au carrefour des migrateurs
tout le monde est roi

Voyage difficile!
Il faut beaucoup d’entrainement

avant de prendre le Grand départ
mais ceux qui reviendront l’année prochaine rapporteront avec eux
tout l’or de l’Humanité, et dans un battement d’ailes, face aux éléments de la Nature,
Ce sentiment de liberté et de sérénité retrouvé.

Cette traversée: grand voyage de Noël existe bien grâce à Phoenixs, Plume Bleue, Éclaircie, Marjolaine, et Élisa qui veille à ce que tout se passe au mieux. 4Z est en lien direct avec le Père-Noël, alors tout est OK!
Merci à vous toutes pour tous nos partages, et que la Magie de Noël apportent tout le meilleur dans tous les foyers du Monde. Bien amicalement, Marjolaine

Le cours des miracles, de ciel à ciel

Le cours des miracles,

Entre boiteux et borgnes
Éclopés en polyester
Va-nu-pieds sans dentelles
Noirs et lourds
Sur les dalles modernes
Sans vie neutres
Tu passes yo-yo youyou
Penché sur l’abîme scintillant
De tes connections
A chercher l’émotion jaune pixel
Joujou joyeux
De tes yeux in vitro…

Auteure A : qui se cache?

 

Récréation

 

Fillettes de la marelle
Entre terre et ciel
Petite rêveuse
Choisira ciel à ciel
Deux enfants
Du regard s’aiment
Sous les nuages
La mêlée court
Ne s’épuise jamais
Imperturbable
Heureuse
Ne sait pas que la route sera longue

On s’ébroue
Comme des petits moineaux
Joues écarlates, cœurs essoufflés
D’avoir trop étreint la vie
Cheveux ébouriffés, rubans envolés
Dans l’air étourdissant
Pleurs et rires se conjuguent
Par tous les temps de l’enfance

Faire les choses à l’endroit
Même sans aimer ce qui est droit
La baignoire déborde
Combien de sots pour compter les litres ?
Avant que le plombier arrive

Sur la ligne, les mots sont fleuves
L’horizon s’épelle , laisse sa trace
Écoliers sur le bateau de papier
Naviguent au milieu de l’alphabet
« Apprenez, répétez » dit la maîtresse

Mais dans la cour, c’est la trêve
Au plus vif du sujet,
On porte plume avec légèreté
Les yeux regardent dans l’azur
L’oiseau bleu et sa virgule
Qui leur rapporteront une comptine

Je me souviens du passé simple…

Auteure B: qui est-ce?

 

Allez, les amis, on joue à « Grand-Mère veux-tu? »
C’est d’accord mais qui colle? C’est toi. Rires.
1, …2, … 3, … Sooooleil.
Tristan, je t’ai vu
Tu as bougé!
Que veux-tu Grand-Mère?
3 salades et 2 pas de fourmi.
Tristan obtempère et dit:
Merci Grand-Mère.

Attention, je continue…
1,2..3. Soleil
Pas un mouvement, tout est ok,
je reprends
1,2,3.S’leil!
Clémentine, Vue! Clémentine!
C’est bon! Que veux-tu Grand-Mère?

Ah mes Petits!…
Ce que je veux…
Et si on jouait ensemble
à recréer
Notre Monde,
Notre Histoire,
Notre Vie,
mais en mieux?!!!
Alors,… vous en êtes?…
Et vous aussi, derrière le réseau du fil du téléphone?!
oh oui Oh Oui OH OUI!
s’écrièrent grands et petits d’un même chœur.
L’heure de la récréation a sonné.
C’est la récré qui vient de commencer,
on va bien s’amuser
on va bien rigoler.

Grand-Mère a entraîné
Petits et Grands
dans une Grande ronde
tout autour de la terre

Et comme il suffisait de dire:
c’est le jeu c’est comme si… on décidait qu’on avait toutes les bonnes cartes en Main pour les avoir vraiment;
On s’est tous pris par la main en dansant et chantant autour de Mère-grand
et, au fur et à mesure de chaque tour de piste,
le monde semblait meilleur
alors, on a continué à resserrer les liens
tout autour de la terre
et on a partagé les Atouts Cœur

Auteure C: A vous de retrouver …

 

 

Certaines auteures ont préféré encourager cette fois-ci, espérant que la troupe sera au grand complet lors de la prochaine traversée en plume. Merci pour les encouragements et pour les textes partagés; Bien sûr je dirais volontiers qui a écrit quoi si personne ne trouve la réponse au jeu!

