Author Archives: Phoenixs

L’oreiller du ciel,


Rendez-nous nos rêves et nos contes

Nos rivières et nos forêts

Le souffle du matin et la brise du soir

Les chemins ignorés des pas trop pressés

Les voix éteintes qui chantonnent encore

Laissez-nous contempler la pluie

Les pages et les pages noircies par le poète

Les ponts enjambant allègrement le temps

Ainsi que les trains en partance

Nous saurons attendre leur retour

Et

Rendez-vous au pied des arcs-en-ciel

Où le trésor des vies éloignées

S’entrouvrent aux yeux pétillants

Là, le silence est bavard et les amis présents

***

Il ne disait rien qui vaille

Plus que le silence

Sans attendre qui que ce soit

Au pied des dunes

Il allait sans venir

Repartait sans destination

Léger comme le sable nu

Sous le pli de coquillages

Libre de se rendre sans vous

Chez lui nulle part…

***


Rendez-vous

Au premier endroit

Sur le blanc de la page

Dans le creux d’un silence

Au bord d’un chemin d’herbes folles

Ou d’une contre-allée d’arbres nus

Avant l’averse

Et le clair-obscur

Des grands dispersements

Une plume

Ou un bouquet de fleurs

Dans la main

Le sourire aux lèvres

Et la joie

Au rythme des cavalcades

Rendez-vous

En haut du petit escalier

Et  poser nos joues

Sur l’oreiller du ciel

Dans la lumière passagère

Rendez-vous en poésie

Où nos voix se mêlent

***

Vous me rendez- belle

Oh,  Magnifique et doux Renard!

De Vous, un seul regard

Me touche… et tout chancelle!

Cette envolée lyrique me donne des ailes arc-en ciel d’eau

J’ai le palpitant, tout frissonne…

Je tiens précieusement vos doux mots parfumés sur ma peau

Je rayonne!

Sur le chemin, qui mène à « Positano »

je danse et chante à tue-tête.

La seule idée de vous savoir là-haut

emplit mon cœur de fête.

Enfin il est grand temps de nous retrouver,

A  l’heure de la Lune et du Soleil qui s’éveillent,

« niché tout près de Naples, dans ce village hors du temps »

je reçois en présent ce rendez-vous galant qui m’émerveille

Me voilà touchée par vous

rendez-vous

conte!

Un rendez-vous impressionniste tout en petites touches lumineuses, ouvert par Éclaircie, suivi par bibi, plume bleue et Marjolaine. Dommage de ne l’avoir pas partagé avec Élisa. Bien sûr 4Z répond toujours présent en filigrane. Le titre est à Plume bleue.

Miroir, un ami poli,

Miroir, mon beau miroir

L’alouette déplumée ne se reconnait plus

A la surface du lac ou de tout miroir

Déposé là pour lui voler le soleil

Lorsque les cadres vides au centre infini

Reflètent l’image de demain Princes et princesses n’auront jamais la réponse

Seuls les yeux à demi entrouverts

Verront au delà des glaces sans tain Les corps à jamais engloutis

Des livres de contes que l’enfant traverse

***

Teint, teint

Tu plonges ton nez dans la cheminée

Magritte siffle ses locomotives

Le sens du voyage déraille

Raisonnablement

Ce que tu nommes disparait

En fumée vertige

Lisse l’iris claque

Le clap de fin

Tu n’as rien trouvé de toi dans l’illusion miroitante

De tes coquetteries…

***

Il est Poli Mon Ami

Chaque Matin Il m’offre le grand voyage

De l’intérieur vers la lumière

En Plongeant dans son Regard

Toute la vérité Reflet de l’âme S’exprime

Jaillit du cœur Étincelle

Le Miroir aux Alouettes est bien loin derrière

Maintenant Un seul regard et Tout est vrai

Tout se mélange dans notre Psyché Avec Alice

seul l’essentiel nous reste avant la Grande Traversée

Trois plumes devant la glace : Eclaircie, bibi et Marjolaine. La surface ne renvoie rien de l’essentiel de nos profondeurs 😉

