Historique de l'auteur : Phoenixs

Ne pas effacer,

Touche délicate au cœur du miroir

Pour adoucir la marque de temps

Quand au ciel

Tellement nombreuses

Leur absence leur explosion

Ne se distinguent pas dans le spectacle

Enchanteur des nuits de solstice

Où leur couleur heurte encore les mémoires

Je voudrais être ce berger solitaire

Ne se fiant qu’à celle du Nord

Qui m’entraînerait dans ce sommeil

Peuplé de toi

****

De neige, d’été filante

Sur tapis noir jetée au jeu

Des noms savants :

Casserole emmanchée

Cassiopée tête en bas

Oursonne au miel sombre

Tu jettes au passage de l’homme

Ta poussière lointaine

Qui lui rappelle, œil en larmes,

Qu’il ne t’atteindra pas…

***

Et toi le

voyageur

qui marche,

à la lueur

de l’étoile,

de l’aube au couchant,

Je te vois,

hissant la grand voile

direction le Firmament.

Doux rêveur

tu crois

en la force du présent

éclairé par tous les mots

de chaque être rencontré

Sous l’étoile

est né

un nouveau continent

force vive

nommée

LIBERTÉ!

En place et lieu de Pierrot, trois plumes : Eclaircie, bibi et Marjo qui prêtent bien volontiers la leur au voyageur interstellaire.

Brasses coulées,

Le ciel au comble du bien-être

S’amuse de toutes les étoiles

Virevoltant sans retenue

La lune chatouilleuse s’est retirée dans l’ombre

Où les contingences tombées dans l’oubli

Laissent libre cours aux fantômes rieurs

Le puits n’est plus ce gouffre sombre

Mais une spirale vers les hauteurs imaginées

Je traverse livres et recueils

Certaine de frôler la stupéfaction

Et tous les visages happés par le miroir

Les yeux ouverts ou clos

La fièvre est euphorique la soif éblouissante

Parcelles de présents autrefois embrassés

****

Miss Euphorie à table,

Ramasse les restes des résilients

Rire à demeure conditionne l’air

Il s’en faux

Loin des grises mines de vie mâchée

De travers en long et large

Décousue

Elle reste sourire sur cire

A croire au feu de joie

Intérieur à l’abri des courants

D’ère…

****

Moment éphémère

On rit, on pleure, on vit.

Ce soir, à gorge déployée

Tout se délie. Tous se détendent.

On est bien

Face à la mer, Relax

Un fou-rire nous prend.

Inspiration … Respiration …

On allonge sa colonne vertébrale

Exercice de yoga.

Bonnes sensations communes on a

Et, dans l’Ivresse du Moment

Une Euphorie générale nous gagne

qui nous entraine,

dans une immense explosion de joie,

à poursuivre le voyage intérieur Bien-être – Sourire

vers nos plus beaux horizons aux mille-et-un paysages

Direction:  EUPHORIE!

Rien de mieux pour garder la forme!

Entre deux nages : Éclaircie, bibi et Marjolaine.

Le titre revient à Élisa qui est restée à la mer

Le puits du silence,

Le puits du silence,

Ah ! La solitude

Du rocher qui ronronne sans caresse

Celle du lecteur de livres aux pages vierges

De la lune maquillée pour un bal en solo

Que dire de l’araignée dans un champ de pesticide

Maudissant la charogne réfugiée

Dans le congélateur

Détestant les insectes partis au Baléares

Peut-être au paradis ou dans un assommoir

Tandis que l’aïeul entouré de si près

Regrette le temps où seul il avançait

Au gré de son pas

Tandis qu’en ce cerveau grouillent les papillons

Les gens les poêles à frire les éléphants

Je me demande si l’agoraphobie n’est pas un moindre mal…

****

Depuis quand ?

Nous sommes des puits profonds

Traversés de mutismes

L’insondable nous minerait

S’il n’était une ressource

Paisible et fraîche

Qui souvent nous répare

Qui parfois nous dévaste

Toujours seuls même au monde

Nous sommes des puits profonds

Que dissimulent les apparences

Et le lierre silencieux

****

Electron libre,

Dans la fusion générale

Va tourbillonnante

La particule invisible

Au rendez-vous manqué des atomes

Crochus.

Dans l’ordre d’apparition : Éclaircie, Élisa et bibi. Marjolaine nous rejoindra plus tard. Le titre est inspiré par Élisa. La vérité ne nous en tiendra pas rigueur puisqu’elle est de sortie.

