Archive des auteurs : Marjolaine

Fil de faire,


Une plateforme en haut de l’échelle
Un filin qui se perd dans la brume
Pas de retour en arrière possible
On pose le pied timide
Émergeant du brouillard une sphère
La surface lisse et luisante épouse le ventre
Les pieds libérés cherchent un nouvel appui
Une arête vive suffira-t-elle à retenir la chute ?
Une blessure au talon rappelle la posture
Les mains ouvertes cueillent une dernière feuille
Le sol s’ouvre dans un tapis d’étoiles.
…..

Petit pas en avant
Grand glissement en arrière
Tu vas cheveux tirés
Bras serrés sur le vent
Jambes tendues en avant
Dans l’air lourd
Un rien sous le pied
Au-dessus d’un tout qui t’appelle
Il te faut garder la tête droite
Les yeux rivés devant toi
Fragile battement de cils
Qui peut te jeter hors du jeu
Comme on lance un dé
Au hasard léger
Ou au tapis…
……

Il n’est pas aisé
De tenir sur un pied
Sauf peut-être
Pour un unijambiste …
L’histoire
Que je vais vous raconter
Tient à peu de mots
Ou juste par un fil.
Celui de ma mémoire
Un peu chancelante parfois
Me ramène à mes 8 ans, sautant
A la corde et à l’élastique avec les copines,
Ou tentant de faire tourner ce clown jongleur équilibriste,
Que je tenais précieusement entre mes mains …
Hop, une pression tenue sur le cadre en bois
Et voilà mon personnage en haut de la barre,
Fier de ses biscoteaux …
Un simple relâchement de ma part
Suffit à le faire dégringoler aussitôt.

Rien n’est jamais acquis à l’Homme
Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc
Ce qui compte vraiment ?
Garder le Cap
Savoir faire la roulade avant
Le secret finalement?
Apprendre à mettre un pied devant l’autre
A marcher lentement pour découvrir l’équilibre incertain de la beauté du Monde
Tout simplement!


Par ordre d’apparition dans cet exercice de funambule averti:
Eclaircie suivie de prêt par Phoenixs et Marjolaine, qui respire lentement pour ne pas tomber à la renverse, c’est ce qui prend un peu plus de temps.
Elisa et Kiproko ouvrent les parapluies pour équilibrer leurs traversées sur la corde
accompagné par 4Z, qui de son côté enfile ses espadrilles, et, souple comme il est, passe sans difficultés, en danseur étoile des mots.

Le titre appartient à Phoenixs.
Je vous souhaite une très belle semaine masquée comme Zorro pour bien vous protéger

Sagesse nocturne de la chouette

Est-elle chou dans son cocon de crème
Quand les arbres n’ont plus de cimes
Les yeux ronds tournés vers l’absence
La nuit ne voit plus briller
Les pépites et les éclairs
Je poursuivrai les ululements
Rien ne m’effraie que ton silence
À l’Aube je n’ai pas vécu le crépuscule
Déjà la chouette ferme les paupières
Ailes repliées sur sa tour immense
Un chouette samedi commence


Un petit hommage aux rapaces discrets

Sagesse nocturne,

Évite ses yeux lune
Qui te suivent entre les branches
Il se pourrait qu’elle t’emporte
Sur le fil de la nuit
Entre voiles et voilures
Lame aiguisée du rêve
Sans mémoire
Non qu’elle soit maléfique
Mais
Ce qu’elle préfère en toi
C’est l’absence de son monde
….
Choux, Hiboux, Genoux, Cailloux … Sous
la feuille du Chêne ou du Bouleau
se cache un être sensible, doué
de la vison de ce que le p’tit d’Homme a perdu.
Sur sa vieille branche, ainsi perché, Minuit venant de sonner,
elle observe le loup et le chaperon rouge,
chacun de son côté, courant à perdre haleine
pour tenter de se retrouver …

Il est donc temps de leur délivrer son secret:
Manger du choux est bon pour la santé
Chanter à tue-tête est bon pour avoir le cœur en fête
Avoir une chouette pour amie permet de ne plus avoir peur ni du noir ni de rien du tout d’ailleurs
Et non , écoute moi donc! Je le sais puisque je te le dis, tu peux me croire, Il n’y a pas de x à la fin de chouette, chat, j’en suis sûre.
Seulement une multitude d’étoiles qui brillent dans nos yeux pour que nos vies soient plus belles!

La chouette trouve à ses côtés Éclaircie qui fut si matinale, puis Phoenixs qui répondit le même jour qu’Éclaircie et enfin Marjolaine qui mit du temps à se remettre du résultat des élections. Élisa se repose au pieds de l’arbre et 4Z converse avec la Chouette au clair de lune.
Le titre vient de Phoenixs.

