Author Archives: Kiproko

Nos petits entrechats

Entre chien et loup
il n’y a qu’un seul intermède
Le Chat
Et d’un bond
Nous voici sur le Toit du Monde
Aux premières loges
pour découvrir
le Fabuleux Ballet-Opéra
qui s’est fait une beauté
pour nous permettre de renouer
avec Un peu de Calme Retrouvé
Sous les étoiles,
le spectacle peut enfin commencer et
dans cet Entrechat magique
qui relie tous les Etats Passion …
Nous plongeons

Entre chats la nuit n’est plus grise
Elle s’illumine de pattes de velours
Danse dans les gouttières
Sèches depuis des lustres
Aubade et sérénade se confondent
Se mêlent dans un corps à corps souple et félin
Portes et fenêtres battantes tressent le pelage envolé
D’un ballet vertical aspiré par le temps

Petites filles en miroir
Couleurs
Ombre et soleil
L’une aux chats
L’autre aux chaussons
Plancher qui craque
Notes frappées du piano
Samedis minutés par mamie
Main dans la main les petites
Inséparables
Comme les oiseaux
Dans la cage sans barreaux

Un pas chausson devant
Pointe chassée
Un pas glissé derrière
Talon d’agile
Tu files sur la piste vernie
Léger équilibre
Souffle au vent
Suspendu au-dessus
D’un je ne sais qui…

Qui brisera le sort dans son apothéose ?
La pécore belle au bois dormant ou la mijaurée Casse-Noisette…
Prenant les poses qui s’imposent, bras suppliant le ciel, regards noyés dans le vague,
Chignons sages, pointes dressées, toutes deux s’élancent dans l’air…
Mais le maître de ballet ne se laissera pas berner par quelques ronds de jambe.
Soudain, avant la fin des auditions, tentant leur chance,
Une frêle souris corsetée de rose et portée par un gros chat en collant blanc
Raflent la mise en scène : de pas de deux en entrechats, d’entrechats en cabrioles, de cabrioles en pirouettes…Le Maître de ballet applaudit « Bellissimo ».
Ça leur fera les pieds aux deux pimbêches !

 

Par ordre d’entrée en scène :

Marjolaine, Eclaircie, Elisa, Phoenix, Kiproko

 

Bonjour aux petites fées fertiles

Me voici dans la cour des grandes !
Comme j’aime les regarder, me délecter de leurs jeux de marelles.
A cloche-pied, elles excellent en poussant leurs petits cailloux sur le chemin de terre à ciel…

Il faut que les récréations s’éternisent, elles nous consolent de tant de choses…

Parfois, de là-haut, un lutin sourit de leurs amusements en se balançant sur son perchoir.

De l’autre côté du miroir, un souffle de vent les emporte et les transporte dans des voyages pleins d’images.
Leurs âmes douces habillent l’harmonie de ce lieu et leur poésie est enchantement : volutes joyeuses, hymnes de joie, bonbons tendres, douceurs blondes.

A mes belles amies de plume qui ont gardé la clé de l’imaginaire…

Kiproko vous rapporte une boîte de craies (pour la marelle) !

Au fil de soi

Gerbes  de lumière

Lianes élancées

Herbes folles

De toutes les explorations

Au fond du blanc de la toile

Une tâche de soleil

Un jet de lapis-lazuli

Une traînée de vert espoir

En marge de la peinture

Tout est brassé en délicatesse

Et pour libérer le mouvement

Contre toute inertie

Un débordement rouge sang

 

Comme un déchirement palpable

Un sentiment d’enracinement

Le regard dans sa force d’abstraction

Délivrance de l’être

Vers l’épure

Le cœur renaît

Tout passe ou tout lasse

Par la porte des émotions

Etre de l’autre côté de la rive

Entendre le battement fou

 

La ramure s’épanouit

Et s’ouvre à l’immensité du ciel

Dessiller l’œil saturé

Noyé dans les rapides

Sous les grands arbres qui frémissent

Il n’y a pas de mauvais rêves

 

Là où tout s’offre à bout portant de l’âme

Quand tout blesse encore à fleur de peau

La douce envie de semer germe…