Eclaircie et Marjolaine pour le titre


Sous la loupe du Martien,


***

La spirale s’étire et se distend

Se tord et se déforme

Jusqu’à son point de rupture

Pour s’enrouler sur elle-même à folle allure

Et devenir ce petit rond

À première vue anodin presque invisible

Pourtant sous la loupe du Martien hilare

De petits êtres s’agitent gesticulent

S’invectivent s’entre-déchirent

Ayant perdu la mesure et l’espoir

***

Suspension,

Tu tournes à la croisée des chemins fluorescent

Devant le brasero qui brûle sans chauffer

En rond les points abrègent les phrases trop longues

En plat tout prêt

Là-bas, au gynécée froid de la parole

Les gardiens raidis gardent et regardent

Les troupes hagardes de tes complices

Suer dans la cellophane moulante

Qui les tient serrés en rang épars.

 » Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

***

Tout a commencé

par une histoire de sens

ou plutôt de manque d’essence de l’existence.

Raymond , de là où tu es,

tu dois bien rire ou trouver cela triste à en pleurer…

Dès « le Point du Jour »

Tous, on s’est rassemblé

à côté de l’Edicule

pour clamer en Haut notre ras-le bol

pour que chacun ait plus que son obole,

on s’est posté

au  » Rond Point »

de tous les quartiers

dans tout le Pays.

Le but était de créer, de se recréer

de se sentir plus riche, tous ensemble

Une famille on a trouvé

mais le Haut n’entendait toujours point.

Alors on a changé de vitesse

de  » Point Virgule » on a mis « du Point Rouge »

Traduction de notre lutte pour tous.

On s’est posté

aux Ronds-points

pour exiger

PLUS DE JUSTICE POUR TOUS!

On a chanté,

On a crié,

On a manifesté! Paisiblement!

Rien n’y a fait!

Alors on a tapé du Point sur la table

on s’est mis en marche

et on a décidé un point c’est tout

que nous bloquerions en tournant.

Unis nous étions,

Unis nous resterions jusqu’à

Obtention de nos revendications!

Et après 6 jours et 6 nuits

Le rideau s’est enfin levé

sur une humanité « rajaunie », transformée

recentrée sur l’humain,

Transfigurée.

Il était temps! Merci à tous les Gilets pour cette marche

en avant Fanfan la Tulipe en avant la Tulipe en avant!

              C’est en avançant ensemble qu’on gagne. Restons soudés!

Dans l’ordre de parution : Eclaircie, bibi et Marjolaine pour ce rond point qui n’a pas vu Elisa et Plume bleue. Une prochaine fois sans doute ?

Le miroir des nez rouges,

Sur les gradins de bois
L’enfant écarquille les yeux
Devant les couleurs jouant l’arc-en-ciel
Les nez rouges et les paillettes
Sous le chapiteau
La clameur prend parfois des allures plus sombres
Les grands ont oublié la magie de l’enfance
Des trapézistes et acrobates
Et du jeu pour jouer
Seules les montagnes savent la force des miroirs
****

Comme tout est blanc sur cette place vide !
Il ne faut surtout pas fermer les yeux
Les couleurs se tiennent prêtes à éclater
À se saisir de tout l’espace pour le colorier
Couleurs criardes !
Et le bruit les suivrait
Et la foule dans la foulée
Non ! Il ne faut pas fermer les yeux :
Le ciel serait enseveli par les robes et les pantalons
Des adultes sans oreilles qui hurlent chaque mot
Je redeviendrais toute petite étouffée par le monde
Devrais, encore une fois, me réfugier sous l’oreille d’un éléphant
Ou derrière la crinière d’un pauvre vieux roi sans royaume.
****

Barnum sur mer,

Sous la toile d’attente
L’arène
Le sable sale humide de courses
Perdues
De chutes en rire
D’outrages délicats
Modernes.
Le roi trône Ubu froid
Défait sans cour
Et les nez rouges éperdus
Trébuchent sous les lazzi.
Éternel spectacle des
Mimes ficelés au silence
D’en haut…
****

Sur la grande place
Le chapiteau était dressé
Une voiture bariolée
Munie d’un haut-parleur
Vantant la féerie du cirque
Avait circulé dans toute la ville
Du fabuleux, du sensationnel

Le soir de la première représentation
Monsieur Loyal entrait en scène
Chapeau haut de forme et queue de pie dorée
On ressentait l’excitation des bambins
La joie des grands de redevenir enfants