D’ici là Bonne semaine et belle création à toutes les cinq et aux autres lectrices.

J’ai voulu copier une image mais je n’ai pas la technique! Dommage! Elle est magnifique!

Passager du Grand Huit! par les chemins ou les nuages: Direction Mappemonde Un Cœur en poche!

Passager du Grand Huit! Par les chemins ou les nuages:
Direction Mappemonde Un Cœur en poche!

La jambe longue et élastique

Un cœur en poche pour le cas où

Je vais partout

Je parcours les immensités

J’étudie les sociétés

Un cœur en poche mais pas seulement

J’ai aussi deux ou trois pièces

Pour le cas où

Et puis ma langue pour éviter les malentendus

Parfois perdu je ne sais plus

Quelles sont les traces que je suis

Et je confonds je le confesse

Celles d’un passé bien peu glorieux

Celles d’un présent pas toujours mieux

Sur la mappemonde, les maîtres du désordre ont posé leurs gros doigts de géants maléfiques, avancent leurs pions, complotent à la face des hommes sans état d’âme.

Sous la peau des peuples, ruissellent toujours les mêmes rêves fraternels, égaux.
Nuages fuyants qui se délitent dans le ciel impuissant.

Enfle la blessure profonde de l’univers sans foi ni loi. Au cœur du chœur, dans la sphère de l’humain, un écho scande l’immuable. L’indifférence est toujours plus effrayante que le silence.
Alors, monte une voix de tête, libre de tout son chant d’espérance, affranchie des servitudes.

De tous les ailleurs, dans l’amitié des frontières, en tous lieux où âmes vivent, frères d’une même soif, citoyens du monde d’un même idéal se reconnaissent et se réchauffent à leurs couleurs, s’enrichissent de leurs différences et s’unissent.
Ils exaltent la conscience dans la nuit noire qui bafoue la lumière.

Bergers aux troupeaux décimés, semeurs déracinés des bonheurs terrestres, spectres échappés des entrailles de l’enfer, esclaves n’entendant plus le bruit de leurs chaînes, rêveurs de paix tout simplement, la même souffrance gerce vos êtres.

Vous êtes venus de l’autre côté de la mer sur des bateaux d’infortune ou poussés par les vents dans l’air oppressant par-delà les monts, remettant vos vies à l’humanité toute entière comme une supplique dans la douleur de l’exil, cherchant l’abri, l’éclat d’une lumière.

On a écrit sur les murs les mots « solidarité » et « paix » mais l’histoire n’en dit pas plus…Personne n’a jamais vu les montagnes se déplacer !.

Globe-trotteur infatigable
Par les chemins ou les nuages
La couleur présente à tes yeux
Pâlit au fil de tes voyages
Les mains tendues des enfants
Les regards vides ou hostiles
Te conduisent à chercher cette grotte
D’où tu dessineras le monde
Avant que l’homme ne le souille à jamais

Écrous,

Quelques chats dans un sac
Poubelle d’enfants perdus
Un piéton en linge de zébra
Renversé sous la lune
Une bouée océanique crevée
Dans l’œil de l’ours sans dessert
Ta porte claquée sur les doigts
Lourds de l’absent négroïde
Vos papiers bien rangés
Nos vies au-dessus de la cheminée
Sans feu
Elles glissent du manège
Ils enfourchent leur dada
On est passagers du grand huit
Déboulonné
Et personne ne songe à nous faire
Descendre

Si nos six t(r)oyens
voulaient bien se donner la main…
La Belle Hélène,
plus jamais ne serait enlevée
et le Monde pourrait enfin
retrouver son Havre de Paix.

Notre Planète
Couleur Bleuté orangée
Tourne Tourne
Tourne sur elle-même
en déséquilibre constant
sans savoir vraiment ce qui l’attend.

« Quoi!? dit-elle, Encore travailler, lutter!
J’en ai assez, vraiment assez.
Je veux me prélasser, tout jeter, polluer
Faire la Fiesta toute l’année et recommencer ».

Oui mais nous,
les habitants, tes locataires,
on veut vire longtemps à tes côtés.
Tiens, et si on mettait plus de vert
par là, un peu d’oxygène et d’océans propres
également et cette boule orangée pour nous réchauffer.