L’élégance des lumières,

L’élégance des lumières,

Certains mots, après avoir longtemps volé très haut dans les nuages blancs, se posent près de nous. Sur une branche, sur le dossier d’une chaise de jardin, sur un sol fraîchement remué.

C’est à chaque fois un petit miracle que, pour ne pas interrompre, nous contemplons immobiles. Même notre respiration se fait plus discrète car rien ne doit troubler le mot.

Celui-là est de ceux qui émerveillent. Longtemps captif dans une cage, dorée mais toujours close, il vivait dans le luxe capiteux des odeurs bien nées. A présent, privé d’une lettre, abandonnée pour franchir les barreaux, il est accompagné des senteurs boisées de son nouvel habitat, de celles des terres humides, des fleurs indomptées, des sols tapissés d’herbes inventives.

Son dos est parsemé de lettres qui composent, au gré des lumières, des poèmes différents, un peu sombres mais brillants.

Lorsque le mot s’envole, il nous semble distinguer, au moment où il touche le ciel, la silhouette très fine d’une femme, élégante.

Et nous restons là, tête inclinée. Au sol mais plus légers.

****

Enfouie

au plus profond de ma mémoire

ressurgissent

les couleurs parfumées de l’enfance 

Quelques notes fraisées

se rappellent à mon doux palais

et  j’hume, déambulant

dans le jardin d’été,

les fières tomates grimpantes

et les odorants rosiers multicolores …

avant de revenir en courant

savourer avec plaisir

ce merveilleux sorbet aux fraises

de mes tendres années.

Lorsque on y repense

toutes ces fragrances

font de nous ce que nous sommes

Il suffit de presque rien

une note, un doux parfum

pour nous voir replonger

dans le grimoire de notre histoire …

De l’enfance à l’amour

il n’y a qu’un pas,

tout est question d’attirance

tout résonne

qu’est-ce que tu sens bon

je m’sens bien à tes côtés

et si on plongeait

dans notre voyage d’amour qui nait, en fragrance?

Dans le fond, nez contre nez, que t’en penses?

****

Un petit air(r) s’est envolé

Chargé d’effluves

Pour égayer les cerveaux aseptisés

Le dictionnaire et l’académie

Offrir la légèreté au printemps

Qui fleure la hâte et le bonheur

Des senteurs mêlées de toutes les teintes

Tandis que les fruits lourds et charnus

Guettent le soleil à son zénith

Embaumant jusqu’à la nuit

Sous la lune gourmande et câline

****

Roulez mécaniques fantômes

A pleine allure en matin métal

Plomb confondu

Avec l’or des haleines sèches

L’essence sème le trouble

Sur les routes rectilignes

Dont le parfum se perd

En bitume froid

Sur nos chemins incolores

****

Par ordre d’apparition : Elisa, Marjo, Eclaircie et bibi, sans oublier Plume bleue qui parfume son encre et 4Z le  » nez  » du petit cercle des parfumeuses…

Morceau de ciel en frac,


La poésie se niche dans les mots légers.

Ceux qui font lever les yeux vers l’océan bleu de l’été qui s’installe.

Ceux qui donnent au sordide une apparente douceur

Inattendue, fragile.

Ce sont des petites fées, invisibles et sonores.

Seuls les rêveurs, qui comptent sur leurs doigts et mangent sur la lune,

Les aperçoivent parfois.

Petits vagabonds serrés les uns contre les autres sous les jupes d’un pont.

Policiers à vélo en bel habit découpé dans un morceau de ciel

Beaux jours qui reviennent, à tire d’ailes d’oiseaux volant haut sur nos rêves.

****

Tu prends la fenêtre

Tu l’ouvres tôt

Quand tes congénères dorment

Debout

La tête en avant

Tu t’assieds ou t’assois

Comme tu veux

Tu loges près des branches anciennes

Exprès

Pour voir le chant arc en ciel des chœurs

Emplumés

Sans lesquels le monde serait clos

Sur l’assourdissant

Et tu te tais enfin de connaître

Un peu de joie ailée

****

Vous êtes prêts?!

Attachez vos ceintures;

Décollage immédiat

A tire d’ailes …

Direction Liberté

Printemps Eté

le voyage peut enfin commencer!

Pour les petiots

tout est nouveau;

pour les plus anciens

tout reste beau …

sur le chemin retrouvé des vacances

tous les oiseaux

prennent le bateau!

Sur l’Espérance

les Hirondelles

mènent le débat:

aller aux Iles Seychelles

ou aux Canaries?