Après le succès des agiles jongleurs
Enfants de la balle dès le berceau
On annonçait l’éclatante trapéziste
Qui brilla par son absence
Toujours partante pour jouer la fille de l’air
Elle avait plié bagage, pris son envol
Dans une compagnie aérienne

Les clowns n’avaient plus le cœur à rire
Pourquoi faire bonne figure sous le pli de la grimace
Les tartes à la crème n’y changeraient rien
Tout n’était que déconfiture
Ils enlevèrent perruques, nez rouges et autres fanfreluches
Puis sans autres doublures
Disparurent dans un silence sépulcral

Dans les gradins, tout se dégrada très vite
Avec la moue des petits éplorés
Le public scandait « Remboursez »
Monsieur Loyal voulant détourner le fiasco
S’empressa d’annoncer le prochain numéro
Avec son fervent enthousiasme

Mais tout le monde resta ébaubi
Un vieil éléphant…très fatigué !
A la peau fissurée et à l’œil larmoyant
Probablement le doyen du zoo circus
Arriva d’un pas indolent sur la piste
Envoya paître son dresseur
Et dénonça l’illusoire magie
Dans un perçant barrissement

De la piste, une à une les étoiles tombèrent
Entraînant dans leur chute
Les rêves d’apesanteur
Sous l’outrage de l’innocence perdue

****

Sur la Piste aux Étoiles
Je tourne
Je caracole
Je plonge mon regard d’équidé
dans celui du Monde
Et je vois quoi?!

Des Funambules
qui essayent de
danser leur vie

Des Clowns-Musiciens
qui réapprennent
le Rire et l’Émerveillement
aux enfants devenus grands

Des Équilibristes
qui se rattrapent au dernier fil
d’Humanité pour ne pas perdre
leurs rêves

Sous le Chapiteau
les Acrobates
en deux saltos arrière
sont au sommet de la Pyramide
d’Égypte
pour mieux survivre et retomber sur leurs pieds ensuite

Et qu’On soit de
Rome, de Venise
ou d’Ailleurs
L’histoire est à chaque fois
la même et unique à la fois

Pour le Voyageur
que Nous sommes
sur cette Planète
l’espace d’un instant
Tout s’arrête

Excepté peut-être
dans le Massif du Mont-Perdu
au Cirque de Gavarnie
Où un peu de poudre de riz
et de Magie retombent sur la Beauté du Monde
grâce à l’enfant en chacun de nous
qui voit autrement et croit encore que
Tout est Possible
Assurément

Et c’est ainsi qu’c’est reparti pour
Une Danse au Cirque d’Hiver, Plume et
du Soleil « Levant »

Et comme le chante si bien Mouron
 » Tant qu’il y aura des clowns…
On n’oubliera jamais
qu’on vit pour jouer
tant qu’il y aura des clowns »

Ce fut un long temps avant de recevoir tous les forains sur l’esplanade des mots, mais un tour et les voilà sous vos yeux. Bonne lecture. 4Z sur son croissant de lune, sourit en Pierrot.

Pommes rouges sous le préau,

Ecrire
Le bois dans la main
Rond et blond
Poser la pointe du stylo
Sur la surface tendre
Et dure
Du bois blond
Et rond
Au risque de casser
La tête dure et blonde
De la fille au stylo

*****

La tête contre les murs
Aux oreilles serviles
Gueules cassées grimaçantes
Et la chaleur qui oublie de décroître
Tous les casse-têtes irrésolus
Pas même une utopie pour entrevoir demain
L’enfant et son puzzle
Dont les pièces ne s’emboîtent plus
Ouvre les yeux sur le brouillard et la ficelle
Nouée d’avance par des mains inconscientes

*****

Lorsque je suis en tête à tête
Avec moi-même
Que je me parle sans rien me dire
A me demander dans le miroir
« quel je joues-tu ? »
Mon cortex atteint le sommet critique
Embrouillé comme un sac de nœuds
Causant le trouble tête, semant la zizanie
Et l’affaire se complique