Bonne semaine à tous les lecteurs et merci aux auteures pour cette chouette contribution à notre création partagée!

Trouvailles en ré mineur, vaille que vaille

Sonores impasses ouvertes                               

Sur les cris

Secousses des voix viriles

Au lever de boules métalliques

Claque la parole roulée dans la sueur

Libérée du maillot

Short, baskets luisantes

Glissé de semelle dans le tympan

Et le merle sous la feuille trille

Son chant mémoire du grand silence

Qui nous faisait écho…

Vaille que vaille

Le trou se creuse

S’est creusé sans y prendre garde

Ne pas perdre pied

Ne pas mettre le pied dans cet abîme

Attendre

Attendre que le temps s’emploie à le combler

Demain ?

Plus tard mais pas encore hier

Retrouver le sol stable

Plus d’aspérités d’ornières ou de béance

Seule la présence jamais en allée

Tous les invités viennent d’arriver.

Les victuailles

sont déposées

sur la table du salon

du jardin.

La fête va bientôt commencer.

On est assis tous en rond

La marmaille court, rie et piaille.

Il fait si chaud qu’on en tombe nos chandails.

Les verres se remplissent lentement de prosecco.

Les chapeaux de paille se sourient et se congratulent …

« Allons les amis », dit notre hôte, se redressant aussitôt.

« Il est grand temps!

Levons nos verres

A nos retrouvailles! »

Le titre appartient à Phoenixs et Eclaircie.

Par ordre d’apparition dans cette composition: Phoenixs, Eclaircie et Marjolaine

Elisa et Kiproko arrivent après avec les gâteaux et

4Z de son côté joue un peu de musique.

Merci pour ce temps de partage et bonne semaine à toutes et à tous !

Bonne lecture et création

Guêpier de plage

En tête et pied de plage
Empreinte sur la page
À terre au bas du mur
Compter et recompter
À prendre avec aisance
Marin loin des sept lieues
Loin des plats et des flots
Ne pas perdre la face
Caché derrière son masque
Usé jusqu’à la corde
Et marcher sur les mains

……..


Guêpier,

Il ne suffit pas de le prendre
Pour que les jambes à son cou
Portent nos voyages
Qu’il soit triste ou gai
Il reste sans destal
A terre sur les genoux
Pour s’être reçu derrière
Quand devant il brasse le pissenlit
A force de l’avoir cherché
Nos chaussures gisent lasses
Et blessées
De ne l’avoir pas trouvé…
………

J’ai longtemps fait le pied de grue …
Attendant un signe, ce je ne sais quoi …
Rien ni personne n’est jamais venu
pour expliquer que les baignades, c’était partie remise
Seuls quelques goélands et mouettes grises
profitaient encore de l’Océan.

Sinon quelques sobriquets d’anciens et de jeunes gens racontaient
à qui voulait bien l’entendre des histoires à dormir debout de bêtes et de pieds …
J’ai failli mettre les pieds dans le plat
en parlant de mon projet.
J’avais beau dire que je n’y mettrais plus les pieds,
c’était bon tout de même d’y songer

J’étais à mille lieues de croire cela possible …
Pourtant si on met un pied devant l’autre et qu’on marche
sans lever le pied,
en mettant les bouchées doubles,
en faisant des pieds et des mains
pour gagner du terrain
en travaillant ensemble d’arrache-pied
on peut l’atteindre notre Himalaya

Le temps est venu
fini les autorisations
J’ai fait un pied de nez
à tous les policiers
et bras-dessus, bras-dessous
enfin, on a pu s’embrasser
s’ retrouver
dans notre pied-à-terre
pour l’Apéro, dans notre maison de plein pied au bord de l’eau
Et ÇA, C’est vraiment le pied!

Par ordre d’apparition Éclaircie, Phoenix et Marjolaine, Elisa et Plume Bleue attachent leurs souliers
et 4Z indique le meilleur chemin à suivre avant de se mettre en route.

Le titre est inspiré par Phoenix et Eclaircie

Bonne semaine Mesdames avant le déconfinement!