Pour nos amies demoiselles

tout est permis! du moment qu’on rit avec ses amis!

****

Habillée d’un frac

Les longs voyages sont ton lot

Dis-moi les collines les montagnes les bois et les océans

Les lieux hostiles sans reposoir

Les ciels vides d’insectes

Je me souviens

Enfant

Des joyeuses portées que tu dessinais

Le long du moindre fil suspendu

De tes nids dans l’étable

De tes départs aux airs tristes et de tes retours

Emplissant d’espoir la saison à venir

En compagnes de route : Elisa, bibi, Eclaircie et Marjolaine

Le titre : un peu d’Elisa, un peu d’Eclaircie.

Que ces oiseaux portent leur message à 4Z et Plume bleue

Apparaître,


Au centre du mur en pierres inégales

Un trou

Pas vraiment rond

Non plus carré

Où pourrait se glisser le jour

S’il apparaissait

La nuit si elle avait un sens

Cependant que mille passants

A l’endroit

Comme à l’envers

Ont renvoyé l’écho de leur présence

Sans un regard vers la fenêtre embryonnaire

***

La petite sirène dans le froid

Jette l’or de l’hiver devant elle

La vision s’allume de rêves chauds

Pendant que l’eau se referme caveau bleu

Sarcophage

Les regards n’ouvrent rien d’autre

Sur l’insensée solitude des voyants

***


 » Feunaitre »

Feu naitre…

Curieux mélange

de chaleur

et de repli

qui permet

à celui

qui le souhaite

d’observer

sans être vu

de se glisser

dans la peau de l’agent secret

ou de laisser entrer

cette petite lueur

qui vient d’apparaître

Feu, n’être

pas encore mort-vivant

mais bien ce jeune premier

qui n’a de cesse

de chanter de

fenêtre à cour

pour éblouir sa dulcinée

Fenêtre amie

laissons pénétrer la lumière

pour que la vie

soit plus belle du dedans

de l’extérieur

tout simplement

L’oreiller du ciel,


Rendez-nous nos rêves et nos contes

Nos rivières et nos forêts

Le souffle du matin et la brise du soir

Les chemins ignorés des pas trop pressés

Les voix éteintes qui chantonnent encore

Laissez-nous contempler la pluie

Les pages et les pages noircies par le poète

Les ponts enjambant allègrement le temps

Ainsi que les trains en partance

Nous saurons attendre leur retour

Et

Rendez-vous au pied des arcs-en-ciel

Où le trésor des vies éloignées

S’entrouvrent aux yeux pétillants

Là, le silence est bavard et les amis présents

***

Il ne disait rien qui vaille

Plus que le silence

Sans attendre qui que ce soit

Au pied des dunes

Il allait sans venir

Repartait sans destination

Léger comme le sable nu

Sous le pli de coquillages

Libre de se rendre sans vous

Chez lui nulle part…

***


Rendez-vous

Au premier endroit

Sur le blanc de la page

Dans le creux d’un silence

Au bord d’un chemin d’herbes folles

Ou d’une contre-allée d’arbres nus

Avant l’averse

Et le clair-obscur

Des grands dispersements

Une plume

Ou un bouquet de fleurs

Dans la main

Le sourire aux lèvres

Et la joie

Au rythme des cavalcades

Rendez-vous

En haut du petit escalier

Et  poser nos joues

Sur l’oreiller du ciel

Dans la lumière passagère

Rendez-vous en poésie

Où nos voix se mêlent

***

Vous me rendez- belle

Oh,  Magnifique et doux Renard!

De Vous, un seul regard

Me touche… et tout chancelle!

Cette envolée lyrique me donne des ailes arc-en ciel d’eau

J’ai le palpitant, tout frissonne…

Je tiens précieusement vos doux mots parfumés sur ma peau

Je rayonne!

Sur le chemin, qui mène à « Positano »

je danse et chante à tue-tête.

La seule idée de vous savoir là-haut

emplit mon cœur de fête.

Enfin il est grand temps de nous retrouver,

A  l’heure de la Lune et du Soleil qui s’éveillent,

« niché tout près de Naples, dans ce village hors du temps »

je reçois en présent ce rendez-vous galant qui m’émerveille

Me voilà touchée par vous

rendez-vous

conte!

Un rendez-vous impressionniste tout en petites touches lumineuses, ouvert par Éclaircie, suivi par bibi, plume bleue et Marjolaine. Dommage de ne l’avoir pas partagé avec Élisa. Bien sûr 4Z répond toujours présent en filigrane. Le titre est à Plume bleue.