Faudrait-il me mettre sur écoute
Pour dénouer mes faux-semblants
Raisonner cet agent double ?
Toujours au bord de la rupture
Sur des chemins de traverse
C’est toujours le début des embêtements
Lorsque je cherche la petite… bête
Entre ça et moi et autre sujet sensible
Qui titillent ma cervelle
Comment résoudre l’équation ?
De cette prise de tête, je ne sors jamais indemne
Le rouleau compresseur d’un vague à l’âme
M’entraîne vers le fond sans échappatoire
Et tout donne sens à mon désordre mental

La mélancolie, cette tracassière indécrottable
Épie mes tourments, jette son froid
Comme une lancinante bise de novembre
Parfois je la toise sans perdre la face
Et j’entre en résistance sourde
Je bataille tous feux éteints
Esquivant l’appréhension frontale
Sans suite dans mes idées
Alors, pour congédier mes maux chroniques
Je dégrossis, clarifie, me débrouille
Je mêle les mots et démêle mes pelotes de laine
Toujours en solitaire et avec la même patience

Parfois me prend la peur de tourner en rond
Au fond de mon bocal et même un peu plus haut
Je lutte pour trouver l’issue de secours
Afin que la camisole ne me soit pas fatale
Mine de rien, tout devient vite… minant
Autant qu’un casse-tête chinois

*****
Tu te penches au-dessus des nuages
A chercher les formes fixes
Un sens coton mouton glisse
Puis rien
Tu creuses les silhouettes vaniteuses
Les tiennes dans le miroir
Un non sens mouton bêlant passe
Puis rien
Tes mains nerveuses épuisent le sable
Sel galets sang coulent
Puis rien
Ton crane poli a trouvé ce qui cassait
Mais il dort à présent dans le silence
Du rien

*****

Tous les chemins
mènent à Rome.

Si je prends à droite
que se passera-t-il?
Et si je décide de partir à gauche
aurais-je plus de chance?

Tout est question de choix
de rencontre, de voie qu’on se trace.

Pour l’instant j’hésite, je n’sais pas
je reste en suspens
au Chemin des 4 Vents, Au croisement du Labyrinthe
je n’peux pas choisir, je n’veux pas, j’ouvre les bras sur Tous les Possibles

Heureusement,
pour m’éclairer

J’ai toujours
ma Boussole du Cœur,
mon Fil Rouge
ma Pelote de Laine

Alors, et si on jouait
à être grand

sans ces casse-têtes
remisés au placard,
on ferait le Tour du Monde
en prenant ensemble tous les chemins

Et par la réalité bien connue de l’enfance
comme par magie, tous les casse-têtes seraient résolus!

Alors, qu’est- ce tu fais? Tu viens? ON jOUE!?!

Sous le préau à la recherche des pommes d’automne : Elisa, Eclaircie, Plume bleue, bibi et Marjolaine
Le casse-tête c’est de retrouver le fruit défendu plein de promesses.
Le titre s’est inspiré de Plume bleue et 4Z a validé 😉

De mémoire , inventer l’automne

Inventer l’automne
Quand tout est mémoire
Le cri des engoulevents au crépuscule
La douceur des ululements
La lumière complice de la lune.
Inventer les couleurs
Tant de fois partagées…
Le crissement imaginé d’une plume
Le sourire dans une voix.
Les feuilles cèdent au vent et à la pluie
Je résiste encore au temps qui sépare à jamais de juillet
Demain, je m’enroulerai dans les brouillards blancs
Leurs silences bienfaisants apaiseront les miens.
Elisa
****
En chaussons et tutu, sur les pointes
La coiffe chargée de fruits
Et le vent pour toute scène,
L’automne par petits entrechats
Sautille entre les arbres charmés
Puis se lance dans des arabesques
Vertigineuses et colorées.
Les branches la porte aux nues
Et dans un frisson de plaisir
La danseuse entraîne les feuilles
Dans un dernier ballet
Et s’allonge ocre et dorée sur la terre humide.
Eclaircie
****
Entre moissons et vendanges,
Tout s’effeuille
Dans la mémoire qui brûle.

C’est le temps des grandes migrations
Les oiseaux ont appris la longueur des jours
Plient bagage avant la cisaille du premier frimas.
Sous les cuivres rutilants
Les méditations solitaires se lient
Aux murmures des feuilles jonchées
Et, dans la chevelure rousse des arbres,
Leurs soeurs vacillent avant la sentence.