Et poustouflant

Il peste dans ses pantoufles
Trop larges
Qu’il sème sur la moquette
Rase
Le souffle court il court après l’une
Tandis que l’autre le nargue
Sous le buffet
Encore étonnée de ne lui point voir
De chaussettes rayées au pied
Comme se dérange le temps dans les cintres
Il claque dehors un vent mauvais
Qui contraint les chemises en veste
A rester au placard
Sur les vernies semelles endormies
A leur encolure…
……….. qui se cache derrière A

À court de souffle le vent s’enchaîne
Aux mâts et cheminées
Guettant l’inouï de la moindre particule
De vie
Quand les yeux écarquillés
Les somnambules défilent
Dans un carnaval depuis longtemps silencieux
Les oiseaux s’étonnent des quartiers libres
Et des pans de murs défaits
Sous la voûte obscure de nos lendemains
…………… qui se cache derrière B

Dans la trame du jour
L’homme de faille
Sous ses apparences
Dissimule sa figure incontournable
Sans fard, ni masque

À chaque pas
Son chapeau se soulève
Il en sort une nuée de pensées
« Epoustouflant » s’exclame t-il
Puis, bras en croix,
Ombre qui s’étire
Il disparaît dans le soir qui titube

« Prudence » dit le sage
Seules les illusions perdurent
Dans l’éventail du papillon

Les fleurs parlent de guerre
Et racontent l’oubli du renouveau

Quel est ce chant au loin
Qui gonfle la voile
Sur le miroir des vivants ?

« Abracadabra » dit l’espoir
À cheval sur la boîte de pandore
…………. qui se cache derrière C

Eh tu viens ?
On va se promener
Eh, tu viens?
On va se baigner?
Mais non je n’ai pas le temps
Tu sais bien ce n’est pas pour le moment
Aujourd’hui, il est question
de laisser le Soleil se reposer, bronzer

C’est pas un peu époustouflant cette histoire-là?
Que la mer prenne le temps de faire la grève,
de mémoire d’éléphant, ça ne s’était jamais vu!

Pour sûr que c’est unique
de 05 à 08 ,
Nous vous proposons:
Concert d’Oiseaux
spéciale dédicace
Pour La Nature!
Que tout renaisse encore plus beau, plus fort

Et que vivent
plus beaux encore …

les bains de minuit en été
l’odeur du jasmin
Ivre de Vie
de la magie d’une chanson
d’un partage, d’un concert, d’un rayon de soleil de mer sur la peau,
de la Course de la Grande Ourse dans l’alignement des planètes

C’est cette pleine Nature en Santé qui reste époustouflante

Alors préservons-là à jamais
Dès demain, on reprendra le chemin

……. qui se cache derrière D

Une auteure- spectatrice amie vient danser sur les premiers vers ( qui est-elle?),
tandis-que 4 Z attend au clair de lune que la création collective soit enfin sur le site de Poésie Fertile

Mets ta morphose

Une ondulation étrange s’empare du tronc
Relayée par des vibrations au sol
Le pan de la colline s’ébroue
Poissons et papillons s’élancent vers
Le seul nuage présent
Les murs se teintent de rouge vif
Et de la cheminée apparaît
L’être enfoui depuis toujours
Celui qui chuchote aux bûches dans la flamme
Celui que l’on voit les yeux enfin ouverts

*** ***
Mets ta morphose,

Dans ta poche, quelque part
Sous le mouchoir
A l’abri peut-elle grandir ?
Devenir autre que toi ?
Certain répondrait cloporte
Un autre mystère
Patiente, tu verras bien
En fouillant qu’il n’y avait
Rien à voir…
*** ***

Il est l’heure
du vol bleu
des rêves oranges
il est temps
de faire un vœux
avant de se nicher dans la grange
demain sera un jour nouveau
avant de tomber dans les bras de Morphée
je vous parle d’art
sans quoi la vie ne serait que peu de chose
parfois pour aller vers demain
on doit laisser quelques doses
de ses rêves au placard
Ce matin je lèverai le poing
pour redire mon espoir
de transformer la lutte
en réelle métamorphose
d’une envolée vers des jours meilleurs.

Par ordre d’apparition de cette artistique métamorphose: Éclaircie, Phoenixs et Marjolaine puis Elisa Plume Bleue et 4Z veillent

La Firme ferme

La firme ferme
Et la ferme affirme
Que dindons et pintades
Cesseront de manger du poisson
Avant que ne leur pousse des écailles

L’oison s’exclame
La ferme !
Ainsi dans l’œuf
S’étouffe le poison
….

A la Ferme
Humons l’air
N’est-il pas meilleur qu’à la ville?
Dans la terre, les poules grappillent
de-ci, de-là, le meilleur de leur repas
Et oui, je vous le dit en mille, c’est du Bio respiro écolo
c’est le meilleur qu’on puisse trouver les filles et pourquoi s’il vous plait?!
Parce-que
A la ferme, on est tout vert à tout!