Miroir, un ami poli,

Miroir, mon beau miroir

L’alouette déplumée ne se reconnait plus

A la surface du lac ou de tout miroir

Déposé là pour lui voler le soleil

Lorsque les cadres vides au centre infini

Reflètent l’image de demain Princes et princesses n’auront jamais la réponse

Seuls les yeux à demi entrouverts

Verront au delà des glaces sans tain Les corps à jamais engloutis

Des livres de contes que l’enfant traverse

***

Teint, teint

Tu plonges ton nez dans la cheminée

Magritte siffle ses locomotives

Le sens du voyage déraille

Raisonnablement

Ce que tu nommes disparait

En fumée vertige

Lisse l’iris claque

Le clap de fin

Tu n’as rien trouvé de toi dans l’illusion miroitante

De tes coquetteries…

***

Il est Poli Mon Ami

Chaque Matin Il m’offre le grand voyage

De l’intérieur vers la lumière

En Plongeant dans son Regard

Toute la vérité Reflet de l’âme S’exprime

Jaillit du cœur Étincelle

Le Miroir aux Alouettes est bien loin derrière

Maintenant Un seul regard et Tout est vrai

Tout se mélange dans notre Psyché Avec Alice

seul l’essentiel nous reste avant la Grande Traversée

Trois plumes devant la glace : Eclaircie, bibi et Marjolaine. La surface ne renvoie rien de l’essentiel de nos profondeurs 😉

Eclaircie et Marjolaine pour le titre

Sous la loupe du Martien,


***

La spirale s’étire et se distend

Se tord et se déforme

Jusqu’à son point de rupture

Pour s’enrouler sur elle-même à folle allure

Et devenir ce petit rond

À première vue anodin presque invisible

Pourtant sous la loupe du Martien hilare

De petits êtres s’agitent gesticulent

S’invectivent s’entre-déchirent

Ayant perdu la mesure et l’espoir

***

Suspension,

Tu tournes à la croisée des chemins fluorescent

Devant le brasero qui brûle sans chauffer

En rond les points abrègent les phrases trop longues

En plat tout prêt

Là-bas, au gynécée froid de la parole

Les gardiens raidis gardent et regardent

Les troupes hagardes de tes complices

Suer dans la cellophane moulante

Qui les tient serrés en rang épars.

 » Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

***

Tout a commencé

par une histoire de sens

ou plutôt de manque d’essence de l’existence.

Raymond , de là où tu es,

tu dois bien rire ou trouver cela triste à en pleurer…

Dès « le Point du Jour »

Tous, on s’est rassemblé

à côté de l’Edicule

pour clamer en Haut notre ras-le bol

pour que chacun ait plus que son obole,

on s’est posté

au  » Rond Point »

de tous les quartiers

dans tout le Pays.

Le but était de créer, de se recréer

de se sentir plus riche, tous ensemble

Une famille on a trouvé

mais le Haut n’entendait toujours point.

Alors on a changé de vitesse

de  » Point Virgule » on a mis « du Point Rouge »

Traduction de notre lutte pour tous.

On s’est posté

aux Ronds-points

pour exiger

PLUS DE JUSTICE POUR TOUS!

On a chanté,

On a crié,

On a manifesté! Paisiblement!

Rien n’y a fait!

Alors on a tapé du Point sur la table

on s’est mis en marche

et on a décidé un point c’est tout

que nous bloquerions en tournant.

Unis nous étions,

Unis nous resterions jusqu’à

Obtention de nos revendications!

Et après 6 jours et 6 nuits

Le rideau s’est enfin levé

sur une humanité « rajaunie », transformée

recentrée sur l’humain,

Transfigurée.

Il était temps! Merci à tous les Gilets pour cette marche

en avant Fanfan la Tulipe en avant la Tulipe en avant!

              C’est en avançant ensemble qu’on gagne. Restons soudés!

Dans l’ordre de parution : Eclaircie, bibi et Marjolaine pour ce rond point qui n’a pas vu Elisa et Plume bleue. Une prochaine fois sans doute ?