La grâce éthérée d’un tourbillon d’or
Cache l’orbe des regrets.
L’âme s’épanche
Au plus profond de l’obscur
Ballet étrange et cyclique
Où les pas glissent vers l’imprudence des jours.

Dans l’harmonie des métamorphoses,
Sous les apprêts flamboyants de l’automne
La toile des silences est propice à tous les désordres.
Ainsi, nous ébranle la mélancolie.

Plume bleue

****

Feuille de route,

Effacer l’homme du paysage
Gommer ses paroles interminables
Dégoulinantes sur les murs défraîchis
Les écorces rongées par l’acide des gestes
Les eaux secrètes vomies des turbines
Oublier son passage dans les saisons amères
Les chutes vertigineuses
Les ruines craquées aux jointures
Ce serait comme inventer l’automne
Sans l’hiver dans ses veines…
****

Aujourd’hui
Tout bouge
A la Boutique des 4 Saisons !
Le Bas est en haut,
Le Haut est en bas.
Tout est Chamboulé.
C’est l’Automne, Architecte de la Vie
Qui vient transformer son Palais.

Mettez un peu d’Eau
C’est important pour bien pousser.
Rajoutez une note de ton orangé
Ça fait du bien à l’humeur et au teint.
Imprégnez-vous de la Terre, des Arbres
Et prenez le temps de regarder, de respirer.
Les oiseaux nous gazouillent un concert
Avant de se réfugier dans leur duvet.

L’Automne l’a dit
Maintenant c’est décidé
Fini la grisaille
Automne rime avec
Couleurs Multicolores,
avec Rires Sonores,
avec Joie d’Exister
Alors, prenons-nous par la main pour faire une ronde tout autour du Monde et
Dansons La Vie

Marjolaine

Ces plumes au vent ne pouvaient que danser sur une note de vie.

L’insoumis voyageur immobile,

Ceindre de mes bras le tronc aux mille veines
Qui cache toute la sagesse du monde.
Toucher l’écorce rugueuse,
Ta peau lézardée contre ma paume lisse,
Ressentir ta force tranquille,
Honorer ta patience, fêter ta grandeur.
Murmure-moi le secret de ton équilibre
Qui va de l’ombre à la lumière.
Raconte-moi ton histoire !

Arbre de vie, l’insoumis,
Tu t’enracines, épouses les quatre saisons
Et ta nature reprend ses droits.
Ta mue est lente et silencieuse,
Si précieuse à ta métamorphose
Pour qu’enfin ta cime altière et libre
Défie l’arrogance des dieux.
Arbre de vie, l’immortel,
Entre la terre et le ciel

***

L’arbre élagué lance autant de rejets
Que sa sève peut en faire naître
Tandis que le tronc nu
Vestige des hivers et du fond des temps
Compte ses racines et ses enfants
Son écorce parfois douce souvent rêche
Ne blesse jamais la main qui l’effleure
Voyageur sans voyage
Ses murmures franchissent tous les cimetières

Au cœur de l’arbre creux ton empreinte et ta présence
Nourrissent l’avenir au-delà de la vie

***

Il prendra racine où ta vie poussera
Au fil des veines qui courent sous l’écorce
Rude
Il sera l’ombre et la lumière
Flaques de vent sous lesquelles tu poseras ton souffle
Court
Longtemps après toi les feuilles dessineront sur les nuages
La nervure du passager
Esquissé

***
Le ciel tourmenté chasse de gros nuages
Tout est vaste sur la plaine
Rien ne limite les espoirs des enfants sages.
Ici on joue, on rêve, on écoute et on voit.
On voit le frémissement des arbres
On entend leur voix chaude qui dit tout
Du présent, du passé, des récits, des légendes.
L’ancien marais est un paradis
Pour ceux qui se couchent, joue contre terre
Pour ceux qui touchent de leur enfance
Le bois tendre des vieillards bienveillants.

***
Arbre de Vie
Ligne de Cœur
Poumon de l’Univers
Tu nous offres le plus bel air

Arbre de Vie
Que serais-je sans toi?
Tu déroules une colonne vertébrale
du Centre de la Terre jusqu’aux Étoiles

Adossée à ton tronc
Tout s’apaise
au chant du bruissement de tes feuilles
Force tranquille, tu avances

Et, dans le silence de Ta Musicalité Intérieure
retrouvée, A notre tour, on développe
Notre propre Arbre de Vie
de Lumière!