« Tiens c’est vrai,
dit notre Planète, je m’sens déjà beaucoup mieux!
Merci les Amis! Ensemble le blues, c’est fini!

Collectif proposé hier Dimanche par Elisa, Plume Bleue, Eclaircie, Phoenixs et Marjolaine qui a mis en lien. Votre créativité était tellement riche qu’il m’a fallu un peu plus de temps que prévu pour tout relier et m’en imprégner

Je nous souhaite une bonne lecture dans ce paysage citoyen! Merci à vous les filles, d’avoir pris cette proposition à cœur, je suis très touchée que le Collectif sur ce texte soit au complet!

Voilà mon  » non hommage  » 😉 Hymne à, D’une lune à l’autre,

Voilà mon  » non hommage  » 😉 Hymne à, D’une lune à l’autre,

Curieux thème qu’il nous est donné
Où le t’aime oublie l’abandonné
Le délaissé le solitaire
Remplacer ce qui tue sur terre
Par un rêve coloré
Une brève pause adorée
Dans cette tourbillonnante pantomime
Incessante comédie des mines
Des dits et des tus
Curieuse place laissée au sourire
Sur ces masques qui n’ont rien à dire
J’aurais bien éclairé une page pure
Mais le noir a la vie dure

Ah ! le fabuleux voyage
Au-delà de l’ordinaire
L’ode au merveilleux
Niché dans le lieu hanté
Ah ! la belle émotion…

N’est-ce pas le vœu de tous les hommes ?
D’épingler quelques étoiles candides
Sur la cape de la nuit
Croire encore à sa part d’innocence
Hors du désenchantement
Arrêter la course du temps
La soif du vertige pour combler la faille
Esprit, es-tu là afin de nous transporter ?

A cette énergie renouvelable contre l’imparable raison
Ressentez le battement
Comme un jeu d’enfant
Laissez vous surprendre dans les pas de travers
Osez les chemins de lune, croquez le croissant
Et quittez la route droite
Claquez la porte des réalités mesquines
Epiez l’inattendu, la félicité de l’improbable

Cherchez bien où s’offre le ciel
Son arc-en-ciel de joie
Suivez la source du ravissement
Sous le balancement des nuages
Prenez le large du côté de la mer
Portés par les bras du vent
Laissez- vous conter les secrets intimes
Lorsque la mousse et l’eau vive se tutoient

Laissez le sublime trouble vous toucher
Jusqu’à l’incandescent bouleversement
Ultime point sensible
La magie, ça tient à peu de choses parfois
C’est être ici et là-bas
Toujours vivant à la volée

Le merveilleux est partout
Si tu sais le voir…

La lune et l’arbre n’ont jamais fini
De se murmurer les plus beaux serments
Lorsqu’elle veille sur les petits poings fermés
Les yeux clos et les rêves multicolores
Il replie son feuillage pour faire silence
Quand il accueille les plus folles rondes
Dans le secret elle admire les farandoles
Entre chien et loup tous deux reprennent
Leur long conciliabule qu’ils poursuivront
Dans la légèreté de l’aurore naissante

Rencontre fabuleuse
d’un Chat et d’un Renard!
Rien ni personne n’aurait pu dire qu’ils allaient se rencontrer
si ce n’est la lune rousse qui les éclairait dans cette jungle des sentiments.
Et qui a permis que dès leur premier regard, leur cœur s’embrase et ne cesse plus de battre la chamade comme un vol d’hirondelles au Printemps
Il aura suffit d’un seul regard pour que tout soit Magie, Beauté, Amour, Folie
D’un seul clin d’œil, ils se sont compris
Une lettre, un parfum, les voilà enlacés à jamais
Merci La Vie

Le Week-end est trop chargé pour que j’écrive mais ce n’est pas triste : les enfants apportent de la vie à la maison et l’amour est loin d’être absent.
Je vous lirai avec plaisir.

La magie, ça tient à peu de choses parfois
C’est être ici et là-bas
Toujours vivant à la volée

Le merveilleux est partout
Si tu sais le voir…

Merci à vous toutes pour cet échange, j’ai été très touchée par ce texte collectif!
Par ordre d’apparition Phoenixs, Plume Bleue, Eclaircie, Marjo, Elisa et à nouveau PlumeBleue pour ses mots d’ouverture