Le miroir des nez rouges,

Sur les gradins de bois
L’enfant écarquille les yeux
Devant les couleurs jouant l’arc-en-ciel
Les nez rouges et les paillettes
Sous le chapiteau
La clameur prend parfois des allures plus sombres
Les grands ont oublié la magie de l’enfance
Des trapézistes et acrobates
Et du jeu pour jouer
Seules les montagnes savent la force des miroirs
****

Comme tout est blanc sur cette place vide !
Il ne faut surtout pas fermer les yeux
Les couleurs se tiennent prêtes à éclater
À se saisir de tout l’espace pour le colorier
Couleurs criardes !
Et le bruit les suivrait
Et la foule dans la foulée
Non ! Il ne faut pas fermer les yeux :
Le ciel serait enseveli par les robes et les pantalons
Des adultes sans oreilles qui hurlent chaque mot
Je redeviendrais toute petite étouffée par le monde
Devrais, encore une fois, me réfugier sous l’oreille d’un éléphant
Ou derrière la crinière d’un pauvre vieux roi sans royaume.
****

Barnum sur mer,

Sous la toile d’attente
L’arène
Le sable sale humide de courses
Perdues
De chutes en rire
D’outrages délicats
Modernes.
Le roi trône Ubu froid
Défait sans cour
Et les nez rouges éperdus
Trébuchent sous les lazzi.
Éternel spectacle des
Mimes ficelés au silence
D’en haut…
****

Sur la grande place
Le chapiteau était dressé
Une voiture bariolée
Munie d’un haut-parleur
Vantant la féerie du cirque
Avait circulé dans toute la ville
Du fabuleux, du sensationnel

Le soir de la première représentation
Monsieur Loyal entrait en scène
Chapeau haut de forme et queue de pie dorée
On ressentait l’excitation des bambins
La joie des grands de redevenir enfants

Après le succès des agiles jongleurs
Enfants de la balle dès le berceau
On annonçait l’éclatante trapéziste
Qui brilla par son absence
Toujours partante pour jouer la fille de l’air
Elle avait plié bagage, pris son envol
Dans une compagnie aérienne

Les clowns n’avaient plus le cœur à rire
Pourquoi faire bonne figure sous le pli de la grimace
Les tartes à la crème n’y changeraient rien
Tout n’était que déconfiture
Ils enlevèrent perruques, nez rouges et autres fanfreluches
Puis sans autres doublures
Disparurent dans un silence sépulcral

Dans les gradins, tout se dégrada très vite
Avec la moue des petits éplorés
Le public scandait « Remboursez »
Monsieur Loyal voulant détourner le fiasco
S’empressa d’annoncer le prochain numéro
Avec son fervent enthousiasme

Mais tout le monde resta ébaubi
Un vieil éléphant…très fatigué !
A la peau fissurée et à l’œil larmoyant
Probablement le doyen du zoo circus
Arriva d’un pas indolent sur la piste
Envoya paître son dresseur
Et dénonça l’illusoire magie
Dans un perçant barrissement

De la piste, une à une les étoiles tombèrent
Entraînant dans leur chute
Les rêves d’apesanteur
Sous l’outrage de l’innocence perdue

****

Sur la Piste aux Étoiles
Je tourne
Je caracole
Je plonge mon regard d’équidé
dans celui du Monde
Et je vois quoi?!

Des Funambules
qui essayent de
danser leur vie

Des Clowns-Musiciens
qui réapprennent
le Rire et l’Émerveillement
aux enfants devenus grands

Des Équilibristes
qui se rattrapent au dernier fil
d’Humanité pour ne pas perdre
leurs rêves

Sous le Chapiteau
les Acrobates
en deux saltos arrière
sont au sommet de la Pyramide
d’Égypte
pour mieux survivre et retomber sur leurs pieds ensuite

Et qu’On soit de
Rome, de Venise
ou d’Ailleurs
L’histoire est à chaque fois
la même et unique à la fois

Pour le Voyageur
que Nous sommes
sur cette Planète
l’espace d’un instant
Tout s’arrête

Excepté peut-être
dans le Massif du Mont-Perdu
au Cirque de Gavarnie
Où un peu de poudre de riz
et de Magie retombent sur la Beauté du Monde
grâce à l’enfant en chacun de nous
qui voit autrement et croit encore que
Tout est Possible
Assurément

Et c’est ainsi qu’c’est reparti pour
Une Danse au Cirque d’Hiver, Plume et
du Soleil « Levant »

Et comme le chante si bien Mouron
 » Tant qu’il y aura des clowns…
On n’oubliera jamais
qu’on vit pour jouer
tant qu’il y aura des clowns »

Ce fut un long temps avant de recevoir tous les forains sur l’esplanade des mots, mais un tour et les voilà sous vos yeux. Bonne lecture. 4Z sur son croissant de lune, sourit en Pierrot.