Et c’est ainsi qu’Eclaircie et Marjolaine invitent Elisa et Phoenixs à venir découvrir la nouvelle ferme très tendance où les légumes se cueillent en chantant pour conserver une bonne santé.
et 4Z se promène pas loin en regardant vivre la Ferme des Amisnimaux

Venons-nous rafraîchir les oreilles au chant des oiseaux: fauvette, lulu l’alouette et le bruant zizi. Trilles fauves,

Cousine de l’alouette
On ne te plumera pas
Plus discret
Ton chant s’en va
Sous les vents passagers
Les racines des nids
Dans les matins allongés
De promesses
Petit fauve emplumé
Ta mélodie en bec
Reviendra au printemps
Parfumer les oreilles…
***

Où l’alouette à la sauvette
Oublie sa tête chez la linotte
La grisette fauvette
Gracieuse et fauve
Dans le tableau met la couleur
Et si le peintre vient à entendre
Un joli chant sous les ramures
Oublieux du temps
Il sentira poindre le printemps
***

Jolie Fauvette
tu éclaires le ciel
de ton roux pelage

Lorsqu’on t’écoute
on ne peut que faire la fête
sans que n’ gronde l’orage.

Tu es enfin
sortie de ta cachette
et m’ v’là en train de gommer toute la page

Histoire qu’on reparte d’un bon pied pour cette nouvelle année,
gaiement à virevolter

Par ordre d’apparition: Phoenix ( dont le titre lui revient) , Eclaircie et Marjolaine … Elisa et Kiproko ne sont pas loin et 4Z veille sur tous les oiseaux.
Merci pour cette mélodie à plusieurs mains.

Mousse que terre

Mousquetaires …

Mousse que terre,

Pour être les doigts
Il faut une main
Une main de faire
En acier
Galvanisée par les majeurs
Plutôt que les pouces
Ou les poings
Bref, pour être les doigts
Il faut de la poigne…
**

Un mousquetaire sur la banquise
Noie ses armes dans la neige fondante
Faut-il chercher midi à quatorze heures
Que les capes s’envolent
Que les nappes s’enrôlent
Un coup d’épée dans l’eau réveille les ondines
Les bottes parcourent les lieues
Bien étrange ces lieux
Edmond et Alexandre Louis Pablo Gustave
Rentrent fourbus d’une campagne où les rois sont déchus
**
Chères Mousquetaires de la plume …
**

Levons l’encre, il est encore temps!
Mousse,
Par ton mousqueton suspendu,
Que vois-tu du haut de ta vigie?
Que de l’eau frémissante tout autour
Une tempête grondante se prépare …

Capitaine! Oh Capitaine!
A l’horizon, des Hommes courent
Pour reprendre en main leur vie.
La terre enrichie
les plus audacieux
Que décidons-nous?
Chacun pour soi ou tous pour un?!

Restons unis
Chers amis, n’oublions pas notre serment!
Mousse que taire n’amasse que mousse, s’il n’en n’a que pour sa frimousse.
Ensemble, Mousquetaires, restons les Cinq doigts de la main
Vivons en frères!

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Eclaircie, Elisa et Marjolaine, titre est de Phoenixs

Le voyage fut long,
après la lutte reviendront les jours meilleurs!
D’ici là, Phoenixs, Elisa, Eclaircie et tous les futures-rs lecteurs-trices, tout le meilleur pour cette fin d’année, comme on dit chez moi en Provence je vous souhaite à toutes et tous Un Bon bout d’an jusqu’à l’an qui vient.

Les potes dominicaux et leur … Jardin ordinaire,

Les potes dominicaux et leur …

Jardin ordinaire,

Si tu regardes derrière la haie
Entre « chien méchant » et « caméra en éveil »
Le bout de terre privé par nos soins maniaques
Tu verras, peut-être,
Posés sur un pont de ciel
Façon Monet moderne
Une bande de lutins
Qui te diront comment et pourquoi
Ils ont cessé d’aimer Blanche-Neige
Et leurs cousins les nains…

L’Ut In

Un luth au teint vert
a joué une musique envolée
devant un jeune lutin
médusé, ouvert aux nouveautés;
Désireux
d’apprendre
de comprendre
de s’ouvrir
à l’Univers tout entier
voilà notre petit lutin
qui se met en route
pour ne pas s’encrouter
et avoir l’air
In
Sac-à-dos sur l’épaule
Luth en bandoulière dans le dos
le voici prêt à boire le
thym du savoir et de la connaissance
sans perdre de sa quête intérieure
la musicalité d’un
trèfle à quatre feuilles

Le titre vient du lutin de Phoenixs qui commence cette création, Elisa et Eclaircie sont de repos, Kiproko voyage sur le dos d’un lutin volant et Marjolaine termine cette construction estivale avant la reprise et 4Z comme à son habitude veille sur tous les lutins bleus et verts et nous laisse entendre un air de musique, ce soir tout le monde est In comme le luth