Autant de vols d’oiseaux échappés de cet arbre de vie, les mots brindilles sont les nids qui lui donnent de la voix.
Je ne doute pas que 4Z aurait tenté de jouer le renard…

Lever l’encre,

On lève bien les armées
Depuis les temps immémoriaux
Où sortis du ventre du néant
Les hommes ont dû exorciser la peur
Il est encore temps
De renverser la vapeur
De lever l’ancre sans navire
Sans voile sans foc sans étrave sans entrave
Sans proue ni artifice ou artimon
Depuis le hunier jusqu’au fond de la cale
Où se blottissent les animaux blessés ou pas
Ceux que l’on a enfermés là depuis les temps immémoriaux
Où sortis du ventre du néant….
Levons enfin l’encre pour chanter l’alphabet depuis le Z jusqu’au A
Que le phœnix renaisse de ces cendres sous l’éclaircie chagrine
Quand les fleurs du cinéraire jaune sont partie du soleil
****
L’enfant de la mer,

Jette ses coquillages, ses âges
Aux vagues endormies
Pour qu’un jour, un seul
Elles les lui rendent moussus
Intacts sous les algues
Ce seront quelques mots sur la plage
A spirales
De sourire demain

****

Ce matin, c’est décidé
il est grand temps de s’réveiller
et de prendre en main sa Destinée

Alors si t’es d’accord avec ça l’Ami-e-,
lève toi et un peu avant midi
En crie… hié! L’encre aura passé

Aujourd’hui, tu es ton meilleur-e allié-e-
pour naviguer en mer moins noire
et transformer cette blanche page sur le cahier, en espoir

Et! Cadeau de l’hirondelle, d’ici ce soir, si t’es Ok,
tu auras une plume nouvelle,
pour voyager au cœur de ton histoire ,
plus C. O.L.O.R.E.E

Alors?! Tu t’invites?! Le voyage vient tout juste de commencer

Un petit trio sur la barque d’un été nouveau. Eclaircie, bibi, Marjolaine. Nous attendons sur le pont Elisa et d’autres marins des mots.

Une pensée à 4Z qui veille sur l’équipage 😉

Les passagers de l’exil,

Bien que les fenêtres soient ouvertes
La maison a disparu
Il ne reste que ces plaies béantes
Offertes aux regards
Et à tous les vents
Nulle trace de murs ni de cheminées
Nul souvenir des marches que nous aimions gravir
Pour nous réfugier dans la mémoire du grenier
L’herbe verte partout ailleurs ne pousse plus ici
Seul le lierre s’aventure sur les cadres de bois noirs.
****
Le lac frémit même sans le moindre souffle
Afin de briser les arêtes trop vives
Des pierres s’abritant dans son onde
Elles proviennent de ces chemins
Longtemps après le dernier pas
Du promeneur qui les a désertés
Elles savent la force de l’eau
Dont elles attendent de devenir sable
Pour s’allonger sur la plage et se laisser happer
Par la volonté de l’océan

****
Les larmes du virtuel,

Tu racontes ta vie sur les pixels agités
Quelqu’un te lit sans regarder
Un sourire jaune salue ton passage
Une grimace de l’échange
C’est ton monde à présent
Qui tend entre toi et la matrice
Un large fil fluctuant sur le trou noir
De tes vies absentes
****

Je suis un satellite et je gravite autour
D’un cœur qui s’est perdu dans l’espace où le coup
De pied d’un footballeur l’a envoyé. Nos rêves
De retourner sur terre et d’y rire avec d’autres
Victimes d’un exil passager, se confondent.
Ce cœur sous un visage étonnamment gracieux
Me transmet par la voie des ondes sa surprise
De me voir lui sourire alors que dépourvu
De traits humains je n’offre à ses yeux qu’une sorte
D’enveloppe ; elle est faite en métaux résistants
Dont la fonction n’est pas a priori de plaire. (…)

Le texte de 4Z choisi par Élisa clôture ce voyage dans l’ici et l’ailleurs et répond de manière  » heureuse » au mien plus sombre. L’espace embarque l’océan d’Éclaircie dans le grenier secret plein d’étoiles, malgré tout,d’Élisa. Le voyage continue sans limite…